mardi 29 janvier 2013
MAINTENANT QUE DE BIEN MAUVAISES RAISONS ONT HABILEMENT ETE TRANSFORMEES EN UNE JUSTE CAUSE, LE PLUS DUR RESTE A FAIRE : VAINCRE
Les mauvaises raisons, ce sont tout d’abord celles par lesquelles avec la plus totale mauvaise foi, on s’est employé, malheureusement avec succès auprès de beaucoup, à justifier les guerres illégales, criminelles, et qui, à mesure qu’avancent les investigations, se révèlent être finalement crapuleuses, de Côte d’Ivoire et de Libye, au bilan humain extrêmement lourd, et qui auront eu directement pour conséquence, l’actuelle guerre du Mali.
Une autre de ces mauvaises raisons, ce fut le soutien pour le moins tacite, et dont nous devons craindre de découvrir plus tard qu’il fut opérationnel, à la rébellion sécessionniste. Ceci, avec le calcul cynique, soit d’obtenir de ces nouveaux interlocuteurs, des conditions plus favorables pour l’exploitation des ressources naturelles du pays, soit de contraindre à la plus grande modération sur cette question, son gouvernement légal, en se rendant par cette situation, absolument nécessaire à sa survie.
Il est d’ailleurs tout à fait probable à ce sujet, en se basant simplement sur ce fait qui n’est un secret pour personne, que les coûts des opérations militaires menées en Côte d’Ivoire et en Libye, se sont bel et bien retrouvés à la charge des gouvernements qui furent installés par cela dans ces pays, qu’avant que le premier soldat français “libérateur” ne pose le pied sur la terre du Mali, cette question des “compensations” en retour a certainement été traitée avec l’intérimaire qui se trouve actuellement à la tête du pays. Dans son très grand embarras face à cette situation difficile, et comme ce n’est pas à lui qu’il en incombera, il n’a pas du avoir trop de scrupule à mettre à la charge de celui qui lui succédera, ce dédommagement.
Bien sûr, il existe bien d’autres raisons de circonstance, telles que l’antagonisme séculaire entre les Touaregs et les gens du Bamako, ou les délires messianiques de quelques exaltés fondamentalistes se prétendant les exécuteurs d’une volonté divine, pour expliquer cette guerre. Il y a également les questions des mœurs politiques, de la nature et de la stabilité du régime, les questions culturelles, religieuses, celles d’identité et de souveraineté territoriale et nationale, d’ingérence étrangère, et bien sûr, les difficultés économiques et sociales telles qu’elles se posent partout ailleurs. Et, il y a surtout la question fondamentale, problème africain par excellence, du type de société permettant de rassembler et de maintenir dans une même entité étatique, des peuples qui ne se reconnaissent pas.
Cependant, il est clair que même si elles prennent ailleurs des aspects différents, ces difficultés quant à leur nature, ne sont pas spécifiques au Mali, et que bien d’autres pays ont à faire face à de semblables. Si donc on ne leur a cherché ici de règlement que par une guerre, c’est bien à cause de la conjonction explosive, en ce lieu en à cet instant, d’une volonté obsédée d’exploitation à outrance des ressources de ce pays, par certains venus d’ailleurs, et d’une volonté maladive d’exercice du pouvoir et de domination du peuple, par d’autres eux aussi venus d’ailleurs.
Les raisons de contester et rejeter par certains, tout un monde et toute une civilisation, pour ses us et coutumes, sa croyance ou son incroyance, et selon un regard porté sur l’histoire, pour tout ce dont ceux de ce monde se sont rendus coupables envers d’autres communautés humaines, ne sont pas infondées. Cependant malgré tout ce par quoi ces “partisans” auraient pu établir une légitimité de leur lutte, ce sont les formes exclusivement brutales, outrancières, et criminelles, qu’aura pris leur combat qui, curieusement, vont établir la juste cause d’un “interventionnisme” occidental qui jusque là, n’avaient pour cela que de mauvaises raisons.
Car, aucune civilisation ne saurait survivre à son indifférence devant la façon d’une poignée d’aventuriers qui, drapant leur soif de pouvoir, leur avidité de domination, nées de la torpeur de leurs âmes morbides, d’une parure de piété religieuse, s’emploient à tous les trafics et à la prise d’otage contre rançon, pour pouvoir se procurer des armes afin de soumettre à leur volonté par les pires brutalités, ceux qui refusent de s’abreuver de leur bonnes paroles. Ceci, étant entendu que lorsque ceux qu’elle concerne, ne se trouvent pas associés à la décision, c’est qu’il n’y a justement pas “civilisation”, selon le sens fondamental de “civis”, qui signifie, “associé”.
Fallait-il alors, malgré l’opportunisme vicieux et les relents fortement colonialistes de cette opération, mettre enfin un terme à l’aventure dévastatrice et criminelle de ces mabouls, brutes sanguinaires pathologiques ? La réponse est bien sûr, oui, et par tous les moyens...! Car, nous sommes là face à un mouvement de fanatiques fascisants, qui comme tel, ne peut connaitre de limite à ses outrances, que par la ferme opposition qui doit alors lui être faite.
L’autre aspect de la juste cause occasionnelle des intervenants, réside dans le fait que c’est bien sûr logiquement, à ceux qui par la persistance de leur menées impérialistes, dans des contrées instables et chez des peuples déjà accablés, sont coupables, même s’ils ne sont pas les seuls, d’avoir provoqué par un enchainement dramatique ce dernier malheur après bien d’autres, de procéder à la “réparation” des conséquences insupportables de leur action égoïste et irresponsable.
Ceci étant, il leur faut maintenant assumer leur lourde charge et absolument vaincre, ce qui ne sera pas facile du tout, et l’avenir nous en contera...
Paris, le 17 janvier 2013
Richard Pulvar
LA “FRANCAFRIQUE“, CETTE “MAIN DU DIABLE“ QUI REND ESCLAVES D’ELLE, TOUS CEUX DONT ELLE FAIT LA PUISSANCE
Bien sûr, tout homme qui, sur la base d’une philosophie humaniste, et parce qu’il se trouve en situation d’exercer un pouvoir, se sent investi de la noble mission de lutter contre un système inique de domination, est parfaitement fondé à en formuler clairement le projet, et ensuite à tout mettre en œuvre, surtout quand de graves événements en établissent l’urgence, pour tenter de mettre fin une bonne fois à ce désordre.
Partant de là, si fidèle à son engagement, il se met à lutter contre des forces puissantes, c’est qu’il s’agit d’un “vaillant”. Mais si, sans en prendre conscience, il se met à lutter contre la logique implacable de ce dont il tire sa puissance, c’est qu’il ne s’agit plus que d’un “idiot”, car il est clair qu’il n’a aucune chance de vaincre celle-ci.
La “Françafrique”, c’est ce système issu d’une “mystification” qui avait pour objet de feindre d’accéder à la légitime revendication des peuples de l’ancien empire colonial français, celle de disposer librement d’eux-mêmes, autrement dit, d’être indépendants, ce qu’en réalité à ce jour, ils ne sont toujours pas. Ce qui fait sa toute puissance et sa manifeste “invincibilité”, c’est qu’elle repose sur des bases fonctionnelles d’une logique cynique, mais implacable.
Lutter en vain contre la logique des choses, voici ce à quoi sont condamnés ceux qui luttent depuis plus de cinquante ans, et avec l’insuccès que l’on voit, contre un système qui aura fait que durant toute cette période, la France sera intervenue militairement, un nombre équivalent de fois, une cinquantaine, chiffre ahurissant, pour imposer par la puissance de ses armes, ce qu’il doit en être selon elle, de la politique des nations africaines de son ex-empire, et même au-delà de celles-ci, comme en RDC, au Ruanda, en Libye et en Somalie...
Certains ont alors parlé de “néocolonialisme”. Cependant, du temps des colonies, la métropole assumait malgré tout une série d’engagements vis à vis des colonies, pour lesquels elle déléguait des pouvoirs à ses représentants locaux qui étaient pour la plupart, des gens venus de chez elle. Mais il est remarquable qu’aujourd’hui, cette métropole ne se sent et n’assume aucun engagement quant à la sérénité et au bien être des peuples de son ex-empire, et que ses représentants locaux désormais africains, s’en sentent et en assument encore moins.
En réalité, jamais les peuples concernés n’ont été aussi désemparés que de nos jours, et jamais la métropole ne s’est montrée d’une telle arrogance, méprisante de leur légitimité, et d’une telle brutalité guerrière. Un de mes amis de passage à Paris, s’estimant être un miraculé, m’a raconté ce qu’il en fut de la furie dévastatrice et criminelle des bombardements qui ont si sauvagement frappé Abidjan, ville qui ne disposait d’aucune défense contre cette agression, et dont les média français aux ordres, tant de leurs commanditaires politiques et financiers, que de leurs lecteurs et auditeurs désireux de ne rien en savoir, ont tu jusqu’à aujourd’hui, le coût humain abominable qui fut celui de ce drame.
En fait, le terme “impérialisme” parlerait davantage, mais là encore, il masquerait un peu la réalité des choses. Car, nous ne sommes plus dans le cas de la réalisation sans scrupule de l’ambition dominatrice d’une nation, ainsi que nous comprenons habituellement ce terme, puisqu’il est clair qu’en quelque domaine que ce soit, il n’existe désormais plus aucune ambition de la nation française d’aujourd’hui, aux étendards en berne, et au coq déplumé. Celle-ci, tout en la niant stupidement, se plait à assumer tranquillement sa décadence, et vient par deux fois consécutives de se donner pour chefs, des hommes dont l’insuffisance quant à cette lourde charge était de notoriété, bien avant même qu’ils ne soient élus.
Ce dont il est question plus exactement, c’est de l’utilisation par des intrigants qui n’ont pas la moindre fibre patriotique, mais qui sont pourtant parvenus par la manipulation médiatique et financière, à s’en rendre maitres, de cette nation, de sa puissante armée, et de ses prétextes universalistes traditionnels, tels que la défense des droits de l’homme et celle de la démocratie, pour l’accomplissement d’opérations guerrières crapuleuses et criminelles, au bénéfice de puissances d’argent, et des puissances étrangères qui abritent celles-ci.
Ainsi, un des axes logiques sur lesquels repose la Françafrique, c’est que c’est par elle, et par elle absolument, qu’il est possible de parvenir au pouvoir, tant en France qu’en Afrique, dans ses zones d’influence. Si beaucoup de citoyens demeurent sans soupçonner cette réalité, c’est à cause des aspects exotiques et folkloriques que se donne volontiers cette organisation. Ceci, d’une façon cynique mais extrêmement astucieuse, par ses représentants africains, et par les lieux de ses grand-messes que sont le sommet franco-africain, et celui de la francophonie.
