jeudi 26 mai 2016

“ SOIS ESCLAVE, OU SOIS EXCLU… ! ”

                                

Cette merveille a maintenant plus de 50 ans… !

Elle a gagné les 24 heures du Mans en 1966, après avoir été chronométrée à la vitesse effarante de 370 km/h, ce qui bien sûr aujourd’hui, ne se fait plus, et viens d’être restaurée…

Ceux de cette époque ont vu et vécu avec passion et fascination, les progrès fulgurants qui en l’espace de quelques années seulement, nous ont fait passer de vielles pétoires fumantes à ce bolide. Cependant cette fantastique lancée semble ensuite s’être essoufflée et a plafonné, et depuis, il n’y aura eu de progrès que dans les détails…

La question est donc de savoir pourquoi en ce domaine comme ailleurs, tout semble se traîner depuis cette époque regrettée, serions-nous devenus moins intelligents… ?

En fait, c’est là que se situe la raison essentielle de lutter contre la loi du travail. Car, il  s’agit d’en finir une bonne fois avec cette terrible stagnation, quant il ne s’agit pas carrément de régression, dans tous les domaines, idéologique, politique, culturel, social, économique, voire même technologique dans certains domaines et heureusement pas dans tous, qui nous frappe depuis plus de 40 ans, et dont il n’y a plus que quelques anciens qui peuvent en avoir la pleine conscience…

Le “déni de progrès” sous des prétextes de raison plus fallacieux les uns que les autres, voici le mal qui s’est abattu sur nous, en arrêtant ce qui fut des siècles durant, la marche déterminée des peuples vers lui, et par ce déni, des profiteurs et des assoiffés de pouvoir ont l’aplomb de présenter comme étant une réforme nécessaire, un retour vers le moyen âge...

Il est clair que la poursuite du progrès avec la célérité de ces années fastueuses, aurait du libérer depuis quelques temps déjà, les humains des aspects les plus négatifs du labeur, tout en permettant que soient satisfaits les besoins essentiels de tous, si des malfaisants n’avaient pas tout mis en œuvre pour que notre société cesse justement de progresser.

Qu’on songe un peu qu’en 1950, il y avait encore 10 millions de paysans en France, pour nourrir une population de 45 millions d’habitants. On produisait alors 15 quintaux de blé à l’hectare, en utilisant beaucoup de main d’œuvre…

Aujourd’hui, ces paysans de ne sont plus que 900 000, pour nourrir une population de 65 millions d’habitants, et la production de blé, après être passée à 60 quintaux en 2000, atteint aujourd’hui 90 quintaux à l’hectare, soit une productivité multipliée par 6, en 65 ans...!

Dans la plupart des domaines, des progrès de cette nature ont été accomplis de sorte que leur pleine et juste exploitation aurait du mettre fin une bonne fois aux pénuries de toutes sortes. Mais, il est clair que cette situation favorable pour le plus grand nombre, aurait aboli les privilèges qui sont liées à la possession exclusive, surtout celle héréditaire, tout comme ceux liés à une hiérarchie professionnelle qui serait alors devenue strictement fonctionnelle, et qui ne se serait plus trouvée doublée comme c’est encore tristement le cas, en une hiérarchie sociale injuste et discriminante…

Mais les profiteurs et les privilégiés avaient quant à eux bien compris que la seule façon de préserver leurs privilèges, était justement d’empêcher notre société de suivre le cours logique de son histoire, celui que lui permettaient les progrès des sciences et des techniques, vers la justice, l’équité, et la satiété, afin de conserver en les dominant, des démunis, des frustrés, et des exploités.

Ils se sont donc employés à maintenir par des disposition réglementaires et fiscales, des pénuries comme celle du logement autour de laquelle ils ont organisé une spéculation qui met l’acquisition à la propriété, hors d’atteinte pour les plus modestes, et dans cet esprit, ils sont même allés jusqu’à rétablir carrément des pénuries occasionnelles, comme avec certains produits alimentaires.

Ils se sont également employés à maintenir la possession exclusive, à l’aide de la finance qui permet de s’emparer du produit du travail fait par d’autres, par un jeu d’écriture, puis de détourner ainsi vers des activités spéculatives, des sommes qui auraient du aller aux investissements afin d’activités nouvelles, ce qui aura eu pour effet de saccager l’économie de toute la nation, pour leur seule satisfaction.

Ils ont également tout fait pour barrer la route en les privant des concours financiers qui leur sont forcément nécessaires, aux prétendants à l’entreprise qui ne sortaient pas de leur sérail et qui, à la faveur d’une économie nationale dynamique, auraient risqué de s’affranchir de leur mainmise totale sur celle-ci, voire de les supplanter…

Ceci pour dire que si en ayant manqué toutes ses promesses d’alors, celles d’une civilisation de la paix sociale, du bien-être et de la culture, notre société a soudainement cessé de progresser et à même régressé depuis une quarantaine d’années dans ses aspects sociaux, culturels, et surtout économiques, en passant d’une période d’optimisme, de plein emploi et d’excédant budgétaire, à une situation ténébreuse de chômage persistant et d’endettement dramatique, cette situation ne doit absolument rien à des données objectives, comme on tente de nous le faire croire.

C’est bel et bien de la volonté et de la malfaisance des profiteurs et des privilégies, que nous devons de nous trouver dans la société dissolue, rétrograde, et désespérée d’aujourd’hui.

Car, selon l’adage diviser pour régner, loin de profiter des gains fantastiques de productivité pour libérer du temps de loisir pour tous, ils vont s’acharner à empêcher cette logique distribution du temps, et s’arranger pour qu’à l’occasion de ces gains sur le temps de travail, ce soit au contraire toute une partie de la population qui soit tout simplement privée par le chômage, de sa dignité, de son autonomie, et des moyens de sa subsistance.

Et ceci, tout en accablant alors malgré ces gains de productivité, l’autre partie sous la charge du labeur par des exigences concurrentielles de plus en plus fortes, en la tenant ainsi en respect sous la menace du chômage, et en l’écrasant sous la charge de l’impôt, pour pouvoir verser l’obole aux hordes de citoyens qu’ils ont mis hors jeu, et donc hors de pouvoir agir…

Des lors, il leur suffira de dire pour qu’on ne s’en prenne à eux, que l’accablement des seconds n’est du qu’à l’insuffisance des premiers, pour que le peuple ne s’en prenne qu’à lui-même, et que les uns s’en viennent demander des comptes aux autres...
 
Le marché du travail est donc devenu dans les mains de ces gens, un instrument  de privation, d’accablement, de menaces et d’intimidation, et par là, l’instrument redoutable de domination par excellence, qui leur permet de jeter les citoyens dans une précarité permanente afin de  pouvoir exercer sans cesse sur eux ce chantage, “sois esclave, ou sois exclu”. De là, cette loi scélérate qu’ils veulent à tout prix nous imposer avec acharnement, pour pouvoir maintenir le peuple sous contrôle…
 
Il est donc temps pour nous d’en finir avec ces imposteurs dont l’obsession est de nous soumettre afin de maintenir leurs privilèges d’argent et de pouvoir, refusons leur loi et barrons leur la route…!

                                Paris, le 26 mai 2016
                                      Richard Pulvar

jeudi 6 août 2015

RACISME ET SENTIMENT DE PERIL...




