mardi 17 avril 2012

L’IMPOSSIBLE “QUADRATURE”


Une des difficultés qui sont les nôtres, pour pouvoir faire face efficacement, aux épreuves qui tourmentent actuellement notre société, tient au fait que depuis quelques années déjà, il s’est produit une surprenante et totale identification, entre “l’objectivité” des épreuves, et les insuffisances dans notre capacité à y faire face, ces deux aspects normalement distincts, n’étant plus traités que comme un seul et même problème.

C’est ainsi que la redoutable crise financière qui nous affecte, semble expliquer, voir justifier, pour beaucoup d’entre nous, et tout simplement par ce qu’elle est, l’incapacité qui, à cette heure, semble être celle de la nation à la surmonter. Or, il doit être bien entendu qu’entre la rudesse de l’épreuve, et la plus ou moins grande efficacité de la défense, il s’agit là de deux données distinctes, et du rapport desquelles justement, dépend le résultat. Car n’en faire qu’un seul problème, selon lequel la faiblesse de la défense serait corrélative à la nature de l’attaque, c’est en accepter la fatalité. Considérons loin de cela, qu’une nation peut être contrainte d’affronter une terrible épreuve telle que la guerre, sans pour cela être sans moyen de défense, et bien des nations face à cette épreuve, finissent par en triompher.

Dès lors, aussi grave soit-elle, la crise financière ne peut expliquer, et ne doit surtout pas justifier, notre actuel désarroi, sauf à dire qu’en réalité, il n’existe pas de stricte objectivité de cette épreuve, et que cette crise financière n’est tout simplement que la traduction de la faiblesse elle-même des états.

Ce qui nous conduit à cette identification, c’est que nous avons pu constater que ce sont les mêmes hommes, appartenant aux mêmes “confréries”, qui se trouvent tout à la fois, à la tête des états, et à la tête des puissantes institutions financières par lesquelles le scandale est arrivé, et qu’un affaiblissement des états, qu’on peut bien sûr supposer accidentel, même s’il s’est opéré par ceux-là mêmes dont la charge était de les protéger, semble bien avoir constitué l’occasion de la prise indirecte du pouvoir en ceux-ci, par ces institutions financières.

En fait, il y aurait donc eu “trahison”, mais le mot ne sera jamais prononcé par d’aucun, tant l’écrasante responsabilité qu’il exige d’endosser aussitôt, c’est à dire bouter sans plus attendre les félons hors du Palais, est dissuasive. Cependant, toute cette affaire met en évidence une forme de notre “inconséquence” collective, qui consiste à ne jamais nous inquiéter de savoir si notre nation se trouve dans la pleine disposition de tous ses moyens, pour pouvoir faire face à la grande diversité des épreuves de notre époque, où la concurrence de plus en plus forte entre les nations, a élargi considérablement le champ des affrontements, à de nombreux domaines.

Nous ne sommes habituellement vigilants, que quant à notre capacité de défense militaire, et il est vrai que nous avons été pour cela, à l’école de l’Histoire. Mais les temps ont changé, et il est manifeste que les Etats Unis d’Amérique par exemple, réputés constituer la première puissance militaire au monde, mais qui, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n’ont quasiment subi que des défaites, parfois même humiliantes, dans tous les engagements militaires qui furent les leurs, et ils furent nombreux, présentent une “faiblesse” constante, qui ne doit rien à la qualité de leur armée.

En réalité, par delà les forces armées, la solidité de la nation face aux épreuves et aux défis, s’établit sur une pluralité d’autres dispositions parmi lesquelles les plus évidentes sont bien sûr, ses capacités économiques, industrielles, logistiques, et technologiques, sa capacité d’autosuffisance alimentaire, et énergétique, mais également, la compétence de ses chefs, la solidité et la cohésion de sa structure sociale, la richesse et l’authenticité de sa production culturelle, et corrélativement, la pertinence de l’idéologie dominante qui l’anime.

Mais, c’est dans la foulée de cette dernière disposition, que se situe celle qui, pour n’être jamais l’objet ni d’observations ni de débats, sauf de façon dévoyée et malhonnête, comme moyen de racolage électoral, est des plus importantes, sinon la plus importante, et qui est la “représentation” que la nation se fait d’elle-même, son “imaginaire” national, même si celui-ci se trouve éloigné de la réalité, parce que c’est selon lui qu’elle peut se trouver plus ou moins fortement “déterminée”, et par cela, en capacité “d’affronter”.

Cette détermination s’établit alors, entre un “mythe fondateur”, qui justifie la nation à son propre regard, dans “ce qu’elle est”, et un mythe du progrès qui la justifie cette fois, dans “ce qu’elle fait”.

Or, c’est la nécessité fonctionnelle de cet imaginaire, qui fait que la France actuelle se trouve à la croisée des chemins. Elle imposera à son peuple de faire des choix cornéliens, afin de conserver à ce pays une chance de pouvoir se rétablir dans son “intégrité”, ce qui n’est plus le cas depuis plusieurs décennies...

L’intégrité, c’est cette nécessité des choses qui fait que, même la plus luxueuse et la plus puissante des limousines du marché, si elle se trouve privée de la petite cellule totalement insignifiante qui commande l’allumage, elle ne peut pas fonctionner, et ne sert alors à rien, aussi luxueuse et puissante qu’elle soit par ailleurs.

Parler ainsi d’intégrité, c’est dire la nécessité d’une parfaite cohésion et solidarité entre les différents éléments d’une structure, pour que celle-ci puisse correctement fonctionner, ce qui impose comme examen aux Français, de s’assurer à la fois, de leur parfaite cohésion dans ce à quoi ils veulent faire partie, et de la parfaite cohésion en eux de ce dont ils veulent faire une partie d’eux...

Car, la France ne peut désormais plus demeurer inscrite, selon les “quatre dimensions” qui furent historiquement les siennes trois siècles durant, l’hexagonale, l’européenne, l’impériale, et l’universelle. Il lui faudra renoncer dans la douleur, à l’une ou plusieurs de ces dimensions, pour pouvoir tenter son intégrité, et telle est donc, son “impossible quadrature”.

Historiquement, par delà l’épisode lointain de la gaule qui du attendre Vercingétorix pour se trouver un chef fédérateur, ce pays a tout d’abord possédé une dimension européenne, à une époque ou ce continent n’était pas structuré selon la pluralité de nations centralisées que nous lui connaissons aujourd’hui, et où, suite à l’effondrement de l’empire romain, la mobilité des peuples ne donnait pas beaucoup de signification à la notion de frontière, ni donc, à celle territoriale de nation.

De fait, il s’est constitué d’une pluralité de peuplades et de territoires européens, et il ne doit contre la “pagaille gauloise”, qu’à la hargne guerrière, autoritaire, et centralisatrice des rois de France, relayée bien plus tard par l’empire et la république, de s’être graduellement installé selon sa dimension hexagonale. Et ceci notons le bien, contre tout le reste de l’Europe, car ne pas se souvenir que la France ne s’est justement établie telle qu’elle est, que selon cette opposition, pose aujourd’hui un très délicat problème, puisque l’intégration européenne, estompe fatalement et mécaniquement, de plus en plus, cette construction qui constitue pourtant, l’élément principal de l’identité nationale...

Nous sommes aujourd’hui avec des “souverainistes”, qui refusent en bloc, l’Europe, l’Euro, et tout ce qui relève du genre, contestant une construction qui a pourtant ses vertus, mais qui ne pouvait évidemment pas aller positivement jusqu’au degré d’intégration qu’on lui a fait prendre aujourd’hui, et contre la volonté du peuple qui avait refusé le traité de Lisbonne, sans que les citoyens ne se sentent atteints, dans les options préférentielles identitaires, de leur mode de vie. Curieusement, on trouve dans leur foulée, les “racistes”, qui sont eux aussi anti-européens, alors même qu’ils ne se reconnaissent comme principal élément de leur identité, que leur appartenance à la race blanche européenne.

Face à ceux-là, on trouve les “européistes”, en quête d’efficacité, pour lesquels l’union fait la force, et peu importe la façon dont on y arrive, ni dans quel état on y arrive, pourvu seulement qu’on y arrive. Se souvenant de l’époque humiliante où le franc national se trouvait régulièrement dévalué face au puissant mark allemand, et conscients que le règlement de nombreux problèmes tels que ceux relatifs au système monétaire ou à l’écologie, ne peuvent trouver de solution dans le cadre strictement national, ils font le constat de l’incapacité de la nation à se sortir isolément, de son embarras.

Ils feignent alors leur joie, et leur fierté d’une identité européenne convenue et de bon ton, mais ne trompent pas grand monde, car il faut tout simplement le constater, les Français, même beaucoup de ceux qui en sont partisans par raison, n’aiment pas cette Europe, non pas tant, parce que certains proclament à tort, qu’elle pose plus de problème qu’elle n’en résout, ce qui est faux et très injuste à son égard, mais tout simplement, à cause d’un manque fondamental d’affinité, pour des raisons historiques et culturelles.

En fait, la dimension européenne de la France, est restée longtemps comme allant de soi, et sans poser aucun problème aux Français, parce qu’elle consistait tout simplement en le fait pour ceux-ci, de dominer cette Europe, ce qu’ils ont fait des siècles durant, et il fallait bien qu’ils soient européens, pour en avoir l’occasion...

La véritable place de la France, telle qu’elle se voit encore, et c’est peut-être là, qu’une révision douloureuse devra se faire, dans cette Europe, c’est à dire la parfaite cohérence entre ce qu’elle est ou qu’elle se prétend, avec ce à quoi elle veut appartenir, ne peut être que comme moteur et directeur de cette Europe, et il faut reconnaitre que tout s’est bien passé, tant qu’elle le fut, puisqu’elle le fut.

Mais, c’est justement ce qu’aujourd’hui la France ne peut plus faire, et ceci, non pas à cause de son affaiblissement relatif, car même si celui-ci est réel, elle demeure cependant, une très puissante et intimidante nation, et vient de le montrer, même si ce fut sous de mauvais prétextes, sur des théâtres étrangers, mais tout simplement parce que ce rôle moteur à exercer par elle en Europe, n’existe plus...!

En effet, par delà les sommets franco-allemands qui alimentent les gazettes, inspirent les humoristes, et tentent encore de faire illusion, rien ni personne ne dirige plus cette Europe à veau l’eau, parce qu’il y manque pour cela l’essentiel, c’est à dire une “pensée directrice”, un projet, une ambition, une utopie. Et, décevant l’espérance des “indignés” du monde entier, qui, se souvenant qu’il était jusque là de tradition, que les idées sociales naissant à Paris, finissent par gagner le reste de la planète, attendaient qu’il vienne de là, le renfort exemplaire et les mots d’ordres “progressistes”, qui aurait fait trembler les puissants contre lesquels ils luttent déjà, il est clair que ce n’est pas de la triste indolence d’un peuple français totalement anesthésié par la puissance médiatique, que va émerger le grand leader charismatique attendu, ni le nouveau texte fondateur.

Dès lors, comment sera-t-il possible pour la France, de s’établir en parfaite cohésion avec les autres nations européennes, afin d’assumer pleinement et sagement cette dimension, dans une Europe dont la réalité économique a fait de l’Allemagne le premier de la classe, sans qu’elle ne se résigne finalement à y occuper en l’assumant sereinement, une place de simple petite province européenne parmi d’autres ? Il lui faudrait sans regrets, tourner la page sur des siècles d’Histoire. Le fera-t-elle ?

Par le génie de ses savants, de ses intellectuels, de ses philosophes et de ses artistes, qui ont tant apporté au monde, l’empathie de ses humanistes, la fougue de ses révolutionnaires, l’audace de ses explorateurs et de ses entrepreneurs, ce pays avait acquis au cours des siècles, une dimension “universelle”. C’est ainsi qu’après avoir donné au monde, la “mesure”, celle de l’espace avec le système métrique, et celle du temps avec l’heure universelle, réglée depuis l’observatoire de Paris, il fut à l’origine de la plupart des grandes institutions internationales. Ainsi en a-t-il été de la Société des Nations, l’ancêtre des Nations Unies, qui bien sûr se fit sous l’initiative du président américain Wilson, mais celui-ci n’étant pas parvenu à en convaincre ses compatriotes, c’est grâce à sa mise en œuvre sous la conduite énergique de Léon Bourgeois, qui en fut d’ailleurs le premier dirigeant, que l’organisation à pu finalement voir le jour à Paris.

Lors de l’invasion de la France par les Allemands, toute l’organisation, personnel matériels et archives, fut évacuée vers New-York, de sorte que la création des Nations Unies à Los Angeles, n’a finalement été que la continuation, sous un autre nom, d’une organisation qui existait déjà.
De la même façon, plusieurs institutions qui sont par la suite devenues des agences des nations unies, comme l’Unesco et le HCR, ont en fait été fondées à Paris dans l’entre-deux guerre, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le siège de l’Unesco est demeuré à Paris. Quand à la Cour Permanente de Justice Internationale ( CPJI ) fondée à Paris en 1922, elle fut reprise par les Nations-Unies sous l’appellation de Cour Internationale de Justice ( CIJ ) dont le siège est actuellement à La Haye. Citons encore comme produit de la dimension universelle de le France, l’OCDE, dont le siège est à Paris, et Interpol, dont le siège est à Lyon.

Enfin, dans le même esprit, ce pays fut à l’origine des plus grandes manifestations, et fédérations sportives, les Jeux Olympiques modernes bien sûr, mais également la Coupe du monde de Football de Jules Rimet, le Tour de France, Rolland Garros, les Vingt quatre heures du Mans, et plus récemment, le Dakar, et nombre de grandes courses transatlantiques, il fut fondateur de la FIFA, de la FIA, de la Fédération Internationale de Tennis, et bien d’autres encore.
Ajoutons à cela, le festival de Cannes, le salon aéronautique du Bourget qui n’a son semblable qu’en Angleterre, bien d’autres manifestations de portée internationale, et plus récemment la fête de la Musique de Jack Lang, devenu événement universel.