Ce que ne soupçonnent pas les citoyens, c’est que ces hommes et ces manifestations ne participent en fait que d’une mise en scène d’une remarquable, mais terrifiante efficacité. Ceci, parce qu’en laissant beaucoup de gens de la métropole croire confusément, qu’il s’agit plus essentiellement en celles-ci, d’histoires de nègres dans le lointain, que racisme aidant, ils abordent alors avec le sourire ou dont ils se moquent éperdument, elle leur ôte définitivement, sans avoir à prendre pour cela tout un luxe de mesures conservatoires afin de confidentialité, tout intérêt quant à se mêler de savoir en quoi consiste exactement ce dont les mécanismes se trouvent articulés entre la France et l’Afrique, et qui leur semble étranger à leurs problèmes.
La planque africaine de toutes leurs magouilles qu’ainsi, personne ne prend au sérieux, puisqu’il ne s’agit apparemment que d’histoires de nègres dans le lointain, et dans lesquelles, mis à part quelques accidents anecdotiques, pas un juge n’a l’idée, et peut-être pas même tout simplement les moyens, d’aller y mettre son nez, voici l’idée de génie de ceux qu’il convient alors d’appeler, les “profiteurs sans frontières”...!
Dès lors, et au contraire des “amateurs” qui n’ont trouvé que le moyen d’aller planquer leurs millions en suisse, et qui, dénoncés et soumis à l’opprobre, se trouvent pourchassés par le fisc, ici, les milliards peuvent valser sans dénonciation et sans aucun empêcheur de tourner en rond, et ils valsent..!
En réalité, derrière le paravent ultra médiatisé d’un chef de l’état français, accueilli par force tam tam et vuvuzellas, s’en allant au devant d’un parterre de chefs d’état africains, parler de démocratie, de développement économique et d’échanges culturels, il s’avère que dans ce que nous comprenons confusément comme étant la Françafrique, il y a bien plus de France et de puissantes multinationales, que d’Afrique. C’est finalement à l’abri des regards, dans le fond des chancelleries, au Quai d’Orsay, et surtout, dans les buildings de la Défense, que se situe la réalité de cette curieuse relation franco-africaine, cette véritable “conjuration”, puisque des sociétés secrètes au sein desquelles se recrutent ses agents, y participent.
La Françafrique est un pacte tacite de la domination, établi entres ses représentants obligés que sont le chef de l’état français et une pluralité de chefs d’états africains, auquel ceux-ci adhèrent bon gré mal gré, selon les conditions mêmes de leur accession au pouvoir. Ceci, parce que les puissances d’argent qui permettent leur élection en France et en Afrique, se sont établies pour une large part, précisément par l’exploitation des ressources africaines. Et, celles-ci entendent non seulement, continuer d’exploiter ces ressources, mais de plus, exploiter les marchés africains désormais prometteurs. Les hommes politiques ne sont alors que des instruments de ces puissances, desquelles dépend tout leur pouvoir, et qui s’exécutent jusqu’à déclencher des guerres criminelles et illégales, pour la défense de ces intérêts.
C’est devenu désormais rituel, sitôt le nouvel élu arrivé au “Palais”, celui-ci s’engage formellement à mettre fin à ce système dont la mauvaise réputation parcours l’opinion. Mais il n’est qu’à observer qui sont les tout premiers “conviés” au Palais, au début de la mandature, pour comprendre qu’il ne s’agit en cela, que de communication, afin d’éloigner les curieux.
Bien sûr, il arrive malgré tout que des magouilles montées par certains, par le moyen de commissions et de rétro-commissions, avec des chefs d’état africains, afin du financement de leur campagne électorale ou de leur enrichissement personnel, soient quelquefois révélées en défrayant la chronique, et c’est ce que beaucoup pensent être fondamentalement la Françafrique. Mais il ne s’agit là en réalité, que de l’arbre qui cache la forêt.
Ce qui rend ce système quasi indestructible, c’est que ce sont les profits considérables, tels qu’en dehors des opérations purement spéculatives, il n’est absolument pas possible d’en obtenir de semblables par des opérations commerciales habituelles, tirées de l’exploitation abusive, se faisant au nez et à la barbe des Africains, des ressources de leur continent, avec bien sûr la complicité de leurs dirigeants “françafricains” qui, au départ, constituent la base de la toute puissance des sociétés concessionnaires. Ce sont donc ces mêmes profits qui font la puissance des sociétés financières qui leur sont associées, et qui in fine, par des cheminements plus ou moins complexes, font tout simplement les puissants qui dirigent la France.
Pour se faire une idée des sommes en question, lesquelles vont bien au-delà des petits cadeaux que ces messieurs se font entre eux, il suffit de constater la richesse ostentatoire des monarchies pétrolières du golf, telle que celle-ci est déjà visible dans la qualité de leur habitat, de leurs infrastructures et de leurs équipements publics, et rapporter cela au dénuement et à l’arriération de nations telles que le Gabon et surtout le Congo, qui sont pourtant parmi les principaux fournisseurs pétroliers de le France, et à la toute puissance de la société Total, première entreprise française et de loin, qui exploite là-bas ces ressources.
Partant de là, il est tout à fait illusoire de croire que le voudraient-ils, des dirigeants français pourrait lutter efficacement contre le système. Comment le pourraient-ils, puisque c’est justement de lui qu’ils tirent leur puissance ?
Dès lors, ces dirigeants n’ont pas d’autre choix que de veiller à la bonne qualification de leurs correspondants africains, sans la discipline desquels le système qui les a mis et qui les maintient en situation, risquerait de s’enrayer, et il est manifeste que de quelque bord qu’ils soient, de gauche ou de droite, les dirigeants français n’ont pas hésité un seul instant à mener des opérations guerrières, au nom bien sûr de la défense des droits de l’homme, de la veuve, et de l’orphelin, pour mettre en place en Afrique, des servants fiables du système.
C’est ainsi qu’à l’occasion d’un différent entre caïds du “clan”, un individu en ayant profité opportunément pour se proposer avec succès au suffrage du peuple, nous étions alors en l’année 2002, s’est imaginé que son intégrité morale, son patriotisme, son volontarisme et surtout sa victoire par les urnes, laquelle constituait alors une première pour ce pays, suffirait à établir sa légitimité à un niveau qui le rendrait incontestable et indétrônable. Et c’est alors qu’il entreprit dans la foulée, de confier l’exploitation des richesses de son pays, à des sociétés précédemment non concernées, qui lui en offraient une bien meilleure rente.
Aux dernières nouvelles, il croupi encore dans une geôle quelque part en Europe, après que son palais fut écrasé sous les bombes par les “forces pacificatrices”, et que lui et les siens furent capturés et exilés sans ménagement. Il fut alors remplacé “démocratiquement”, c’est à dire à l’occasion d’une consultation dite exemplaire au résultant incontestable, dans un pays en guerre, coupé en deux, et dans lequel opéraient paisiblement des bandes armées, s’étant faites les gardiennes des urnes, par un agent offrant quant à lui toutes les garanties. Ceci, pour avoir assumé d’importantes responsabilités au F.M.I., institution devenue pour la Françafrique au fil des ans, l’instrument par prédilection de coercition, exercée sur les chefs d’états africains contrevenants à ses injonctions.
Un autre axe de la logique implacable selon laquelle se trouve établie la Françafrique, réside dans le fait que les intérêts de la France, ou plus exactement les intérêts des puissances économiques et financières qui, par l’intermédiaire de quelques hommes de paille, se sont emparées des rênes du pouvoir en ce pays, se trouvent clairement en Afrique, alors même que les intérêts de ses agents africains dont elle a fait des chefs d’état, se trouvent quant à eux, en France. Les sorts des dirigeants sur les deux continents, se trouvent dont fatalement liés.
En ce sens, il serait faux de croire que la Françafrique est une entreprise de nouvelle colonisation, menée au bénéfice de la France et des Français, et dont les dirigeants de ce pays seraient les maitres. Car la Françafrique n’a pas de nationalité ni de patrie, et il faudrait d’ailleurs, pour bien comprendre sa nature, se défaire de la définition géographique restrictive qu’évoque directement son appellation, puisqu’il semble qu’un riche et influent émir du golf, fasse désormais partie de la danse.
C’est ainsi que si son bras armé est bien français, il y eut pourtant un chef africain qui, ayant “usé” au cours de quarante années d’un règne interminable, tous les présidents de la cinquième république française, sauf celui actuellement en place, s’est trouvé, en “doyen” du système, en situation de “recommander” amicalement, l’essentiel des ministres d’un gouvernement français, et d’obtenir le limogeage sur le champs, d’un ministre présomptueux qui avait commis l’imprudence de tenir des propos peu amènes à son égard. Et ce ne sont pas des éléments de la réalité objective de son pays qui lui ont valu cette faveur, puisqu’il est manifeste que son rejeton, qui fut installé sur le même fauteuil afin de la continuité locale du système, ne fait tout simplement quant à lui, que ce qu’on lui dit de faire.
C’est d’ailleurs cette diffusion du pouvoir dans une Françafrique non maitrisable, qui explique l’embarras actuel des dirigeants français. En effet, pour en finir avec la réticence d’un chef africain, qui avait pourtant donné des gages au système en participant à la curée contre l’ivoirien, mais qui entendait maintenant obtenir pour son pays, une rente honorable de l’exploitation de ses richesses, ces dirigeants français ont selon les usages de la Françafrique, provoqué une rébellion sécessionniste dans le nord du pays, pour pouvoir court-circuiter le sudiste, afin d’obtenir de ceux qu’ils mettraient alors en place au pouvoir dans le nord, les conditions d’un profit maximum pour l’exploitation des immenses ressources en uranium, en coltan, et en gaz naturel, que referme cette région.
Cependant, ces sécessionnistes furent rejoints et rapidement débordés par des hordes de mercenaires sanguinaires dont les Français s’étaient servis pour défaire le Libyen, celui dont le projet était justement de soustraire l’Afrique, du joug de la Françafrique. Durant des mois, les dirigeants français ont feint d’ignorer les massacres et les atrocités auxquels se livraient ceux qui étaient par le fait leurs alliés objectifs, en déclarant la zone indépendante. Mais, il s’en fut qu’un chef militaire sudiste, commandant d’une armée qui avait été privée de pouvoir faire face aux sécessionnistes, à cause d’un embargo non déclaré opéré sur ses approvisionnements, par la France, entreprit contre l’avis même de son président, de mener une contre offensive et semble-t-il avec succès, contre les barbares nordiques et leur chefs qui, de toute évidence, n’ont pas été “adoubés” comme tels par la société secrète.
Face à ce manque total de maitrise de la situation, les dirigeants français qui savent bien que, tout dirigeants de la France qu’ils sont, ils ne le demeureront pas longtemps s’ils manquent à la logique du système, ont du aussitôt se réinscrire dans celle-ci. Car, on rentre en Françafrique comme on rendre dans les ordres ou dans la mafia, c’est à dire qu’une fois entré, on n’en sort plus. Ils ont donc soudainement changé, sans la moindre gêne et sans état d’âme, leur fusil d’épaule. Ceci pour en revenir à l’orthodoxie, en renonçant à leur option sécessionniste visiblement mal engagée, pour soutenir le nouveau promu chef du Bamako, adoubé par ses pairs africains, en allant bombarder sévèrement comme il se doit, ceux dont ils avaient pourtant jusqu’ici secrètement soutenu l’action.