Le racisme se porte bien, partout en Occident, et partout en Afrique, et l’Asie n’est pas épargnée. Et, bien qu’il soit de plus en plus sévèrement réprimé par la loi dans les nations responsables, sa banalisation est devenue telle qu’il est bien évident qu’en aucune façon la multitude de leurs auteurs, des plus modestes jusqu’aux responsables de haut niveau, ne pourra se trouver pourchassée devant les tribunaux, et chacun comprend bien d’ailleurs, que cela ne règlerait en rien le problème quant à ses causes fondamentales...

Le paradoxe, c’est que c’est à cette heure même où la globalisation le rend totalement anachronique et où les nations le proclament bruyamment leur ennemi public, qu’il atteint sa pleine et tranquille expression, hors de tout cadre idéologique qui serait celui d’une nation soumise à un régime totalitaire, comme il y en eut dans le passé. Il n’existe en effet plus qu’une seule nation de nos jours, pour affirmer la base raciale et sectaire de sa fondation.

Cependant, ce paradoxe n’est qu’apparent et l’erreur serait d’identifier cette forme de racisme généralisée, au racisme qui jusqu’alors était le fait des individus et des peuples convaincus que la nature avait établi selon ses lois, des catégories d’hommes parvenues à des stades différents sur la voie de l’évolution, ce qui les autorisait à établir une hiérarchie de ces catégories, et qui, se proclamant d’une race supérieure aux autres, refusaient de coexister avec ces autres et surtout pas, sur un pied d’égalité...

Ce racisme d’attardés, n’est plus le fait que de quelques marginaux de la pensée, à une époque où la documentation scientifique permet à chacun de prendre conscience du non sens que constitue la volonté d’établir une hiérarchie entre les différentes races d’une même espèce “homo”, en prétendant les unes plus évoluées que les autres, puisque c’est précisément selon une articulation entre ces différentes races, qu’il est possible à notre humanité d’évoluer.

En fait, prétendre que parmi les différentes races selon une articulation desquelles notre humanité évolue, il y en aurait qui seraient plus évoluées que les autres est totalement aussi stupide et pour exactement les mêmes raisons, que de prétendre qu’entre les deux jambes, gauche et droite, selon une articulation desquelles un humain évolue, il y en aurait une qui serait plus évoluée que l’autre, même s’il est clair qu’alternativement bien sûr, l’une dépasse l’autre...

Mettons de coté ces autres défaillants de la pensée, pourtant bien intentionnés ceux-là, mais qui pour prétendre lutter contre le racisme, et en confondant la notion de “race” et celle “d’espèce”, proclament haut et fort que les races humaines n’existent pas, et qu’absolument rien ne différencie, comme nous pouvons tous le constater du premier coup d’œil, un Suédois d’un Pygmée, de sorte qu’on ne voit d’ailleurs pas pourquoi ils sont appelés différemment.

Ils sont dans cette démarche maladroite, dans le même égarement que ceux qui pour lutter contre le sexisme, proclament que, comme nous pouvons là aussi tous le constater du premier coup d’œil, absolument rien ne différencie un homme d’une femme, au point qu’on ne voit d’ailleurs pas pourquoi les uns sont dits hommes, et les autres sont dites femmes...

Il est bien de lutter contre le racisme et contre le sexisme, mais cela ne peut pas se faire efficacement avec de telles sottises. Il convient tout simplement d’établir non seulement la normalité, mais surtout la nécessité selon laquelle notre humanité s’est réalisée selon une différenciation raciale et une différenciation sexuelle, ces deux différenciations se rejoignant par delà des fonctions spécifiques, sur un point essentiel qui est précisément de permettre une “évolution” de notre humanité qui n’aurait en rien été possible, ni sans l’une, ni  sans l’autre.

Soyons clairs, nous participons tous d’une même et unique espèce “homo”, ce qui se vérifie par l’interfécondité qui existe entre les différentes catégories d’hommes, et qui fait que les “métis” ne sont nullement des “hybrides”, contrairement à ce que pourrait laisser penser les appellations telles que “mulâtre” ou “chabin”, qui leur furent anciennement données. Mais, cette espèce homo se décline bel et bien et de toute évidence, selon une pluralité de races entre lesquelles il n’y a pas lieu d’établir une hiérarchie, puisqu’aucune d’elles ne peut être justifiée sans le fait des autres au sein de leur espèce commune...

La notion de race n’a pas de pertinence génétique parce que tous les caractères humains sont interraciaux, ce qui ne permet pas au généticien d’établir le critère discriminant de celle-ci. Cependant ces “qualitatifs” se trouvent exprimés selon des valeurs “quantitatives” différentes selon les races, et c’est précisément ce que signifie fondamentalement ce terme, depuis la plus “racée”, le noir d’ébène, vers la moins racée, le blanc nordique. Ceci fait que la notion de race ne relève pas du “génotype”, mais du “phénotype”, et prétendre contre toutes les évidences qu’il n’existe pas de races différentes, procède de l’aveuglement volontaire.

Ceci étant, observons que ce ne sont pas ces considérations anthropologiques qui justifient directement le racisme qui se développe aujourd’hui, face à une globalisation qui le condamne à terme, mais qui est précisément ce qui se trouve à l’origine de son actuelle explosion. Car ce rapprochement obligé entre les différentes catégories d’hommes a fait naitre chez les uns et les autres, un sentiment de “péril” et qui plus est, et c’est là que le problème prend toute sa dimension dramatique, est parfaitement justifié...

Oui il y a péril pour les différentes catégories d’hommes que la globalisation va ruiner, et ne pas prendre conscience qu’il en découle une terrible angoisse existentielle pour les uns et les autres, qui établit une forme de légitimité au développement grandissant d’un soucis de la défense de la race de la société à laquelle chacun appartient, c’est se résigner à ne pouvoir opposer à ce racisme que les sempiternelles proclamations incantatoires quant à la nécessité d’une amitié entre les peuples, qui demeureront sans aucune efficacité contre lui.

Car, il doit être bien clair que quand une catégorie d’hommes se sent en péril face à une autre, il ne suffira pas de lui faire commandement d’aimer cette autre...

Pour ne pas nous noyer dans le détail et la complexité des situations selon lesquelles se pose le problème tout autour de notre planète, nous pouvons déjà envisager le cas des relations si problématiques qui existent entre les populations de l’Europe et celles de l’Afrique, autrement dit, entre la race dite “blanche”, et la race dite “noire”, abusivement considérée comme si elle était “une”, alors qu’il conviendrait de dire “les” races noires...

En effet, la race noire est ainsi dite à cause de la forte pigmentation de sa peau qui en fait celle où ce caractère se trouve le plus accentué, autrement dit celle qui selon ce caractère, se trouve la plus “racée”. Cependant, ce pigment, la “mélanine”, qui se trouve principalement dans la peau, mais également dans le cerveau et qui porte alors le nom de “neuromélanine”, tous les hommes, y compris les blancs nordiques, en possèdent, mais à des degrés différents.

Soyons maintenant bien attentifs au fait que la mélanine étant un critère de race noire, la race blanche qui est celle qui en possède le moins mais qui en possède également, n’est tout simplement que la moins “teintée” des races noires, la moins racée parmi celles-ci et constitue de la sorte une race “extrême”. Ceci, au sein d’une humanité qui elle, est fondamentalement “nègre”, compte tenu que l’homme se tient “debout”.

