mercredi 17 octobre 2012
DES GRACQUES AUX GRECQUES, PLUS DE VINGT SIECLES DE LUTTE
Constatons le, depuis les frères Tiberius et Caius Gracchus, citoyens Romains pourtant issus de la plèbe, mais ayant accédé à l’aristocratie grâce à la magistrature, et qui dans la république romaine du 2e siècle avant J.C., s’employaient à lutter en faveur des humbles face aux puissants, jusqu’aux foules grecques qui défilent sans cesse aujourd’hui, pour éviter que des technocrates n’achèvent de désoler leur nation, l’histoire tout au long de ces siècles porte la marque d’un long chapelet de ces luttes incessantes, pour l’égalité, la justice, et le droit...
Et pourtant, ce monde ne va toujours pas mieux...
Nous sommes cependant amenés à combattre encore et toujours, tout simplement pour éviter que selon sa tendance naturelle “gravitationnelle”, celle qui constitue précisément la cause première de tous les faits “graves” que nous vivons, il ne devienne plus mauvais encore.
En fait, nous sommes un peu comme ces poissons qui vivent dans les rivières, et qui ne peuvent vivre que là. Ceux-ci sont condamnés en effet, à lutter sans cesse contre le courant dont le mouvement est bien de nature gravitationnelle, en tentant alors d’atteindre contre lui, l’amont de ces rivières. Mais ceci, sans jamais pour autant parvenir jusque là, et simplement pour éviter de se retrouver fatalement et tout bêtement dans la mer, où ils périraient...
Cette comparaison pour dire qu’il existe une tendance naturelle des choses qui, du point de vue de notre “humanité”, c’est à dire de cette qualité qui fait de nous autre chose que de simples animaux comme les autres, nous entraine constamment vers la faute. Celle-ci se juge alors comme telle, selon un arbitraire “affectif” quand à un ordre préférentiel des choses, qui nous conduit à condamner le meurtre, le vol, le viol, l’inceste, l’égoïsme, la méchanceté, la cruauté, et les abus de toutes sortes, selon tout autant de “scrupules” qui constituent le caractère fondamental de l’humain, et qui ne sont en rien la préoccupation des animaux...
Contre cette “tendance naturelle” qui tend à nous conduire à la faute selon nos options “sociales”, parce qu’elle à justement pour objet la protection égoïste de nos “individualités”, doit s’exercer en permanence notre vigilance et notre “exigence culturelle”, dont la finalité concerne quant à elle la bonne tenue de notre “collectivité”.
En effet, ce que nous concevons comme étant la “morale”, n’a de raison que sociale, sa finalité étant de nous permettre de nous établir selon les meilleures relations possibles, les uns avec les autres. Ceci, étant bien entendu que s’il se pouvait ainsi, l’individu isolé n’ayant de compte à rendre qu’à lui-même, et n’ayant donc pas d’occasion de porter atteinte aux autres, n’offenserait en rien la morale.
Cette tendance systématique de notre “égoïsme”, correspond à la nécessité physique de notre “nature” qui comme telle; est bien sûr “animale”, mais qui à la différence de celle des autres animaux, se trouve contrariée en les individus que nous sommes, en étant “humanisée”.
En fait, sa disposition égoïste à pour fonction de déterminer l’individu à se constituer “physiquement”. Ceci, en s’accaparant d’éléments prélevés sur son environnement, serait-ce alors au détriment des autres êtres qui s’y trouvent. C’est donc de cette disposition naturelle que vient notre détermination d’animaux bipèdes, à la “prédation”, et c’est pour cette raison qu’elle se trouve représentée par le corps de “lion”, ce prédateur par excellence, du grand sphinx de Guizeh.
Cette attitude “naturelle”, égoïste et prédatrice, est ainsi l’aspect comportemental qui, comme nous le constatons, est dominant, chez les hommes que nous disons habituellement “de droite”. Elle est alors “gravitationnelle”, en ce sens qu’elle tend à la constitution et à la préservation de l’intégrité physique de l’individu, par le rassemblement en la singularité de sa personne, et selon une tendance centripète qui relève bien du principe de gravitation, d’une pluralité d’éléments prélevés sur son environnement.
Face à cette attitude naturelle, et en la contrariant pour en limiter l’expression, il doit normalement s’exercer chez nous autres les humains, une exigence “culturelle”, selon nos préférences affectives arbitraires, quant à l’ordre des choses. Mais malheureusement, nous nous trouvons visiblement dans une période d’anomalie à ce sujet, car cette exigence semble ne plus s’exercer depuis déjà bien des années, dans notre actuelle société.
Cette exigence “culturelle” selon laquelle se trouve établie notre “morale”, est quant à elle “altruiste”, puisqu’elle s’oppose à la tendance gravitationnelle égoïste des individus, qui les détermine à s’accaparer des autres pour pouvoir se constituer, et qu’elle prévoie tout au contraire le don de soi aux autres, afin que par ce “partage” entre ses membres, puisse se constituer la “collectivité”.
Soyons alors bien attentif au fait qu’au contraire de l’égoïsme qui s’exprime par le fait, “naturellement”, autrement dit, d’une façon systématique et logique de nos individualités, l’exigence culturelle n’a quant à elle rien de spontané et de systématique, parce qu’elle est non pas gravitationnelle, mais “intentionnelle”, et nécessite des humains qu’ils s’y emploient, avec volonté et détermination, au nom d’une morale...
Cette exigence culturelle altruiste, constitue bien sûr l’aspect comportemental qui est dominant chez les hommes que nous disons “de gauche”. Elle se trouve représentée par la tête humaine du grand sphinx de Guizeh. Celui-ci signifiait de la sorte aux Egyptiens anciens, que la condition des humains sur cette terre, était de vivre fatalement dans la “contrainte”, et telle est d’ailleurs précisément la signification fondamentale du terme grec “sphynge”, qui notons le, est dans cette langue du genre féminin, dont découle notre mot masculin “sphinx”.
En fait, cette fatalité est due à la “contradiction” dont sont fondamentalement pétris les “humains”, ces animaux bipèdes humanisés, qui se voient contrariés dans leur “animalité”, par leur “humanité”.
Il ne s’agissait pas du tout pour ces Egyptiens, de célébrer la contrainte parce que telle, mais parce que cette contradiction dans laquelle nous sommes enfermés, entre les nécessités prédatrices de notre nature, contredites qu’elles se trouvent par les exigences de notre culture, et qui se trouve donc à l’origine de notre contrainte, constitue quant à elle la base même du développement du temps, et donc de “la vie”, dont le grand sphinx était en fait le “simulacre”.
En effet, le temps qui constitue bien sûr le principe qui sous-tend nos “existences”, se réalise du rapport contradictoire de la “circonstance”, autrement dit “ce qui change”, à la “constance”, autrement dit “ce qui demeure”. Dès lors, et par le fait même de la réalisation de nos existences selon cette contradiction, tout ce que nous exerçons ne peut se faire que contre quelque chose qui s’y oppose, d’où tout notre flot de contraintes existentielles.
Notons que le “simulacre” n’est pas un objet quelconque, mais la corrélation (simul), sensible (acer), autrement dit “physique”, de l’exercice d’une “métaphysique”, ce qui revient à dire en clair, qu’en plus de signifier quelque chose, le sphinx servait également à quelque chose, mais l’établir nous entrainerait beaucoup trop loin… Une prochaine fois peut-être…
Notons également à cet instant, que les Egyptiens ne contestaient pas la nécessité qu’il y ait une droite et une gauche, autrement dit, qu’il y ait tout à la fois de l’animalité et de l’humanité dans l’humain, mais ils signifiaient par cette allégorie de notre condition humaine, qu’il fallait absolument que face au caractère naturel et donc, spontané et systématique du premier, s’exerce l’exigence “intentionnelle” du second. C’est pourquoi le grand sphinx se trouvait précisément “orienté”, c’est-à-dire placé en direction de “l’orient”, lieu du soleil levant signifiant par cette ascension spectaculaire, le fait “intentionnel” qui sous-tend “la vie”, en tournant le dos à “l’occident”, lieu du soleil couchant, signifiant quant à lui le fait “gravitationnel” qui impose “la mort”...