Pour mettre fin à ce système, il faudrait un homme capable d’accéder au pouvoir, par le seul fait de sa pertinence, de sa compétence, de son dévouement, et de son charisme. Or, ni de France ni d’Afrique, on ne voit poindre ce grand leader charismatique. La Françafrique à donc de beaux jours encore devant elle...
Paris, le 15 janvier 2013
Richard Pulvar
QUAND S’ACCOMMODER DE LA DECHEANCE DE CERTAINS, TEMOIGNE DE LA DECADENCE DE TOUTE LA NATION
Quand de leur “fric” à leurs “frasques”, ceux d’en haut n’ont de cesse de vomir sur la règle, et que sans jamais tenter de les défaire de là, ceux d’en bas ne caressent qu’un espoir, c’est de pouvoir un jour faire comme eux, c’est alors que nous parlons de décadence...
Ces hommes dont il n’y a là qu’un échantillon pris au hasard, sont ce qu’ils sont, indignes, immoraux, avides, profiteurs, magouilleurs, déterminés au contournement de la loi, égoïstes, installés dans le déni de justice, injurieux et d’une totale ingratitude vis à vis de la nation qui les a patiemment nourris, soignés, protégés, éduqués, et offert toutes les chances qui leur ont permis de réussir, et sont même pour certains d’entre eux, carrément délinquants.
Ils représentent ainsi, malgré leur indéniable efficacité pour être parvenus à mettre au service de leur entreprise, l’ardeur, la compétence, et le talent de nombreux autres hommes, dont ils nient bien sûr avec la plus totale malhonnêteté, la participation à leur fortune, le pire poison que curieusement, il arrive à une société de secréter contre elle-même, en constituant par leur attitude, une véritable injure à l’idée même de “civilisation”.
Mais nous, qui sommes nous donc, nous qui avons accepté et acceptons encore, malgré une kyrielle d’affaires politico-mafieuses des plus sordides, qui ayant à ce point maculé les habits de notre république, ont contraint celle-ci à se dénuder face aux frimas de l’affairisme et du populisme, d’être honteusement soumis à l’autorité de tels gens, sinon que nous sommes encore moins qu’eux, c’est-à-dire en fait, des moins que rien ?
Honte sur nous compatriotes !
Ainsi, à l’heure où dans une lutte inégale et même désespérée, d’Athènes à Madrid et de Rome à Lisbonne, des hordes de citoyens “indignés”, et pourtant si nobles dans leur indignation, font savoir à ceux qui ne les envisagent plus guère que comme cela, qu’ils ne sont pas du bétail, tous observent le lâche renoncement du peuple français, son accommodement avec l’outrance et l’infamie, qui rappelle qu’en 1940, il ne s’est pas comporté autrement.
Et pourtant je me souviens qu’à l’heure où nous battions le pavé de 1968, les raisons qui nous avaient valu de provoquer un tel chahut, étaient totalement insignifiantes, par rapport aux abus et aux injures d’aujourd’hui, dont leurs auteurs se moquent d’ailleurs éperdument de rendre grâce à ceux qui, bonheur pour eux, ont mis la guillotine au rebut.
Et nous voila maintenant que pour traiter d’une affaire personnelle peu reluisante pour eux, compte tenu du dévergondage réputé de la compagne de l’un d’eux, un président de la république et un ministre de l’intérieur, s’offrent sans la moindre honte d’intimider un juge en charge du dossier, l’un d’eux poussant la “forfaiture” jusqu’à signifier son invective sur une feuille à en tête de son ministère, ce que pas même le président d’une modeste association ne se permettrait, concernant une affaire privée.
Alors que nul n’est censé ignorer les procédures pour pouvoir “produire” dans de telles affaires, cette façon de faire est non seulement contre tous les usages, inélégante et indigne des hautes fonctions de leurs auteurs, mais elle est surtout “totalement illégale”.
Voici donc où nous en sommes, c’est d’accepter sans la moindre gesticulation, sans le moindre murmure, qu’un président de la république, chef de la magistrature et garant du bon fonctionnement de ses services, se torche sans aucune gêne avec la loi, et s’emploie au nom de l’indépendance de la justice, à influencer la démarche d’un juge. Ceci, pour éviter que ne soit révélées au grand public, par un désaveu de la démarche de celle-ci, les turpitudes d’une mijaurée qu’un passage sur l’oreiller à promu au statut de première concubine.
On imagine ce qu’auraient été en son temps, les éclats d’un Gaston Monnerville, du haut de la tribune du sénat, face à de tels agissements, et la furieuse bataille de procédures qui n’aurait pas manqué de suivre, tant devant la justice que devant les assemblées, pour faire échec à cette façon de détourner l’appareil de l’état à des fins personnelles et qui plus est, minables, et insultantes vis à vis de la nation.
Mais il s’agit d’une époque où le peuple de France avait encore une fierté, logique d’une ambition, que les carriéristes de la politique au service des puissances d’argent, vont se charger de lui faire perdre, et l’une, et l’autre.
Ce qu’il y a d’insupportable dans cette situation, c’est que cette façon de faire qui nous insulte et nous humilie à la face du monde entier, se double d’une désespérante incapacité de ces faussaires s’étant saisis des rênes de la nation, à seule fin de satisfaire leur narcissisme, à régler le moindre des problèmes qui se posent à celle-ci.
Qui peut sérieusement croire encore que ces gens qui sont sur la place, vont nous sortir de l’embarras, quant on voit comment un président de la république, un premier ministre, et un ministre des marinières et des Moulinex, se sont mobilisés des semaines durant, pour parvenir à sauver provisoirement 600 emplois, au bout d’une aventure autant grotesque que rocambolesque, alors que durant tout ce temps, il s’est perdu chaque jour dans le pays plus d’un millier d’emplois, et qu’un total de 376 000 emplois se trouvent menacés pour l’année 2013 ?
Il est clair que ces gens ne s’en sortirons pas, parce qu’ils ne sont tout simplement pas faits pour cela. Car, c’est une chose que de faire de la politique à l’intérieur d’un parti, pour accéder à l’investiture, mais c’en est une toute autre que de faire de la politique à l’intérieur d’un gouvernement, pour atteindre l’efficacité.
Si donc ces gens sont condamnés à ne pas s’en sortir là, c’est que nous sommes quant à nous condamnés à les sortir de là, et même les sortir complètement de là.
Ne nous voilons pas la face en espérant que par miracle, des jours tranquilles sortirons de notre attentisme, ou que par une grâce soudaine, le ciel s’en viendra donner probité, générosité, responsabilité, inventivité et efficacité, à ceux dont il les a laissés jusqu’ici totalement démunis, alors même qu’il ne se trouve plus aucune place chez eux, encombrés qu’ils sont de tous leurs vices voués à leurs délices, pour pouvoir recevoir ces dons.
Non, par delà le calme obscène d’une satisfaction volontairement ignorante de l’indécence de notre situation, nous sommes désormais bel et bien à l’heure d’un choix historique, entre la poursuite de cette décadence, ou une salvatrice “révolution”, et ne pas se résigner à la première, c’est logiquement envisager la seconde. Préparons-nous… !
Paris, le 12 décembre 2012
Richard Pulvar
POURQUOI LES PUISSANTS ONT-ILS SI FACILEMENT TRIOMPHE ? PARCE QU’ILS ONT SU RENDRE LE PEUPLE ESCLAVE DE SES PROPRES VICES
Même si selon la forme qui est devenue prioritairement la sienne aujourd’hui, nous ne prenons conscience de son exercice sur nous que confusément et d’une façon indicible, alors que sa réalité est indéniable tant elle nous rend le quotidien étouffant, il est temps pour nous de constater que malgré toutes nos institutions démocratiques, nous n’avons encore pas été véritablement libérés de l’oppression, et que nous demeurons comme depuis toujours dans la nécessité d’avoir à lutter contre elle...
Malheureusement, si telle qu’elle s’exerçait principalement jusqu’alors, c’est-à-dire par “contrainte de corps”, et donc d’une façon qui nous était ainsi “objective”, les auteurs et les instruments de l’oppression se trouvaient directement identifiés, et qu’il nous était alors possible au prix d’un solide engagement, de combattre pour les mettre hors d’état de nuire, nous nous trouvons aujourd’hui face à une forme bien plus redoutable de cette oppression, qu’il conviendrait de dire par “contrainte d’esprit”.
Dans cette situation, les instruments de son exercice nous sont devenus “subjectifs”, puisqu’il s’agit bien de nos propres jugements et de nos propres raisonnements qui, selon des dispositions qui sont naturellement les nôtres, mais il est vrai, après une sournoise mise en condition psychique, emporte nos décisions quant à des actes incontestables par nous-mêmes, puisque découlant de notre gré, qui font que nous nous réalisons mutuellement, les uns contre les autres, comme les auteurs de notre propre oppression
.
Dans ces conditions, la lutte contre l’oppression dont les instruments et les auteurs apparents se trouve installés en nous-mêmes, semble être désespérée, puisqu’elle devient alors proprement suicidaire...
Des siècles d’une éprouvante expérience de l’existence, ainsi que des enseignements issus du fond des âges et aux auteurs oubliés, nous ont patiemment conduit à une “sagesse” qui consiste en la contestation “culturelle”, afin que nous puissions avantageusement nous constituer en “collectivité”, de dispositions “naturelles” qui elles, exercent en sens inverse, puisqu’elles ont toutes pour objet, la préservation exclusive des “individualités”.
C’est donc au nom de notre “culture” contestant notre “nature”, que nos inclinations selon cette dernière telles que l’égoïsme, le sectarisme, le racisme, la convoitise, la capture, l’agression, la domination, la spoliation, l’exclusion, le narcissisme et l’exhibitionnisme, et bien d’autres, qui vont toutes dans le sens d’une faveur pour l’individu au détriment de ses semblables, ont été condamnées...
lorsque l’oppression se trouve installée en nous-mêmes, la lutte contre elle, qui par le fait devient une lutte contre certains aspects de nous-mêmes, devient désespérée...
Il est manifeste que même en ce vingt et unième siècle, nous, citoyens et citoyennes, demeurons dans des sociétés encore largement dominées par les hommes ce n’est certainement pas selon la vaillance de ceux-ci, mais bien selon toutes leurs faiblesses, dont la volonté de domination en elle-même, en constitue déjà l’illustration la plus immédiate.
Paris, le 3 décembre 2012
Richard Pulvar
lundi 3 décembre 2012
LA MYSTIFICATION SOUS LE NOM DE “CRISE”, D’UNE ESCROQUERIE PLANETAIRE
Qu’est-ce que la crise ?