Il serait bien trop long de développer tout cela ici, mais ce qu’il faut considérer c’est que bien loin de constituer un phénomène adaptatif darwinien, comme beaucoup le pensent encore,  l’humain n’à pu acquérir cette attitude, cette station debout qui constitue justement l’évidence de son “humanisation”, que sous l’influence d’un “tropisme” le déterminant dans sa “quête”, et à l’exercice duquel il fut rendu sensible grâce à une forte pigmentation. Ceci, de sorte que nos premiers ancêtres debout, et en cela “humanisés”, étaient forcément noirs...

C’est bien sûr sous l’exercice du même tropisme que s’est effectuée l’humanisation “psychique” du bipède grâce à la mélanine contenue cette fois dans son cerveau, et qui aura créé chez lui un “scrupule” selon lequel son “humanité” se trouve opposée à son “animalité”. Ceci en fait un animal bipède “humanisé”, et certainement pas un animal comme les autres, ainsi que le prétendent ceux qui veulent justifier par cela cet archaïsme comportemental hérité d’une animalité non maitrisée, que constitue son instinct de prédation envers sa propre espèce.
 
Cette position “extrême” de la race blanche européenne, face à la déclinaison de l’espèce “nègre” selon une diversité de “carnations”, faisant qu’on peut être nègre à différents niveaux, fait qu’elle ne constitue qu’une de ces catégories et qu’elle n’en possède donc pas. Ceci fait qu’au contraire de la race noire, on ne peut être blanc selon différents niveaux. On ne peut être que strictement blanc et quelques petites gouttes de sang suffisent pour ne plus être dans la position extrême des moins teintés, même si on en est proche. Ceci, de sorte qu’il n’existe ni de demi blanc, ni de trois quarts blanc, il ne peut exister que des blancs ou des non blancs, la race blanche étant une race “sauve”, c’est à dire caractérisée fondamentalement par “ce qu’elle ne possède pas”, ou du moins, ce qu’elle possède le moins par rapport aux autres, ce qui fait dire aux Antilles de l’enfant né avec une peau claire, qu’il a la peau “sauvée”...

Cependant, c’est précisément cette position extrême de la race blanche européenne, celle qui est habituellement reconnue comme étant la race blanche, qui constitue sa fragilité. Car, de tous ses rapprochements avec d’autres races, il ne peut en sortir que des “non blancs”.

Il est manifeste à ce sujet qu’il n’existe pas de “métis blancs”, que tous les métis issus d’unions entre noirs et blancs et aussi clairs de peau soient-ils, sont tous dit “nègres”. Ainsi en est-il concernant certaines personnalités issues d’un parent noir et d’un parent blanc telles que, Noah, Tsonga, Diagana, Voulzy, Dieudonné, Obama, et combien d’autres, dont personne ne dira jamais qu’il s’agit de blancs, et que tout le monde reconnaitra comme étant des noirs.

Ainsi, la race noire qui s’offre de compter parmi les siens, même les métis les plus décolorés, ne craint-elle rien de ses rapports avec les autres races, puisqu’il n’en ressortira dans tous les cas, que des nègres...

Mais, il n’en est justement rien de la race blanche européenne qui, face à cette logique de la globalisation qui fait qu’il ressortira du rapprochement entre les peuples, de plus en plus de métis, vit cette évolution avec un sentiment terriblement corrosif de “péril biologique”. Car, en tout état de cause, le rapport démographique des blancs aux non blancs, est appelé par la force des choses à devenir de plus en plus défavorable aux premiers.

Ceci, augmenté du fait que la croissance démographique des nations du sud, face à la régression démographique de certaines nations européennes telles que l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le vieillissement dramatique des nations européennes qui s’accompagne fatalement  de leur régression économique, font que la race blanche européenne se trouve déjà totalement marginalisée au sein d’une humanité forte de 7 milliards d’hommes, et dont certaines projections prévoient qu’elle sera forte de 12 milliards d’hommes aux alentours de 2050.

Combien parmi ces hommes appartiendront à la race blanche européenne ?
Une bien faible proportion...

Dans ces conditions, il n’y a absolument rien de surprenant de constater au sein des nations européennes obsédées par la question de l’immigration et celle des citoyens issus de l’immigration, annonçant à terme la défaite démographique de la race blanche européenne, tout comme aux Etats Unis où la coalition des noirs et des hispaniques à déjà donné un président noir à ce pays dans lequel les anglo-saxons qui constituent l’archétype de la race blanche, vont bientôt devenir minoritaires comme ils le sont déjà devenus en Australie, une explosion de manifestations racistes...

Ceci étant, il n’y a pas que les blancs européens qui manifestent du racisme, bien loin de là. Car nous connaissions déjà la situation des noirs de l’Afrique sub-saharienne au sein du monde arabo-musulman comme dans le Maghreb, le Liban, et les monarchies du golf, et celle inavouée et peu reluisante des noirs en Russie. Nous la découvrons aujourd’hui concernant les noirs qui se rendent de plus en plus nombreux en Inde et en Chine, et qui sont loin d’être mieux traités là, qu’en occident.

Cependant, concernant l’Afrique elle-même, par delà les haines tribales ancestrales et irréductibles qui auront constitué depuis cinq siècles, la cause principale de l’effondrement de tout ce continent face à l’entreprise des Européens qui auront su très bien les exploiter, il n’est que de lire ce qui se trouve publié sur les réseaux sociaux pour constater à quel point l’ensemble de ce continent se trouve en proie à une véritable hystérie de haine raciale contre, non pas les nations ou les peuples européens, mais contre la race blanche elle-même que les gens de ce continent la rendent fautive de tous leur malheurs…

Il est remarquable à ce sujet que ce sont ceux des Africains qui résident en Europe, et qui ne se privent pourtant pas d’user et souvent même, d’abuser des avantages que leur procure leur villégiature en ce continent, et qui pour cela évitent de jamais rentrer en Afrique, qui manifestent contre les Européens et chez eux-mêmes, le pire d’un racisme viscéral qui a pour effet de discréditer la lutte contre le racisme, dès lors qu’il apparait qu’on trouve parmi les victimes de celui-ci, les pires des racistes...

Ceci dit, ce racisme anti-blanc des Africains correspond lui aussi à un sentiment de péril légitime, amplifié par la globalisation, mais il s’agit cette fois d’un “péril sociologique”.

 Car, si le rapprochement entre des populations de blancs européens et des populations africaines, se fait au détriment de la démographie et par là, de la biologie des Européens, il se fait à l’inverse au détriment de la sociologie des Africains...

De fait, aucune société africaine n’a résisté à sa confrontation, que ce soit sur le plan militaire bien sûr, mais également culturel, ou économique, avec la société européenne, ces sociétés africaines ont toutes été défaites à l’occasion de cette confrontation. D’autre part, selon le modèle occidental de société tel que celui-ci s’est finalement imposé non sans raison, à la planète entière, que les noirs soit minoritaires comme aux Etats Unis, ou majoritaires comme en Afrique du sud, ils se trouvent de toutes les façons “infériorisés” selon la logique de celles-ci, dans presque tous les secteurs de ces sociétés, et ce, non seulement par rapport aux blancs, mais par rapport à tous les autres.