Rappelons ici que “occident” signifie fondamentalement, “ce qui donne la mort”. Ce terme découle en effet d’une construction latine ancienne “oc-caedere”, dans laquelle le préfixe “oc”, indique “vers le bas”, et où le verbe “caedere”, signifie entre autres, “frapper”, ou encore, “faire céder”. Ainsi, “occaedere” deviendra “occidere”, qui a donné le verbe français “occire”. C’est alors une forme participe de ce verbe, “occidens”, qui signifiait clairement à l’origine, “ce qui fait céder vers le bas” ou, “ce qui frappe vers le bas”, et donc “ce qui abat”, qui à donné le mot français “occident”.
C’était bien en occident, là ou semblait sombrer le soleil source de vie, que les anciens situaient les lieux de la mort, et en ce sens, une civilisation qui se dit elle-même “occidentale”, et qui même s’en vante, est “nominalement”, une civilisation “mortifère”. Il s’agit là, d’un fait que de nombreux peuples dans les autres contrées du monde, ont déjà largement expérimenté, avant que ce ne soit l’heure semble-t-il maintenant, pour les occidentaux eux-mêmes, d’avoir à l’expérimenter à leur tour...
Ce qu’il nous faut comprendre et retenir de tout cela, c’est que face au caractère naturel, gravitationnel et systématique de notre détermination à l’égoïsme, à l’individualisme, et à la prédation, attitude qui constitue la manifestation comportementale dominante chez des hommes de droite, lesquels sont donc naturellement bellicistes et antisociaux, les progrès sociaux ne peuvent jamais être acquis définitivement. Et c’est d’ailleurs bien ce que nous venons de constater cinq années durant où, un gouvernement de droite parmi les plus totalement et stupidement réactionnaires que nous ayons jamais connus, nous a engagés au nom de sa “réforme” obsédée, dans une course ténébreuse et chaotique vers le moyen-âge.
Dans ces conditions, il nous faut absolument pour résister, une “gauche” et une vraie, et il est clair que les actuelles mafias totalement “immorales”, qui se prétendent la gauche dans notre pays, constituent le tout premier obstacle à la reprise de notre digne marche intentionnelle, vers le progrès, et qu’il nous importe au plus vite, de nous en débarrasser...
Il est plus que temps pour la survie de notre société, que nous fassions barrage à cette prétendue gauche bouffie de honte, de faussaires, de racistes, de bellicistes, et d’affairistes, de corrompus, de tricheurs, de pédophiles, et de violeurs, et ce n’est qu’ensuite que nous serons en mesure de pouvoir contrecarrer efficacement, toutes les dérives rétrogrades dans lesquelles une droite “d’hommes des cavernes” nous a entrainés.
Notre difficulté pour l’accomplissement de cette noble ambition, réside maintenant dans le fait que, suite à la défaite du bloc dit “socialiste”, mais qui était en réalité “stalinien”, et qui a chuté précisément pour cette triste raison, notre humanité est devenue “unijambiste”.
Toute la stupidité de certains, et d’autres auxquels les premiers se trouvent opposés, c’est de croire qu’une société pourrait n’être que libérale, et n’avoir ainsi de préoccupations que pour la sauvegarde des individualités, ou qu’elle pourrait n’être que socialiste, et n’avoir ainsi de préoccupation que pour la sauvegarde de la collectivité.
Mais en réalité, nous ne pouvons ainsi échapper à la contradiction, qui est celle selon laquelle nous sommes fondés en une “humanité”, puisqu’il s’agit précisément en celle-ci, d’une “collectivité d’individus”, ce qui impose que soit conjointement préservées selon deux tendances contradictoires, et donc jusqu’à un niveau limité pour la réalisation de chacune, l’étendue nécessaire et suffisante, des individualités, et celle nécessaire et suffisante, de la collectivité.
Dans ces conditions, il était tout à fait prévisible que la fin du système socialiste à laquelle nous avons assisté il y a une maintenant plus d’une vingtaine d’années, n’allait pas manquer d’entrainer tôt ou tard la fin misérable du système libéral à laquelle nous assistons en ce moment, et notre humanité qui était déjà unijambiste, va maintenant carrément se retrouver “cul de jatte”.
Or, c’est précisément ce qu’il nous faut absolument éviter, et pour cela, il nous faut récupérer à tout prix notre jambe gauche, là où nous l’avons abandonnée depuis déjà quelques années. Car, à cette époque désespérante où toutes les structures de solidarité, depuis les plus élémentaires telles que le couple, la famille, les petites collectivités locales, jusqu’aux plus grandes comme les syndicats, les partis politiques, et même la nation en proie à des divisions sociales, raciales, et confessionnelles, ont toutes voltigé en éclat, et où règne désormais la plus grande discorde, il faut manquer totalement de pertinence, pour considérer comme continuent de le faire stupidement certains, que ce dont notre société aurait besoin, c’est encore davantage de libéralisme...!
Certains s’appuient pour cela, sur un constat selon lequel le grand succès économique de la Chine par exemple, serait du au fait qu’elle s’est convertie totalement au libéralisme. Mais ceci n’est qu’apparent, car en réalité, la Chine n’a rien fait d’autre que de récupérer sa jambe droite qu’elle avait perdue depuis sa révolution, mais n’a pas pour autant perdu sa jambe gauche.
En effet, les Chinois ont très intelligemment conçu un système hybride, qui consiste à lier un libéralisme économique, à un collectivisme politique. Et si la Chine d’aujourd’hui a un tel succès, c’est bien sûr parce qu’elle a permis que par les initiatives privées, ses citoyens se lancent avec enthousiasme dans la conquête de l’eldorado économique. Mais c’est tout aussi certainement, bel et bien parce que le gouvernement chinois à assumé avec une remarquable responsabilité, une charge qui ne constitue la préoccupation habituelle que de gouvernements socialistes, à savoir réaliser à grands frais, tout les équipements collectifs nécessaires à la bonne structuration de la nation, laquelle constitue la disposition indispensable à l’exercice efficace en son sein, des individus, et qu’il a mené une politique audacieuse de grands travaux pharaoniques, qui ont puissamment stimulé l’économie.
Si les Chinois ne s’étaient pas dotés, grâce à l’action énergique de leur gouvernement socialiste, des écoles, des universités, des centres et instituts de recherche, des hôpitaux des centrales électriques, des logements, des équipements publics, des routes, des autoroutes, des voies ferrées, des port, des gares et des aérogares, et s’ils n’avaient pas stimulé la créativité de leurs ingénieurs, avec des programme ambitieux tels que la conquête spatiale, il est clair que la réussite économique n’aurait pas été au rendez-vous. Et elle l’aurait d’autant moins été, s’ils n’avaient pas pris des dispositions administratives, pour que tout puisse malgré tout bien se passer, dans cet immense pays peuplé d’un milliard quatre cents millions d’habitants, et pour lui éviter de sombrer ainsi dans une épouvantable pagaille, comme celle qui a suivi la destruction de l’Union Soviétique.
La réussite Chinoise, est donc bien due à leur articulation originale, entre libéralisme économique, et préoccupation politique collectiviste. Or c’est justement ce dernier point qui nous fait défaut dans notre actuelle société, où les gouvernements ne sont plus en état de procéder à la construction d’un cadre collectif, qui constituerait par les facilités qu’il permet, la faveur de l’entreprise des particuliers, et où il ne sont pas davantage en état d’assurer la bonne formation de ceux-ci, et pas même d’assurer la paix publique...
Pour que nous puissions récupérer cette capacité de notre état, il nous faut une gauche authentique, c’est-à-dire une gauche qui n’ait pas oublié que ce n’est que par la poursuite déterminée d’un “mieux être” à venir, qu’il est possible de s’assurer un “bien être” présent.
Il est temps de renouer avec la volonté de progrès, et en finir avec cette gauche démissionnaire, qui ne sait, entre les frasques de ses cadres, que nous proposer la régression, et la résignation sociale, comme si nous ne possédions pas déjà une droite pour cela...
Paris le, 15 octobre 2012
Richard Pulvar
MAUVAIS PRESAGE...!
L'Union Européenne vient de recevoir le prix Nobel de la Paix...!