C’est un dysfonctionnement qui résulte du détournement des instruments financiers qui servent normalement à faire fonctionner l’appareil productif, et dont le service se trouvait habituellement rémunéré selon un pourcentage des bénéfices tirés justement de la production, pour pouvoir obtenir par des méthodes spéculatives, une rente financière bien supérieure, mais sans plus aucune production.
Cette augmentation de la puissance financière, sans une augmentation corrélative des richesses matérielles ou intellectuelles qu’elle est censée financer et en permettre l’échange, et dont la valeur prétendue ne repose donc que sur son libellé, ne correspond tout simplement à rien d’autre qu’à de la fabrication, malheureusement légale il est vrai, de “ fausse monnaie”...
Ainsi, par delà toutes les justifications évoquées, plus fallacieuses les unes que les autres telles que, le manque d’ardeur à l’effort prétendu des citoyens, les salaires trop élevés, les acquis sociaux trop généreux, les abus de la solidarité faits par des nécessiteux étrangers, le renchérissement des matières premières, et la concurrence déloyale des autres nations, cette crise n’est en réalité rien d’autre, dans ses fondements que cachent ses développement formels occasionnels et spectaculaires, que le résultat de ce qu’il convient bien de nommer, une “gigantesque escroquerie planétaire”.
Cette crise a ainsi atteint une dimension apocalyptique, par le fait que les entreprises, les banques et les institutions financières avec leurs innombrables “Kerviel”, se sont enivrées des années durant aux sources stupéfiantes de l’argent facile. Et ceci, sans le moindre scrupule quant au fait que la richesse dont elles se sont ainsi accaparées sans absolument rien produire, en feignant de croire que c’était leur argent qui travaillait, alors même que celui-ci ne servait plus à permettre qu’au moins, d’autres produisent cette richesse, n’était en réalité que du vol.
Mais, ce désastre est du surtout au fait que sous la mauvaise conduite de dirigeants carriéristes, uniquement préoccupés de jouir de l’exercice du pouvoir, et peu scrupuleux quant aux obligations morales de leur charge, les états ont joués dans cette affaire le triple rôle détestable de faux monnayeurs, en s’offrant sans retenue la facilité de déficits budgétaires, de receleurs, en utilisant alors pour combler ces déficits, l’argent issu de l’escroquerie, et de “blanchisseurs” en faisant en sorte que par les rouages des économies nationales, la fausse monnaie ne soit plus dissociable de la vraie...
Et, si tous les bobards par lesquels ils ont rendu les citoyens responsables eux-mêmes, des difficultés auxquelles ils avaient à faire face, tous ces mensonges qui leur ont servi jusqu’ici à masquer leur “forfaiture”, ont eu un tel succès, c’est qu’ils se sont servi pour cela, ce qui constitue peut-être le seul élément de justice dans cette affaire, de cette disposition commune aux nations, d’une moitié de leur population de détester sans retenue l’autre moitié, qu’on se charge alors de rendre responsable des dégâts. Ceci, de sorte que de ce point de vue, tous ces peuples dans l’embarras n’ont en réalité, que ce qu’ils méritent...
Cette crise se manifeste donc selon le cercle vicieux suivant, à savoir que c’est aux escrocs mêmes qui les ont ruinées, et le comble, avec la complicité de leur dirigeants, que pour pouvoir continuer à fonctionner, les nations empruntent des sommes considérables, lesquelles sommes ont justement été constituées chez les préteurs, par ce qui leur a été volé.
C’est donc à ceux-là mêmes qui les ont volées, que les victimes s’adressent pour pouvoir finir leur fin de mois, en leur empruntant de l’argent que les escrocs prétendent être le leur, alors que c’est justement celui qu’ils ont volé à ceux qui maintenant viennent le leur emprunter, et avec d’énormes intérêts...
Ahurissant...!
Il est facile de comprendre que par delà les arguments de raison des grands prêtres médiatiques de la science économique, pour lesquels la seule façon pour que les choses aillent mieux, c’est d’accepter avec des plans d’austérité qui se suivent sans fin, qu’elles aillent tous les jours un peu plus mal que la veille, qu’il n’y a en réalité aucune solution budgétaire ou économique, pour se libérer d’un système dans lequel on emprunte auprès de ceux qui vous volent, pour remplacer ce qu’ils vous ont volé, en leur devant ainsi de plus en plus ce qu’ils continuent de vous voler...
Bien sûr que l’austérité s’impose aujourd’hui comme on nous le dit. Mais, elle ne s’impose justement que pour la continuité du système, et ils sont encore nombreux ceux qui naïvement, pensent qu’il est possible d’y trouver une solution, selon le baratin de leur leader.
Il est plus que temps que cette crise soit enfin dénoncée pour ce qu’elle est, à savoir clairement une “escroquerie”, montée par des mafias qui ont fait de la finance, un instrument de domination universelle.
Notre difficulté réside dans le fait que, pas davantage que de solution économique ou budgétaire, il n’y a pas de solution politique selon les rouages habituels de notre démocratie, pour nous sortir de ce piège. Car la seule solution pour en finir avec ces voleurs qui nous rendent redevable de ce qu’ils nous ont volé en nous le prêtant, c’est de faire une bonne fois pour toutes, “défaut sur la dette”, c’est à dire refuser tout simplement de rembourser ce qui nous a été volé. Mais, les maîtres obscurs de ces mafias financières tentaculaires, sont parvenus à placer leurs “seconds couteaux”, à la tête tout à la fois, des partis politiques établis, des institutions financières nationales et internationales, et même à la tête des gouvernements et des états. Ceci, pour éviter la contagion de l’exemple des pays qui ont fait avantageusement défaut sur cette dette, ou l’exemple de ceux dont on présente les chefs comme étant des dictateurs, parce qu’ils ne font pas de dette...
Il est temps de prendre conscience que les partis politiques et les administrations sont sous la direction d’hommes qui, s’ils ne sont pas directement des agents de ces mafias, sont pour le moins des individus dont la philosophie politique les amènent à agir dans leur sens, raison pour laquelle elles ont favorisé plus ou moins ouvertement leurs carrières. C’est le cas pour de nombreux leaders politiques, qui demeurent persuadés du fond de leur narcissisme hypertrophié, de devoir leur parcours politique à leur charisme, alors qu’ils ne le doivent qu’à une habile manipulation médiatique organisée par ceux qui ont misé sur eux.
Dès lors, admettons que se libérer du carcan d’un système politique verrouillé, par ceux qui assoiffés de domination, prétendent nous réduire définitivement au statut d’esclave par endettement, ne porte qu’un nom, la “Révolution”.
Paris, le 3 décembre 2012
Richard Pulvar
LA SOUFFRANCE D’UNE SOUS-FRANCE
Ces hommes sont-ils la cause de notre actuel désarroi ?
Non bien sûr, mais ils en sont par leur total égarement, la parfaite représentation.
Les atermoiements d’un président de la république qui, ne sachant plus à quel saint se vouer, finit par n’avoir d’oreille que pour ceux qui bénéficient de puissants porte-voix auprès de lui, les crispations d’un ministre de l’intérieur dont l’affichage de fermeté tel qu’il se veut dissuasif, montre au contraire sa crainte à tout instant, de perdre le contrôle de la situation, et les rodomontades d’un nouveau “Tartarin”, qui veut faire passer ses pitreries et ses coups de gueule, pour une politique industrielle, nous révèlent qu’en réalité, nous sommes bien loin d’être réellement “gouvernés”.
Quant à l’opposition, elle ne peut en rien constituer un recours éventuel, compte tenu que par delà ses sarcasmes, elle demeure privée de tout discours politique construit, incapable qu’elle se sait de par son bilan accablant des cinq dernières années, de pouvoir apporter quelque solution que ce soit aux redoutables problèmes qui nous étreignent. Elle se saborde alors elle-même, par un furieux combat de chefs.
Dès lors, quelle doit être notre attitude ?
Nous devons avoir tout d’abord le courage de constater enfin, malgré les dénégations stupides de ce fait par certains, que notre nation se trouve désormais bel et bien “en deçà” de ce qui devrait être normalement son statut, compte tenu de son histoire, de son impressionnant bagage culturel, et de la grande qualité de ses citoyens. Et, pour parler directement, nous devons constater que nous sommes bel et bien entrés dans une phase de “décadence” de notre société, et ce n’est qu’en en ayant pleinement conscience, que nous pourrons nous préserver la moindre chance d’en réchapper.
Nous devons ensuite cesser de nous défausser sur ceux qui, compte tenu d’un désolant vide historique d’une élite authentique, se sont substitués à celle-ci, en comprenant qu’il n’y a aucune raison pour que les choses se passent mieux au niveau des équipes dirigeantes, qu’elles ne se passent dans le reste de la société, et il est clair à ce sujet que, mêmes si les dysfonctionnements y sont alors moins bruyants, les choses ne se passent pas mieux en cette dernière.
En réalité, nous souffrons collectivement d’une incohérence comportementale, qui est tout simplement logique d’une incohérence conceptuelle, celle de la représentation que les citoyens de ce pays, pour l’instant encore nominalement “occidentaux”, se font d’eux-mêmes, de leur nation, et de la nouvelle réalité du monde, qui visiblement leur échappe totalement.
Ceci pour dire que c’est bien la nation tout entière, et non pas seulement les équipes dirigeantes, qui marche totalement “à coté de ses pompes”. Et ceci curieusement, à cause de cette formidable accélération que les occidentaux ont imprimé à un monde qu’aujourd’hui, comble de l’ironie, ils ne parviennent plus à suivre...
Ce sont en effet les occidentaux qui ont engagé la planète toute entière dans la course folle de la mondialisation, parce qu’alors ils pensaient devenir seigneurs sur cette Terre. Mais, ce sont bien les instruments civils, institutionnels, culturels, scientifiques, technologiques et économiques, des occidentaux, repris avec bonheur par ceux des pays dits “émergents”, qui leur permettent de mener cette échappée dans la course au développement, que les nations occidentales réfugiées dans un “gruppetto”, rechignent à pourchasser.
Ceci, parce que ces changement brutaux les privent les humains d’une indispensable “familiarité”, à la fois avec leur cadre, et de leur mode de vie, et bien des citoyens font en ce moment l’amère expérience du fait que sans cette familiarité, et quelques seraient par ailleurs les avantages matériels d’une nouvelle situation, il ne peut y avoir de sentiment de “bien être”. Car, pour cela, il faut que les objets et les dispositions adoptées et appréciées comme étant satisfaisantes, demeurent suffisamment, pour procurer ce bien être...
Ceci signifie tout simplement qu’il faut logiquement du “temps”, pour “bien être”, et qu’il arrive un moment où la course folle au développement, aves les changements systématiques et incessants qu’elle entraine, se traduit par une “ruine” de ce bon temps.