Ainsi, que ce soit en Afrique même, en Europe, aux Amériques, en Asie et en Océanie, les noirs se trouvent systématiquement au bas de l’échelle sociale, infériorisés face aux blancs, face aux arabes, face aux indiens, face aux asiatiques, face aux polynésiens, et il n’y a guère que face aux amérindiens que peut-être, ils ne se trouvent pas dans cette situation, et ceci, même si quelques illustres parmi eux, parvenus aux plus hautes responsabilités, constituent l’arbre qui cache la forêt.

Malheureusement, les Africains n’ont ni le courage, ni l’honnêteté, de procéder à une introspection pour rechercher au fond d’eux-mêmes les causes de leur permanente défaite sociologique face à tous les autres, et ce, depuis de longs siècles, et se contentent de dire que tous leurs malheurs sont du au fait de ces autres qui sont mauvais par nature, et qui ne pensent qu’à leur faire du mal...

Comble de cette situation, depuis quelques temps et selon un courant très en vogue chez eux, ils se prétendent d’une façon qui prête à sourire, tous descendants des anciens Egyptiens. Ceci, afin de pouvoir faire aussi gratuitement que cela acquisition de notoriété, et à partir de cela, ils proclament à l’envie et d’une façon totalement délirante, qu’ils furent les premiers en tout, qu’ils ont tout inventé, et que les Européens par la ruse leur ont en fait tout dérobé, voici pourquoi de toute évidence, il ne leur reste plus rien de tout ce patrimoine considérable, désormais passé chez les autres...

Malheureusement, ils opèrent ce hold-up sur l’Egypte ancienne en se moquant de s’en faire réellement les héritiers, c’est-à dire en manquant de s’appliquer à découvrir et adopter les exigences de la société égyptienne qui ont conduit à la félicité de celle-ci, exigences qui font totalement défaut aux sociétés africaines dans lesquelles, par delà les obligations de traditions héritées du fond des âges et qui constituent souvent autant de barrières au progrès, les règles et les lois étatiques qui fondent les puissantes sociétés, n’existent pour leur citoyens, qu’à titre indicatif.

Or, c’est précisément en cela que se trouve la défaite sociologique africaine, dans le fait qu’il ne s’est pas trouvé dans l’immensité de ce continent et pour une raison qu’il faudrait approfondir, à l’instar du christianisme en Europe, de l’islam dans le monde arabo-musulman, de l’hindouisme de l’Inde, du bouddhisme, du taoïsme, et du shintoïsme de l’Asie, du Popol Vuh des mayas, et des commentaires de l’Inca, une doctrine consignée, étudiée, diffusée, et respectée, constituant une “ascèse” africaine à partir de laquelle auraient pu être formulées les exigences qui auraient conduit à une solide structuration des sociétés africaines. Ceci, afin qu’elles puissent résister à l’adversité...

Leur vulnérabilité sociologique incite certains Africains à vouloir se retirer de tous les lieux de leur confrontation aux autres dans lesquels ils se trouvent malmenés, Onu, Fmi, Oms, Omc, Cpi, Cfa, francophonie et autres, qu’il vivent comme étant les instruments de l’exercice sur eux d’un néo-colonialisme.

Ce dont ils ne prennent alors pas conscience c’est qu’ils n’ont aucune possibilité de s’extraire de tout, et que sauf à faire leurs les éléments structurants de la société occidentale adoptés par les autres peuples, tels que la notion de “nation” qui n’existe en Afrique que sur le papier, mais qui  transcendant celle d’ethnie, permet pourtant partout ailleurs de construire des sociétés viables, quels que seront les organismes internationaux auxquels ils participeront, ils s’y trouveront infériorisés du fait de leur archaïsme sociologique...

De tout cela il apparait que, face au développement de la globalisation qui n’est pas une simple préoccupation de banquiers comme certains veulent s’en convaincre, mais qui correspond à une phase de rassemblement logique et prévisible du processus d’évolution de notre humanité, faisant suite à une phase au cours de laquelle s'est opérée sa différenciation sur des siècles, la confrontation des peuples ne pourra qu’exacerber leur racisme selon deux sentiments de péril, le péril biologique pour les Européens, et le péril sociologique pour les Africains...

Mais il va falloir que les racistes des deux bords se fassent une raison, car rien n’arrêtera le processus en cours poussé par le vent de l’histoire, et ce sont bel et bien, la biologie africaine et la sociologie européenne, qui vont triompher...

L’homme de demain sera un métis occidentalisé...


                                  Paris, le 21 mai 2015
                                       Richard Pulvar   

   


   
      

IL FUT LE PREMIER A PARVENIR AU POLE...!





Cet explorateur Matthews Henson ( 1866-1955 ), fut durant vingt trois ans le bras droit d’un autre explorateur, Robert Peary, retenu pour la postérité comme étant le premier à être parvenu au pôle nord. Il a totalisé 18 années d’exploration et mené 7 expéditions aux cotés de Peary. Il était très précieux pour ce dernier, non seulement en tant qu’excellent navigateur, mais surtout parce qu’il avait étudié et parlait couramment le langage des Inuits dont les explorateurs avaient la précaution de s’entourer pour pouvoir s’engager dans la région polaire.

Lors de l’expédition de 1909, Peary en avait engagé quatre. C’est sur le témoignage de ces derniers qu’on a su, mais Peary rentré d’expédition avait déjà reçu tous les honneurs, qu’avec eux, Henson avait précédé de trois quarts d’heure le groupe de Peary en ce lieu qui fut alors considéré à l’époque comme étant le pôle nord, et qu’en fait, Henson fut le premier à parvenir au pôle.

Ce fait fut reconnu en 1937 par le Club des Explorateurs, mais en 1848, la notoriété de Peary était telle que la Société Géographique de Chicago ne put faire autrement que de décerner à Henson et aux autres, une médaille collective pour la découverte.

Il sera cependant reconnu comme étant le véritable découvreur et décoré pour cela par le président Truman en 1950, et par le président Eisenhower en 1954. Mais la légende ne retiendra malgré cela que le nom de Peary.

Né de parents qui étaient déjà libres avant la guerre de sécession, c’est à 12 ans que Matthews Henson se trouve engagé dans la marine marchande comme garçon de cabine. Le capitaine le prendra sous son aile et, le considérant comme son fils, lui fera recevoir de l’instruction, tout en lui permettant de visiter le monde entier. Il deviendra au fil des années un marin très expérimenté, mais à la mort de ce père adoptif, il quitte la marine et se retrouve comme marchand de vêtements dans un magasin où il fera la rencontre de Peary. Celui-ci, intrigué par le parcours de Matthews, le prendra à son service.

Nous savons aujourd’hui par la relecture du livre de notes de Peary, que celui-ci s’était trompé dans ses calculs et qu’il n’était parvenu en fait qu’à quarante kilomètres du véritable pôle, ce qui n’enlève bien sûr rien à la beauté de l’exploit et au mérite de Henson. C’est curieusement le norvégien Roald Amundsen qui sans le savoir, le pôle étant alors réputé avoir déjà été atteint par Peary, sera le premier homme à passer au dessus du pôle nord, dans un ballon dirigeable en 1927, après qu’il fut le premier à atteindre le pôle sud en 1911... 

QUE SONT DEVENUS LES NOIRS ARGENTINS...?