Tout cela, au point qu’on se dit que le monde serait bien dangereux et ennuyeux, s’il ne s’était trouvé tous ces fondateurs français.

Mais voila, les temps ont bien changé ! La France d’aujourd’hui n’est plus du tout la superpuissance culturelle qu’elle fut dans le passé, jusqu’aux années soixante, les Camus, Mauriac, Sartre, Vian, Malraux, et combien d’autres, n’ont plus leurs pareils, et la dimension universelle de la France, avec tout ce que cela implique logiquement d’ouverture aux autres, et sur le monde, comme source d’enrichissement, il est clair que pour la plupart d’entre eux, les Français d’aujourd’hui s’en foutent éperdument, et ne savent même plus ce que c’est. C’est tout au contraire avec un zèle obsédé, et totalement “castrateur” quant au fait culturel, qu’ils s’emploient au repli identitaire sur eux-mêmes.

La perte de sa dimension universelle, qui eut tôt fait de réduire en une forme ironique, les résonantes proclamations de “France terre d’asile” ou “pays des droits de l’homme”, et qui fait que sous la conduite d’un homme d’une totale grossièreté, par le verbe, et par les mœurs, que les Français se sont pourtant donné pour le premier d’entre eux, s’est constitué dans ce pays un véritable “racisme d’état”, tel qu’il se trouve dénoncé par de nombreux observateurs étrangers, va lui porter un coup terrible. Car, elle va rendre problématique et insupportable, “dans son principe même”, et bien avant la réalité des problèmes de terrain, en en faisant une “anomalie” fondamentale, la présence en ce pays de minorités issues de l’étranger, et qui, par la force des choses participent pourtant bien de lui, mais qu’il ne reconnait pas comme parties authentiques de lui. Dès lors, tout espoir de parvenir à “l’intégrité”, pour pouvoir se trouver en pleine capacité, afin d’affronter les défis de notre époque, s’est évanoui.

Il faut dire que cette difficulté sociologique, correspond également à la perte par la France d’une quatrième dimension, qui fut probablement la perte la plus dévastatrice quant à un nécessaire imaginaire de grande puissance, sans lequel une nation ne fait rien de grand, qui est la douloureuse perte de sa dimension impériale.

Par la vaillance de ses explorateurs, de ses missionnaires, de ses militaires, de ses colons, de ses administrateurs et autres commis de l’état, ce pays s’était taillé au fil des ans, un gigantesque empire colonial, et avait acquis par cela, le rare statut de puissance impériale.

Qu’on y songe un peu. A son apogée, celui-ci s’étendait sur 13 500 000 km², soit vingt cinq fois la France, trois fois la totalité de l’Union Européenne, et plus d’une fois et demie les Etats Unis d’Amérique !

En fait, tout au cours de l’Histoire qui nous est connue, il n’y a guère que les empires britannique et russe, pour avoir été plus étendus, le premier s’étant d’ailleurs bâti en grande partie, en Amérique du nord et en Inde, par la capture du premier empire colonial français.

Il était alors fort de plus de 110 millions d’hommes, de sorte que, même si ceux-ci n’avaient pas les mêmes droits, près des deux tiers des hommes ayant la citoyenneté française à l’époque, étaient des non européens, chiffre qu’il faut rapporter aux clameurs de frayeur que l’on entend aujourd’hui, concernant le surnombre prétendu des immigrés. Il est clair que les héros coloniaux sont maintenant fatigués. S’il s’était maintenu, il serait fort aujourd’hui de 400 à 500 millions d’hommes, et on imagine que la position de la France dans le monde serait bien différente. Mais il est certain qu’il n’aurait pu se maintenir qu’à la faveur d’une égalité des droits entre citoyens, puisque telle fut la revendication qui, pour ne pas avoir été satisfaite, justifiera la revendication d’indépendance, et que celle-ci aurait conduit fatalement un jour, à l’installation dans le fauteuil élyséen, d’un nègre ou d’un musulman, perspective inacceptable à l’époque, et qui le demeure encore en grande partie aujourd’hui, pour les Français.

Dans son “Mein kampf”, Adolf Hitler donne parmi d’autres, une raison impérieuse de détruire la France, pour disait-il, “ éviter que ne se constitue du Congo jusqu’au Rhin, un gigantesque empire négroïde”. Curieusement, ce sont les Français eux-mêmes qui, parce que visiblement ils partageaient la même frayeur, vont mettre fin au cauchemar d’Hitler.

La difficulté actuelle des Français, est celle à laquelle ont du faire face toutes les autres puissances coloniales, et dont la grandeur n’y a pas survécu. Elle réside dans le fait que :

“ Lorsque vous vous répandez chez les autres, c’est alors que fatalement ces autres vous possèdent un peu. Dès lors, il ne vous est plus possible de prétendre à votre plénitude, sans eux ”.

Tel est le piège qui s’est refermé sur les Français, leur difficulté à rentrer afin de leur “intégrité”, en possession de la totalité de leur “fait”, lequel par leur propre volonté, s’est étendu bien au-delà du confetti hexagonal auquel il n’est désormais plus réductible, sans le concours, économique, politique, et surtout culturel, de l’ancien empire.

Illustre parfaitement cela, le fait que le plus grand pays francophone du monde, tant par la taille que par la population, c’est justement le Congo, avec ses 72 millions d’habitants, et la plus grande ville francophone du monde, et de très loin, c’est Kinshasa avec ses 15 millions d’habitants !

Le français dans le monde, est déjà devenu pour l’essentiel, une langue d’Africains, ce qui va fatalement placer un jour les Français dans la situation actuelle des Portugais, qui se trouvent dans la nécessité de réformer leur langue telle qu’elle se parle au Portugal même, pour l’adapter aux évolutions qu’elle a subi au Brésil et en Angola, où se trouvent la majorité de ses locuteurs.

Jusque dans les années cinquante, le français le disputait encore un peu à l’anglais, comme langue véhiculaire. Mais il n’en est plus rien aujourd’hui et, à cette heure où on parle déjà l’anglais, jusque dans les couloirs des sociétés multinationales installées en France, et où les eurocrates parlent d’en faire, afin de simplification, la langue véhiculaire unique des institutions européennes, et compte tenu de la véritable “dépression intellectuelle” qui frappe actuellement ce pays de France, s’il doit demeurer dans le monde de demain, une florissante culture francophone, elle sera là encore, essentiellement africaine...

Lorsque ce monsieur de Villepin dans une posture gaullienne de la grande époque, s’en vient défier l’américain jusqu’en son sanctuaire du conseil de sécurité des Nations Unies, c’est parce qu’il sait très bien, qu’il ne manquera pas de trouver des appuis, le hasard du calendrier ayant fait que plusieurs nations de l’ex-empire, membres non permanents, se trouvaient présentes en le conseil à cette époque. Il savait bien que les liens affectifs et culturels, l’emporteraient, face à toute l’artillerie de propositions alléchantes que pourraient faire ces américains, pour obtenir un vote en leur faveur, et de fait, cet aristocrate blanc, tout ce qu’il y a de plus éloigné socialement des Africains, l’a cependant emporté face aux deux émissaires pourtant noirs, que les Etats Unis et la Grande Bretagne avaient dépêchés en Afrique, pour pouvoir le contrer. Ceci rejoignait le constat de ce monsieur Pasqua, disant que “sans l’Afrique, la France n’est plus rien”, façon de dire que la France ne peut plus espérer jouer sans l’Afrique, dans la cour des grands.

C’est bien cette quête désespérée d’intégrité, afin de renouer enfin avec l’efficacité, la puissance, et la grandeur, et de ne pas voir cette partie de soi, celle-là même qui établit le statut supérieur, grandir ailleurs, s’en trouver définitivement détaché, et souffrir de son manque, qui explique toutes ces grand-messes, cinquante ans après les indépendances, de la Francophonie, du sommet Franco-africain, et toutes les turpitudes politico-financières, auxquelles on donne désormais le nom de “Françafrique”.

Mais, ses habits impériaux sont aujourd’hui devenus bien trop grands pour la France, qui, par le régime de petitesse qui est le sien depuis des années, à bien maigri de son orgueil, de son ambition, et de ses rêves de grandeur, et comprendre le mal français actuel, c’est prendre conscience du fait que ce pays est passé en une vingtaine d’années seulement, c’est à dire de 1940 à 1960, du statut de grande puissance impériale victorieuse, ce qu’il était au sortir de la première guerre mondiale, à celui de petite province européenne parmi d’autre. Et ceci, après avoir subi la terrible défaite de 1940, dont il ne s’est consolé, qu’à la faveur de ses alliés venus à son secours, avec ceux de son empire, envers lesquels il se montrera d’ailleurs fort ingrat.

Alors que ce pays qui entretient un racisme indigne envers ses minorités, se trouve par le fait dans une totale “schizophrénie”, puisqu’il existe un grave hiatus entre sa représentation objective, c’est à dire celle d’un peuple composite, qui affiche sa surprenante diversité dans ses équipes sportives, ses artistes, et surtout dans la population bigarrée de sa capitale, et la représentation qu’il se fait de lui-même, c’est à dire celle d’une nation d’hommes blancs européens, justifiant à leur yeux ce racisme. Et ceci, alors que s’il faut donner un sens à ces sondages, en espérant qu’ils ne soient pas sournoisement trafiqués, ce qui demeure possible, il apparaitrait que les trois personnalités préférées des Français, sont deux nègres, et un maghrébin !

Il y a de toute évidence, une profonde pagaille qui règne actuellement dans la tête des Français, alors que le conflit entre leur dimension hexagonale et leur dimension européenne, ne risque que d’amoindrir les deux, que leur dimension universelle, ils s’en moquent totalement, et que le racisme qu’ils entretiennent envers leurs minorités, ne leur laissera pas longtemps le loisir de se voir encore comme un grand peuple, grâce à leurs liens particuliers avec l’Afrique. Ceci, d’autant qu’ils sont sous la menace d’une réforme de la composition du conseil de sécurité, qui verra la transformation de leur siège de membre permanent, en celui d’un représentant européen, pour satisfaire entre autres, les Allemands, fatigués de voir comme ils le disent :

“ Les Français voyager en première classe, avec un ticket de seconde ”.

Privée de ses quatre dimensions traditionnelles, qui la déterminaient parfaitement, la question est donc la suivante :

“ Qu’est-ce que c’est la France d’aujourd’hui, étant bien entendu que la seule formule, “nation d’hommes blanc européens”, qu’on se propose de protéger comme telle, ne suffit absolument pas à ce qu’elle soit déterminée, et aussi, que veut elle être, et surtout, que peut elle être ?


Paris, le 17 avril 2012
Richard Pulvar

samedi 14 avril 2012

QUE RACONTAIENT DONC CES ALCHIMISTES ?



Ils nous parlaient des quatre éléments fondamentaux, eau, terre, air, et feu...

Cela vous fait sourire vous, hommes et femmes du vingt et unième siècle, à la tête si pleine de la rationalité de notre époque, l’idée que ces braves alchimistes aient pu être à ce point tout à la fois, mal informés d’elle, et mal inspirés, par la merveilleuse complexité des choses de notre univers, pour avoir pu supposer un instant, qu’elle pouvait être ramenée à la simplicité extrêmement rudimentaire de ces quatre éléments, qui d’ailleurs, n’en sont pas. Car, nous les comprenons intuitivement, et nous les savons scientifiquement, déjà composés.

Quelle curieuse tournure d’esprit a pu les amener à considérer que tout ne pouvait être constitué que de cela, alors que la simple observation de la nature dans ce qu’elle a de plus évident, nous laisse apparaitre une bien plus grande diversité d’éléments, dont certain comme les métaux par exemple, tels que lorsque nous les portons en fusion, d’évidence ne contiennent, ni terre, ni air, ni eau...

Vous pensez donc que la résolution des choses par les alchimistes des temps anciens, était pour le moins sommaire, pour ne pas dire carrément enfantine ? Hé bien si c’est ce que vous croyez, attachez vos ceintures, parce que vous allez être surpris !

Comprenons tout d’abord qu’il s’agit en celles-ci, d’appellations “ésotériques”, c’est à dire de métaphores, à l’aide de réalités “physiques” formelles, ou si l’on préfère, matérielles, pour décrire les principes informels, donc immatériels, et comme tels, “métaphysiques”, dont elle se réalisent, et qu’il n’est évidemment pas question en ce domaine, de prendre ces termes, dans leur acception littérale immédiate habituelle.

Ce qui suit n’est pas d’une lecture toujours confortable mais pardonnez-moi, j’ai fait ce que j’ai pu pour le rendre accessible. Si malgré cela vous acceptez de poursuivre, considérons donc ces quatre éléments.

La Terre.

Ce terme décrit en fait, ce que nous comprenons aujourd’hui comme étant la “masse”, telle que celle-ci se trouve nécessairement constituée “sous forme”, et surtout constituée sous forme “d’entiers”.

C’est l’utilisation de ce mot “terre”, pour décrire “l’entier”, et corrélativement, “l’interne” ( inter ), que l’on retrouve dans la grande Tradition ésotérique, où il nous est dit que Dieu a fait l’homme de “terre”, pour nous signifier qu’il l’a conçu comme un “entier”, autrement dit comme un “indivis”, et de fait, nous constituons des “individus”. Ceci, selon l’implication fondamentale de “concevoir”, c’est à dire de tenir comme étant le fait d’une entité unique, autrement dit “comme 1”, la combinaison d’une pluralité de parties.

La “terre”, autrement dit le fait de “l’entier”, qui constitue l’occasion systématique, mais notons le, la seule, de la manifestation de la masse, d’où l’identification des deux termes, constitue bien une disposition “commune”, à toutes les entités formelles, autrement dit, “physiques” de notre univers, par le fait que justement, elles se trouvent forcément toutes constituées “comme 1”.