Il sera toujours possible lors d’une consultation, de renoncer à cette course folle, et pour cela, de réfléchir aux formes à adopter d’une nouvelle sagesse sociale, hors de la brutalité des changements incessants, étant cependant bien entendu que ceci ne provoquera pas un retour à l’antériorité des transformations considérables qui se sont déjà opérées dans ce pays, et particulièrement, sa grande modification démographique.
Comprenons une bonne fois que rien n’ira dans ce pays, si une moitié de la population n’ayant rien décidé, puisqu’elle n’a tout simplement jamais été consulté à ce sujet, ne sait pas où elle va, et où l’autre moitié refuse obstinément d’aller là ou les profiteurs veulent l’entrainer...
Il est temps d’ouvrir le vaste débat national, en comprenant que les développements ahurissants de notre actualité signifient que nous continuons notre plongeon vers les abysses, avec ceci que nous ne tarderons pas à toucher enfin le fond, avec alors l’opportunité de remonter.
C’est à cette remontée qu’il nous faut déjà penser et nous préparer, en oubliant le reste.
Paris, les 27 novembre 2012
Richard Pulvar
UNE NATION QUI NE S'AIME PAS, PARCE QU'ELLE SE SENT ETRANGERE A ELLE-MEME
D’Athènes à Rome et de Madrid à Lisbonne, des hordes incessantes de contestataires, battent le pavé derrière des banderoles. Ceci,
pour signifier clairement qu’ils sont déterminés à disposer eux-mêmes de leurs existences et à faire obstacle à la prétention d’une conspiration de puissances d’argent, de prendre en quelque sorte une préemption sur celles-ci, en les vouant à l’endettement permanent. En fait, la volonté tant obscène qu’obsédée de domination, exercée par cette organisation financière informelle totalement obscure, qui constitue par ses réseaux une véritable “pieuvre” à vocation “antinationale”, mais à laquelle cependant ses nombreux tentacules donnent une portée multinationale, en fait clairement une ennemie du maintien de la liberté et du progrès, dans nos actuelles sociétés...
Cependant, concernant les nations dont ces villes sont les capitales, et si on excepte le cas des anciennes républiques de Gênes et de Venise, lesquelles n’avaient absolument rien de démocratique, et que l’une d’entre elles englobe désormais, celles-ci n’ont malheureusement accédé qu’assez tardivement au statut de république, près d’un siècle et demi après la France. Elles n’ont donc pas intégré au même point que celle-ci, la tradition révolutionnaire. Et ceci, d’autant moins qu’à peine s’étaient elles débarrassées de leurs monarchies, qu’elles sont tombées elles aussi sous le coup de redoutables et durables dictatures. Or, la dimension de ces nations n’a pas permis de transformer ces situations en aventure impériale, comme ce fut le cas en France, pour que toute l’Europe coalisée se mit alors en devoir d’abattre ces régimes.
Ceci fait que pour imposants et persistants qu’ils soient, ces cortèges ne suffisent pas pour autant à ébranler ces pouvoirs désavoués. Mais il en irait tout autrement si, répondant à l’attente évidente des autres peuples d’Europe, celui de la nation française décidait de prendre à sa charge selon sa tradition, de fournir la base doctrinale, et d’engager les premiers assauts contre les forteresses du pouvoir tenues désormais par les financiers, pour que soit engagée enfin la grande “révolution européenne” que les circonstances historiques imposent...
Mais voilà ! Devant revenir de l’idée qu’ils s’en faisaient encore et qui confusément, leur faisait abandonner la responsabilité de la conduite de cette affaire, à ces Français qui durant des siècles leur avaient montré le chemin en dominant outrageusement l’Europe, et qui s’étaient ainsi trouvé à l’origine de bien des transformations intervenues sur ce continent, des dizaines de millions d’Européens, constatent que la France est justement tout au contraire, devenue un des rares pays d’Europe dans lequel aujourd’hui, absolument rien ne bouge...!
Certains ont alors pensé un moment, qu’il ne s’agissait peut-être en ce calme douteux, que de celui qui dit-on, précède les tempêtes. Mais force est de constater que, tel que dans le “désert des Tartares”, l’événement autant redouté qu’attendu, et que nous pensions déjà en marche pour avoir cru voir quelques fumées dans le lointain, ne semble en réalité nullement poindre à l’horizon.
Il nous faut maintenant en convenir, la capacité aujourd’hui de la France, à conduire selon sa tradition, et au-delà même de l’Europe, une large partie du monde vers la rénovation, semble aujourd’hui n’appartenir qu’aux périodes de son glorieux passé.
Ceci, pour trois raisons essentielles.
La première, c’est que la base doctrinale autour de laquelle doit se construire le projet de nouvelle société, n’a toujours pas à ce jour été formulée par aucun de ceux qui en France, passent actuellement pour être des intellectuels. Or, un tel projet de devenir est absolument nécessaire pour qu’une “révolution” n’en soit pas réduite à n’être qu’une simple “révolte”. Car, elle risque ainsi de créer une situation pire encore que celle combattue, comme nous en avons hélas à endurer le triste spectacle, de l’Afghanistan à la Libye et en passant par l’Irak, et où ce sont des doctrines religieuses archaïques qui pour combler le vide, se proposent selon la plus totale incohérence, comme étant des projets de “rénovation” de la société.
La seconde, c’est que les révolutions ne se font évidemment pas avec des retraités, mais avec ceux qui ont un avenir à engager selon celles-ci, et la structure démographique de cette France devenue désormais dans une large mesure, une nation de vieillards, rend jour après jour de moins en moins probable l’explosion chez elle d’un vaste mouvement populaire.
La troisième, qui est de loin la plus problématique, c’est que la France d’aujourd’hui est devenue par quarante années de clientélisme électoral et de fumisterie gouvernementale, la nation de tous les sectarismes et de tous les racismes, au point d’être même par extraordinaire, montrée du doigt par des pays qui sont pourtant bien loin d’être exemplaires à ce sujet, tels que la Grande Bretagne, les Etats Unis d’Amérique, et l’Afrique du sud...!
Qui aurait pu imaginer cela il y a seulement quelques décennies, concernant ce pays dont “l’aura” fascinant avait en fait gagné toute la planète, après qu’il eut ouvert la voie de l’universalité avec sa fameuse déclaration des droits de l’homme, qui disait ainsi “l’humain”, sans distinction de classe, de race, ou de religion ? Or, c’est justement sur toute la ligne de cette déclaration qu’il se révèle aujourd’hui, comme étant “traitre” à ses propres idéaux. Car, il cumule, en plus de la traditionnelle division sociale selon laquelle il se montre désormais, plus inégalitaire que jamais, une division civile, entre les nationaux et les nombreux immigrés qui établis durablement, auraient du être naturalisés depuis longtemps déjà, et ensuite une division raciale, entre ceux d’origine européenne et tous les autres.
De plus, ce pays doit maintenant faire face à une délicate division confessionnelle, compte tenu de la naissance en son sein même, de citoyens appelés à devenir des musulmans, auxquels il n’a en fait laissé aucune chance d’identification possible avec lui, en conservant des attitudes et en menant une politique, selon la démarche de puissances “occidentales”, telles que depuis toujours celles-ci s’opposent traditionnellement, au monde arabo-musulman.
Ce manque total d’identification d’une grande partie de ses citoyens avec elle, tel qu’il nous est possible de le constater dans les quartiers perdus, avec la manifestation par certains paumés, écervelés et manipulés, d’un tas d’outrances comportementales et vestimentaires, au nom d’une religion dont ils en font un instrument de lutte contre ceux qui demeurent pourtant objectivement leurs “concitoyens”, il n’y a rien de pire qui puisse advenir à une nation.
C’est à cette rupture que nous devons le naufrage social et les incivilités détestables, qui gangrènent ces quartiers.
Dès lors, il tombe sous le sens que parvenu au fait de toutes ses divisions, il n’y a aucune possibilité pour que toute la nation puisse ainsi se dresser unie comme un seul homme, pour s’opposer à la manigance des assoiffés de domination, ces prédateurs et ces profiteurs, constitués en une ligue internationale malfaisante.
La grande “révolution européenne”, attendra encore quelques temps le réveil de la France, ou plus probablement et malheureusement pour nous tous, elle ne se produira pas...
Que s’est-il donc passé ?
Rien d’exceptionnel, sinon une incapacité totale de ceux qui se sont proposés pour présider à la destinée de la nation, de comprendre la logique implacable des choses, parce que la connaissance de celle-ci relève de spécialités telles que “l’étude du temps”, c’est à dire de la compréhension de ce qui, sur la base de leur antériorité, rend les événements prévisibles et inévitables, cette science et d’autres n’étant désormais plus “vendue” dans cette civilisation. Ceci, pour proposer à la nation une politique qui ne serait pas aussitôt mise en échec, parce qu’elle ne s’inscrirait pas dans le sens de cette logique, selon le cours des temps.
Deux erreurs fondamentales quant à certains des principes qui nous régissent, mais qui malheureusement demeurent insoupçonnés pour nombre d’entre nous, ont donc été commises par maladresse, et l’incompréhension de leur fait même, nous à abandonnés à ce jour sans aucune solution de réparation.
La première de ces erreurs, aux conséquences dramatiques, aura été pour presque tous les responsables de l’action publique en France, de croire qu’il était possible de se débarrasser aussi facilement qu’il suffisait d’en exprimer le désir, des implications non désirées d’une antériorité. Ainsi, tous les hommes politique de ce pays, ont-ils, à un moment donné de leur action gouvernementale, et face à des difficultés d’intégration sociale et de développement économique qu’ils ne parvenaient pas à maitriser, pris l’option de soustraire ce pays aux flux migratoires qui avaient pourtant toujours fait partie de son histoire.
Or, s’ils avaient eu connaissance de la logique des temps, ils auraient compris qu’il n’en était de ce phénomène de “migration”, que de la phase “postérieure” mais irréductible, d’un seul et même développement dont la phase antérieure fut la “colonisation”. Ils auraient alors compris que ces deux aspects d’une même chose étaient immanquables l’un de l’autre, aussi certainement que le sont la gauche et la droite d’un même objet.
En réalité, ces deux aspects d’un même processus que sont la “colonisation” d’abord, et “l’immigration” ensuite, se trouvent simplement différenciés dans “le temps”, comme étant le début et la fin d’une même évolution, tout comme se trouvent différenciés dans “l’espace”, la gauche et la droite d’un même objet...
Ceci pour dire qu’aussi certainement qu’il ne se pourrait pas sur un plan “spatial”, la gauche d’un objet sans sa partie symétrique, c’est-à-dire la droite de cet objet, il n’aurait pas pu se développer sur un plan “temporel” cette fois, un acte de colonisation, sans que de la même façon celui-ci n’implique tôt ou tard sa partie “symétrique”, c’est à dire un phénomène d’immigration vers la puissance coloniale. Et rien des dispositions gouvernementales n’aurait pu faire injure à cette logique implacable du temps, la seule chose qui demeurait possible pour ces responsables, c’était alors d’agir sur les formes que prendraient cette immigration obligée, afin de faire en sorte que les choses se passent pour le mieux...