Or, on ne voit vraiment pas quelle est l’action d’éclat qui aurait été menée par cette Union, laquelle demeure d’ailleurs véritablement lilliputienne sur le plan diplomatique, quant au règlement des conflits les plus dramatiques qui offensent encore à ce jour notre humanité, action qui aurait pu lui valoir une telle reconnaissance...!
Il semblerait qu’on ait voulu en fait la célébrer, comme étant un “espace de paix”, ce qui est effectivement le cas.
Cependant, il y a une incohérence dans cette affaire dans le fait que ce n’est pas cette Union Européenne qui a apporté la paix en Europe, puisque c’est au contraire précisément elle qui résulte d’une paix qui a permis sa construction, et qui par le fait, l’a précédée. La paix en Europe n’est donc pas un produit de l’Union Européenne, mais c’est au contraire l’Union Européenne qui est un produit de la paix, qui fut quant à elle l’œuvre d’ardents et de vaillants pacifistes...
Nous pourrions bien sûr nous contenter de sourire de cette inconséquence du comité du prix Nobel, mais il nous faut observer que ce monsieur Obama avait lui aussi reçu le prix Nobel de la paix, sans que l’on sache pourquoi, puisqu’il n’avait encore strictement rien fait, même si nous comprenons qu’il s’agissait selon ce geste, d’une forme d’incitation de la part des sages du comité, pour enjoindre leur lauréat à s’employer à faire triompher la paix, après que son prédécesseur ne se soit employé quant à lui, qu’à engager des guerres criminelles. Car, nous savons ce qu’il en est advenu...
Ce monsieur Obama, nobélisé à tort, et donc logiquement “maudit” selon une cette fausse qualification, à tout simplement continué et amplifié la guerre d’Afghanistan engagée par son prédécesseur. Il a manqué de mettre fin selon sa promesse, à cette honte universelle que constitue la prison de Guantanamo, et il n’a pas levé le plus petit bout de son doigt pour faire cesser ou pour le moins, dénoncer, les bombardements sauvages et criminels sur Gaza.
Il a engagé son pays dans une première guerre en Côte d’Ivoire, puis dans une seconde en Libye, il a instrumentalisé des factieux pour provoquer une guerre civile en Syrie, et il s’emploie à préparer la planète entière pour un engagement guerrier sans pareil contre l’Iran, véritable apocalypse prévisible, risquant d’entrainer toute notre humanité dans le désastre.
Nous pouvons facilement identifier ce résultat paradoxal comme relevant d’un fait de “malédiction”, c’est-à-dire qu’il ne s’agit en rien d’autre que de la réalisation malheureuse de l’expression “négative” d’un fait tel que “nommé”.
Ce dommage se produit lorsqu’un fait se trouve qualifié et nommé selon cette qualité, par “anticipation”, ce qui constitue une forme de “prédiction”, et non selon son “constat”, comme l’impose normalement la logique du processus de “nomination”, et qu’ensuite ce fait ne parvient pas à se réaliser selon la signification nominale directe du terme élogieux qui lui a été attribué, qui constitue l’expression “positive” de celui-ci, autrement dit, sa “bénédiction”.
Si cet Obama n’avait été qu’un quidam parmi d’autres, il ne lui serait rien arrivé par le fait de cette nomination inadaptée à sa réalité et à sa capacité. Mais, du fait qu’il soit un homme public, dont l’élection avait suscité de véritables liesses, “l’attente” induite en lui, par le fait de centaines de millions de gens de par le monde, le déterminait à se réaliser selon les “axes” de la mission qu’on attendait de lui voir accomplir, sans pouvoir y échapper, puisque c’est par cela même que se trouvait constituée en lui, son “intention”.
Il était donc obligé d’œuvre dans ce domaine, avec à la clef, l’éventualité d’une belle réussite, ou celle d’un fiasco total. Ceci, tout simplement parce qu’il ne pouvait pas avoir une autre intention, celle-ci étant induite en lui par l’attente de la multitude.
En effet, nous sommes responsables de nos actes, mais nous n’avons aucune capacité quant à la constitution en nous de nos intentions, celles-ci étant induites en nous par l’exercice sur nous de tout ce qui nous est autre, et particulièrement, par celui de nos semblables.
Nous reviendrons une prochaine fois sur cette question fondamentale du processus selon lequel nous nous trouvons “intentionnés”, parce qu’il y a bien sûr beaucoup à dire, mais cela nous éloignerait beaucoup trop de ce qui nous concerne directement ici...
Dès lors, cet Obama était condamné à se réaliser selon les axes de sa mission, lesquels sont malheureusement à double sens, soit en accomplissant sa mission selon la bénédiction du terme, c’est à dire en faisant la paix, soit en la trahissant selon la malédiction de ce terme, autrement dit en faisant la guerre, dès lors que par tous les barrages placés sur son chemin, il ne pouvait pas faire la paix. Mais comprenons bien ici, qu’en aucune façon il n’aurait pu échapper à cette alternative, pour manquer d’accomplir l’une ou l’autre de ces actions, et nous savons ce qu’il en advint, il ne put malheureusement que faire l’autre...
Ne pas comprendre que cet Obama, cet homme qui fut élu sur une promesse de paix, mais qui n’a su que faire des guerres, en faisant adopter la pire des lois liberticides qui soient, contre ses propres concitoyens, a été bien malgré lui l’objet d’un fait de “malédiction”, c’est ne rien comprendre à son histoire autrement déroutante...
Les artistes quant à eux connaissent bien ce phénomène “d’induction” déterminante qui s’établit dans un individu, et qui est du à “l’attente” par leur public, de leur prestation. Cette attente exerce ainsi sur eux, une véritable “attraction” dont ils désignent alors le ressenti comme étant précisément le “tract”. Ils constatent alors que leur meilleures prestations ont été celles précédées du pire des tracts, signe que leur public étant déjà acquis, attendait d’eux le meilleur, et leur permettait ainsi de le réaliser...
Ainsi ce prix Nobel attribué à l’Union Européenne, en récompense d’un fait dont elle fut la bénéficiaire, mais justement pas la bienfaitrice, risque-t-il de la maudire, si désormais, elle ne s’attache à la recherche obstinée de la paix. Or cette mission semble bien mal partie compte tenu de toutes les tensions qui existent en son sein, et si elle ne parvient pas à s’accomplir selon la bénédiction de cette mission, le pire est désormais à craindre dans cet espace...
Paris, le 13 octobre 2012
Richard Pulvar
UNE DES DERNIERES DIMENSIONS IMPERIALES, LA “FRANCOPHONIE”
La langue française n’est plus depuis quelque temps déjà, la propriété de la nation française, car il s’agit désormais pour l’essentiel, d’une langue d’Africains.
Ainsi, la plus grande nation francophone, tant par sa superficie (2 345 000 km²), que par sa population (74 000 000 d’habitants), c’est la République Démocratique du Congo, et la plus grande ville francophone au monde est de très loin, avec ses plus de quatorze millions d’habitants, la ville de Kinshasa, celle-là même ou s’ouvre demain vendredi 12, le 14e sommet de la “Francophonie”, sur fond de polémique...
Certains Africains de plus en plus nombreux la contestent, en s’imaginant, alors même qu’aucun “empereur” ne se trouve en situation pour pouvoir imposer autoritairement une telle décision, et qu’on n’imagine pas, vu la difficulté de mise en œuvre d’une telle affaire, et les rivalités que cela ne manquerait de créer, qu’un consensus continental puisse s’établir quant à son choix, qu’un jour viendra où une langue traditionnelle africaine deviendra la langue véhiculaire de tout le continent...
On a le droit d’en rêver...
Quant aux Français, de la Francophonie, ils n’en ont strictement rien à faire, ayant abandonné depuis bien longtemps déjà, tous les rêves de grandeur et de rayonnement culturel universel de la nation, pour se résigner à voir leur pays se fondre avec d’autres, comme une petite province de celui-ci, dans l’ensemble européen. Et ceci, même si tel qu’en ce moment, ils le vomissent, en le rendant responsable et non sans quelques raisons il faut bien le dire, du marasme dans lequel ils se trouvent...
En réalité, le culturel précède logiquement tout le reste, et ne pas s’en préoccuper, c’est se condamner.