C’est cette nécessité de “l’être”, qui est d’être constitué comme 1, afin précisément “qu’il soit”, qui explique que la manifestation religieuse des espérances, était traditionnellement clause par le terme “Amen”.

Il s’agit alors en ce terme, d’une forme déclinée de la notation égyptienne de l’unicité “Amon”, c’est à dire la force de détermination de la constitution de “tout”, en le “Tout”, traduite en français par la locution “ainsi soit-il”, pour engager que l’espérance religieuse “soit”, en étant “constituée”, ce qui ne peut se faire que comme 1. Ceci, selon une construction germano-latine, “ein sic”, littéralement “ainsi que 1”, le signifiant, et qui a donné en français le mot “ainsi”.

La “terre”, qui est le principe selon lequel “il se forme”, constitue donc bien le principe de toutes les réalités “formelles”, et par cela “physiques” de notre univers, et ceci, en opposition à ce que la grande Tradition ésotérique nomme, là encore par métaphore, le “ciel”. Celui-ci, en opposition de ce par quoi “il se forme”, qui constitue la base de la forme physique constituée comme “un”, est alors le principe de “l’entre deux”, selon lequel “il s’informe”, par l’expression d’une forme, à destination de la compréhension de cette expression par une autre, et qui constitue en cela la base de “l’information”, qui comme telle, est “métaphysique”.

Dans cette compréhension des choses, “l’information” est ainsi dite, parce qu’elle ne possède pas de forme, mais qu’elle les “peut” toutes, par sa mise “sous forme”, puisque c’est selon elle que se trouvent organisés structurellement, les différents éléments constitutifs d’un entier, et qu’elle “se peut” de toutes, en se trouvant exprimée de chacune d’elle, la signifiant ainsi aux autres.

Ainsi, lorsque la grande Tradition ésotérique, nous dit que Dieu à créé le ciel et la terre, il s’agit là de l’évocation de la génération solidaire de la physique de la forme, selon “l’unité” des éléments constitués en celle-ci, et de la métaphysique de l’information, selon la disparité, et donc la “pluralité” des éléments constitutifs de la forme. Car il ne peut y avoir de forme, que constituée selon la métaphysique de l’information qui structure ses éléments, et qu’il ne peut y avoir d’information, qu’exprimée de formes.

Notons à cette occasion que cette solidarité générique qui est la leur, de la physique et de la métaphysique, et qui solidarise curieusement le fait d’unité et celui de pluralité, en signifiant ainsi que le simple n’est qu’un aspect occasionnel du complexe, indique que contrairement à ce que prétend une théorie à la mode, il n’a pas pu se produire un début de l’univers, qui partant de l'idée de l'existence possible d'un stricte simple, aurait imposé l’apparition d’une toute première particule, et qu’il ne pourra pas davantage se produire une fin de celui-ci, qui impliquerait une toute dernière particule. Car, il faut plusieurs afin de l’apparition par "constitution", de ce qui est 1, et il qu’y a forcément plusieurs après disparition par "restitution", de 1.

En fait, en opposition à la terre, le ciel constitue la disposition de “disparité” des éléments constitutifs de la forme, disposition qui est celle de la forme non encore “apparue”, à l’antériorité de la “constitution” de ces éléments en celle-ci, et qui symétriquement, est également celle de la forme déjà “disparue”, à la postérité de la “restitution” des éléments de celle-ci. Ce ciel ésotérique, qui possède un rapport étroit avec le ciel astronomique, mais qui ne lui est pas réductible, constitue donc bien, ainsi que nous l’enseignent les doctrines religieuses, le lieu de la confusion en sa “disparité” d’éléments, puisque privés de la singularité distinctive de leurs formes, de tous les êtres précisément “disparus”.

Avant de poursuivre, notons que la terre, en tant que disposition commune à tous les êtres, et particulièrement à tous les humains, est ce par quoi s’établit une “communication” entre eux, qui fait qu’ils se trouvent constitués comme “un”, au sein de notre humanité. Cette communication par “l’en deçà” des êtres, donc en contradiction de leur espérance, laquelle se projette selon un “au-delà“ d’eux, constitue en ce sens une forme inférieure de “religion”, celle qui tend à maintenir les êtres dans la communauté de leur disparité non discernée, et qui, si elle ne se trouvait pas contrariée par leur espérance, qui est l’objet de la religion positive, confinerait à leur mort. Il était donc interdit, de tenter de l’exploiter sciemment afin de porter atteinte aux autres, activité qui est celle de certains êtres malfaisants, qui, opérant contre les autres par la “terre”, sont désignés comme étant ceux qui opèrent un “travail de la terre”, autrement dit des “païens”, selon le terme latin “pagan”, signifiant le “paysan”, soit par des actes contraires aux préceptes, qui avaient pour effet de contrarier le sain développement du temps, selon l’espérance des humains.

C’est ce qui explique que, dans une incompréhension générale, qui leur vaut à ce jour bien des critiques, bien des désaveux, et parfois même, une solide inimitié, ceux du Vatican ont condamné certaines formes de contraception, et l’avortement, qui constituent bien des contradictions de l’espérance qui détermine les hommes à donner un “au-delà” ( ad ultera ) d’eux, par l’acte sexuel, comme étant des formes de “paganisme” anti religieux, ce qu’ils sont effectivement.

La difficulté dans cette affaire, c’est que se faisant selon l’en deçà des êtres, autrement dit selon leur “subjectivité”, tout le monde ignore les conséquences désastreuses de ces actes, parce qu’elles ne sont justement pas “objectives”, et donc directement observables, et qu’en toute bonne foi, pour la plupart d’entre eux, les gens pensent que ces actes sont inoffensifs. Mais, ils se trompent gravement, et nous en parlerons une prochaine fois...

Ceci étant, considérons maintenant que l’information la signifiant, exprimée d’une forme à destination de sa compréhension par d’autres, implique mécaniquement, la réciprocité d’une signification de ces autres, à destination de cette forme, qui se traduit en fait par une “circulation” de l’information qui, d’une façon générale s’échange entre les formes. Celle-ci est responsable par son passage d’une forme à l’autre, de leur “transformation” mutuelle, laquelle constitue la marque de leur soumission au “temps”.

Ainsi, au contraire de la terre qui est un fait de l’information constituée “sous forme”, autrement dit de l’information “statique”, qui est à la base de la forme, et par là, de “l’espace”, nous accédons ici à un autre élément des alchimistes, qui est le fait de l’information circulant par, et entre, les formes, autrement dit de l’information cinétique, qui est l’information telle que nous la comprenons habituellement, c’est à dire telle qu’elle est “signifiante”, et qui, étant la cause de la transformation des formes, constitue la base du “temps”. Elle se trouve évoquée comme étant “l’eau”.

L’Eau.

Autre élément des alchimistes. Elle constitue la métaphore de l’information, parce qu’elle ne possède par de forme, mais elle peut épouser et prendre toutes les formes, et ainsi être mise “sous forme”.

Sa mise sous forme, se fait alors par une “induction” en celle-ci, qui comme telle, est “entropique”, et s’opère selon la disposition d’une forme “froide”, qui comme telle est “demandeuse”, face à une forme “chaude” qui comme telle, est “généreuse”.

Cette cession d’une quantité d’information contenue sous une forme, et qui par le fait, la constitue, à destination de son induction dans une autre forme, et qui correspond en ce sens, à une “radiation” partielle de la forme “émettrice”, au bénéfice de la forme “réceptrice”, n’est rien d’autres que ce que les alchimistes identifiaient sous la métaphore du “feu”.

Le Feu

Ce troisième élément des alchimistes, est une métaphore qui désigne le fait “d’attraction” d’une forme froide, provoquant la “radiation” d’une forme chaude, autrement dit une cession d’information de celle-ci à son bénéfice, c’est à dire, afin d’une induction “entropique” de cette information en elle.

Ainsi le “feu”, c’est à dire “l’induction” en elle, due à la sollicitation, autrement dit à “l’attraction” qu’exerce une forme froide sur les autres, participe-t-il de la “dynamique”, autrement dit, de la disposition “bi-nominale” de “l’entre deux” formes, qui est comme telle “métaphysique”, de la circulation de l’information entre formes.

Nous constatons à cette occasion, que la métaphysique participe tout à la fois, à la constitution statique d’information sous forme physique, et à la dynamique d’information échangée entre formes physique, ce que nous connaissons comme étant des “forces”, et qu’en tout état de cause, ce que nous concevons comme étant la “physique”, n’est qu’une manifestation formelle, restrictive, et occasionnelle, de la métaphysique qui ainsi, la contient.

Maintenant, en corrélation avec l’induction entropique d’information, qui est non plus, “sous forme”, mais “en force”, à destination d’une forme réceptrice, se produit bien sûr, une “expression” qui quant à elle, est “énergétique” de cette information d’une forme “émettrice”. Ceci, en comprenant que cette expression correspond à un “mise en force” de l’information, dans le sens de “en erg”, selon le mot grec “erg” signifiant la “force”, qui a donné “énergie”.

L’expression énergétique d’une forme, est ce que les alchimistes désigne par “l’air”, comme nous disons l’air de quelqu’un, pour signifier son “expression”, et constitue le quatrième de leurs éléments.

L’Air

C’est la métaphore qu’utilisent les alchimistes, pour décrire la manifestation énergétique des choses, qui constitue une expression de celles-ci.

En définitive, nous pouvons conclure selon les quatre éléments des alchimistes, que toutes les réalités formelles, autrement dit physiques de notre univers, sont constituées comme autant de “terres”, autrement dit d’entiers massiques unitaires, constituant la base de l’espace, puisque celui ci relevant d’une métaphysique de “l’entre deux”, ne peut être constaté qu’entre elles. Ces réalités “physiques” sont “sous-tendues” dans leur “être”, c’est à dire dans leur “existence” même, par la “métaphysique” d’une circulation dynamique de l’information, “l’eau”, se faisant par elles, et entre elles, et par laquelle elle se trouvent inscrites dans le temps, et grâce à cela, “existent”.

“L’actualité” de cette inscription dans le temps par lequel elles se transforment, s’opère entre un acte d’acquisition entropique d’information par “induction” en elles, “le feu”, et un acte d’expression énergétique d’information au-delà d’elles, “l’air”.

Se trouve ainsi parfaitement exprimé selon ces quatre éléments fondamentaux, la raison des choses dans un univers qui n’a pas pu débuter et qui ne pourra pas finir, la raison de l’espace, et celle du temps...

D’autre part, et plusieurs siècles avant le grand Einstein, les alchimistes ont su ainsi montrer, que l’énergie, air, procédait d’une mise “en force” de la masse, terre, selon une réduction de celle-ci…

Surprise non...?

En réalité, ces alchimistes étaient les dépositaires d'un très grand savoir, dont nous pouvons à cette occasion mesurer l'étendue, et qui était issu de l'Egypte ancienne, laquelle était dite "Kem-ta", signifiant "le pays noir", avec "kem" signifiant la couleur noire.

Les Grecs et les Latins ont désigné cette science comme étant donc "chemia", la science "noire", que les Arabes rapporteront plus tard aux pays occidentaux qui l'avaient perdue, suite à l'effondrement de l'empire Romain, sous le nom de "Al kemia", la science du pays noir.

Bien sûr, il faudrait en dire beaucoup plus, mais cela prendrait des pages…
Rendez-vous donc à une prochaine fois…


Paris, le 14 avril 2012
Richard Pulvar

vendredi 13 avril 2012

UNE NATION TOUT ENTIERE, REFUGIEE DANS LE DENI




Il ne fait pas bon de s’en venir décrire aux Français, certains aspects d’une réalité qui est déjà la leur aujourd’hui, et qui est telle qu’elle ne peut qu’assombrir désespérément leurs perspectives d’avenir.

Tout se passe comme si les citoyens de ce pays, avaient confusément pris acte de cette fatalité, et qu’ils entendaient, pour autant que cela leur demeure encore possible, vivre malgré tout sereinement, c’est à dire sans avoir à entendre le rappel obsédant et accablant, de la menace de difficultés contre lesquelles à ce jour, ils ne se sentent aucune capacité.

Certains en ce sens, vont même jusqu’à nier le fait pourtant le plus évident, à savoir que c’est bel et bien tout simplement, le caractère de plus en plus vieillissant de la population française, caractère commun aux nations de la vielle Europe, qui se trouve à l’origine de l’ensemble des difficultés sociologiques et économiques, qui se posent à ce pays, et qui sont par le fait même devenues “irréductibles”, puisque ce vieillissement rend justement le pays, de moins en moins capable d’affronter et de surmonter, quelque difficulté que ce soit.

Le credo de ces "célébrants" du déni, c’est qu’il existerait dans la logique universelle des choses, un schéma permettant à une nation déjà accablée par son vieillissement, de redevenir qu’importe cela, pleine d’entrain, pleine de dynamisme, et pleine d’avenir. Et ils y croient...!

Ceci nous conduit à la situation actuelle absolument ahurissante, qu’à la veille d’une élection de la plus grande importance, les citoyens ont le choix entre une dizaine de candidats, dont pas un seul, absolument pas un seul, ne possède, ne propose, et n’expose, la moindre solution, face à un problème dont on perçoit pourtant bien la globalité, et qui est l’incapacité grandissante de ce pays à “faire face”, d’une façon générale, aux problèmes qui dans tous les secteurs, se posent alors à lui.

Ainsi, au bout d’une campagne d’une inconséquence désespérante et comme telle, totalement irrespectueuse de l’électorat, hors de la joute traditionnelle des invectives à laquelle les candidats se sont bien sûr livrés, ce ne furent que des catalogues hétéroclites et brouillons de mesures sectorielles, qui nous furent proposés par les uns et les autres.