Or, il est facile de comprendre à ce sujet, que les choses n’avaient aucune chance de bien “se passer”, quand pendant près de trente cinq ans, selon une politique irresponsable et vaine de fermeture des frontières, on s’est acharné à faire en sorte qu’elles ne se passent pas.
De fait, elles ne se sont effectivement pas bien passées, et voilà où nous en sommes...!
En réalité, cette procédure logique des règles temporelles qui nous régissent, et selon laquelle se trouvent articulés le phénomène de colonisation et celui de migration, correspond à la nécessité impérieuse mais malheureusement souvent ignorée, des peuples de se rencontrer. Ceci, afin de reconstituer une capacité à exercer dont ils usent, et qui par le fait même, s’use, et qui est logique du degré de “contradiction” selon lequel ils se trouvent au départ constitués, c'est-à-dire du degré de diversité de leur différentes composantes d’origine. Ceci, parce que dans tous les cas, c’est selon une nécessaire “différence”, que se trouve établi un “potentiel”. Toutes les grandes civilisations résultent ainsi, le fait est vérifiable, d’un grand métissage.
Cependant, aussi brillante qu’elle serait devenue par le fait des conditions favorables de sa constitution, une société qui selon le cours de son histoire se trouverait ensuite soustraite à un nécessaire flux migratoire “d’entretien”, tendrait à s’uniformiser.
Or, une société uniformisée se trouve par cela même privée des occasions d’un nécessaire engagement de ses membres les uns envers les autres, autrement dit, privée des occasions pour ces membres de “s’obliger” les uns envers les autres selon un projet commun, qui est ce en quoi consiste fondamentalement le fait même de “civilisation”. Ceci signifie simplement que s’il n’y a pas au départ de différence à conjuguer, il n’y a pas d’occasion de développement de civilisation.
La seconde erreur témoignant elle aussi de l’inconséquence totale de ces gouvernants, quant au fait qu’il se doivent d’inscrire leur action dans la logique du temps, c’est de ne pas avoir prêté attention au fait que, tout comme le corps physique, le corps social nécessite des changements qui sont la marque même de son inscription dans le temps, autrement dit, de la continuité de son “être” lui-même, mais qu’il ne supporte en ce sens, sans avoir à faire face à de graves problèmes, que de lentes et partielles modifications.
Une société doit donc tout à la fois, régulièrement mais modérément changer, et quant elle manque à la régularité de cette évolution, elle s’expose, soit à une révolution, soit à sa déchéance, et telle est bien l’alternative à laquelle nous devons actuellement faire face.
En effet, ce que nous comprenons comme étant le “temps”, étant un phénomène qui se réalise selon le rapport de la “circonstance” des choses, à la “constance” de celles-ci, un “changement” partiel de ses caractères, référencé par rapport au “maintien” global des autres, constitue la condition de tout “être”. Et ceci, étant bien entendu qu’il ne se peut d’être, qu’inscrit dans le temps. Dès lors, deux dispositions possèdent la même fatalité mortifère pour tout ce qui simplement “est”. Il s’agit tout d’abord de l’immobilisme total, cette situation où rien ne change et ne “devient” autre, selon une inertie qui est d’évidence logique de la mort. Mais il y a également la “fuite en avant”, cette situation où inversement, tout change tout le temps et bien trop vite, et où donc rien ne peut plus être, car rien ne peut plus “demeurer” pour cela, ne serait-ce qu’un instant.
Cette seconde disposition, est alors la plus dangereuse, parce qu’elle demeure souvent totalement insoupçonnée, et que nombre de changements s’effectuant au nom du “progrès”, ont en réalité une implication totalement délétère quant à “l’être” d’une société, et quant à la bonne structuration de celle-ci. Car, face à cette fuite en avant qui impose le renouvellement rapide de nos équipements, afin de consommation, et de nos institutions, afin de production, il n’est plus possible aux citoyens de s’établir selon une confortable et nécessaire “familiarité”, avec leur cadre de vie, tant physique qu’institutionnel.
Ainsi, les changements brutaux du cadre de vie, qu’il s’agisse déjà de l’environnement physique souvent dégradé, la privation de pouvoir jouir de nos équipements matériels, ceux-ci étant rendus dépassés avant même que nous ayons pu profiter du bien être de leur acquisition, les changements du cadre de nos relations conjugales et familiales, là aussi fortement dégradé, de même que celui de nos institutions sociales, économiques, et politiques, avec ce qu’elles pouvaient avoir de familier, et donc de rassurant, surtout avec la protection des individualités qui leur était attachée, a plongé toute la population dans un malaise confus et indicible.
Il s’agit en fait par ces nouvelles dispositions d’une véritable atteinte portée à “l’être” même des citoyens de ce pays, lesquels manquent de se montrer vigilants pour considérer à cette occasion que le “changement” ne suffit pas au “progrès”, loin de là, et que tout ce qui leur fut proposé et carrément imposé au nom de la réforme de nos mœurs politiques, économiques, sociales, et mêmes familiales, en vue de l’efficacité productiviste, sont la cause d’un manque dramatique de familiarité avec ce nouveau cadre de vie non choisi. Ceci leur procure alors le sentiment trouble et douloureux, d’être désormais rendus “étranger”, à une société qui demeurant pourtant la leur, ne leur ressemble plus en rien, à laquelle ils ne peuvent plus s’identifier, et de laquelle ils se sentent finalement curieusement exclus…
Toute la malfaisance de cette situation, c’est qu’ils attribuent alors les causes de ce malaise, à ce qui leur est le plus immédiatement visible comme étant étranger à leur société, c’est à dire les hommes venus d’ailleurs, où issus de migrants récemment établis en ce pays. Ces derniers sont alors rendus confusément responsables d’un malaise indicible, du au hiatus établi entre les citoyens et une société qu’ils n’ont pas choisie et qu’ils n’aiment pas, parce que leur différence visible, et les difficultés inévitables liées à leurs conditions d’existence, semblent alors être la cause de tous ces bouleversements problématiques.
C’est ainsi que toutes les difficultés auxquelles ont à faire face l’ensemble des nations engagées dans des modifications structurales déstabilisantes, au nom de la modernité et de l’efficacité productiviste, telles que l’endettement de ces nations entrainant paradoxalement, leur régression économique, les déficits sociaux et budgétaires, leur carence administrative, leur faillite éducative entrainant l’échec scolaire et l’augmentation de la délinquance, et d’une façon générale la rupture en leur sein du lien social, ont-elles commodément trouvé prétexte, dans la modification démographique dont ces nations ont parallèlement été les objets.
Aujourd’hui ce pays de France ne s’aime pas et surtout ne se reconnait pas tel qu’il est devenu, c’est à dire réduit à l’impuissance opérationnelle et à la régression de sa civilisation, et donc tel qu’il se trouve alors “représenté”, selon sa nouvelle structure démographique, que nombre de ses citoyens selon les apparences, rendent responsable de ce désastre.
Après que tant de responsables politiques aient en toute lâcheté, usé et abusé de cet argument fallacieux pour justifier de leur incapacité à faire cette nation retrouver la voie du véritable progrès, faire en sorte que les Français puissent à nouveau pleinement s’identifier à leur nation, et aimer celle-ci selon sa nouvelle structure démographique, afin de pouvoir la servir pour le mieux, ne sera pas un exercice facile. Mais, il est totalement illusoire d’espérer quelque progrès que ce soit dans la société française, quelque rénovation fondamentale dont elle pourrait alors exporter le modèle vers ses voisins, hors de cette réhabilitation préalable...
Paris, le 12 novembre 2012
Richard Pulvar
mercredi 17 octobre 2012
DES GRACQUES AUX GRECQUES, PLUS DE VINGT SIECLES DE LUTTE
Constatons le, depuis les frères Tiberius et Caius Gracchus, citoyens Romains pourtant issus de la plèbe, mais ayant accédé à l’aristocratie grâce à la magistrature, et qui dans la république romaine du 2e siècle avant J.C., s’employaient à lutter en faveur des humbles face aux puissants, jusqu’aux foules grecques qui défilent sans cesse aujourd’hui, pour éviter que des technocrates n’achèvent de désoler leur nation, l’histoire tout au long de ces siècles porte la marque d’un long chapelet de ces luttes incessantes, pour l’égalité, la justice, et le droit...
Et pourtant, ce monde ne va toujours pas mieux...
Nous sommes cependant amenés à combattre encore et toujours, tout simplement pour éviter que selon sa tendance naturelle “gravitationnelle”, celle qui constitue précisément la cause première de tous les faits “graves” que nous vivons, il ne devienne plus mauvais encore.
En fait, nous sommes un peu comme ces poissons qui vivent dans les rivières, et qui ne peuvent vivre que là. Ceux-ci sont condamnés en effet, à lutter sans cesse contre le courant dont le mouvement est bien de nature gravitationnelle, en tentant alors d’atteindre contre lui, l’amont de ces rivières. Mais ceci, sans jamais pour autant parvenir jusque là, et simplement pour éviter de se retrouver fatalement et tout bêtement dans la mer, où ils périraient...
Cette comparaison pour dire qu’il existe une tendance naturelle des choses qui, du point de vue de notre “humanité”, c’est à dire de cette qualité qui fait de nous autre chose que de simples animaux comme les autres, nous entraine constamment vers la faute. Celle-ci se juge alors comme telle, selon un arbitraire “affectif” quand à un ordre préférentiel des choses, qui nous conduit à condamner le meurtre, le vol, le viol, l’inceste, l’égoïsme, la méchanceté, la cruauté, et les abus de toutes sortes, selon tout autant de “scrupules” qui constituent le caractère fondamental de l’humain, et qui ne sont en rien la préoccupation des animaux...
Contre cette “tendance naturelle” qui tend à nous conduire à la faute selon nos options “sociales”, parce qu’elle à justement pour objet la protection égoïste de nos “individualités”, doit s’exercer en permanence notre vigilance et notre “exigence culturelle”, dont la finalité concerne quant à elle la bonne tenue de notre “collectivité”.
En effet, ce que nous concevons comme étant la “morale”, n’a de raison que sociale, sa finalité étant de nous permettre de nous établir selon les meilleures relations possibles, les uns avec les autres. Ceci, étant bien entendu que s’il se pouvait ainsi, l’individu isolé n’ayant de compte à rendre qu’à lui-même, et n’ayant donc pas d’occasion de porter atteinte aux autres, n’offenserait en rien la morale.
Cette tendance systématique de notre “égoïsme”, correspond à la nécessité physique de notre “nature” qui comme telle; est bien sûr “animale”, mais qui à la différence de celle des autres animaux, se trouve contrariée en les individus que nous sommes, en étant “humanisée”.