C’est d’une culture florissante, que nait la félicité d’une civilisation, et c’est d’un “abrutissement”, dans le sens fondamental de “retour à l’état brut”, à cause d’une négligence et d’un manque d’exigence quant à cette question, que se nourrit la décadence d’une civilisation...
Dans ces conditions, il faut tout simplement savoir ce que l’on veut, pour comprendre le sens et l’intérêt de la Francophonie...
Paris, le 11 octobre 2012
Richard Pulvar
vendredi 5 octobre 2012
EUROPE, CELLE QUI FUT ENLEVEE
A l’heure où une de ces polémiques minables qui égayent de temps à autre, la platitude du débat public français, et concernant un racisme “anti-blanc” qui sévirait dans les quartiers, se fait jour, un des archaïsmes de la pensée dominante qui règne dans ce pays, et qui semble donner une légitimité au sectarisme racial sur fond social qui malheureusement s’y développe, consiste à croire encore que la race blanche dite “européenne”, serait nominalement selon cette appellation même, une race originelle du continent européen.
Cette conviction permet dès lors à certains de juger comme constituant une réelle anomalie, le fait qu’il se trouve dans cette belle contrée, tant de gens originaires, ou descendants d’originaires, d’autres continents.
Selon cette idée, il se serait produit l’émergence sur ce sol, d’un “homo europeanus”, établissant par le fait son droit prioritaire et même exclusif sur cette partie du monde, et ainsi, sa légitimité à s’employer avec un tel acharnement, à en chasser les autres...
Mais il est temps aujourd’hui de se débarrasser de cette “croyance” infantile, car en réalité, les hommes blancs établis sur ce continent, n’y sont pas là autrement que les autres car eux aussi, ils sont tout simplement venus d’ailleurs. De plus, ils n’y ont pas été les premiers, et selon la logique du “cosmos”, ils n’y seront pas davantage les derniers.
Il faut donc comprendre et admettre cela et cesser enfin de s’arc-bouter stupidement contre le “vent de l’histoire”, celui qui fait que fatalement en tous lieux il adviendra d’ailleurs, et qui fera de ce continent ce qu’il doit devenir, en se moquant pas mal des considérations de ces leaders politiques qui seraient bien téméraires, de se croire capables contre lui.
Car, l’attitude de ces gens équivaut à se prétendre capables de lutter contre “le temps”. Or, celui qui est capable de lutter contre le temps, en ce sens qu’il lutte par-là, contre la mort, c’est par définition le “héros”, lequel se trouve ainsi désigné selon un sémantème “hera”, qui signifie le fait de constance, et dont une forme déclinée marquant sa contradiction est “hora”, qui signifie quant à elle, le fait de circonstance, et, il est manifeste que ces hommes politiques, n’ont absolument rien de héros.
Ce qu’il y a d’amusant dans cette affaire c’est que si, comme beaucoup de gens de cette région continuent de le penser encore, les hommes blancs étaient originaires d’Europe, ce continent ne s’appellerait justement pas comme cela. Car ce nom rappelle précisément, son invasion par ceux qui allaient alors devenir, du fait même de celle-ci, des “Européens”.
Ce qui nous concerne ici, ce n’est pas de tenter par l’évocation d’un lointain passé, de prendre une dérisoire revanche sur les comptes rendus forcément approximatifs pour certains, et qui ont été faits à ce jour, quant à l’histoire de notre humanité. Cependant il nous importe de rétablir certaines vérités, pour pouvoir enfin nous débarrasser de cette incohérence indigne de notre époque, que constitue la persistance d’un racisme qui empoisonne la vie de notre société, et qui est du pour l’essentiel, à une représentation volontiers fantaisiste des choses. Celle-ci tend en effet à présenter, selon l’approche “ethnocentrique” de l’histoire qui demeure volontiers celle des Européens, certaines catégories d’hommes participant pourtant d’une humanité que nous savons bien “une”, comme n’ayant pas manifesté les mêmes capacités que d’autres, dans la constitution du patrimoine culturel de notre humanité.
Or, à ce sujet, la plus grande prudence doit en effet être de mise, à cette heure même où les anthropologues viennent de repousser encore les origines de “l’homo sapiens” jusqu’à l’horizon des 200 000 ans avant nous. Car, nous constatons ce faisant que nous demeurons dans l’ignorance totale de plus des 9/10e de l’histoire de l’homme moderne. Or, compte tenu qu’il avait la même capacité psychique que nous, aucune théorie sérieuse ne peut prétendre qu’il serait demeuré près de 185 000 ans, sans absolument rien développer de significatif, pour ne se résoudre finalement aux premières civilisations que nous lui reconnaissons, et on se demanderait alors pourquoi à cet instant, qu’aux alentours d’il y a seulement 15 000 ans.
De plus, depuis ces prémices lointaines jusqu’à ce que les différentes académies considèrent comme étant l’aube des grandes civilisations, et que nous situons aux alentours de 3 500 ans avant J.C., il demeure dans nos résolutions, un vide qui offense la logique...
En fait, ces dates que nous fixons comme étant celles des premières grandes aventures humaines, ne sont que celles que nous permettent de définir pour l’instant les résultats de nos recherches, selon les moyens d’investigation dont nous disposons. Mais ceci, alors même que bien des “bizarreries” recensées en différents endroits de notre planète, débouchent sur une incertitude surprenante qui a fait dire à l’historienne sud américaine Suzana Caron :
“ Il est évident qu’il existe une antiquité de l’antiquité ”
Il existe ainsi des tas de choses du passé encore à découvrir, et d’autres à correctement expliciter, mais dont nous possédons des traces fossilisées dans la mémoire des hommes, telles qu’elles apparaissent dans les métaphores de leurs différentes traditions et mythologie, et dans la sémantique des mots par lesquels ils désignent les choses.
Il nous faut alors constater de façon simplement objective, que les noms que portent jusqu’à aujourd’hui les peuples blancs européens, emportent une charge sémantique bien peu élogieuse, pour ne pas dire carrément accablante, dont il serait douteux qu’ils s’en soient affublés eux-mêmes, ce qui signifie qu’ils ont visiblement été “nommés”. Or, il existe bien sûr un rapport d’autorité entre celui qui nomme, et celui qui est nommé, de sorte qu’il apparait clairement que fut une époque, ou ces peuples européens furent soumis à d’autres.
D’autre part, bien des événements pourtant relatés dans des mythologies européennes telles que la grecque et la romaine, ne semblent en rien concerner leur rapporteurs, et ne semblent même pas relater des faits s’étant produits en Europe.
En fait, ces peuples semblent n’être tout simplement que les derniers dépositaires de traditions bien plus anciennes qu’eux, et il n’est pour se convaincre de cela, qu’à constater l’extrême densité de ces mythologies dont on accorde habituellement la paternité aux Grecs et aux Romains, et qui de ce point de vue, constitueraient des cas tout à fait exceptionnels dans l’espace européen. Car, en comparant cette production à celles des autres nations européennes sur près de vingt siècles, on ne voit pas quelles auraient pu être les conditions et les occasions si différentes qu’ailleurs, pour la constitution de deux œuvres aussi importantes, que les autres nations d’Europe n’ont pas produites, et en si peu de temps, quelques siècles seulement. De plus, il est manifeste que par le rapprochement qu’ils opéraient eux-mêmes entre les noms différents qu’ils accordaient à ceux qui se révélaient être les mêmes héros, les Grecs et les Romains semblent bien avoir hérité d’une seule et unique tradition, venue d’ailleurs, mais par deux voies différentes.
Quoi qu’il en soit, c’est à partir de ces mythologies et l’étymologie des noms des lieux et des peuples, pour comprendre ce qui leur valait d’être ainsi nommé, que nous allons pouvoir remonter aux origines de ce fait européen, et selon cette façon d’opérer, il apparait curieusement que dans la signification fondamentale de son nom, l’Europe fait référence à un événement bien particulier, car en effet:
“Eu-rope”, est, telle qu’elle est dite, “celle qui fut enlevée”.
Le sémantème “eu” qui est ici en préfixe, désigne ce qui “participe” de l’avoir, comme en français nous disons “j’ai eu”, en utilisant cette forme participe, pour signifier le fait de s’être constitué un avoir. En grec, il signifie “bien”. Il existe évidemment un rapport fondamental entre le “bien”, et “l’avoir”, celui qui nous fait dire comme en français, “posséder un bien”, pour signifier, “posséder un avoir”.