Or, si considérées isolément, certaines de ces mesures sont bien “techniquement”, de nature à nous conduire vers une amélioration des choses, à partir d’une situation donnée, manquer volontairement ou non, de les situer dans ce contexte d’incapacité générale qui est actuellement celui du pays, dont on se passe de faire état, parce qu’on ne veut rien savoir de l’évidence de sa raison, c’est leur prétendre une efficacité “hors conditions”, ce qui revient indirectement à les dire en quelque sorte, “hors objet”, ce qui n’a finalement aucun sens.

Admettons qu’aussi bien fondée que puisse sembler a priori une disposition, selon le sens commun, son efficacité ne peut formellement être vérifiée que dans un contexte, et que dès lors, il est intellectuellement totalement malhonnête, d’invoquer justement ce contexte, sous l’appellation de “crise internationale”, pour justifier l’inefficacité totale de la disposition, selon la formule :

“Nous avons été bien inspirés, mais la crise internationale n’a pas permis que soit vérifiée notre pertinence”.

Invoquer la crise internationale, pour justifier la totale inefficacité des mesures prises pour lutter contre le chômage, le déficit public, l’endettement du pays, et autres calamités, n’est que de la “fumisterie”, car dans une telle situation, les bonnes dispositions sont justement celles qui, malgré ce contexte défavorable, permettent une amélioration des choses, et celles-là seulement, et non pas celles qui relèvent de “choix doctrinaires” bornés, venant s’échouer contre le mur des réalités.

Ceci signifie qu’aussi difficile qu’ait pu être le contexte, une bonne gouvernance aurait du apporter ne serait-ce qu’un léger “mieux” de la situation, puisqu’elle n’est précisément fondée qu’en cela. Et, une exigence selon ce principe, n’aurait par permis à l’équipe sortante qui, au bout des cinq longues et interminables années de cette triste mandature, n’aura épargné au pays, ni un seul chômeur, ni un seul sans abri, ni un seul RSA, ni un seul smicard, ni un seul centime de déficit, ni un seul centime de dette, ni même un seul délinquant ou un seul clandestin, dans ces domaines où elle se voulait pourtant d’une haute compétence, d’avoir l’aplomb de se représenter avec le sourire, au vu d’un bilan aussi accablant.

Car, si l’honnêteté en la matière, avait été de mise, il serait apparu que cette crise internationale constamment évoquée pour tout justifier, ne l’est pas pour tout le monde, puisque les bouillonnants pays du “Brics”, pour ne citer que ceux là, continuent de l’ignorer, et, à partir de la très grande diversité de races, de cultures, de structures politiques, et de traditions sociales qu’ils présentent, il serait vite apparu que leur seul caractère commun, celui qui leur vaut un même dynamisme, malgré cette diversité de structure, c’est leur grande vivacité “démographique”.

Telle est a contrario, dans la défaite démographique de la France, et de la vieille Europe, la raison fondamentale de l’affaiblissement de ces pays, et des difficultés auxquelles ils doivent faire face, et qui prennent aujourd’hui la forme d’une bourrasque financière et monétaire, parce que pour ne pas avoir voulu constater l’évidence de ce déficit humain, ces pays ont eu recours tout au long de ces années, à l’emprunt pour faire face à leurs échéances.

Pour ne pas avoir à constater cette réalité dérangeante, et aidé dans leur déni par le fait que tous les responsables politiques évitent soigneusement d’aborder la question, les Français continueront de croire, qu’il suffira de maintenir au labeur, des hordes de vieillards, bientôt jusqu’à soixante cinq ans, et demain, jusqu’à soixante sept, et peut-être plus encore, pour pouvoir ainsi se passer de “jeunesse”, et faire aussi facilement que cela, un pied de nez aux simples exigences de la “vie”.

Les restaurants du cœur, n’ont pas fini de faire recette...


Paris, le 13 avril 2012
Richard Pulvar

dimanche 8 avril 2012

LA REVOLUTION OU LA GUERRE




Nous ne sommes pas les maîtres de l’Histoire, nous n’en sommes que les modestes instruments. Ceci, parce que dans leur complexité, la mise en place des ses événements les plus dramatiques, se fait généralement sur plusieurs décennies, voire plusieurs siècles. Ainsi, se trouve-t-il rarement des hommes, pour avoir la responsabilité de bout en bout d’un de ces événements présidant à la destinée des nations, alors même que ceci constituerait la condition, pour qu’il soit possible d’en avoir la pleine et saine maitrise.

Nous sommes donc dans le cas général, confrontés à des situations qui découlent de décisions prises par d’autres, mais qu’il nous faut malgré tout bien assumer, et pour le mieux, ce qui, dans les cas les plus critiques, nécessite de faire des choix angoissants et douloureux. Mais il se trouve parfois, que les deux aspects d’une alternative qui nous échoit, semblent également terrifiants l’un et l’autre, et le réflexe commun, qui est celui d’hommes qui refusent la fatalité d’un drame, c’est de se persuader de l’existence d’une troisième voie, permettant d’éviter celui-ci, et de s’attacher à la trouver.

Pour très honorable que soit cette position, elle s’est maintes fois révélée illusoire, pour le plus grand désespoir de ses promoteurs, avec ceci, qu’elle n’aura bien souvent pas permis de choisir entre deux calamités, celle qui était la moindre...

Or, c’est bel et bien, à cause de décennies d’une gestion irresponsable et malhonnête des affaires de l’état, par des hommes qui ne furent tout ce temps préoccupés, que par leur satisfaction narcissique de l’exercice du pouvoir, face à un tel choix cornélien que bien malgré nous, nous nous trouvons aujourd’hui.

Il s’agit du choix dramatique que nous devons faire à cette heure, entre la “révolution”, ou la “guerre”, en étant cependant bien conscients que, seule l’antériorité de la première, pourra encore éviter la seconde, mais que si nous devions par le plus grand des malheurs, être entrainés dans la seconde, celle-ci ne manquerait pas d’impliquer ensuite, la première.

Dans ces conditions, un choix de bon sens s’impose, faire la “révolution”, et la faire surtout maintenant, même s’il ne s’agit pas là, d’une perspective heureuse et réjouissante, et que, compte tenu des affres qui l’accompagnent, une décision d’une telle gravité n’est pas des plus simples à prendre. Car, ce qu’il faut absolument, c’est éviter de nous retrouver entrainés dans cette guerre qui se prépare, cette autre option de l’alternative, qui constituera pour nous, à n’en pas douter, un enchainement de malheurs sans fin.

Pourquoi en est-il ainsi, et pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

A cause de la situation économique et financière dans laquelle nous nous trouvons.

Soyons clairs.

Dans notre actuelle république française, l’ensemble des prélèvements ne permet pas, bien loin de là, à l’état de fonctionner.

Ceci se traduit par un très large excédent de ses dépenses, par rapport à ses ressources, que dans sa mise en forme administrative on appelle, le “déficit budgétaire”.

Celui-ci a atteint pour l’année 2011, le chiffre astronomique de 98 milliards d’euros, que le gouvernement à du emprunter auprès d’organismes publics ou des banques privées, pour pouvoir boucler son budget. Ceci, en augmentant davantage encore un endettement du pays, dont il avait pour partie il est vrai, hérité des gouvernements précédents. Mais sur ce seul quinquennat, cet endettement du pays se sera en fait accru de 600 milliards d’euros, pour atteindre au total, cette somme défiant totalement l’imagination, de 1700 milliards d’euros...!

Or, il n’est désormais plus possible, pour tenter de revenir à l’équilibre budgétaire, d’augmenter encore les prélèvements, autrement dit, les impôts et les charges sociales, qui sont déjà trop importants. Car, ceci provoquera une baisse du pouvoir d’achat des particuliers, entrainant une baisse de leur consommation, et selon un phénomène connu lié au facteur multiplicateur, que nous traduisons par la formule habituelle, "trop d'impôt tue l'impôt", une baisse de la production de biens et de services liés à cette consommation, donc une baisse globale de l’activité dans le pays, et paradoxalement, une baisse de ces prélèvements, si on tentait maladroitement de les augmenter ainsi, puisqu’ils se font en pourcentage de l’activité.

D’autre part, une augmentation des prélèvements sur “l’activité” des entreprises, étant bien entendu que contrairement à ce que souhaitent certains, même s’ils sont cependant de bonne foi et généreux, il n’est pas possible de s’en prendre au “capital”, puisque celui-ci ira se réfugier ailleurs, à la vitesse de la lumière, entrainera une baisse de leur compétitivité, donc une diminution de leurs ventes, et in fine, une diminution des prélèvements qu’on tenterait d’augmenter de la sorte, puisqu’ils se font en pourcentage de ces ventes.

Tout ceci revient à dire que dans la situation de crise actuelle, caractérisée par le fait qu'il existe déjà un très grand manque d'activité, toute augmentation des prélèvements pour tenter de revenir à l’équilibre budgétaire, coûterait beaucoup plus cher, qu’elle ne rapporterait.

Il ne s’agit pas dans ce qui se trouve exposé ici, d’un cas d’école théorique, mais bel et bien tout simplement, de ce qui vient de se passer sous nos yeux mêmes, en Grèce, où une politique d’austérité, par des suppressions de prestations, et l’augmentation des prélèvements, afin de tenter de sortir de l’endettement, aura totalement fossoyé ce pays, aujourd’hui à la dérive.

Symétriquement, il n’est pas possible au gouvernement, de diminuer de façon sensible, les dépenses de l’état, pour tenter de revenir à l’équilibre budgétaire. Ceci, parce que la part la plus importante de ces dépenses, consiste en le paiement du “service de la dette”, c’est à dire des intérêts que l’état doit payer aux organismes prêteurs, qui atteint actuellement le chiffre ahurissant de 45 milliards d’euros, soit la totalité de l’impôt sur le revenu. Ainsi, pas un centime de l’argent que donnent par leurs contributions, les citoyens de ce pays, ne sert au fonctionnement de l’état, tout ce que qu’ils payent, ne sert qu’à enrichir des banquiers...

D’autre part, sa marge de manœuvre pour diminuer ses autres dépenses, est très restreinte. Ceci, parce que dans tous les domaines où cette réduction était faisable sans trop de conséquences économiques à effet contraire de celui espéré, c’est à dire essentiellement, les dépenses d’équipement, le désengagement de cet état, qui s’est débarrassé de cette charge sur les régions, au point qu’il n’existe même plus de routes nationales dans ce pays, ou sur des entreprises privées comme Eurotunnel, à déjà été fait depuis longtemps par des dirigeants sans scrupules. Il n’y a donc plus grand chose à gagner comme économies de ce point de vue, pour un état qui ne finance déjà plus rien lui-même.

Quant aux autres dépenses, les prestations sociales, et la charge de son administration, si des économies dans les dépenses de fonctionnement de cette dernière, peuvent être faites, elles seront surtout symboliques, ce qui n’est pas négligeable bien sûr, alors qu’on demande à chacun de faire effort, mais cela n’ira pas loin face aux dizaines de milliards qui sont en jeu.

Du coté de la réduction des prestations sociales, et du nombre des fonctionnaires, il s’agit là typiquement des économies qui, par le fait du “facteur multiplicateur”, c’est à dire la reproduction d’une dépense, par celui qui en a d’abord été le bénéficiaire, et qui fait que grâce à ses nombreux fonctionnaires, la France avait bien mieux supporté la crise de 1929 que les autres nations, parce que ceux-là au moins, pouvaient continuer à dépenser, coûtent beaucoup plus cher que ce qu’elles rapportent. Une telle réduction d’effectif ne vaudrait, que si nous étions en période de forte activité, et qu’il était donc possible aux gens du public, de se recycler dans le privé. Mais transformer des fonctionnaires en chômeurs, ne solutionne rien.

Or, il faut bien que cet état puisse fonctionner malgré tout, et il ne le peut alors, qu’en continuant à s’endetter, puisque les voies de l’augmentation des prélèvements, et de la diminution des dépenses, ne lui sont pas possibles.

Nous constatons ainsi qu’une fois qu’on met la main dans l’engrenage vicieux de l’endettement, on y laisse fatalement tout le bras, et que sauf à imposer à leurs concitoyens, jusqu’à leur ruine totale, des plans d’austérité se succédant sans fin, il n’existe aucun moyen pour les gouvernements de pays copieusement endettés comme le nôtre, pour éviter d’avoir à s’endetter encore plus, et tous les candidats à l’élection présidentielle qui vous disent qu’ils vont mettre fin au déficit budgétaire, sont des menteurs, car ils ne disposent tout simplement d’aucun moyen, pour faire cela.

Tout notre drame dans cette affaire, c’est qu’il ne s’agit en toutes ces sommes accordés aux gouvernements par les établissements prêteurs, que de “monnaie de singe”, que tout le monde s’accorde pour l’instant, ce qui ne va pas éternellement durer, à prendre pour “argent comptant”. Ceci, libellés en une devise, le “dollar”, qui en toute logique économique, ne devrait au jour d’aujourd’hui, absolument plus rien valoir, étant bien entendu que les sommes incommensurables de dollars en circulation, en réserve dans les banques centrales, ou en créances des établissements prêteurs sur les états, ne possèdent aucune contrepartie en biens et en services pouvant être échangés sur cette planète. Et, y mettrait-on la tour Eiffel, les châteaux de la Loire, le Parthénon, la moquée Bleue d’Istanbul, le Taj Mahal, les pyramides d’Egypte ou autres merveilles du patrimoine de notre humanité, qu’il n’est pas certain qu’on y parviendrait.