L’illustration ci-dessus montre le général José San Martin, l’autre grand libérateur de l’Amérique du sud avec Simon Bolivar, mais qui, pour des raisons qui prêtent encore à débat, n’aura pas bénéficié dans la postérité de la même renommée que ce dernier, accompagné d’autre officiers blancs, et passant en revue une troupe de soldats noirs.

De fait, lors de l’indépendance de l’Argentine, acquise au prix d’une redoutable guerre contre la couronne espagnole, grâce à la bravoure d’une armée composées pour l’essentiel d’hommes de troupe noirs, dans ce pays qui comme tous les autres de cette Amérique, dut une part essentielle de son développement à la déportation vers lui de milliers d’esclaves noirs depuis l’Afrique, les noirs représentaient encore à cette date, 1/3 de la population argentine.

Aujourd’hui, l’Argentine se vit et est vécue comme un pays d’hommes blancs, et semble avoir effacé de sa mémoire, le fait qu’il y eut tout d’abord des Amérindiens en ce pays, mais également une très importante communauté de noirs...

Les Amérindiens ne représentent plus aujourd’hui que 1% seulement de la population argentine, et les noirs descendants de ceux qui furent à l’origine dans ce pays, 3% seulement. Cependant, des études génétiques établissent que 4,5% des Argentins possèdent dans leur sang des marqueurs établissant que des noirs firent partie de leurs ancêtres, et manifestement, l’actuelle présidente de ce pays, la très vaillante madame Cristina Kirchner, telle que nous pouvons la constater particulièrement “typée”, fait probablement partie de ceux-là...

La question se pose alors de savoir que sont devenus les Noirs d’Argentine...?

La réponse habituelle consiste à dire simplement “ il n’y a pas de noirs en Argentine ” et elle se trouve exprimée encore autrement par l’écrivain argentin Jorge Luis Borges qui dit :

“ Les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas, et les Argentins... du bateau ”

Cette formule résume un peu la réalité argentine par le fait que depuis que fut acquise son indépendance en 1816, aucun autre pays au monde n’a reçu comparativement à ce qu’il était jusqu’alors, autant d’immigrants en provenance notons le, exclusivement d’Europe, que l’Argentine, et c’est un autre écrivain Octavio Paz, mexicain celui-là, qui l’exprime encore d’une autre façon en disant :

“ Les Argentins sont des Italiens qui parlent espagnol, et qui se prennent pour des Français...”

Les Argentins sont ainsi fiers de leurs origines européennes qu’ils pensent être exclusives, pour ne pas avoir à s’interroger quant à ce qui fut la cause de la disparition des noirs argentins, même si curieusement, le tout premier président de la République d’Argentine, Bernardino Rivadavia était en fait un métis, tel que cela peut facilement se vérifier par les nombreux portraits qu’on possède de lui.

Ce fond européen des Argentins provient du fait qu’a été mise en œuvre dans ce pays, à l’instar de ce qui s’est passé au Brésil et selon la même idéologie, particulièrement sous la présidence de Domingo Sarmiento de 1868 à 1874, une politique de “blanchiment” de la population de l’Argentine, en faisant un appel massif à l’immigration d’origine européenne.

Ceci, parce que plusieurs guerres avaient dévasté une grande partie de la jeune population blanche de cette région, et révélé de profonds antagonismes sociaux et raciaux. Ce fut le cas concernant particulièrement la guerre dite de la “triple alliance”, qui verra le Brésil allié à l’Argentine et à l’Uruguay, mener une véritable guerre génocidaire contre le Paraguay. Ceci, officiellement à cause de différents économiques et territoriaux, mais dans la réalité bien sûr inavouable des faits, parce que le Paraguay était alors peuplé presque exclusivement de métis créoles, et de métis entre Noirs et Amérindiens, cette raison sera d’ailleurs confirmée par le massacre de la population de ce pays auquel procéderont les envahisseurs.

Le Paraguay vaincu sera dépossédé d’une large partie de son territoire mais surtout, il perdra les deux tiers de sa population, particulièrement les hommes, au point qu’au sortir de cette guerre il ne restera plus en ce pays, qu’un homme pour quatre femmes...!

Ceci pour dire qu’elle était l’idéologie dominante dans ces pays d’Amérique latine, qui n’envisageaient alors de poursuivre leur développement qu’avec des hommes blancs d’origine européenne, les noirs étant jugés inférieurs, et les indiens tout juste bons à être exterminés et malheureusement, c’est ce qui leur arrivera...

Les idéologues argentins qui militaient en ce sens proclamaient alors que :

“ La population ne tardera pas à être unifiée totalement, en formant une nouvelle et belle race blanche... ”

On tentera alors de faire venir par préférence des hommes de l’Europe du nord, mais face à l’échec de cette tentative, on se rabattra sur l’Europe méditerranéenne, d’où le grand nombre d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais, et de Français lesquels vont constituer le quatrième plus grand flux de migrants venant peupler ce pays, et vont très profondément l’influencer, d’où le sentiment prêté aux Argentins de se prendre pour des Français...

Cette submersion des noirs argentins par le flux des immigrants européens fera dire à un  autre écrivain argentin pour expliquer leur disparition :

“ Ils se sont fondus dans la masse, comme la cannelle dans le riz au lait...”

C’est vrai, mais il n’y a pas que cela pour expliquer la disparition des noirs argentins. Il y a surtout le fait que dans toutes les guerres de libération qui vont opposer les “loyalistes”, demeurant fidèles à la couronne d’Espagne, et les révolutionnaires républicains, ceux-ci très fortement influencés à la fois par la révolution française et par le personnage de Napoléon, et qui auront fait comme Bolivar et San Martin, le voyage en Europe pour s’en imprégner, le fait que les uns et les autres vont utiliser le même stratagème pour renforcer ou même constituer carrément leurs troupes, faire un appel massif aux noirs...

C’est donc avec la même promesse faite par les deux parties ennemies, d’accorder en cas de victoire leur liberté aux esclaves, qu’elles vont pouvoir se constituer d’importants bataillons de combattants noirs, pour la plus grande satisfaction des colons qui redoutaient de voir leurs fils devoir partir se faire tuer à la guerre.

C’est donc sur la foi de cette promesse que des esclaves noirs vont s’engager par milliers, afin d’arracher par cela leur liberté. Mais, cette promesse ne sera malheureusement pas tenue, et si la guerre d’indépendance s’engage dès 1806, les révolutionnaires profitant du fait que le roi d’Espagne se trouve alors retenu prisonnier par Napoléon, pour lancer une grande offensive contre les loyalistes, et que celle-ci sera finalement victorieuse en 1816, la fin de la traite en Argentine ne sera proclamée qu’en 1840, et la fin de l’esclavage que par la constitution de 1853.

Cette trahison ne sera pas le fait des chefs militaires qui avaient une grande considération pour leurs soldats noirs, et qui comme San Martin, allaient jusqu’à partager leur ordinaire, et qui avaient de fortes attaches avec les Noirs pour Bolivar, et avec les Indiens pour San Martin. Et, il est remarquable à ce sujet que ces vaillants n’auront pas leur mot à dire concernant cette question, car San Martin congédié et pourchassé par ses pairs devra se résoudre à l’exil pour se réfugier en France où il finira dans le dénuement et dans l’anonymat, et Bolivar quant à lui sera pris dans une tourmente qui le verra victorieux militairement, mais finalement vaincu politiquement, face à l’échec de la constitution d’une fédération des nations sud américaines dite “grande Colombie, qui était son grand rêve.