Sans nous aventurer trop loin dans des développements compliqués, disons cependant afin de la bonne compréhension des choses, que ces notions lointaines du bien et de l’avoir, sont cohérentes à l’opposition décrite selon les écritures entre le “bien” et le “mal”.
En effet, contrairement à la façon dont beaucoup le comprennent encore, il ne s’agit absolument pas là, en ces notions de bien et de mal, de considérations morales, mais de la signification de principes “cosmologiques”, autrement dit, de règles fonctionnelles régissant notre univers dans tous ses aspects. Dans cette compréhension des choses, le “bien” est ce qui implique “l’apparition de l’être”, et ceci, par le rassemblement en la cohérence d’un “entier”, d’une pluralité de parties.
La constitution de cet entier correspond alors au “fait de terre” des écritures, comme il fut dit de notre illustre ancêtre Adam, qu’il fut “fait de terre” pour signifier en réalité, qu’il fut constitué comme un entier indivis, autrement dit comme un “individu”. Or, cette constitution de l’entier qui est la finalité du “bien” cosmologique, se fait évidemment par un “avoir”, c’est-à-dire par une acquisition, celle de ses parties, d’où le rapport entre ce qu’est le bien et l’avoir.
Le sémantème “rope”, est une forme déclinée de “rape”, avec l’implication sémantique de : “à la façon de rape”, ou encore “par rape”. Or le sémantème “rape”, évoque la “capture”, tel qu’il a donné le verbe latin “rapere”, et les mots français rapine, et rapace. Il vient de cela que “rope” signifie “par capture”, et que finalement “eu-rope” est ce qui constitua un avoir, par capture, autrement dit, ce qui fut enlevé.
Europe, est donc bien en ce sens, “celle qui fut enlevée”.
Pour retrouver la raison de cette appellation, observons que la “tradition” nous dit à ce sujet que Zeus, ayant revêtu l’aspect d’un taureau, s’en est venu séduire Europe, qui était la fille d’Agénor, roi de Tyr, et l’a emportée...
Il existe une allégorie à ce sujet, reproduite sur la pièce grecque de deux euros telle qu’elle se trouve représentée ici. Les Grecs ne pouvaient évidemment pas faire autrement que d’évoquer sur elle-même, ce fait de leur mythologie qui a donné son nom à ce continent, et à cette pièce. On y voit donc Europe chevauchant un taureau.
Il existe une autre allégorie représentant Europe fort déprimée, et tournant le dos à Zeus représenté cette fois par un aigle, selon l’opposition signifiée dans la tradition, entre les “aquilins”, ceux de l’aigle, autrement dit les “blancs”, et les “léonins”, ceux du lion, autrement dit, les noirs. La représentation de Zeus en aigle signifie donc qu’à cet instant, il représente les peuples blancs, ceux là mêmes qui vont selon cet acte, devenir des européens.
Selon les métaphores de la mythologie, dire de Zeus qu’il à “séduit” Europe, selon le verbe latin “seducere” signifiant “emmener à l’écart”, revient en fait à dire que pour le moins, il l’a enlevée contre sa volonté, et c’est pour cela qu’on la représente chevauchant ce taureau, mais tournée vers l’arrière, ce qui montre bien son non consentement.
Quant au taureau, “ta-urus”, dont Zeus prit la forme, il symbolise en cette allégorie, la “force de la terre”, avec signifiant la force “urus”, et la terre “ta”, comme en égyptien ancien.
Le taureau est un animal puissant qui ne mange pourtant que de l’herbe, et qui en broutant, semble s’alimenter directement de la force de la terre que par-là, il représente. Mais, comprenons que selon cette métaphore, cette force de la terre provient des “enfers”, autrement dit, des endroits souterrains qui sont les lieux de la mort, et qu’en ce sens sa manifestation n’est rien d’autre que ce que nous appelons justement selon ce rapport à la terre, la “terreur”.
Observons à ce sujet, que le charbon et le fer qui constituent les principaux éléments à partir desquels vont être forgés les instruments de la guerre, tout comme ceux du travail, lequel se substituera favorablement à celle-ci, proviennent bien comme manifestant ses forces, de la terre. Or, la guerre et le travail sont les deux activités les plus emblématiques de la rude civilisation occidentale, ce qui fait des hommes ainsi voués à celles-ci,
C’est parce qu’il représentait les forces jugées maléfiques de la terre, la terreur, que les Egyptiens sacrifiaient le taureau, selon un rituel qui se trouve à l’origine de la tauromachie.
Ainsi Zeus, s’est-il emparé d’Europe par la terreur, alors que celle-ci était alors dite, “fille d’Agenor”, roi de Tyr.
Agenor, est la forme hellénisée de l’égyptien “akhe-n-hor“, signifiant littéralement, “celui qui est en l’âme (akhe) du soleil (hor)”, autrement dit celui qui a la “faveur du soleil”. Il s’agissait donc d’une autre façon d’évoquer le “nègre”, tel qu’il est justement dit “ni-ger”, mot devenu latin par adoption, mais qui ne possède pas d’étymologie latine, qui dans une acception large signifie “fils du ciel”, et dans une acception plus restreinte, “fils du soleil”. Curieusement, ce “ni” de ni-ger, évoquant le soleil, est le même que celui de “ni-pon”, qui signifie “ les racines du soleil”, façon de désigner “l’empire du soleil levant”, le Japon.
La grande tradition, qui est le compte rendu d’une investigation menée sur les choses, par l’analogie, et non pas par l’analyse, traduit les rapports établis entre les choses, par leur analogie avec des rapports familiaux. C’est ainsi que tout ce qui procède à autre est dit “père”, tout ce qui procède d’autre est dit “fils”, et que tout ce qui participe à autre est dit “fille”. Dire ainsi d’Europe qu’elle est fille d’Agenor, c’est signifier clairement qu’à cette époque, elle participait de l’espace des nègres, et qu’elle leur fut enlevée par un acte guerrier dont l’auteur identifié est Zeus en taureau.
Il est temps de démythifier ce Zeus pour comprendre que les anciens désignaient ainsi, “la force des choses”, ou encore, “la logique des temps”, telle que celle-ci s’impose bien sûr, implacablement à tout, et c’est pourquoi ils en avaient fait le maître suprême de l’Olympe.
C’est donc selon la logique des temps, Zeus, dont l’épouse est justement “Hera”, celle de la constance des choses contre laquelle “il advient”, leurs rapports conjugaux étant réputés orageux, que les nègres qui s’y trouvaient, ont perdu l’espace d’Europe, au bénéfice de ceux qui ont pu mettre d’autant plus facilement en œuvre les forces de la terre, qu’ils étaient eux-mêmes les “fils de la terre”, et en ce sens nominalement opposés, aux “fils du soleil”.
Il est amusant de constater que jusqu’à aujourd’hui, même les hellénistes continuent de ne pas voir que la signification fondamentale de “helleni”, c’est : “tirés des enfers”, avec le suffixe “eni” qui évoque l’extraction, et “Hell”, qui est connu pour désigner l’enfer, comme avec les redoutables “Hells Angels”. Ainsi, face aux nègres qui se disaient sans modestie, fils du soleil, fils du ciel, ou “âmes célestes”, puisque telle est la signification de “ama-zoulou”, les blancs étaient dits “fils de la terre”, avec la connotation logique de “terroristes”.
La terre pour sa qualité nourricière est dite “tété”, et c’est d’ailleurs ainsi qu’en créole antillais, se dit le “sein” de la nourrice. Curieusement, la notion d’extraction signifiée comme “fils de”, et notée avec le suffixe “ish” dans les noms de peuples anglo-saxons tels que English, Irish, et autres, ne semble avoir gardé cette signification d’origine, que dans le créole martiniquais, où “iche” désigne bien l’enfant. Les fils de la terre étaient donc dits “tété-iche”, ou “tété-eni”. Ce sont ces appellations qui ont donné “teutsch”, puis par rotation du t en d, “deutsch”, pour l’un, et “teutoni” puis “teuton” pour l’autre.