En fait, sa disposition égoïste à pour fonction de déterminer l’individu à se constituer “physiquement”. Ceci, en s’accaparant d’éléments prélevés sur son environnement, serait-ce alors au détriment des autres êtres qui s’y trouvent. C’est donc de cette disposition naturelle que vient notre détermination d’animaux bipèdes, à la “prédation”, et c’est pour cette raison qu’elle se trouve représentée par le corps de “lion”, ce prédateur par excellence, du grand sphinx de Guizeh.
Cette attitude “naturelle”, égoïste et prédatrice, est ainsi l’aspect comportemental qui, comme nous le constatons, est dominant, chez les hommes que nous disons habituellement “de droite”. Elle est alors “gravitationnelle”, en ce sens qu’elle tend à la constitution et à la préservation de l’intégrité physique de l’individu, par le rassemblement en la singularité de sa personne, et selon une tendance centripète qui relève bien du principe de gravitation, d’une pluralité d’éléments prélevés sur son environnement.
Face à cette attitude naturelle, et en la contrariant pour en limiter l’expression, il doit normalement s’exercer chez nous autres les humains, une exigence “culturelle”, selon nos préférences affectives arbitraires, quant à l’ordre des choses. Mais malheureusement, nous nous trouvons visiblement dans une période d’anomalie à ce sujet, car cette exigence semble ne plus s’exercer depuis déjà bien des années, dans notre actuelle société.
Cette exigence “culturelle” selon laquelle se trouve établie notre “morale”, est quant à elle “altruiste”, puisqu’elle s’oppose à la tendance gravitationnelle égoïste des individus, qui les détermine à s’accaparer des autres pour pouvoir se constituer, et qu’elle prévoie tout au contraire le don de soi aux autres, afin que par ce “partage” entre ses membres, puisse se constituer la “collectivité”.
Soyons alors bien attentif au fait qu’au contraire de l’égoïsme qui s’exprime par le fait, “naturellement”, autrement dit, d’une façon systématique et logique de nos individualités, l’exigence culturelle n’a quant à elle rien de spontané et de systématique, parce qu’elle est non pas gravitationnelle, mais “intentionnelle”, et nécessite des humains qu’ils s’y emploient, avec volonté et détermination, au nom d’une morale...
Cette exigence culturelle altruiste, constitue bien sûr l’aspect comportemental qui est dominant chez les hommes que nous disons “de gauche”. Elle se trouve représentée par la tête humaine du grand sphinx de Guizeh. Celui-ci signifiait de la sorte aux Egyptiens anciens, que la condition des humains sur cette terre, était de vivre fatalement dans la “contrainte”, et telle est d’ailleurs précisément la signification fondamentale du terme grec “sphynge”, qui notons le, est dans cette langue du genre féminin, dont découle notre mot masculin “sphinx”.
En fait, cette fatalité est due à la “contradiction” dont sont fondamentalement pétris les “humains”, ces animaux bipèdes humanisés, qui se voient contrariés dans leur “animalité”, par leur “humanité”.
Il ne s’agissait pas du tout pour ces Egyptiens, de célébrer la contrainte parce que telle, mais parce que cette contradiction dans laquelle nous sommes enfermés, entre les nécessités prédatrices de notre nature, contredites qu’elles se trouvent par les exigences de notre culture, et qui se trouve donc à l’origine de notre contrainte, constitue quant à elle la base même du développement du temps, et donc de “la vie”, dont le grand sphinx était en fait le “simulacre”.
En effet, le temps qui constitue bien sûr le principe qui sous-tend nos “existences”, se réalise du rapport contradictoire de la “circonstance”, autrement dit “ce qui change”, à la “constance”, autrement dit “ce qui demeure”. Dès lors, et par le fait même de la réalisation de nos existences selon cette contradiction, tout ce que nous exerçons ne peut se faire que contre quelque chose qui s’y oppose, d’où tout notre flot de contraintes existentielles.
Notons que le “simulacre” n’est pas un objet quelconque, mais la corrélation (simul), sensible (acer), autrement dit “physique”, de l’exercice d’une “métaphysique”, ce qui revient à dire en clair, qu’en plus de signifier quelque chose, le sphinx servait également à quelque chose, mais l’établir nous entrainerait beaucoup trop loin… Une prochaine fois peut-être…
Notons également à cet instant, que les Egyptiens ne contestaient pas la nécessité qu’il y ait une droite et une gauche, autrement dit, qu’il y ait tout à la fois de l’animalité et de l’humanité dans l’humain, mais ils signifiaient par cette allégorie de notre condition humaine, qu’il fallait absolument que face au caractère naturel et donc, spontané et systématique du premier, s’exerce l’exigence “intentionnelle” du second. C’est pourquoi le grand sphinx se trouvait précisément “orienté”, c’est-à-dire placé en direction de “l’orient”, lieu du soleil levant signifiant par cette ascension spectaculaire, le fait “intentionnel” qui sous-tend “la vie”, en tournant le dos à “l’occident”, lieu du soleil couchant, signifiant quant à lui le fait “gravitationnel” qui impose “la mort”...
Rappelons ici que “occident” signifie fondamentalement, “ce qui donne la mort”. Ce terme découle en effet d’une construction latine ancienne “oc-caedere”, dans laquelle le préfixe “oc”, indique “vers le bas”, et où le verbe “caedere”, signifie entre autres, “frapper”, ou encore, “faire céder”. Ainsi, “occaedere” deviendra “occidere”, qui a donné le verbe français “occire”. C’est alors une forme participe de ce verbe, “occidens”, qui signifiait clairement à l’origine, “ce qui fait céder vers le bas” ou, “ce qui frappe vers le bas”, et donc “ce qui abat”, qui à donné le mot français “occident”.
C’était bien en occident, là ou semblait sombrer le soleil source de vie, que les anciens situaient les lieux de la mort, et en ce sens, une civilisation qui se dit elle-même “occidentale”, et qui même s’en vante, est “nominalement”, une civilisation “mortifère”. Il s’agit là, d’un fait que de nombreux peuples dans les autres contrées du monde, ont déjà largement expérimenté, avant que ce ne soit l’heure semble-t-il maintenant, pour les occidentaux eux-mêmes, d’avoir à l’expérimenter à leur tour...
Ce qu’il nous faut comprendre et retenir de tout cela, c’est que face au caractère naturel, gravitationnel et systématique de notre détermination à l’égoïsme, à l’individualisme, et à la prédation, attitude qui constitue la manifestation comportementale dominante chez des hommes de droite, lesquels sont donc naturellement bellicistes et antisociaux, les progrès sociaux ne peuvent jamais être acquis définitivement. Et c’est d’ailleurs bien ce que nous venons de constater cinq années durant où, un gouvernement de droite parmi les plus totalement et stupidement réactionnaires que nous ayons jamais connus, nous a engagés au nom de sa “réforme” obsédée, dans une course ténébreuse et chaotique vers le moyen-âge.
Dans ces conditions, il nous faut absolument pour résister, une “gauche” et une vraie, et il est clair que les actuelles mafias totalement “immorales”, qui se prétendent la gauche dans notre pays, constituent le tout premier obstacle à la reprise de notre digne marche intentionnelle, vers le progrès, et qu’il nous importe au plus vite, de nous en débarrasser...
Il est plus que temps pour la survie de notre société, que nous fassions barrage à cette prétendue gauche bouffie de honte, de faussaires, de racistes, de bellicistes, et d’affairistes, de corrompus, de tricheurs, de pédophiles, et de violeurs, et ce n’est qu’ensuite que nous serons en mesure de pouvoir contrecarrer efficacement, toutes les dérives rétrogrades dans lesquelles une droite “d’hommes des cavernes” nous a entrainés.
Notre difficulté pour l’accomplissement de cette noble ambition, réside maintenant dans le fait que, suite à la défaite du bloc dit “socialiste”, mais qui était en réalité “stalinien”, et qui a chuté précisément pour cette triste raison, notre humanité est devenue “unijambiste”.
Toute la stupidité de certains, et d’autres auxquels les premiers se trouvent opposés, c’est de croire qu’une société pourrait n’être que libérale, et n’avoir ainsi de préoccupations que pour la sauvegarde des individualités, ou qu’elle pourrait n’être que socialiste, et n’avoir ainsi de préoccupation que pour la sauvegarde de la collectivité.
Mais en réalité, nous ne pouvons ainsi échapper à la contradiction, qui est celle selon laquelle nous sommes fondés en une “humanité”, puisqu’il s’agit précisément en celle-ci, d’une “collectivité d’individus”, ce qui impose que soit conjointement préservées selon deux tendances contradictoires, et donc jusqu’à un niveau limité pour la réalisation de chacune, l’étendue nécessaire et suffisante, des individualités, et celle nécessaire et suffisante, de la collectivité.
Dans ces conditions, il était tout à fait prévisible que la fin du système socialiste à laquelle nous avons assisté il y a une maintenant plus d’une vingtaine d’années, n’allait pas manquer d’entrainer tôt ou tard la fin misérable du système libéral à laquelle nous assistons en ce moment, et notre humanité qui était déjà unijambiste, va maintenant carrément se retrouver “cul de jatte”.
Or, c’est précisément ce qu’il nous faut absolument éviter, et pour cela, il nous faut récupérer à tout prix notre jambe gauche, là où nous l’avons abandonnée depuis déjà quelques années. Car, à cette époque désespérante où toutes les structures de solidarité, depuis les plus élémentaires telles que le couple, la famille, les petites collectivités locales, jusqu’aux plus grandes comme les syndicats, les partis politiques, et même la nation en proie à des divisions sociales, raciales, et confessionnelles, ont toutes voltigé en éclat, et où règne désormais la plus grande discorde, il faut manquer totalement de pertinence, pour considérer comme continuent de le faire stupidement certains, que ce dont notre société aurait besoin, c’est encore davantage de libéralisme...!
Certains s’appuient pour cela, sur un constat selon lequel le grand succès économique de la Chine par exemple, serait du au fait qu’elle s’est convertie totalement au libéralisme. Mais ceci n’est qu’apparent, car en réalité, la Chine n’a rien fait d’autre que de récupérer sa jambe droite qu’elle avait perdue depuis sa révolution, mais n’a pas pour autant perdu sa jambe gauche.
En effet, les Chinois ont très intelligemment conçu un système hybride, qui consiste à lier un libéralisme économique, à un collectivisme politique. Et si la Chine d’aujourd’hui a un tel succès, c’est bien sûr parce qu’elle a permis que par les initiatives privées, ses citoyens se lancent avec enthousiasme dans la conquête de l’eldorado économique. Mais c’est tout aussi certainement, bel et bien parce que le gouvernement chinois à assumé avec une remarquable responsabilité, une charge qui ne constitue la préoccupation habituelle que de gouvernements socialistes, à savoir réaliser à grands frais, tout les équipements collectifs nécessaires à la bonne structuration de la nation, laquelle constitue la disposition indispensable à l’exercice efficace en son sein, des individus, et qu’il a mené une politique audacieuse de grands travaux pharaoniques, qui ont puissamment stimulé l’économie.