Cette trahison sera le fait de l’énorme pression qu’exerceront sur les gouvernements, les riches propriétaires sans lesquels ces gouvernements ne pouvaient, ni se maintenir, ni trouver les ressources afin de procéder au développement de ces jeunes nations.

Tout ceci aura eu pour conséquence qu’un très grand nombre de noirs argentins périra en s’affrontant les uns contres les autres, dans la guerre de libération, et quant aux autres qui étaient persuadés qu’ils seraient enfin proclamés libres après le conflit, et qui n’envisageaient en aucune façon de retourner en servitude, beaucoup se résoudront à l’exil.

Pour les noirs qui se compterons encore malgré cela comme argentins, la seconde grande guerre, celle de la triple alliance, où ils constitueront là encore les gros bataillons de la chair à canon, de même que plusieurs maladies telles que la tuberculose les frappant particulièrement, compte tenu des mauvaises conditions de leur existence, achèveront de les décimer, les survivant se trouvant alors dilués dans la masse importante des nouveaux arrivants.

Cependant, cette disparition des hommes n’a pas provoqué la disparition de la culture qu’ils y avaient développée, et c’est ainsi que c’est à eux que les Argentins doivent le fait culturel qui les fait connaitre dans le monde entier, le fameux “tango argentin”.

Contrairement à une certaine légende, le tango n’a pas pris naissance dans les quartiers populaires de Buenos Aires, même si c’est là qu’il y a trouvé sa meilleure expression, depuis l’époque où près de la moitié de la ville était peuplée de noirs et de métis.

Car, si le tango argentin est le plus célèbre, on ignore souvent que cette culture des esclaves s’est manifestée dans d’autres endroits des Amériques que l’Argentine, et qu’il existe ainsi également des tangos cubains, vénézuéliens, et colombiens.

Le fait que le tango qui au départ, ne concerne pas que la danse mais bien toute une culture, soit un fait des esclaves noirs n’est absolument pas contestable, tant son nombreux les décrets qui, depuis la fin du dix huitième siècle jusque vers le milieu du dix neuvième, avaient pour objet de tenter de mettre fin à ces pratiques des populations noires, jugées païennes par l’église, puisqu’elles s’accompagnaient de certains rites tels que ceux du “candomblé”, et surtout jugées bruyantes, propres à causer du désordre, et contraires aux bonnes mœurs, par les autorités civiles...

Plusieurs pistes ont été proposées mais aucune n’a pu à ce jour être formellement confirmée, quant à l’origine lointaine du tango et à sa signification profonde.

Une des hypothèses les mieux acceptée est qu’il s’agit sous cette appellation d’une pratique secrète qui avait cours en Afrique, et que c’est à cause de cela que les esclaves finirent par désigner eux-mêmes comme étant un lieu de tango, l’endroit où ils se trouvaient rassemblés et en quelques sorte mis au secret, entre eux, et où ils procédaient à quelques rites, avant d’être proposés à la vente.

Une autre fait référence à l’un de ces intercesseurs entre le ciel et les hommes que constituent les “orishas”, selon cette tradition du peuple Yoruba dont la culture s’est répandue à la faveur de la déportation esclavagiste, tant dans les Caraïbes, qu’en Amérique du sud.

Le tango proviendrait ainsi d’un culte rendu à l’orisha qui est celui de la foudre, du feu, et de la justice, nommé “Shango”, ce qui se trouve prononcé par certains “Tchango”.

Dans ses représentations, celui-ci possède comme signe distinctif le fait de porter en main ou sur la tête comme dans l’illustration, une double hache qui n’est pas sans rappeler curieusement, la double hache des Francs nommée précisément “francisque”. Il s’agit de la hache avec laquelle il provoque la foudre et les éclairs, et en conséquence le feu, en fracassant en quelque sorte la voûte céleste, et avec laquelle il tranche, en prenant une décision de justice.

Ce qui plaide en faveur de cette hypothèse, c’est qu’il existe une couleur dite tango, dont on ignore l’origine de son appellation, et qui est une couleur rouge-orangé très vif, qui est bien la couleur du feu, et le mouvement de la danse qui à la base est saccadé, ce qui semble bien vouloir signifier le mouvement en zigzag de l’éclair...

Dans la mesure où elle possède à la fois une grande sensualité et une certaine violence, cette danse pourrait également dériver d’un rite de la fécondité, mais quoi qu’il en soit, le tango reflète le fait d’une âme noire qui envoute encore l’Argentine, ce pays qui ne s’est voulu que peuplé de blancs...
  


 
  

PARTIS EN QUETE D’UN “AUTREMENT”, TEL QUE S’IL NE S’EN VIENT, IL DOIT SE QUERIR, EN UN “AUTRE PART”



              
Ainsi en va-t-il et sous tous les cieux, de l’aventure humaine depuis plus de cent mille ans. Car, c’est grâce à cette exigence fondatrice, à cette quête permanente du “mieux vivre”, de cet “autrement” qui se trouve forcément dans un “autre part”, qu’il faut alors accueillir s’il s’en vient jusqu’à soi porté par l’un ou l’autre, tels que les éléments fondateurs des grandes civilisations qui proviennent toujours d’autres, ou qu’il faut sinon s’en aller quérir là où il se trouve, que nous sommes justement devenus ce que nous sommes, c’est-à-dire des “hommes”.

D’où tant de gens tiennent-ils aujourd’hui qu’il y aurait une anomalie dans le fait migratoire ?

De qui pensent-ils être les lointains descendants sinon fatalement de migrants...?

Où ont-ils donc vu que les humains ont cessé de migrer depuis des millénaires et sinon, pourquoi voudraient-ils qu’ils le fassent aujourd’hui...?

Qu’ils ouvrent donc un livre d’histoire, et dans tous les cas ils n’auront sous les yeux qu’une “histoire des hommes selon leurs migrations”, même si celles-ci portent plus souvent le nom de conquête, et dont les conséquences sont tout simplement les sociétés d’aujourd’hui...

Il faut prendre conscience du péril qu’il y aurait à se prétendre à un stade “achevé” et par le fait “indépassable” de l’évolution des sociétés humaines telle qu’elle s’est toujours opérée par le brassage des populations, car sitôt proclamé, cela deviendrait vrai, cette société serait définitivement “achevée”, et n’aurait pas lieu de perdurer, autrement dit d’être encore, car “l’être” est fondamentalement “changement”.

Les Européens doivent louer le ciel de leur envoyer par milliers ces migrants grâce auxquels leurs sociétés vieillissantes et proches du stade terminal, trouveront un sursis en récupérant à cette occasion, à la fois du “sang”, et du “sens”, les deux leur faisant actuellement dangereusement défaut...




lundi 2 décembre 2013

AINSI SOIT-ELLE... MARIANNE AUX TROIS COULEURS...



Dire qu’il se trouve encore tant de gens dont la raison et le simple bon sens peuvent à ce point être pris en défaut, et qui, sans jamais prendre conscience que selon cette attitude ils sont tout simplement en train de se faire abandonner sur les bords de la route, par l’histoire en marche, en s’imaginant que la nation va pouvoir retrouver son lustre, en rejetant dans la marge près de dix millions de ses enfants issus de l’immigration...