Mais, corrélativement au fait qu’ils étaient dit tirés des enfers, lieux souterrains des “ténèbres”, et dans leur opposition au “fils du soleil”, sensés donc être issus de la “lumière”, les peuples blancs étaient également dits, tant pour les mœurs qui étaient alors les leurs, que parce qu’on les savait lointainement provenir de ces régions septentrionales où régnait parfois la longue nuit hivernale, “les hommes des ténèbres”.
Avec le sémantème “guéré” qui, tel qu’en égyptien ancien, signifie la nuit, et par-là le repos, et qui à donné en ce sens le mot “guérir” en français, ces hommes parvenus des brumes nordiques étaient donc dits “guéré-ki”, ou “guéré-mani”, d’où viendront les noms des Grecs, et les Germains. Dans ces constructions, “ki”, est le collectif de “ké”, descriptif de l’homme dans sa “quête”, et qui en ce sens à donné en français les formes interrogatives, qui, que, quoi, et que l’on retrouve en créole dans le terme “bé-ké”, désignant littéralement “l’homme blanc”. Quant à “mani”, il s’agit du collectif de “man”, descriptif de l’homme selon sa maitrise, tel qu’il possède la “main”, autrement dit la conduite des affaires, ou encore, la “primauté”.
Certains autres blancs, dont on savait déjà qu’ils étaient lointainement descendants d’ancêtres africains, étaient carrément dits “éloignés de l’espèce”, comme une façon de dire, “dégénérés”. Ceci, à cause de la dépigmentation de leur peau et de leurs cheveux, ce qui s’exprimait par “ankh-éli”, avec “l’ankh”, celui-là même des Egytiens, symbolisé par la croix ansée, compte tenu du rapport existant entre le caractère, autrement dit l’espèce, et l’esprit, rapport qu’il serait trop long de développer ici, et le suffixe “éli”, signifiant l’éloignement. Le terme “ankh-éli” est devenu “ankel”, puis “angel”, puis “engel”, qui a donné à l’espace des hommes ainsi désignés, le nom “england”. Il s’agit donc du peuple anglo-saxon des “Angles”, dont nous avons tiré en français le nom des Anglais.
Ce sont donc bien des “fils de la terre” qui, selon la logique intraitable des temps, Zeus, s’en sont venus occuper par la force guerrière, l’espace d’Europe, jusqu’alors, “colonie” de nègres qui régnaient sur “Tyr”. Il s’agit en ce dernier, non pas de la ville de Phénicie, ni celle de Cyrénaïque, mais la désignation de la course maritime qui avec des navires “tyrènes”, s’opérait dans une mer entre les deux continents de leur installation, dite “Tyrrhénienne”.
Nous apercevons de tout cela que, par les noms qu’ils portent jusqu’à aujourd’hui, et qui les décrivent comme étant des hommes “tirés des enfers” (helleni), également des “hommes des ténèbres” (guéré-ki ou guéré-mani), des “terroristes” (tété-iche ou tété-eni), ou encore des “dégénérés” (ankh-eli), les peuples blancs européens furent en des temps lointains, les objets de beaucoup de mépris de la part d’autres qui les ont ainsi nommés, et qu’il nous reste à formellement identifier. Mais il est logique de soupçonner qu’il s’agissait en ces derniers, de ceux qui tout à fait à l’inverse, se donnaient quant à eux les titres fort élogieux tels que “fils du soleil” ( ni-ger ), ou “âmes célestes” ( ama-zoulou ).
Nous comprenons ainsi qu’il y a des lustres, non seulement ces deux communautés se connaissaient déjà parfaitement, mais que le rapport établi alors entre elles était à l’inverse de ce qu’il est aujourd’hui, et nous apercevons que ce n’est rien d’autre que l’exercice d’un puissant “atavisme”, qui non seulement détermine les nègres à se rendre à nouveau sur une terre qu’ils occupaient du temps de leur règne de Tyr, mais qui provoque chez les blancs, une logique et légitime méfiance, intuitive et “épidermique”, face à ce retour...
Ceci étant, citoyens de ce pays de toutes origines, de toutes conditions, et de toutes confessions, ne soyons ni inquiets, ni sectaires, ni méprisants, ni pleins de rancœur et de vindicte les uns envers les autres, et n’ayons surtout aucun regret face au spectacle de cette société qui visiblement se termine, en se délitant selon ses tensions raciales et sociales. Ceci, même si elle constituait jusqu’alors un cadre de vie familier, auquel nous étions attachés.
Car, soyons bien conscients que ces affaires de construction sociale et de civilisation, relèvent d’une logique qui n’est évidemment pas réductible aux individus que nous sommes, et qui en ce sens nous “transcende”. Il s’agit de la logique implacable de “l’histoire”, selon Zeus, qui procède de notre fait collectif “nominal”, c’est-à-dire de notre “humanité” tout entière, selon laquelle se trouve assuré son devenir, et par cela, que se trouvent “obligés”, les comportements des peuples afin de ce devenir, tels que la dénatalité qui aura frappé les uns, et le désir de migrer qui aura frappé les autres, lesquels comportements expliquent notre actuelle situation, mais dont nous manquons malheureusement jusqu’ici, de constater la cohérence...
En effet, nous ne sommes dans les rouages de cette mécanique universelle du temps, que de simples instruments, puisque par delà l’illusion d’autonomie que cette logique nous concède, avec la capacité “décisionnelle” qui demeure la nôtre quant à tous nos faits et gestes, c’est par notre disposition “intentionnelle”, laquelle bien sûr, ne possède évidemment pas de résolution individuelle, puisque nous ne pouvons être intentionné qu’à “autre” que ce qu’il en est déjà de nous, qu’elle nous manœuvre.
C’est selon cette logique qui nous échappe, que nous nous trouvons “intentionnés”, sans toujours en percevoir la raison, ce qui nous condamne à ne pouvoir nous fournir à nous-mêmes que des excuses de “crétins”, pour justifier pour les uns, le fait de n’avoir plus fait les enfants nécessaires à leur pérennité, et pour les autres, le fait d’avoir quitté leur lointaine patrie pour un paradis illusoire.
Comprenons alors, et réjouissons-nous en par avance, que selon cette “direction” du devenir de notre humanité, et malgré toutes les outrances raciales et sociales auxquelles la situation extrêmement difficile que connait actuellement ce pays de France, donne fatalement l’occasion, toute cette tourmente confine en en constituant “l’épreuve obligée” afin de ce gain, et selon une “explication” entre ses différentes communautés, à la naissance dans la douleur, de rien de moins que d’une nouvelle et “grandiose civilisation”, impliquant la fin de celle qui actuellement se meurt.
Toutes les grandes civilisations en effet, et celle actuellement en gestation sous nos yeux, n’échappera pas à cette règle, furent depuis les temps anciens, des civilisations de grand métissage. Elles s’établirent par la rencontre, jusqu’ici conflictuelle, d’au moins deux peuples différents, dont l’éloignement faisait qu’il pouvait alors “se passer”, de façon “dynamique”, de l’un à l’autre, tout comme il se passe du haut vers le bas d’un barrage hydraulique, du chaud vers le froid d’une machine thermique, du plus vers le moins d’une machine électrique.
Ceci signifie tout simplement qu’il faut qu’il y ait une différence pour qu’il puisse ainsi “se passer” selon une “dynamique”, car il ne se passe rien selon l’uniformité, et c’est bien ce que constatait déjà il y a plusieurs millénaires le sage Egyptien en disant :
“Rien n’agit qui ne soit composé...”
Mais ces civilisations se sont constituées dans l’épreuve, et nous sommes à l’heure de celle-ci, pour constituer visiblement une des plus prometteuses, compte tenue de la riche diversité qui se trouve déjà rassemblée en notre espace...
Nous la construirons tous ensemble, entre les blancs, les nègres, les maghrébins et les asiatiques de ce pays, et nous n’avons d’ailleurs pas d’autre choix, et il sera dit plus tard que Zeus prit l’aspect de “l’arc-en-ciel”, pour ceindre ainsi la “terre de lumière”, puisque telle est la signification fondamentale de l’appellation “Lu-tetia”, en un “Par-Isis”, autrement dit en un sanctuaire de “l’universalité”, et faire que les hommes blancs de ce pays puissent “contenir” tous ceux des autres couleurs...