Si les Chinois ne s’étaient pas dotés, grâce à l’action énergique de leur gouvernement socialiste, des écoles, des universités, des centres et instituts de recherche, des hôpitaux des centrales électriques, des logements, des équipements publics, des routes, des autoroutes, des voies ferrées, des port, des gares et des aérogares, et s’ils n’avaient pas stimulé la créativité de leurs ingénieurs, avec des programme ambitieux tels que la conquête spatiale, il est clair que la réussite économique n’aurait pas été au rendez-vous. Et elle l’aurait d’autant moins été, s’ils n’avaient pas pris des dispositions administratives, pour que tout puisse malgré tout bien se passer, dans cet immense pays peuplé d’un milliard quatre cents millions d’habitants, et pour lui éviter de sombrer ainsi dans une épouvantable pagaille, comme celle qui a suivi la destruction de l’Union Soviétique.
La réussite Chinoise, est donc bien due à leur articulation originale, entre libéralisme économique, et préoccupation politique collectiviste. Or c’est justement ce dernier point qui nous fait défaut dans notre actuelle société, où les gouvernements ne sont plus en état de procéder à la construction d’un cadre collectif, qui constituerait par les facilités qu’il permet, la faveur de l’entreprise des particuliers, et où il ne sont pas davantage en état d’assurer la bonne formation de ceux-ci, et pas même d’assurer la paix publique...
Pour que nous puissions récupérer cette capacité de notre état, il nous faut une gauche authentique, c’est-à-dire une gauche qui n’ait pas oublié que ce n’est que par la poursuite déterminée d’un “mieux être” à venir, qu’il est possible de s’assurer un “bien être” présent.
Il est temps de renouer avec la volonté de progrès, et en finir avec cette gauche démissionnaire, qui ne sait, entre les frasques de ses cadres, que nous proposer la régression, et la résignation sociale, comme si nous ne possédions pas déjà une droite pour cela...
Paris le, 15 octobre 2012
Richard Pulvar
MAUVAIS PRESAGE...!
L'Union Européenne vient de recevoir le prix Nobel de la Paix...!
Or, on ne voit vraiment pas quelle est l’action d’éclat qui aurait été menée par cette Union, laquelle demeure d’ailleurs véritablement lilliputienne sur le plan diplomatique, quant au règlement des conflits les plus dramatiques qui offensent encore à ce jour notre humanité, action qui aurait pu lui valoir une telle reconnaissance...!
Il semblerait qu’on ait voulu en fait la célébrer, comme étant un “espace de paix”, ce qui est effectivement le cas.
Cependant, il y a une incohérence dans cette affaire dans le fait que ce n’est pas cette Union Européenne qui a apporté la paix en Europe, puisque c’est au contraire précisément elle qui résulte d’une paix qui a permis sa construction, et qui par le fait, l’a précédée. La paix en Europe n’est donc pas un produit de l’Union Européenne, mais c’est au contraire l’Union Européenne qui est un produit de la paix, qui fut quant à elle l’œuvre d’ardents et de vaillants pacifistes...
Nous pourrions bien sûr nous contenter de sourire de cette inconséquence du comité du prix Nobel, mais il nous faut observer que ce monsieur Obama avait lui aussi reçu le prix Nobel de la paix, sans que l’on sache pourquoi, puisqu’il n’avait encore strictement rien fait, même si nous comprenons qu’il s’agissait selon ce geste, d’une forme d’incitation de la part des sages du comité, pour enjoindre leur lauréat à s’employer à faire triompher la paix, après que son prédécesseur ne se soit employé quant à lui, qu’à engager des guerres criminelles. Car, nous savons ce qu’il en est advenu...
Ce monsieur Obama, nobélisé à tort, et donc logiquement “maudit” selon une cette fausse qualification, à tout simplement continué et amplifié la guerre d’Afghanistan engagée par son prédécesseur. Il a manqué de mettre fin selon sa promesse, à cette honte universelle que constitue la prison de Guantanamo, et il n’a pas levé le plus petit bout de son doigt pour faire cesser ou pour le moins, dénoncer, les bombardements sauvages et criminels sur Gaza.
Il a engagé son pays dans une première guerre en Côte d’Ivoire, puis dans une seconde en Libye, il a instrumentalisé des factieux pour provoquer une guerre civile en Syrie, et il s’emploie à préparer la planète entière pour un engagement guerrier sans pareil contre l’Iran, véritable apocalypse prévisible, risquant d’entrainer toute notre humanité dans le désastre.
Nous pouvons facilement identifier ce résultat paradoxal comme relevant d’un fait de “malédiction”, c’est-à-dire qu’il ne s’agit en rien d’autre que de la réalisation malheureuse de l’expression “négative” d’un fait tel que “nommé”.
Ce dommage se produit lorsqu’un fait se trouve qualifié et nommé selon cette qualité, par “anticipation”, ce qui constitue une forme de “prédiction”, et non selon son “constat”, comme l’impose normalement la logique du processus de “nomination”, et qu’ensuite ce fait ne parvient pas à se réaliser selon la signification nominale directe du terme élogieux qui lui a été attribué, qui constitue l’expression “positive” de celui-ci, autrement dit, sa “bénédiction”.
Si cet Obama n’avait été qu’un quidam parmi d’autres, il ne lui serait rien arrivé par le fait de cette nomination inadaptée à sa réalité et à sa capacité. Mais, du fait qu’il soit un homme public, dont l’élection avait suscité de véritables liesses, “l’attente” induite en lui, par le fait de centaines de millions de gens de par le monde, le déterminait à se réaliser selon les “axes” de la mission qu’on attendait de lui voir accomplir, sans pouvoir y échapper, puisque c’est par cela même que se trouvait constituée en lui, son “intention”.
Il était donc obligé d’œuvre dans ce domaine, avec à la clef, l’éventualité d’une belle réussite, ou celle d’un fiasco total. Ceci, tout simplement parce qu’il ne pouvait pas avoir une autre intention, celle-ci étant induite en lui par l’attente de la multitude.
En effet, nous sommes responsables de nos actes, mais nous n’avons aucune capacité quant à la constitution en nous de nos intentions, celles-ci étant induites en nous par l’exercice sur nous de tout ce qui nous est autre, et particulièrement, par celui de nos semblables.
Nous reviendrons une prochaine fois sur cette question fondamentale du processus selon lequel nous nous trouvons “intentionnés”, parce qu’il y a bien sûr beaucoup à dire, mais cela nous éloignerait beaucoup trop de ce qui nous concerne directement ici...
Dès lors, cet Obama était condamné à se réaliser selon les axes de sa mission, lesquels sont malheureusement à double sens, soit en accomplissant sa mission selon la bénédiction du terme, c’est à dire en faisant la paix, soit en la trahissant selon la malédiction de ce terme, autrement dit en faisant la guerre, dès lors que par tous les barrages placés sur son chemin, il ne pouvait pas faire la paix. Mais comprenons bien ici, qu’en aucune façon il n’aurait pu échapper à cette alternative, pour manquer d’accomplir l’une ou l’autre de ces actions, et nous savons ce qu’il en advint, il ne put malheureusement que faire l’autre...
Ne pas comprendre que cet Obama, cet homme qui fut élu sur une promesse de paix, mais qui n’a su que faire des guerres, en faisant adopter la pire des lois liberticides qui soient, contre ses propres concitoyens, a été bien malgré lui l’objet d’un fait de “malédiction”, c’est ne rien comprendre à son histoire autrement déroutante...
Les artistes quant à eux connaissent bien ce phénomène “d’induction” déterminante qui s’établit dans un individu, et qui est du à “l’attente” par leur public, de leur prestation. Cette attente exerce ainsi sur eux, une véritable “attraction” dont ils désignent alors le ressenti comme étant précisément le “tract”. Ils constatent alors que leur meilleures prestations ont été celles précédées du pire des tracts, signe que leur public étant déjà acquis, attendait d’eux le meilleur, et leur permettait ainsi de le réaliser...
Ainsi ce prix Nobel attribué à l’Union Européenne, en récompense d’un fait dont elle fut la bénéficiaire, mais justement pas la bienfaitrice, risque-t-il de la maudire, si désormais, elle ne s’attache à la recherche obstinée de la paix. Or cette mission semble bien mal partie compte tenu de toutes les tensions qui existent en son sein, et si elle ne parvient pas à s’accomplir selon la bénédiction de cette mission, le pire est désormais à craindre dans cet espace...
Paris, le 13 octobre 2012
Richard Pulvar
UNE DES DERNIERES DIMENSIONS IMPERIALES, LA “FRANCOPHONIE”
La langue française n’est plus depuis quelque temps déjà, la propriété de la nation française, car il s’agit désormais pour l’essentiel, d’une langue d’Africains.
Ainsi, la plus grande nation francophone, tant par sa superficie (2 345 000 km²), que par sa population (74 000 000 d’habitants), c’est la République Démocratique du Congo, et la plus grande ville francophone au monde est de très loin, avec ses plus de quatorze millions d’habitants, la ville de Kinshasa, celle-là même ou s’ouvre demain vendredi 12, le 14e sommet de la “Francophonie”, sur fond de polémique...
Certains Africains de plus en plus nombreux la contestent, en s’imaginant, alors même qu’aucun “empereur” ne se trouve en situation pour pouvoir imposer autoritairement une telle décision, et qu’on n’imagine pas, vu la difficulté de mise en œuvre d’une telle affaire, et les rivalités que cela ne manquerait de créer, qu’un consensus continental puisse s’établir quant à son choix, qu’un jour viendra où une langue traditionnelle africaine deviendra la langue véhiculaire de tout le continent...
On a le droit d’en rêver...
Quant aux Français, de la Francophonie, ils n’en ont strictement rien à faire, ayant abandonné depuis bien longtemps déjà, tous les rêves de grandeur et de rayonnement culturel universel de la nation, pour se résigner à voir leur pays se fondre avec d’autres, comme une petite province de celui-ci, dans l’ensemble européen. Et ceci, même si tel qu’en ce moment, ils le vomissent, en le rendant responsable et non sans quelques raisons il faut bien le dire, du marasme dans lequel ils se trouvent...
En réalité, le culturel précède logiquement tout le reste, et ne pas s’en préoccuper, c’est se condamner.
C’est d’une culture florissante, que nait la félicité d’une civilisation, et c’est d’un “abrutissement”, dans le sens fondamental de “retour à l’état brut”, à cause d’une négligence et d’un manque d’exigence quant à cette question, que se nourrit la décadence d’une civilisation...
Dans ces conditions, il faut tout simplement savoir ce que l’on veut, pour comprendre le sens et l’intérêt de la Francophonie...
Paris, le 11 octobre 2012
Richard Pulvar
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