Puisque tout ce système ne tient que sur une fiction, la valeur à cours forcé du dollar, et que de plus, les sommes en jeu ne cessent de croitre, il est prévisible que ce cinéma ne pourra pas durer éternellement, et que viendra bien le jour où, les premiers à sentir le vent, seront justement ceux qui vont déclencher la tempête. Ceci, en s’employant à se dessaisir au plus vite de leur créances en monnaie de singe, pour de la véritable richesse matérielle, et il est clair que s’il devient contagieux, ce geste se reproduira à une vitesse fulgurante, dans un sauve qui peut général, qui fera tout exploser, et qui portera un coup de grâce aux Etat Unis d’Amérique où, à l’instar de ce qui se passa en Allemagne, les citoyens devront se rendre au supermarché, avec une brouette de dollars pour faire leur courses.

Conscients du danger, les Américains n’ont eu de cesse de dissuader par toutes formes d’intimidation, les détenteurs d’énormes sommes en dollar, de s’en séparer. C’est ainsi qu’ils ne se sont pas gênés pour menacer les richissimes monarchies du golf, lesquelles lassées d’avoir perdu 40% de leur fortune libellée en dollar, par rapport à l’euro, envisageaient de faire de cette dernière devise, leur nouvelle monnaie de réserve, de tout simplement les renverser à la façon de Saddam, en s’inventant comme d’habitude, des raisons humanitaires, ou de droits de l’homme.

Ces monarchies ont bien entendu la mise en garde, et sont aujourd’hui parmi les alliés les plus actifs aux cotés des Américains, non pas parce que ces monarques les aiment, mais parce qu’ils tiennent à leur pouvoir, et à leur fortune.

Mais, ces intimidations n’eurent aucune prise sur le colonel Khadafi qui, riche qu’il était de son pétrole, poursuivait son projet déjà bien avancé de monnaie africaine, pour en finir avec les règlements en dollar et franc CFA, entre nations africaines, et celui de constituer une banque africaine, se substituant au FMI et ses exigences, pour le soutien aux économies de ces nations.

Nous savons quelle fut la suite que ces Américains donnèrent à cet entêtement.

Cependant, il ne s’agit là que de reculer pour mieux sauter, car ces dispositions ne permettront pas pour autant aux nations européennes endettées, de boucler leur budget, et une crise dévastatrice, se trouve fatalement inscrite dans le maintien d’une telle situation. Et ceci, d’autant que les pays du “Brics”, viennent de décider d’opérer leurs règlements avec leurs monnaies nationales, sans passer par le dollar comme c’était alors l’usage, devenu douteux.

Dans ces conditions, il n’existe que deux façons d’en finir, tant qu’il en est encore temps, avec cette menace, deux, et pas une de plus, à savoir :

Faire défaut sur la dette, dire c’est fini on ne paie plus, remettre les compteurs à zéro, et utiliser selon la normalité des choses, la contribution des citoyens pour le fonctionnement de l’état, sans plus avoir la nécessité d’emprunter sans fin, pour payer des intérêts.

C’est ce qu’ont fait les Russes de la révolution bolchévique, et plus près de nous, avec un beau succès, l’Argentine, l’Equateur, et l’Islande, pays dont les économies sont désormais en pleine croissance...

Bien sûr il s’agirait d’un désastre total pour les prêteurs, et surtout, pour le pays détenteur de la devise en laquelle se trouvent libellées ces créances, puisque cela apporterait la preuve que ces avoirs en dollar ne valent rien, chacun se dépêchant alors de s’en débarrasser. C’est pourquoi les puissances financières aidées par la puissance étatique américaine, se sont employées et sont parvenues, à placer leurs hommes aux postes clefs des nations et des institutions européennes, et même à placer deux de ceux-ci, comme étant les principaux favoris pour notre élection, afin qu’aucun gouvernement ne se mette une seconde dans l’idée, d’imiter les Islandais.

Soyons alors bien attentifs au fait que tout ceci signifie clairement, que tous ces gens, ceux des gouvernements sous influence, ceux de certaines institutions internationales, et ceux des puissances financières, ont opté pour la seule autre façon, qui est désormais traditionnelle, pour se sortir de ce genre de situation, c’est à dire “la guerre”, celle qu’ils n’ont de cesse de préparer, et de nous préparer à accepter, contre la Syrie et l’Iran Et si nous n’y sommes pas encore, c’est simplement parce qu’ils ont été momentanément contrecarrés dans leurs plans, par la Russie, et par la Chine, qui les ont privés d’une façade de légalité, pour le faire.

Pourquoi la guerre ?

Tout d’abord, parce qu’il y a urgence ! Les risques de voir tout le système s’effondrer, ou de voir les populations excédées de devoir payer aussi durement que cela leur sera de plus en plus imposé, pour sortir d’un embarras dans lequel les auront plongés, des profiteurs, des tricheurs, des aventuriers déjà fortunés, et des puissances financières prétendant et parvenant, à se substituer aux gouvernements pour la conduite des affaires du pays, vont en grandissant. Il est clair qu’en cas d’effondrement du système, ou de “révolution”, cela entrainera la ruine, et la perte de tout leur pouvoir, par ces puissants, ce à quoi ils ne sauraient se résigner sans manœuvrer pour l’éviter, serait-ce au prix de la plus dangereuse des aventures.

Or, il est certain que, passé l’échéance électorale, le nouveau “pouvoir” mis en place, et de quelque bord qu’il sera, n’en possédera justement plus, car il ne pourra strictement rien, ni pour, ni contre rien, et on n’imagine pas qu’une situation appelée logiquement à se dégrader, puisse continuer à être ainsi subie, sans qu’à aucun moment il ne se produise une contestation de ce pouvoir fantomatique, qui abandonne les citoyens sans aucun recours, face aux difficultés du pays.

Dans ces conditions, “l’état de guerre”, c’est la situation qui offre à un gouvernement prétexte à tous les abus de pouvoir, pour se maintenir contre vents et marées. Ceci, au nom de la défense nationale, et elle condamne au suivisme, comme cela s’est vérifié dans les cas de Côte d’Ivoire et de Libye, une opposition déjà prompte à la traitrise, tout en permettant au gouvernement d’imposer au pays, les dispositions cyniques et impopulaires qui l’arrangent. C’est l’opération par laquelle on réduit toute opposition à néant, ce qui est indispensable dans une situation comme la nôtre, où le gouvernement se trouve déjà totalement discrédité, et susceptible à tout moment d’être emporté par un mouvement spontané, qui pourrait prendre naissance tout simplement, par un incident intervenant au fond d’une banlieue abandonnée.

Pour opérer une nécessaire “diversion”, le schéma consiste alors à s’attaquer à des pays disposant de ressources, afin de pouvoir leur faire supporter, en faisant main basse sur celles-ci, le prix de la guerre qui leur est faite. Il s’agit donc exclusivement de pays pétroliers, Côte d’Ivoire, Libye, Syrie, Irak, Iran, dénoncés comme “dictatures”, lesquelles semblent être les seules à déranger les habituels donneurs de leçon occidentaux. Il est manifeste à ce sujet, que le dictateur du Belarus ne dérange personne, et quant à celui de Corée du nord, en plus de n’avoir pas de pétrole, il a les poings solides, et il est clair que le souci humanitaire, la main sur le cœur, des occidentaux, ne va tout de même pas jusque là...

Il s’agit donc d’infliger à ces pays d’énormes dévastations, et d’imposer ensuite ses entreprises aux gouvernements complaisants qu’on y installe, pour la reconstruction. Le cas emblématique de ce type d’opération, est l’Irak des Américains. Ceci permet aux agresseurs, d’imposer ce faisant sournoisement, et à leurs propres peuples, les augmentations de prélèvements, et les réductions de prestation, nécessaires au retour vers l’équilibre budgétaire, sans avoir à subir la baisse d’activité corrélative qui rendrait l’opération négative, grâce à ces providentiels et juteux “contrats” extérieurs, et bien sûr, grâce à la très forte activité pour l’occasion, des industries d’armement.

Dans la foulée, ceci permet de procéder à une réduction considérable de la masse monétaire, pour mettre le système hors de danger, par une dévaluation qui ne dit pas son nom, c’est à dire par une très forte hausse des prix, dont on rendra responsable bien sûr, la situation internationale, et qu’on tentera de faire accepter au peuple au nom de l’effort de guerre, mais c’est peut-être là, la fragilité du dispositif, sur laquelle les révolutionnaires devront jouer.

Bien sûr, s’inscrit également dans ce schéma, la volonté de contrer l’énorme montée en puissance de la Chine, en s’attaquant à ses robinets de pétrole syrien et iranien, après s’en être déjà pris aux ivoirien, libyen, et soudanais, puisque c’est là son talon d’Achille, celle pour une nation raciste et belliciste du proche orient, de porter atteinte une fois de plus à ses voisins, et celle pour des regroupements de puissants, d’imposer aux peuples leur domination.

En fait, si sauf “événement” salvateur, nous nous retrouverons fatalement en guerre, c’est tout simplement parce que dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, il faut absolument faire quelque chose, que les gouvernements en place, ne savent absolument pas quoi faire, et que face à la nécessité de faire quelque chose pour ne pas eux-mêmes être défaits, ils feront la seule chose qu’il leur sera encore possible de faire, c’est à dire la guerre, qu’ils n’hésiteront pas à nous imposer, pour pouvoir se sauver, eux, et les puissances financières qui les manœuvrent.

Pourquoi la révolution ?

Parce que c’est la seule façon, si elle intervient avant, d’éviter la guerre programmée par les puissants, qui ne sera pas du tout une du calibre de celles de Côte d’Ivoire ou de Libye, mais une entreprise beaucoup plus dangereuse et à l’issue totalement incertaine, compte tenu des cibles visées. Car, l’armée syrienne vient déjà de faire l’éclatante démonstration de sa très forte capacité à s’opposer à une action hostile, en écrasant la rébellion armée instrumentalisée et équipée par les puissances occidentale, et en faisant même prisonniers à cette occasion, des éléments des forces spéciales française et britanniques.

Quand à l’armée iranienne, forte de 755 000 hommes, faiblement équipés, mais très fortement motivés, comme ceci s’est vérifié dans leur lutte contre les Irakiens, tous les experts militaires s’entendent pour dire que s’en prendre à elle serait de la pure folie. C’est d’ailleurs partant de cette analyse, que certains d’entre eux entreprennent en ce moment une campagne de désaveu de l’actuel président des Etat Unis, auquel on prête ce funeste projet, et qui est décrit pour cela comme étant “imprévisible”.

Il est donc totalement inadmissible, qu’après que nous ayons déjà vu nos existences dévastées, par les manœuvres de puissants, assoiffés d’avoir et de pouvoir, que nous soyons conduits par ceux-là mêmes à notre perte, afin qu’ils puissent se sauver.

Nos pires ennemis sont ces gens, et non pas ceux qu’ils s’emploient à nous inventer à l’autre bout de la Terre, et qui à ce jour, ne nous ont strictement rien fait. C’est donc contre ces ennemis que nous devons combattre, et nous les combattrons...!

Paris, le 8 avril 2012
Richard Pulvar

vendredi 30 mars 2012

LA LEGENDAIRE PAPESSE, NE DEVRAIT-ELLE PAS DEVENIR UNE REALITE ?




Cette histoire de la papesse “Jeanne”, fut relatée des siècles durant par l’église catholique elle-même, avant que des recherches approfondies parviennent à montrer qu’il ne s’agissait en fait que d’une légende. Cependant, certains continuent à y croire dur comme fer.

C’est l’histoire, dans les temps moyenâgeux, d’une jeune femme anglaise, désireuse de faire des études, ce qui, hors les gens de la noblesse, n’était guère possible que pour ceux du clergé, et qui travestie en homme, parvint à devenir moine. Partie d’Angleterre, elle fut connue sur le continent sous le nom de “Jean l’anglais”.

Très douée pour les études, son érudition la conduisit jusqu’à la curie de Rome, où; gravissant les échelons, elle fut nommée cardinal, puis, selon la légende, pape, par acclamation.
Elle était très appréciée par le peuple de Rome, mais au bout de deux ans, un des cardinaux plus observateur que les autres, et convaincu de ce qu’elle était réellement, parvint à la séduire, et bien sûr, elle se retrouva enceinte...

La suite de la légende est beaucoup moins passionnante, puisque démasquée, elle fut lapidée pour les uns, alors que d’autres affirment qu’elle mourut en couches...
Bien qu’il ne s’agisse que d’une légende, une statue la représentant en papesse, portant dans ses bras un bébé, fut érigée sur le lieu supposé de son décès.

Il semble que l’origine de la légende soit dans le fait du pape Jean VIII, nommé pape en 872, et que par dérision, ses adversaires nommèrent “papesse”, à cause de la faiblesse qu’on prétend qu’il manifesta, face à l’église de Constantinople.

Compte tenu de l’époque, le moyen âge, le fait d’une femme étant parvenue par une supercherie, à s’imposer au Saint Siège, ne pouvait relever pour les gens de l’époque, que de la sorcellerie, d’où le sort qui lui fut réservé. Mais ce qui est le plus surprenant dans cette affaire, c’est que même à notre époque, l’idée qu’une femme puisse effectuer son sacerdoce, puis parvenir à la curie de Rome selon les procédures classiques, pour finalement être nommée “pape”, parait encore totalement invraisemblable, et de fait, il est certain qu’un tel événement n’est pas à la veille de se produire...

Il serait alors faux de croire qu’il s’agit simplement là, d’un archaïsme, parce que tout au contraire, dans des époques bien plus lointaines encore, des femmes ont eu des fonctions bien plus importantes, voire même dans certaines sociétés matriarcales, les plus importantes, dans le ministère des cultes.

En réalité, indépendamment de l’époque, c’est bien dans cet enseignement religieux lui-même, celui dont un travestissement de l’enseignement égyptien originel, par les Hébreux, qui y mêlèrent leur tradition profondément patriarcale, et par le fait fatalement “machiste”, a fait d’une prétendue première femme, la porteuse d’un malheur universel, enseignement qui comme tel, va profondément façonner cette civilisation occidentale, qui explique la constance et la persistance de cette attitude.