Paris, le 5 octobre 2012
Richard Pulvar
L’HEURE D’AVOIR A PAYER LE PRIX EXORBITANT, DE QUARANTE ANNEES DE MENSONGE
Il existe une activité qui est devenue un véritable sport national en ce pays de France, celle qui consiste à mentir et à se mentir, encore et toujours, pour ne pas avoir à faire face à une réalité dérangeante...
Le grand succès que vient d’obtenir sous un beau soleil, la manifestation contre la ratification du “pacte budgétaire européen” ( TSCG ), montre que nombre de nos concitoyens, qui comprennent bien tout ce que ces dispositions vont entrainer comme régression sociale et difficultés supplémentaires pour nous tous, s’installent eux aussi dans un confortable déni, pour ne pas avoir à constater le fait que ces dispositions sont en réalité incontournables, et que la non signature de ce redoutable traité, aurait des conséquences encore bien plus dramatiques.
De quoi nous parle-t-on dans cette affaire ?
On nous parle pour l’essentiel, de questions budgétaires et financières, et de leurs implications politiques et administratives, autrement dit, de difficultés qui ne sont en fait que les multiples conséquences d’un mal, mais justement pas de ce mal lui-même. Car, il s’agit en celui-ci, d’un sujet totalement tabou, jamais évoqué, et évacué depuis toujours du débat public français. Ceci, tout d’abord parce qu’il implique quant à son règlement, des comportements logiques d’un état d’esprit qui n’est justement pas celui de la société française, de sorte que ce règlement ne peut se suffire de simples dispositions administratives, et semble définitivement hors de portée des différents acteurs publics, et surtout, parce qu’il traduit quant à sa cause, une responsabilité de tous les citoyens, qui rechignent à se voir ainsi collectivement fautifs.
Pour resituer donc cette question dans ses fondements, je vous propose une remarque déjà formulée ici dans un article précédent intitulé “comprendre les changements du monde”. Je vous disais alors :
Lorsqu’au soir du 31 décembre 1962, le général de Gaulle, président de la république, présente ses vœux à la nation, il ne manque pas de lui dire comment seront les bienvenus, les bébés qui naitront dans cette année 1963 à venir. Dans ces années des trente glorieuses, où la France était plus jeune, et par le fait, plus optimiste et dynamique que jamais, ses statisticiens avaient fait la prévision au général de Gaulle qui s’en félicitait, que la France de l’époque, peuplée de quarante cinq millions d’habitants, terminerait le siècle, forte d’une centaine de millions d’habitants. Et ceci, en tablant sur le nombre de naissances qu’il y avait à l’époque, c’est à dire 1,1 million de naissances par an, chiffre considérable par rapport à la population de l’époque, si on le rapporte aux quelques huit cent mille naissances d’aujourd’hui, pour une population de 65 millions d’habitants, soit vingt millions de plus.
Il est manifeste aujourd’hui qu’ils se sont trompés, et ce, sur deux plans. Tout d’abord, il n’ont pas anticipé la modification des mœurs, qui allait entrainer une dénatalité vertigineuse, et ils n’ont pas vu non plus que si malgré cela, la population continuerait à augmenter, ce serait non pas à cause des naissances, mais à cause du prolongement spectaculaire de l’espérance de vie, les deux phénomènes conjugués, conduisant à notre situation actuelle, celle d’un pays largement de vieillards, duquel une classe politique totalement défaillante, attend cependant qu’en cet état là, il accomplisse des exploits olympiques, pour pouvoir se sortir de son embarras.
C’est bel et bien là que se situe le mal français, qui est en fait celui de la vielle Europe, le déficit démographique, tant par le nombre, que par le vieillissement des citoyens, et ce qui est extraordinaire, c’est que tous ces gens qui nous gouvernent, ou qui prétendent le faire, s’en moquent éperdument, n’en font quasiment jamais état. S’il leur arrive d’effleurer simplement ce sujet, c’est concernant la difficulté évidente qui sera d’assurer les retraites, pour lesquelles ils n’envisagent pas un seul instant, de rétablir déjà la sociologie de ce pays dans une cohérence, mais se comportent comme s’ils étaient en mesure de trouver une astuce budgétaire, permettant qu’un pays de plus en plus vieux, puisse malgré tout continuer à pleinement assumer ses charges...
Soyons sérieux ! Il doit être bien clair pour nous tous, que ces gens, gouvernants, ou opposants, peuvent bien nous promettre de faire pour la prochaine fois, puisque c’est toujours la prochaine fois que parviennent enfin les solutions, toutes les cabrioles qu’ils voudront, rien, absolument rien, ne sauvera un pays qui crève tout simplement de vieillesse...
Oui c’est bien là, et nulle part ailleurs, que se situe le “mal profond” de ce pays, celui que se partagent d’autres nations européennes, et que, malgré l’évidence de la révélation jour après jour, d’une série croissante de difficultés irréductibles dans tous les domaines, personne ne veut voir, tout simplement parce que personne ne sait absolument pas quoi y faire.
Il est vrai que le constat de cette situation bien peu glorieuse, c’est-à-dire le fait pour une nation, de crever stupidement pour ne pas avoir su faire à temps les enfants nécessaires à sa bonne santé et à sa pérennité, est profondément humiliant. Mais, les faits sont bien là, par rapport à la prévision logique de ce qu’auraient du être les choses, il manque à ce pays au bout d’une cinquantaine d’années, aux alentours rien que ça, de trente cinq millions de citoyens...!
En fait, il lui manque ceux-là mêmes qui, par leur jeunesse et leur dynamisme, leurs capacités et leurs nécessités, lui auraient épargné son actuelle “incohérence démographique”.
Il demeure malheureusement, que bien peu parmi tous les citoyens malmenés dans ces temps éprouvants, établissent un lien entre leurs difficultés du moment, et le vieillissement de la population à laquelle ils appartiennent, parce que trop d’apparences leur font confondre, les attaques opportunistes dont ils sont les objets, par les prédateurs et les exploiteurs de toutes sortes, et la cause profonde de leur affaiblissement ayant permis ces attaques.
Or, il nous importe ici de ne surtout pas confondre, comme en matière de santé, les attaques opportunistes contre un organisme privé de défenses immunitaires, et le mal sournois qui constitue la cause de sa déficience immunitaire.
Car, si les financiers, les prédateurs, les exploiteurs et les profiteurs de toutes espèces, ont pu ainsi s’emparer des rennes mêmes du pouvoir politique du pays, pour nous contraindre et nous soumettre, c’est bien parce que le corps social par une faiblesse tant physique que morale, qui entrainera entre autres ce terrible endettement de la nation, se prêtait facilement à ces manœuvres.
Dans un appel vibrant au gouvernement, le si talentueux et emblématique patron du groupe Nissan-Renault, le libano-brésilien d’origine, Carlos Ghosne, exhortait celui-ci à procéder par tous les moyens, à une réduction d’au moins 10%, du prix du travail en France. Ceci, afin de pouvoir préserver les tout derniers emplois qu’offrent encore les usines de fabrication de ce groupe ici, qui ne réalisent déjà plus que 22% seulement, des automobiles Renault fabriquées et vendues dans le monde, alors qu’il s’agit pourtant bien à l’origine, d’une société française.
Il est manifeste qu’il s’agit pour Carlos Ghosne par cette intervention, bien davantage de se dédouaner auprès de ses actionnaires, pour justifier des mauvais résultats prévisible de Renault en France, compte tenu du marasme européen, tout en préparant l’opinion à une très probable fermeture d’usine, que d’espérer réellement être entendu par le gouvernement quant à une demande dont il est clair que celui-ci ne dispose absolument d’aucune capacité, pour pouvoir jamais y accéder...
Car, il n’y a pas de mystère, réduire le coût du travail ne peut se faire que selon deux axes principaux, diminuer les salaires, et, ou, diminuer les charges sociales établies sur ces salaires, de même que certaines taxes afférentes à l’activité salariée.
La réduction des salaires, c’est la “chimère idéologique” du patronat depuis toujours, comme moyen prétendu de pouvoir faire face à la redoutable concurrence internationale. Mais il est totalement ahurissant de constater que même à ce niveau élevé de compétences et de responsabilités, cette “sottise conceptuelle” qui consiste à appliquer au niveau d’un “tout”, c’est-à-dire à l’ensemble productif français, une disposition qui ne pourrait à l’extrême rigueur être valable, qu’à l’occasion, pour soutenir exceptionnellement une de ses “parties”, continue d’être ainsi promue...