Certains s’imaginent même, dans un délire qui il est vrai, fut si durablement entretenu chez eux par des leaders politiques, et à l’heure même où ceux-ci quant à eux, ont finalement abandonné cette ineptie, qu’il serait déjà possible et de plus profitable, d’évacuer tous ces “issus de” vers un ailleurs quelconque. Ceci, au nom d’une pureté de la race, la leur bien sûr, et qui serait selon eux la condition biologique nécessaire à l’expression du génie de la nation.

Peut leur importe alors que l’Histoire ne soit justement et sur des millénaires, que la démonstration de tout le contraire, en nous montrant que depuis le rassemblement des deux royaumes de la vallée du Nil, jusqu’à ce qui prit naissance au mont Palatin, en passant par le “croissant fertile”, les inscriptions de Byblos, le labyrinthe de Cnossos, et l’oracle de Delphes, toutes les grandes civilisations sont nées de la rencontre malheureusement presque toujours conflictuelle, de peuples différents qui se sont finalement fondés en un seul, et que leur nation elle-même, n’a pas échappé à cette règle...

Peu leur importe aussi de considérer que ce sont tout simplement les conséquences inévitables de ce qui fut une histoire coloniale de leur nation, auxquelles ils doivent faire face, et que, pour en avoir largement profité des avantages à travers l’héritage de celle-ci, il leur est logiquement fait obligation d’en assumer la charge, et de tout mettre en œuvre pour que les choses “se passent” pour le mieux, et de ne surtout pas tenter stupidement de faire en sorte qu’elles ne “se passent pas”, afin de ne pas dramatiquement se “passer d’avenir“...

Dire qu’il se trouve encore tant de ces jeunes, justement issus de l’immigration, pour se considérer eux aussi, selon un accord objectif avec ceux qui les rejettent, d’un “ailleurs” lointains d’où sont issus leurs grands parents et parents, dans lequel ils n’ont pour beaucoup d’entre eux jamais mis les pieds, comme si on pouvait être d’un pays qu’on n’a jamais connu.

Ceux-là se croient donc obligés de s’astreindre, au nom de leur identité proclamée sur la base de leur race et de leur religion, à des coutumes ancestrales que la totale inadéquation de celles-ci dans la société dans laquelle fatalement ils vivent, rendent indignes. Et ce, alors même que ces coutumes se trouvent déjà contestées dans ces nations lointaines par nombre de ceux qui y vivent, dans leur volonté légitime d’appartenir à leur époque.

Ces tristes “exilés mentaux” qui se revendiquent de l’ailleurs fantasmé, finissent alors, puisqu’ils ne se sentent pas d’ici, par ne pas se sentir absolument obligés de devoir s’astreindre avec toute la rigueur nécessaire, à toutes les civilités de la règle commune de la collectivité, sans laquelle aucune société n’est possible, offrant ainsi par leurs comportements souvent abjectes, encore plus d’arguments que ces derniers n’en souhaitaient eux-mêmes, à ceux qui les proclament génétiquement irréductibles à la normalité de notre nation...

Nous sommes à cette heure où quelques prémisses nous permettent déjà d’imaginer clairement, tout ce que la furieuse bataille électorale de 2014, entre partis politiques tous perdants au bénéfice d’un seul, pour avoir lâchement emprunté la voie de celui-ci qui est la sienne depuis toujours, et dans laquelle il est logiquement indépassable, va inévitablement entrainer de clameurs haineuses et crasseuses. Il faut donc rappeler avec insistance aux uns et aux autres, que c’est l’Histoire contre laquelle ils ne peuvent absolument rien qui en a décidé ainsi, et que c’est bel et bien avec ce qui constitue désormais “les trois couleurs de Marianne”, et toute la palette qui en découle, qu’il leur faut maintenant envisager notre république.

Si les nations ne devaient être constituées que de gens qui s’adorent, il n’y aurait pas une seule nation constituée à la surface de cette Terre. Cependant, ceux qui participent de la “Cité” ne peuvent manquer d’être “citoyens” et d’en avoir d’abord les obligations avant même d’en obtenir les droits, ils ne peuvent manquer puisqu’ils sont là, “d’appartenir” à celle-ci, et de fait, de s’appartenir mutuellement, même s’ils ne s’apprécient guère.

Ce qu’il convient donc, et telle aurait du être dans notre actuelle situation de société devenue totalement dissolue, la toute première préoccupation de dirigeants dignes de ce nom, mais nous savons désormais les nôtres défaillants, c’est de préserver par tous les moyens, par le cœur ou par la raison, par le libre consentement ou par une énergique coercition, et comme le plus sacré des devoirs, la “cohésion de la nation”...


Paris, le 7 octobre 2013
Richard Pulvar

LE DEPART DU GENERAL GIAP, LE “NAPOLEON VIETNAMIEN”, L’HOMME QUI A VAINCU LES ARMEES FRANCAISE, ET AMERICAINE



Profitant de l’installation en France des “collaborateurs”, suite à la défaite en 1940 de la France face à l’Allemagne nazie, le Japon qui était alors l’allié de celle-ci, n’hésitera pas à exiger sous la menace, auprès de l’administration coloniale dépêchée au Viet Nam par Vichy, des facilités logistiques pour pouvoir mener sa guerre contre la Chine, et particulièrement le passage pour ses troupes à travers toute l’Indochine française, et la mise à sa disposition de terrains d’aviation.

Au fil du temps, ces exigences opportunistes furent multipliées et l’administration coloniale s’inclinant sans cesse, l’Indochine s’est retrouvée quasiment occupée par le Japon, à la façon même dont la France l’était par l’Allemagne, et ceci, avec le cortège inévitable d’exactions de l’occupant commises contre la population civile que l’administration française, tant par manque de moyens militaires que par manque de réelle préoccupation pour ces colonisés, ne parvint jamais à protéger.

Il vint de cet abandon que la population vietnamienne décida d’assurer elle-même sa défense et c’est ainsi qu’en 1944 fut créé un mouvement de résistance, le “Viet-Minh” à la fondation duquel participa le général Giap, et qui entreprit aussitôt de mener une guérilla contre l’occupant japonais.

Parce qu’ils avaient des visées territoriales sur l’Indochine, et pour pouvoir avoir les mains libres, tant pour leur guerre contre la Chine que pour mater la résistance vietnamienne, en mars 1945 les Japonais renversèrent l’administration française et prirent possession de l’Indochine, les vietnamiens se retrouvant seuls pour combattre l’ennemi.

Cependant, en aout 1945 le Japon est vaincu, et profitant du vide passager d’autorité, le Viet-Minh qui était d’obédience communiste et qui jouissant d’un grand prestige auprès de la population, proclama la “République démocratique du Viet Nam”, au moment même où le général de Gaulle qui ne l’entendait pas de cette oreille, dépêchait le général Leclerc avec un corps expéditionnaire, pour tenter de rétablir l’autorité française sur le Viet-Nam.

Dans un premier temps, compte tenu de ce que fut le lâche abandon de cette colonie par la métropole, et qu’on ne pouvait faire ainsi injure à ces gens qui avaient conquis par les armes et le sacrifice, leur liberté, et compte tenu également de la grande admiration que les chefs militaires français issus des Forces Françaises Libres, avaient pour ces vaillants combattants, on tenta de régler le différent par la négociation.