Cependant, le fait géniteur étant plus visiblement féminin, c’est tout à fait logiquement que le concept d’une “déesse mère”, ou si l’on préfère, de “Dieu la mère”, qui se trouve à l’origine de tout, donc comme justification de l’existence, a précédé celui d’un “Dieu le père”. C’est d’ailleurs ce concept de la déesse mère, qui se trouve à l’origine du fameux mystère de la “vierge”.

A l’origine en effet, le concept de la vierge ne faisait nullement référence à la notion de “virginité”, tel que dans un sens dévoyé, nous comprenons actuellement ce terme, mais tout au contraire à celle de “fécondité”. Le Mystère résidait alors dans le fait que la déesse mère à l’origine de tout, était par la force des choses, “autoféconde”, ce qui ne manquait pas de subjuguer les anciens.

Et c’est bien cette fécondité, et non pas une virginité dont ils n’avaient rien à faire, puisqu’elle ne produit rien, et qui n’a de valeur que dans les sociétés machistes, qu’ils célébraient dans cette déesse mère. Ainsi, la période des récoltes était-elle dite, période de la “vierge”, et c’est elle qui a donné son nom, à la constellation d’étoiles dont la position dans le ciel signifiait aux anciens, qu’ils étaient parvenus à cette époque.

Il est remarquable que cette notion de fécondité pour la période de la vierge, laquelle donnait alors lieu pour cette raison, à une célébration, “l’augustus”, de la déesse mère, que nous continuons d’ailleurs à célébrer aujourd’hui au 15 août, selon un mot “août”, dérivé de “auguste”, a été reprise par les révolutionnaires, puisque dans le calendrier républicain, cette période porte le nom de “fructidor”.

Ainsi se trouvaient confondues à l’origine, les notions de vierge et de déesse mère, et ceci, selon le concept de Dieu la mère, dont la résonnance “métaphysique” est si puissante, que le machisme des religions du livre n’est jamais parvenu à supplanter la ferveur qui lui était consacrée, même si le culte de celle-ci se trouve camouflé aujourd’hui, sous celui de la vierge Marie.

C’est d’ailleurs, par delà la convoitise de leur richesse par Philippe le Bel, et la crainte de leur trop grande puissance, parce que sans bien sûr le dire, ils ont tenté de faire renaitre le culte de la déesse mère, que les templiers qui lui consacrèrent paradoxalement les plus beaux temples de la chrétienté, sous l’appellation de “Notre Dame”, périront sur le bûcher...

Ils entendaient ainsi renouer avec le culte de “l’Amour universel”, selon un concept de l’Egypte ancienne, c’est à dire ce qui nous détermine à nous fondre en “un”, autrement dit, en “l’Amon”, inconnaissable parce qu’il nous est “futur”, donc situé dans un “au-delà” de nous, en lequel nous sommes voués à nous fondre, et qui constitue la vraie raison de la “religion”.

Dans cette formulation, “Domina”, qui est la corrélation féminine de “Dominus”, terme par lequel se trouve désigné Dieu, montre que les templiers considéraient celle qu’ils célébraient sous couvert de Marie, non pas comme une sainte, mais bien comme une déesse. De plus ce terme domina, qui désigne la “maitresse”, évoque ce qui nous “oblige”, c’est à dire cette attraction future, de l’au-delà. Quant au terme “Notre”, il évoque bien sûr, ce qui nous est “commun”, et qui par cela nous rassemble, en nous faisant être “comme un”.

Ainsi, la fonction religieuse servait-elle bien à “ce qui nous oblige à être comme un”, c'est-à-dire la déesse mère “Nostra Domina”, que nous disons aujourd’hui “Notre Dame”, en demeurant persuadé qu’il ne s’agit que de la vierge Marie, alors que cette dernière ne fut en réalité, qu’une incarnation historique et occasionnelle, de la grande Déesse Mère, qui en eut bien d’autres telles que Isis, ou Neith, tout au cours des temps...

L’intérêt d’envisager une “papesse”, serait tout d’abord de revenir enfin à la vraie religion. Mais nous sommes ici sur un sujet on ne peut plus controversé, et même brulant en ce moment, et parler intelligemment de cette affaire, demanderait de nombreuse pages, ce qui n’est pas l’objet de cette petite communication. Nous verrons cela une autre fois,..

J’ajoute pour mémoire que j’ai déjà publié ici même, un article intitulé “ qu’est-ce que la religion ”, si cela vous intéresse...

Mais l’autre intérêt de cette papesse vaut, même pour ceux qui ne sont pas croyants et qui contestent, avec raison, le rôle de la religion dans nos sociétés.

Il s’agit de mettre fin une bonne fois, à tous ce “machisme”, hérité des religions dites “du livre”, c’est à dire du judaïsme et du christianisme, et de l’islam qui à hérité des deux. Car, c’est bien de cet “ultra machisme” sans limite, cette volonté archaïque, malsaine, et aux implications fatalement criminelles, de domination des uns par certains autres, dont il convient une bonne fois de mettre fin, si nous ne voulons pas que ce soit lui qui, par les attitudes auxquelles il nous condamnera, mettra fin à nous...


Paris, le 30 mars 2012
Richard Pulvar

jeudi 29 mars 2012

IL N’EST PAS CERTAIN QU’ILS EN RIENT AUTANT, MAIS NOUS COURONS BIEN LE RISQUE DE TOUS EN PLEURER




Le coup est fort...!

Ce qui fait qu’à ce jour nous ne nous savons pas encore en “dictature”, que nous ne soupçonnons pas un seul instant cette réalité, ni même que cela pourrait nous arriver un jour, et que de ce fait, nous sommes bien éloignés de la combattre, c’est que celle-ci n’use pas de l’autoritarisme habituel des dictatures, par contrainte de corps, mais bien plus habillement, par un travail dévastateur sur les consciences, inhibiteur quant à nos dispositions naturelles à nous défendre, et surtout, parce que cette redoutable dictature, est devenue “internationale”.

Ainsi, nos gouvernements nationaux ne servent-ils plus désormais, qu’à faire écran entre nous, et les véritables centres de décisions, lesquels demeurent totalement obscurs, quant à leur fonctionnement, leur stratégie, et surtout, quant à leur finalité. Et ce, même si, en échange, nous sont très habillement jetés en pâture, quelques hautes figures médiatiques, pour nous garder en confiance et endormir notre vigilance, avec quelques bonnes formules censées traduire les intentions de ceux qui sont à la manœuvre, pour rendre celle-ci incontestable, telles que : “yes we can”.

Or, il ne s’agit pas de décisions accessoires qui sont prises par ces clubs de puissants, mais bien du genre de celles qui, tel que dans le cas de la Grèce, sont de nature à imposer tout un mode de vie, en infligeant à tout un peuple, condamné à constater que son propre gouvernement n’est plus qu’un bureau d’enregistrement de décisions prises à des milliers de kilomètres de chez eux, des contraintes insupportables qui n’aboutissent qu’à les rendre encore plus faibles, et par cela, encore plus dociles.

Dans le cas de la France, ce sont des décisions, complaisamment relayées par les deux partis gouvernementaux, et leurs champions engagés dans la course au fauteuil élyséen, qui ont pour objectif d’utiliser notre puissante armée, au service des intérêts de puissances étatiques ou financières, étrangères, et qui font que nous risquons de nous retrouver en guerre, une fois de plus, et cette fois, sur des théâtres bien plus périlleux que ceux de Côte d’Ivoire et de Libye, et pour des objectifs tout aussi crapuleux.

Et ceci, sans que le peuple de France qui a tout à perdre et rien a gagner dans de telles opérations, ne sache même pourquoi, et encore moins comment, et sans qu’à aucun moment, le parlement qui lui seul, à constitutionnellement le pouvoir d’engager le pays dans une guerre, n’ait eu à se prononcer pour en décider, n’étant consulté que pour constater après coup notre engagement, en étant alors bien en peine de contester, sauf à constater par cela même, sa totale désuétude.

Or, ces organismes tels que l’Onu, le Fmi, l’Otan, la Bce, la commission de Bruxelles, et d’autres encore, dont les objectifs d’origine sont totalement dévoyés, et qui sont passés, par un usage totalement abusif de leurs procédures, qui n’a rien de fortuit mais qui s’inscrit bien dans un “plan” dont il nous est déjà possible d’apercevoir la cohérence, du stade “d’organisation internationales”, à celui “d’organisme supranationaux”, ne possèdent aucune “légitimité” quant à ce dont ils font désormais leur objet, c’est à dire décider en tous points, du devenir des nations.

Car, aucun des peuples qu’ils sont censés représenter, n’a été consulté quant à ces objectifs, aucun de leurs agents, n’a été élu, et pire que tout, alors même que le peuple de France consulté, avait fermement rejeté, et avec raison, le projet d’abandon de sa souveraineté qu’on osa lui proposer, c’est un “traitre” à la nation, au service de ces puissances internationales, que celles-ci étaient parvenues, grâce à une ignoble machination médiatique, à “placer”, qui à permis à ces puissances de se rendre maitresses en grande partie, de la destinée du pays.

Il est remarquable d’autre part, qu’en plus d’être “illégitimes”, ces opérations se font sans la moindre gène, dans la plus totale “illégalité”, car les statuts mêmes de ces organismes, ne les autorisent pas à faire ce qu’ils font.

Notre difficulté maintenant, c’est que s’il nous est possible de nous opposer grâce aux urnes, ou dans le cas le plus difficile, grâce à la rue, à un gouvernement qui de toute évidence, constitue un dommage pour la nation, il devient bien plus difficile de nous opposer aux “fantômes” auxquels ce gouvernement fait écran, car nous n’avons pas de capacité électorale pouvant être exercée contre eux, et que ceux-ci n’étant pas strictement localisés, une action efficace de la rue n’est pas davantage possible.

Le mode opératoire de cette “dictature”, consiste alors à faire dire aux gouvernements qui imposent à leurs peuples, des décisions d’autant plus impopulaires, qu’en plus de la contrainte exercée, il apparait clairement à tous, qu’aucune solution à nos problèmes ne se trouve dans les voies empruntées, que ces décisions ne sont pas de leur ressort, ce qui est parfaitement vrai, mais qu’il sont obligés de les faire appliquer, ce qui est parfaitement faux. Les exemples de l’Argentine, de l’Equateur, et de l’Islande, qui se sont opposés avec succès, à la prétention sur eux de ces “mafias” internationales, montrent que là où se trouvent des “patriotes”, se trouvent des solutions pour le règlement des problèmes qui étreignent la nation.

Il est remarquable également à ce sujet, que dans l’actuelle campagne électorale totalement soporifique qui oppose principalement, deux hommes sans consistance, les électeurs eux-mêmes ne sont préoccupés, ni des aspects les plus fondamentaux des questions financières, dont ils savent bien qu’elles ne sont plus du ressort de notre gouvernement, et encore moins des questions pourtant si importantes, de politique internationale. Ne reste alors que le petit cancan politicien, autour des personnes…

Ceci étant, et en attendant le réveil de nos patriotes, il nous faut déjà avoir la saine conscience, et le courage de constater simplement que, lorsque l’on se voit imposer de fortes contraintes, portant gravement atteinte au mode de vie, et à une volonté de vivre en paix, même si ces contraintes ne s’exercent pas par des forces policières et judiciaires, dès lors qu’on ne peut rien dans la contestation de celles-ci, ni par les urnes, ni par la rue, et qu’aucune des instances effectivement dirigeantes, par delà l’écran de fumée que constituent les marionnettes gouvernementales, ne détient son autorité d’une consultation du peuple, c’est qu’on est tout simplement, bel et bien, en “dictature”...


Paris, le 29 mars, 2012
Richard Pulvar

mercredi 28 mars 2012

LES ENNEMIS DE LA NATION


La “nation” est par définition, l’ensemble constitué par les “natifs” d’un même lieu.

Ce mot vient du mot latin “natio”, lui-même dérivé d’une forme du verbe “nascere”, signifiant “naitre”. La terminaison en “o”, inhabituelle pour un nominatif singulier, montre qu’il s’agit en fait de la forme substantivée d’un “datif”, dont l’implication donne finalement à ce terme la signification de, “par naissance”.

La nation est donc bien un “fait de naissance”, celui constitué par les natifs d’un même “espace”, corrélativement à la “génération”, qui elle, désigne l’ensemble des natifs d’un même “temps”, et la résolution “spatio-temporelle” de cette question est fondamentale.

Disons tout de suite que, contrairement à ce laisserait penser une loi française votée sous la pression des racistes de droite, mais que la gauche parvenue au pouvoir n’a pas eu le courage d’abroger, et qui prévoit qu’un individu né en France de parents étrangers, n’accède pleinement à sa nationalité française, qu’à sa majorité, et même si la gauche à rendu ce passage automatique, il demeure qu’en tout état de cause, il n’est absolument pas possible, par définition même, de naitre “hors de nation”.

Ceci pour dire que la nationalité d’un individu, n’a pas à lui être accordée, puisqu’elle est normalement “de fait”, et n’a qu’à être constatée, et qu’établir une loi de notre république, sur cette sottise grotesque que consisterait le fait pour une administration, de se réserver le droit d’envoyer en quelque sorte un individu, se faire “naitre ailleurs”, témoigne de l’inconséquence totale dans laquelle, un esprit “clanique”, borné et archaïque, plonge bon nombre de nos parlementaires.

La nation est donc normalement constituée, selon un “droit du sol”, et faire intervenir dans la définition de celle-ci, un “droit du sang” comme le proposent les racistes, afin de pouvoir exclure de la communauté nationale, ceux issus de parents étrangers mais pourtant bien nés en France, constitue non seulement, une insulte à l’intelligence, mais bel et bien, une grave atteinte à la “nation”.

Ce qu’il faut remarquer maintenant, c’est que le bien fondé de cette notion de nation, telle que définie ici, tient au fait qu’elle repose sur un des deux éléments fondamentaux selon lesquels s’effectue la “caractérisation” des individus, à savoir, le “temps”, et “l’espace”, et qui tendent à leur accorder un “caractère commun”, propice à leur solidarité.

En effet, dans la reproduction “sexuée” qui est la notre, les caractères que présentera un individu, se trouvent établis lors de la constitution de son génome, par la combinaison d’une moitié de chacun d’eux, en un “tout”, des bagages génétiques respectifs de ses parents. Il s’opère alors nécessairement un “choix” des éléments issus de cette double origine, afin de la constitution de ce génome. Or, ce choix ne peut manquer de résulter d’un certain nombre de “conditions” qui l’impliquent, et dont nous désignons la complexité inextricable et indicible de leur implication globale, par le terme “hasard”. Mais, ne perdons pas de vue la parole du sage Egyptien qui dit :

“ Hasard n’est que le nom donné à la loi méconnue ”

Ceci signifie que la constitution du génome d’un individu, s’opère selon la complexité d’un ensemble de conditions que nous nommons hasard, parce que nous en ignorons tout, mais dont nous sommes au moins certains qu’elle possède une résolution “spatio-temporelle”, à savoir, qu’il s’agit forcément de l’ensemble des conditions déterminantes qui règnent, au “moment” de la constitution de ce génome, et à “l’endroit” de sa constitution. Ceci, étant bien entendu que ce génome ne peut manquer d’être constitué, à un moment, et un endroit, précis.

Les implications quant aux caractères que présente un individu, découlant des conditions régnant au “moment” de la constitution de son génome, constituent cet objet que traitent normalement, en principe, les astrologues, même si, éloignée depuis longtemps d’une rigueur scientifique qui était celle des origines, leur pratique se trouve aujourd’hui totalement dévoyée. Car, il est certain que les natifs d’un signe, se trouvent bel et bien caractérisés selon un génome constitué sous les conditions qui étaient celles qui régnaient neuf mois plut tôt, et qui étaient donc, à la précision temporelle près, des conditions communes à tous les individus conçus au même instant, et dès lors susceptibles comme telles, de faire “apparaitre” entre eux, un caractère commun. Ceci, sous réserve bien sûr, que le bagage génétique des parents de chacun, offre la possibilité de l’apparition de ce caractère.

Corrélativement, les conditions logiques d’un “lieu”, sont pareillement déterminantes quant à la constitution de génomes se faisant en ce lieu, et définissant le caractère des “êtres”. Ceci, de sorte que tel que nous le constatons, il s’opère sur la durée, une “spécification” des espèces autochtones d’un lieu, qui en fait bien des espèces de ce lieu. C’est d’ailleurs ce qui explique la proximité sémantique qui existe entre les termes “espèce”, et “espace”.

Ainsi, la spécification des espèces, est-elle bien logique des espaces où elles résident. Or, les conditions du lieu, étant communes à tous les génomes constitués en ce lieu, elles ne peuvent manquer là encore, de faire apparaitre un caractère commun, aux êtres d’une même espèce, conçus en ce lieu.

Tout ceci revient clairement à dire, que même s’il est issu de parents étrangers, il existe forcément quelque chose de Français, comme caractère commun résultant de conditions commune à la constitution des différents génomes, pour tout individu conçu et né en France. Dès lors, il ne peut plus, et il ne doit plus, être considéré comme étranger, ni dans la pratique sociale, et surtout pas par la loi.

Maintenant, toute la subtilité de cette affaire réside dans le fait que toutes les réalités de notre univers, possèdent une résolution “spatio-temporelle”, et c’est d’ailleurs précisément en ce sens, qu’elles constituent des réalités. Ceci signifie qu’à l’acception “spatiale” de termes tels que “détermination”, correspond forcément une acception “temporelle” de ceux-ci.

Ainsi, à l’acception spatiale, autrement dit “physique” du mot “détermination”, qui évoque alors l’idée de “délimitation”, correspond une acception temporelle, autrement dit “métaphysique” de celui-ci, qui évoque quant à elle, l’idée de “destination”.

Soyons alors bien attentifs au fait que les hommes issus d’une même détermination, parce que conçus selon les conditions communes d’un même lieu, se trouvent par le fait voués à une même “destination”, ou si l’on préfère un avenir forcément commun, en vue duquel ils doivent donc se rassembler, s’ils veulent réellement posséder dans le meilleur sens du terme, un “avenir”.

Retenons donc ici, que tout le bien fondé du concept de “nation”, tel qu’il se trouve normalement établi selon un “droit du sol”, réside dans le fait que les individus nés et conçus en un même lieu, sont fatalement liés, solidarisés par une destinée commune, qu’il leur faut alors assumer ensemble, et pour le mieux...

Nous comprenons alors, que c’est bel et bien tout le racisme détestable qui sévit en ce pays, au point d’avoir atteint ces dernières années un niveau tel, qu’il nous vaut désormais la critique de pays comme la Grande Bretagne ou les Etat-Unis, dont il y a seulement quelques décennies, personne n’aurait pu imaginer qu’ils puissent s’offrir un jour en exemple à ce sujet, mais dont il faut bien remarquer les progrès accomplis, qui nous vaut l’immobilisme total de ce pays, tournant le dos à sa destination, qui est normalement tout le contraire du racisme, puisqu’il s’agit de l’universalité, selon la vocation “nominale” de sa capitale.

Mesurons bien le coup terrible, que tous ces racistes braillards de droite, et tous ceux honteux de gauche, qui ne disent rien, mais n’en pensent pas moins, et qui laissent faire, ont porté à notre nation, et avec un toupet incroyable, sous couvert de “nationalisme”...

Il est temps de se ressaisir...


Paris, le 28 mars 2012
Richard Pulvar

samedi 24 mars 2012

DEMOCRATES ?




Des six personnalités, cadres hauts placés dans l’appareil d’un parti prétendument socialiste, dont j’étais parvenu à me glisser dans la longue cohorte des anonymes de leurs amitiés électroniques, sur le réseau Facebook, une ne m’a jamais accordé de publier sur son mur. Il n’y eut donc pas de problème avec celle-ci...

Deux, eurent tôt fait de me virer de leur liste d’amis, ne supportant pas mes remarques quant à la position de leur parti, sur l’affaire d’Iran.

Ces gens n’ont pas voulu entendre davantage, ce qui méritait pourtant de leur être dit. Car, contester à un pays d’acquérir, afin de la légitime protection de ses enfants, une arme que possèdent ses ennemis, et que ceux-ci menacent d’utiliser contre lui, ceci, en prétendant que la détention de cette arme par ce pays, constituerait une menace pour la paix mondiale, alors qu’il s’agit, sinon du seul, mais d’un des très rares pays qui n’a pas vu un seul de ses soldats hors de ses frontières, depuis plus d’un siècle, n’est pas intellectuellement, ni légitimement, soutenable.

Et ceci, surtout si cette prétention sur ce pays, est le fait de citoyens de cet autre, dont l’attitude belliciste a constamment maculé les pages de son histoire, qui par deux fois déjà, a entrainé par ses éternels conflits avec son ennemi héréditaire, notre humanité presque entière, dans deux redoutables guerres mondiales, et qui depuis les indépendances, a malgré cela, procédé à plus de quarante interventions militaires en Afrique, et procédé à d’autres ailleurs. Car cette fois, cette position n’est même plus moralement soutenable, de leur part.

Deux autres de ces personnalités, m’ont désormais supprimé la possibilité de publier sur leur mur, excédées qu’elles étaient quant à elles, par ma contestation de la position de leur parti, et surtout, par la dénonciation de son attitude après une opération, là où il s’agit en toute honnêteté d’en faire le bilan, concernant les guerres de Côte d’Ivoire et de Libye, que celui-ci a soutenues de façon totalement irresponsable.

Pour les avoir déjà abondamment traités ici, je passerai sur tous les aspects politiques de ces affaires, et sur les arguments par lesquels ces conflits furent justifiés, en admettant que des hommes, même de bonne foi, peuvent se tromper, même si en l’occurrence, l’erreur aura été monumentale, avec des conséquences catastrophiques.

Mais, il n’est absolument pas possible d’admettre, ni à la face des hommes, ni à la face du ciel, que des gens qui ont donné leur accord à des opérations militaires, prétendument pour la protection de civils, pour le respect de la démocratie, et pour la paix, ne se préoccupent absolument pas, alors que le coup humain de ces opérations ayant fait dans les deux pays, plusieurs dizaines de milliers de morts, aura été aussi lourd, en plus de tous les équipements dévastés, de vérifier si ces opérations ont produit ce qui en était attendu.

Au nom de tous les sacrifiés, il était de l’obligation morale absolue pour tous ces politiques qui en ont décidé, de vérifier si par ces opérations militaires, les civils furent protégés, ou s’ils furent plutôt massacrés, si la démocratie fut établie, ou si ce fut plutôt le champ libre donné à la terreur de chefs de guerre, et si la paix fut rétablie, ou si c’est plutôt une ère d’instabilité durable, qui fut instaurée, nous promettant d’autres cortèges d’horreur.

Mais ces gens qui ont décidé pour d’autres, dans des pays lointains, n’en ont cure de tout cela, alors même qu’ils se présentent à nos suffrages, pour être investis des plus hautes responsabilités. Fumistes...!

Ainsi, la démocratie selon ces gens ne supporte pas le débat contradictoire, surtout entre gens supposés être du même bord, car là, c’est la ligne incontestable du parti, comme aux plus belles heures du stalinisme triomphant, qui constitue une fois pour toutes, leur vérité. Les réseaux sociaux ne sont donc pas pour eux, les occasions d’échanges d’idées avec les citoyens, et par là, de controverses constructives, mais simplement le lieu de leur mise en scène narcissique, où des hordes d’idolâtres serviles, procèdent à leur célébration, à longueur de fadaises insipides, et indignes d’humains normalement doués de raison...

Voici où nous en sommes avec cette gauche d’irresponsabilité politique, pour laquelle les slogans ont désormais remplacé les arguments, et dans laquelle une solidarité clanique, bornée, et obsédée, amène des citoyens bien pensants, à déclamer avec force leur bréviaire, pour ne pas avoir à entendre les cris de ceux qu’on assassine au nom même de leur protection, au nom du progrès, et au nom de la démocratie. Foutaises...!

Ceci, à l’heure où ceux de l’autre clan quant à eux, n’hésitent pas à avoir recours à la manipulation criminelle, pour pouvoir se remplir les urnes, avec le soutient d’une industrie médiatique du mensonge, et en faisant appel aux plus bas instincts, pour s’attirer la faveur électorale, de hordes de gens humiliés et sans espoir.

Il y a donc urgence, avant de sacrifier au rituel électoral, censé exprimer la volonté du peuple, mais qui est en réalité, celui par lequel nous nous préparons à accorder à ceux qui sollicitent nos suffrages, et de quelque bord soient-ils, autorité sur nous, à redéfinir une bonne fois, ce en quoi consiste exactement, ce que nous ne concevons que confusément, mais que cependant nous continuons par nommer religieusement, la “Démocratie”. Ceci, avec la conviction, d’ailleurs jamais démontrée, que nous en constituons bien une.

Car, si nous sommes dans une authentique démocratie, nous seront amenés à conclure que s’il eut ses heures de gloire, ce système qui n’a pas davantage vocation à l’éternité que n’importe quelle autre de nos institutions humaines, à atteint il y a longtemps déjà, la limite de sa positivité, et que son maintien désormais hors de son “ère historique d’efficacité”, a conduit à sa “perversion”, logique, et inévitable.

Il nous faudra donc constater son actuelle nocivité, et il ne suffira pas d’y opposer le constat d’autres plus mauvais, qui demeurent encore, selon la formule célèbre mais un trop facile : “c’est le pire des régimes à part tous les autres”, pour nous contraindre à nous y résigner.
Non, il nous faudra bel et bien selon ce constat, nous mettre en quête pour définir enfin, une façon bien plus positive d’être et de coopérer les uns avec les autres, qui soit digne de notre époque, et en phase avec ses réalités...

Ainsi, contrairement à ce que proclamait il y a quelques années, ce monsieur Fukuyama, nous sommes bien loin de nous trouver à la fin de l’histoire, ce qui n’a d’ailleurs aucun sens, et il appartient désormais aux “progressistes”, aux vrais, de rouvrir le vaste domaine de l’imaginaire, qui s’est trouvé bouclé durant toutes ces années d’obscurantisme politique dogmatique, pour trouver une succession à notre démocratie, visiblement atteinte par la limite d’âge...


Paris, le 24 mars 2012
Richard Pulvar

COMMENT EN AURIONS-NOUS DES PREUVES ?




Dans un article précédent publié ici même et intitulée : “ Quand il ne reste plus à l’impopulaire, que de tenter le populisme... ” je faisais part de ma forte suspicion du fait que la triste affaire de Toulouse, loin d’être ce simple fait divers tragique, tel qu’on veut nous le présenter, commis par un jeune exalté et islamiste, et bien sûr, “connu des services”, était plus vraisemblablement, le résultat d’une sordide et cynique “machination”. Ceci, en vue d’un événement, notre élection présidentielle, dont les implications seront considérables, tant sur le plan national, que sur le plan d’une politique internationale, dans laquelle certains aimeraient voir notre nation, mise au service de leur prétention hégémonique.

Des amis m’ont alors interpellé, pour exiger de moi que je fournisse des preuves de mon assertion. Je vous fais part ici de la réponse que je leur adresse.

Chers amis comme vous y allez...! Des preuves...?

Comment pensez-vous qu’il est possible d’en donner dans de telles affaires, sauf à croire que les services ont la négligence d’en laisser trainer partout ? Soyons sérieux...!
Tout ce qu’il nous est possible de faire au niveau qui est le nôtre, c’est de construire à partir d’éléments tenus pour authentiques, un schéma des événements que par sa cohérence, nous pouvons prétendre plus probant que tous les autres, et c’est bien tout. Mais, même si d’évidence, cette conclusion semble incontestable, nous n’aurons pour autant jamais de preuve de quoi que ce soit.