Mais entretemps, le général de Gaulle avait quitté le pouvoir et quand s’ouvre la conférence de Fontainebleau à l’été 1946, c’est face à des planqués qui n’avaient rien connu des épreuves de la guerre, face aux pires colonialistes, qui ne souhaitaient dans le fond rien d’autre que d’en revenir à ce système qui établissait les Vietnamiens en citoyens de seconde classe, que se sont retrouvés les patriotes. Et, bien que ceux-ci se montraient prêts à faire quelques concessions de souveraineté, pour s’établir dans les meilleures relations avec la métropole, ce que montrait leur présence même à cette conférence, les exigences et l’outrance méprisante des négociateurs français fut telle, que soudainement, le premier août, la délégation du Viet-Minh quitta la conférence.

Ce fut le début de la première guerre du Viet-Nam, qui fut une guerre criminelle à deux titres, puisque c’est la guerre que mène contre une nation qui ne lui à rien fait et qui ne lui est redevable de rien, puisqu’elle fut abandonnée, une nation prédatrice venue d’au-delà des mers pour la soumettre à son bénéfice, mais également parce que c’est pour l’essentiel avec des troupes coloniales, celles qui s’étaient si vaillamment battues pour sa libération, que cette métropole indigne et ingrate entendra mater d’autres colonisés en quête de leur liberté.

Cette guerre qui durera huit longues années, prendra fin suite à la défaite écrasante et humiliante de l’armée française établie dans la cuvette de Dien Bien Phu, et ne soupçonnant pas une seconde que l’audacieux général Giap fera transporter à travers la jungle impénétrable qui semblait être pour elle une protection, en pièces détachées par des sentiers boueux, à dos d’homme ou sur des bicyclettes aménagées pour cela, les pièces d’artillerie et les munitions qui, installées sur les collines environnantes, vont faire pleuvoir un déluge de feux sur les troupes ennemies stationnées dans la plaine.

C’est alors que vint l’heure de la négociation, la fameuse conférence de Genève et ses accords conclus en 1954, aux termes desquels il fut convenu de procéder au regroupement des forces antagonistes en deux zones distinctes, afin de pouvoir procéder au dégagement en bon ordre des forces françaises, et de procéder ensuite dans des conditions acceptables, à des élections qui devaient conférer son autorité au gouvernement d’un Viet Nam indépendant.

C’est ainsi que les forces communistes furent regroupées dans le nord, et les forces françaises et leur supplétifs vietnamiens dans le sud, selon un partage qui ne devait être que provisoire, mais qui durera plus de vingt ans...

Ceci, parce que malgré leur défaite militaire, les colonialistes français n’avaient pas renoncé à leur rêve de domination, et trahissant totalement l’esprit des accords, ils évacuèrent le pays, mais non sans avoir préalablement proclamé en toute illégalité et unilatéralement, un “état du Viet Nam du Sud”, associé à la France, avec pour capitale Saigon, et à la tête duquel ils placèrent sans à aucun moment s’inquiéter de consulter la population concernée, le fils de Duy Tan, l’ancien empereur d’Annam, qu’ils avaient pourtant déposé et exilé en 1916.

Ce fils s’était déjà proclamé lui-même empereur d’Annam, en s’opposant ainsi au Viet-Minh, dans la période de vacance du pouvoir de 1945, mais faute d’assise populaire, il avait du vite renoncer à son projet. Mais cette fois, il se faisait introniser par la puissance coloniale en prenant le nom d’empereur Bao Daï.

Les américains qui n’avaient un moment rien proposé de moins à leurs alliés français en difficulté et auxquels ils fournissaient l’armement, que d’utiliser la bombe atomique pour pouvoir réduire le Viet-Minh, et qui considéraient le communisme comme le mal absolu, ne faisaient aucune confiance à cet empereur et sa volonté de régner depuis Hué, l’ancienne capitale impériale située en limite de séparation des deux zones, sur la totalité du Viet Nam.

Car, cette réunification supposait l’application des accords de Genève et en particulier, l’organisation d’élections dans tout le pays qui risquaient fortement de porter les communistes au pouvoir. De plus Bao Daï était l’homme des Français.

En exerçant une pression sans pareille sur lui, les Américains vont alors contraindre Bao Daï à nommer comme chef du gouvernement un homme à leur solde, Ngo Dinh Diem, lequel se dépêchera d’organiser dès 1955 un référendum, afin d’abolir la monarchie et de déposer l’empereur Bao Daï.

S’estimant heureux d’avoir limité ce qu’ils considéraient comme étant une contagion communiste, à la seule partie nord du pays, les Américains manifesteront ainsi dès la mise en place de leur homme de paille, leur refus de voir à jamais organisé l’élection, prévue par les accord de Genève, qui permettrait d’établir une autorité unique sur tout le Viet Nam et que les communistes avaient toutes les chances de remporter.

Les patriotes vietnamiens comprirent alors que leur nation ne serait jamais réunifiée, tant que persistera le régime totalement illégal et illégitime établi dans la partie sud du pays, et c’est alors qu’ils formèrent un mouvement de libération dont les combattant portaient le nom de Viet Cong, ce sera le début de la deuxième guerre d’Indochine dite guerre du Viet Nam. Elle sera menée cette fois contre les Américains et leur supplétifs sud vietnamiens, comme un véritable combat de David contre Goliath où, depuis les batailles de Dak-To et de Da Nang, à l’offensive du Têt, qui furent si meurtrières pour les jeunes conscrits américains, tout le génie du général Giap s’exprimera à nouveau, jusqu’à la défaite de l’envahisseur.

Cependant, bien qu’il fut victorieux, cette bataille pour son indépendance aura eu un coût absolument effrayant pour le Viet Nam qui, sur la vingtaine d’années qu’elle aura duré, aura vu périr dans d’affreuses souffrances dues au “napalm” pour beaucoup d’entre eux, plus de un million et demi de ses enfants, en plus de toutes les destructions, la pollution quasi définitive des sols par le terrible défoliant dit “agent orange”, que les Américains déversaient sur toute la contrée, pour que l’épaisse jungle ne soit plus l’alliée naturelle des maquisards.

Cet agent est la cause d’un nombre sans fin de malformations génétiques, et il faut encore ajouter à tout cela, le désastre complet que constituent les mines anti personnel qui furent éparpillées par dizaines de milliers sur tout le territoire, et qui aujourd’hui, près de quarante ans après la fin des hostilités, sont encore responsables tous les jours qui passent, d’affreuses mutilations...

L’épilogue de tout cela, c’est qu’après cette guerre criminelle pour l’empêcher de le devenir, le Viet Nam est justement devenu entièrement communiste, et ceci, sans qu’un seul américain n’en ait péri, que ces communistes évoluant avec leur temps, ont fait une ouverture chez eux à l’économie de marché, que le pays est en plein essor économique, et que les Américains dont la culture s’est répandu dans ce pays, constituent désormais un de ses principaux partenaires économiques. On se dit alors que s’il s’était trouvé aux Etats Unis en ces périodes, un homme suffisamment visionnaire pour être capable d’envisager positivement l’avenir, il aurait évité à notre humanité tout entière, le drame inhumain et totalement indigne que fut cette guerre...


Paris, le 5 octobre 2013
Richard Pulvar