Qui peut prouver de façon incontestable, que Oswald fut bien l’assassin de Kennedy ?

Même ce monsieur DSK qu’on a pourtant pris la main dans le pot de confiture, s’en est tiré faute de preuve du non consentement de sa victime, que seule, une analyse, qui sera peut-être dans notre capacité de faire dans les temps futurs, de son encéphale, pour y trouver les traces mémorisées de son refus, aurait pu constituer. Car même si des caméras et des micros avaient enregistré sa lutte pour se dégager, il aurait toujours été possible de dire, et certains ne se sont d’ailleurs pas privés de le faire à l’occasion, qu’il s’agissait là d’un jeu sexuel consenti entre eux.

Abandonnons donc cette exigence de preuves impossibles à fournir, pour nous concentrer sur la logique et l’intelligence des choses. Ceci, afin d’en établir les cohérences et les incohérences, qui orienteront la compréhension que nous en aurons, plutôt que de nous contenter de “l’information” forcément “traitée”, quoique pourront proclamer certains quant à la liberté de la presse, laquelle ne constitue une réalité, que quant cette presse se trouve en parfait accord avec le pouvoir quel qu’il soit, comme c’est le cas dans notre pays.

A l’origine de ma suspicion, le fait que ce schéma par lequel une “crise opportune”, par “l’heureux dénouement” de laquelle des politiciens en perdition, ont sauvé leur mise, fait partie des grands classiques de la manipulation, et constitue un exercice parfaitement maitrisé par les services. Je tâcherai de vous en collecter suffisamment d’exemples, autres que ceux déjà cités, pour vous le montrer.

Une difficulté réside alors dans le fait qu’il est difficile d’évaluer, si ces initiatives sont le fait des politiques eux-mêmes, ou de puissances financières, voire étatiques étrangères, qui, ayant intérêt à ce que ceux-ci soient maintenus ou défaits, manœuvrent les services. C’est ce qui vaut d’ailleurs à ces services, d’être constamment tenus pour suspects, par les politiques.

Il sera donc difficile de savoir si c’est “l’agité” du Palais lui-même, qui a commandité ce “coup”, s’il a simplement fermé les yeux sur ce qui se préparait par ceux de son clan, ou si ce sont d’autres, peut-être même étrangers, pour lesquels il est essentiel qu’il soit maintenu en cet endroit, pour éviter que ne s’y installe un autre, qui menacerait leurs intérêts.

J’avoue que je fais mienne pour partie, la thèse de Monsieur Meyssan, parce que j’en “pressentais” moi-même certains aspects, sans bien sûr pouvoir l’établir aussi magistralement, ne disposant pas de la même documentation, bien avant de prendre connaissance de ce travail. Cet homme a été totalement conspué par nombre de ses collègues, qui se sont appliqués à décortiquer à la loupe le texte, pour y trouver et dénoncer bruyamment, les approximations ou inexactitudes inévitables sur un travail de cette nature, mais qui ne concernent pas l’essentiel, et ceci, pour pouvoir dénier ensuite la cohérence globale de l’argumentaire, qui est ce qui nous intéresse ici, par delà ses imperfections.

Bien sûr, je n’irai pas jusqu’à prétendre comme il le fait, que “agité” est un agent de services étrangers. Mais, il est certain qu’alors qu’il ne bénéficiait pas d’une réelle notoriété dans son propre parti, au sein duquel s’était même constitué un mouvement du “tout sauf lui”, c’est bel et bien par une campagne médiatique sans pareille, par la publication de sondages de “commande”, et par un travail au corps des “barons” du mouvement, opérations qui relèvent classiquement de la compétence des services, qu’il a pu être présenté comme étant le seul à pouvoir battre une candidate de la gauche, qui n’avait pourtant rien d’un redoutable tribun. Ceci grâce à une pugnacité dont les mêmes manipulateurs, lui avaient fait à bon compte la réputation.

C’est par cette manœuvre de totale mystification, qu’ils sont parvenus à convaincre nombre de militants, de mettre un chapeau sur leur fierté, et de préférer vaincre avec un mauvais, plutôt que de courir le risque de perdre avec un digne. Ainsi va notre époque…

Le second volet de cette manipulation a été de convaincre ceux de cette gauche eux-mêmes, que cette femme inconsistante, qui parvenait à dire trois bourdes en deux mots, l’emporterait sur sa seule qualité de femme, comme marque de la maturité de la démocratie française qui à ce jour, n’a jamais porté une femme au pouvoir. Nous connaissons la suite...

Deux éléments rendent très probante la thèse de l’ingérence dénoncée par Meyssan. Tout d’abord la personnalité même de l’agité, inculte, fier de l’être, brutal, narcissique, méprisant, envieux, insatisfait, raciste, complexé de porter un nom à manger de la goulache, et qui a d’évidence, un problème avec les femmes. Que peuvent trouver de mieux les gens des services, pour pouvoir “piloter” leur objet, qu’un tel polichinelle. Car, une fois qu’on en a flatté le narcissisme pour le mettre dans de bonnes dispositions, on le met dans les conditions d’expressions prévisibles, même de ses pulsions, grâce à un encadrement de “conseillers”. De ce point de vue, tout homme humble et de raison, se contentant de peu, constitue au contraire, un empoisonnement pour ces services...

L’autre argument, plus déterminant celui-là, pour accréditer la thèse d’une marionnette manipulée, est tout simplement, tel que nous pouvons le constater, le résultat catastrophique pour notre nation, en terme de perte d’indépendance et de souveraineté, de cette politique qui nous a totalement “vassalisés” à une puissance étrangère. Ceci, de sorte qu’on peine à croire qu’il ne s’agit là, que d’un heureux “coup de pot”, pour celle-ci.

Ainsi, après que nous ayons été engagés dans une guerre que beaucoup comprenaient perdue d’avance, en Afghanistan, et dans laquelle nous n’avions strictement rien à y faire, notre nation et son armée se trouvent maintenant prêtes à être engagées, et en première ligne, pour le compte d’intérêts qui non seulement ne sont pas les nôtres, mais s’opposent même aux nôtres, dans une guerre qui promet d’être dévastatrice au proche orient. Ceci, sous la conduite de l’agité qui pour l’occasion, et depuis sa croisade libyenne, se rêve “généralissime”. Mais cette autre aventure, ne nous laissera aucune chance, ni sur le plan extérieur, et surtout pas sur le plan intérieur. Car il est clair que, compte tenu de la diversité des opinions à ce sujet, aucune unanimité ni union sacrée, ne se fera pour cette occasion.

Il faudrait bien sûr développer, argumenter, et surtout documenter, bien davantage, pour pouvoir justifier correctement ce point de vue, en rappelant tout d’abord la thèse de Meyssan, lequel n’étant d’ailleurs pas le seul sur cet axe de recherche, loin de là, n’a pas du recevoir que de simples critiques ou railleries, pour sa dénonciation, puisqu’il semble avoir été contraint depuis, de se réfugier à l’étranger.

Mais, je ne le ferai pas pour l’instant. Ceci, non pas faute d’arguments car nous y reviendrons, mais tout d’abord parce que construire afin qu’il soit pleinement convaincant, un tel dossier, demande comme vous pouvez bien l’imaginer beaucoup de temps, puisque ceci ne se fera pas en dix lignes. Une autre raison, c’est qu’il est encore trop tôt pour le faire. Car, compte tenu de la proximité de l’événement, il vaut bien mieux observer maintenant, quels seront les prolongements et les conséquences de cette opération, d’ici à l’élection, ce qui permettrait éventuellement d’inscrire ces derniers, dans la logique de la “machination”. Ceci permettra, soit de montrer la pertinence des arguments déjà proposés, soit tout au contraire, et par extraordinaire, de les infirmer, mais cela j’en doute. Car, en tout état de cause, si par le plus grand des malheurs, l’agité présentant un bilan aussi catastrophique et que nul n’ignore, se trouve malgré tout reconduit, la messe aura été dite, quant à cette machination.

Rendez-vous donc après l’élection, pour un plus grand développement...


Paris, le 22 mars 2012
Richard Pulvar

QUAND IL NE RESTE PLUS A “L’IMPOPULAIRE”, QUE DE TENTER LE “POPULISME”, CETTE ANTICHAMBRE DE LA DICTATURE



Aux dernières nouvelles, et à l’heure où ceci est écrit, il semblerait que le tueur fou présumé de Toulouse, ait été abattu, ou “suicidé”, par les forces du RAID.

S’est donc réalisée, la pire hypothèse de dénouement de cette affaire, évoquée dès hier, et concernant laquelle je vous disais qu’il ne serait pas nécessaire d’en dire plus, parce que dès lors, nous saurions tous parfaitement quoi penser de toute cette sordide affaire.

Cet homme encerclé, et dont il est clair qu’il finirait par avoir faim et sommeil un jour, et dont le siège n’aurait pas manqué d’avoir raison de lui, ne présentait plus comme tel aucun danger, sauf contre lui-même...

Si donc l’intervention à été menée pour éviter qu’il ne mette lui-même fin à ses jours, il est manifeste que l’opération à totalement échoué. Mais plus probablement, il s’agissait certainement d’en finir. Car dans l’hypothèse la plus certaine d’un paumé manipulé, il n’était pas question qu’il puisse demeurer en vie, et cette mort tendrait à confirmer cette hypothèse. Mais observons également qu’une opinion publique tenue en haleine, attendait aussi “elle”, qu’on en finisse, avec celui qui ne fut pas loin d’être présenté comme un Hitler en herbe.

Mesurons bien toute la gravité de cet événement, qui ne demeure l’acte isolé d’un paumé raciste et exalté, que pour les “téléspectateurs”, lesquels sont, comme nous le savons, bien au fait de toutes ces questions, et de tous leurs aspects, grâce aux éclaircissements qui leurs sont abondamment apportés, par la noble classe politico-médiatique…

Dans cette campagne électorale humiliante pour notre nation, et dont les protagonistes s’en vont à la pêche aux arguments, au fond des caniveaux, puisqu’il ne leur est plus possible de trouver quelque chose à dire quant à la “chose publique”, dans la mesure où celle-ci n’existe justement plus, ses institutions ayant été mises totalement au service d’intérêts particuliers, il fallait bien s’attendre à ce que ce serait désormais par l’émotion, la vindicte, la haine, le ressentiment, l’ostracisme, la suspicion, l’accusation, le dénigrement, et la flatterie des gogos de la France bien pensante, que le débat allait être mené...

Soyons bons joueurs, et reconnaissons à ces faussaires et manipulateurs, que leur coup constitue un “coup de maitre”, d’une efficacité d’autant plus remarquable, qu’ils semblent avoir parfaitement mesuré, pour en avoir été la cause, l’état de déliquescence morale totale, dans lequel la population de ce pays à sombré, ce qui la rendait parfaitement malléable, pour pouvoir épouser toutes les esbroufes, seraient-elles criminelles...

Souvenez-vous, si vous m’avez fait l’honneur de me lire. Dans un article publié ici même il y a quelques temps seulement, et intitulé “ la commerce de la sottise et de la honte”, je vous disais que loin d’avoir principalement le sort des immigrés pour objet, puisqu’ils n’intéressent personne, toute la manipulation consistant à solliciter, en prenant les mœurs réelles ou fantasmées de ces immigrés pour prétexte, le bas ventre et les bas instincts des Français, n’avait comme finalité que de parvenir à assouvir ce peuple français lui-même...

Hé bien nous y sommes...!

Voici comment un homme, que nous savons maintenant “fabriqué” de toutes pièces, par les services secrets d’une puissance étrangère, auxquels il doit d’être parvenu à la plus haute responsabilité de notre pays, pour pouvoir engager la nation dans des dispositions tout à fait opposées à ses intérêts et à son indépendance, et qui, condamné par un bilan catastrophique, et enterré par les sondages, vient, par une manipulation criminelle dont le fait ne peut échapper qu’aux gogos, se faire passer pour le rempart contre des français rendus douteux par leur origines. Et ceci, après que fut savamment organisée une campagne mettant en cause, jusqu’aux règles alimentaires de la religion de ceux-ci.

Ainsi, cet homme dont les Français excédés, ne voulaient plus, risquent-ils désormais de le reconduire, au prix de la soumission définitive de notre nation aux puissances d’argents, et au lobby malfaisant, qui le missionnent, parce qu’il a su très habilement, avec un cynisme et une détermination diabolique, les attraper par les tripes et par les couilles...

Si ce plan aboutit, c’est alors que s’ouvrira l’heure d’une dictature de la pire catégorie, c’est à dire de celle dont les victimes, acclament leurs bourreaux...


Paris, le 22 mars 2012
Richard Pulvar

mercredi 21 mars 2012

L’ODIEUX MARCHANDAGE DE LA CONTRITION





Combien d’enfants sont morts, à Abidjan, à Tripoli, à Bagdad, et à Gaza ?

Plusieurs milliers nous le savons, mais leur mort ne pèse pas bien lourd sur la conscience déjà si gravement chargée de ceux qui en sont la cause, et qui aujourd’hui, sous les imprécations de ces autres qui revendiquent le statut de seules victimes légitimes au regard du ciel, s’exécutent avec servilité dans leur acte de contrition au nom de toute la nation, et dans un battage médiatique de la plus totale obscénité.

Nous dira-t-on qu’aux yeux du Père éternel, il est plus normal de mourir sous les bombes plutôt que sous les balles d’un tireur fou, surtout si on ne fait pas partie des “élus” ?

Une chose est certaine, c’est que ces morts par milliers sont bien moins rentables, d’un point de vue électoral, que ces autres, et tel est leur grand tort.


Paris, le 20 mars 2012
Richard Pulvar