En effet, une entreprise ne peut tirer avantage d’une réduction de ses coûts salariaux, lui permettant de gagner des marchés grâce à une réduction des prix de ses produits, que si ses clients quant à eux, conservent leur capacité d’achat, et ne sont pas frappés eux aussi, par une réduction de celle-ci, qui serait due à la généralisation d’une disposition administrative de réduction du coût du travail.
Exprimé encore différemment, ceci signifie tout simplement qu’on ne voit absolument pas quel pourrait être l’avantage pour une entreprise, de bénéficier d’une réduction de ses coûts salariaux, si ses clients, qui sont quant à eux les salariés des autres entreprises, voyaient eux aussi leur salaires, et par là, leurs achats, diminuer dans la même proportion, et que cette entreprise voyait finalement ses ventes diminuer, à cause de la réduction du pouvoir d’achat de ses clients. Ceci, selon une disposition administrative de réduction des salaires, qui s’appliquerait bien sûr, selon la demande patronale, à toutes les entreprises du pays.
Il n’y a donc aucun avantage par une telle disposition, pour une entreprise qui réaliserait l’essentiel de ses ventes sur le marché intérieur, puisqu’elle constaterait une chute dramatique de celles-ci, malgré des prix rendus plus attractifs.
Il ne s’agit pas du tout là d’un cas d’école, mais d’un phénomène de “déflation”, qui a été parfaitement observé et étudié, dans plusieurs pays d’Europe, où des prix en chute n’ont en rien permis que se redresse le marché, et de façon emblématique aux Etats Unis, où une chute brutale des prix de la construction, suite à la crise immobilière, n’a pas permis de redresser ce marché, étant bien entendu que prix attractifs ou pas, il n’y a plus de marché, dès lors qu’il n’y a plus que des fauchés...!
Il faut noter à ce sujet que, quant à la mesure de la bonne santé d’une économie, la “déflation” constitue un indicateur beaucoup plus alarmant encore que “l’inflation”, et que c’est à tort que nous nous sommes réjouis toutes ces dernières années, de nous voir sortir de la période inflationniste qui avait prévalu jusqu’alors, parce que ce ne fut pas pour la bonne raison, c’est-à-dire par une réduction des déficits publics, puisque c’est justement tout à fait le contraire qui s’est produit, mais à cause d’un appauvrissement graduel de la population...
Ainsi, une telle disposition de réduction des salaires, ne peut-elle valoir que pour des entreprises effectuant l’essentiel de leur ventes à l’exportation, et il s’agirait alors dans cette disposition, si elle était prise par un gouvernement qui, avec des salaires et un pouvoir d’achat des citoyens plus bas, disposerait de moins de cotisations sociales et de moins de rentrées fiscales, d’une véritable subvention à l’exportation accordée à ces entreprises, qui se paierait au prix d’un appauvrissement de la population, ce qui serait un comble.
Car, la fonction première d’une entreprise est et demeure bien sûr, de s’enrichir elle, mais également de permettre par son enrichissement, celui de toute la nation, et non pas, en se contentant d’en tirer toute seule un avantage, comme c’est malheureusement de plus en plus fréquemment le cas, de provoquer un appauvrissement de celle-ci.
En fait, cette volonté obsédée du patronat d’obtenir une réduction des salaires, afin de pouvoir affronter efficacement des pays comme la Chine ou l’Inde, sur les marchés extérieurs, ne revient à rien d’autre que de proposer à la population française, d’accepter d’en revenir de la sorte, à un niveau de pauvreté comme celui qui existe encore malheureusement dans ces pays, pour pouvoir faire face à leur concurrence. Et tout cela, au prétexte de permettre par un regain d’activité ainsi escompté, le progrès de la nation...On marche sur la tête...!
En fait, pour une nation comme la nôtre, les gains de productivité afin que nous soyons concurrentiels sur les marchés extérieurs, ne peuvent sainement s’obtenir tout d’abord, que grâce à une robotisation poussée de la production, qui implique cependant en contrepartie, une augmentation du chômage, et grâce à une forte diminution des frais de commercialisation, en tablant sur une notoriété acquise grâce à une grande qualité des produits, comme c’est le cas pour les produits allemands, réputés de bonne qualité, ce qui facilite grandement leur commercialisation. Mais pour obtenir ce dernier résultat, il faut qu’il soit établi en celles-ci, de véritables “cultures” d’entreprises qui en France, ne sont malheureusement plus d’époque...
Quand à l’autre axe de réduction des coûts salariaux, c’est à dire la baisse des charges sociales et des impôts, elle ne peut malheureusement pas faire l’objet de simples décisions administratives, car la charge qui pèse sur la nation, et qui par des circuits plus ou moins complexes se retrouve fatalement in fine “à charge” des entreprises, puisque ce sont elles qui produisent la richesse du pays, ne se décide pas, mais correspond tout simplement à la réalité “physique” de ce pays.
Ainsi, tous ces gouvernements qui promettent de faire baisser les charges qui pèsent sur les entreprises, mais qui ne se sont jamais préoccupés de ce qui se trouve à l’origine de celles-ci, c’est-à-dire l’incohérence totale dans laquelle se trouve la démographie et par-là, la sociologie, françaises, se sont-ils moqué et se moquent-ils encore du monde, sans que pourtant curieusement, il ne leur en ait jamais coûté électoralement.
Car, il n’ont procédé pour ce faire qu’à des tours de passe-passe budgétaires, dont la conséquence aura été de nous enfermer comme nous le sommes aujourd’hui, dans un véritable “piège bancaire”.
La charge qui pèse sur les entreprises, et qui, bien trop élevée en France, ne permet pas à nos entreprises de se montrer compétitives, n’est ni un malheur tombé du ciel, ni le résultat, quoi que se dépêchent d’en dire certains, de quelques bévues intervenues dans la politique économique du pays, ce qui laisserait alors la latitude à une nouvelle équipe, à l’occasion d’une alternance politique, de prendre des mesures selon une autre orientation pour la faire diminuer.
En fait, cette charge écrasante correspond tout simplement à la nécessité physique de la nation, compte tenu de l’état dans lequel elle se trouve, et s’il est toujours possible de faire par une série de mesurettes, quelques économies de bouts de chandelle, telle que la grotesque suppression de l’éclairage public, pour la faire diminuer, il reste que pour l’essentiel, c’est à dire tous les services qui sont normalement à charge de l’état, elle demeure incompressible.
Car, dans une société qui ne crée plus suffisamment de nouveaux emplois, pour compenser les pertes dues aux fermetures d’entreprises et aux délocalisations, précisément à cause d’une charge excessives pesant sur ces entreprises, supprimer par exemple des effectifs dans les postes non titularisés de la fonction publique, pour tenter de diminuer la charge de l’état, et faire que tous ces gens s’en viennent alors tout simplement augmenter la triste horde des chômeurs, ne présente absolument aucun intérêt, dans la voie d’une réduction globale de la charge.
Quant aux dépenses d’équipement, elles font normalement vivre de nombreuses entreprises dont les salaires qu’elles distribuent, soutiennent l’activité générale par l’effet du “facteur multiplicateur”, c’est-à-dire par le fait que ces salaires dépensés, constituent les revenus d’autres personnes qui les dépensant à leur tour, constituent les revenus d’autres encore, et ainsi de suite. Ceci, de sorte qu’à partir d’une propension à dépenser de 80% de leurs revenus, pour ceux qui se trouvent dans cette chaine, ce facteur multiplicateur est de l’ordre de 5, c’est à dire que 1 euro dépensé par la puissance publique, faisant travailler les gens en chaine, entrainera la production selon ce facteur, de 5 euros de biens et de services.
Il apparait ainsi que la réduction des dépenses publiques d’équipement, à laquelle sont condamnés les états fauchés, coûte in fine, infiniment plus cher à la nation à cause de la réduction d’activité qu’elle entraine, que l’économie qu’elle permet de faire momentanément, à un gouvernement. Or là encore, il ne s’agit pas du tout d’un cas d’école, car les exemples de gouvernements étant parvenu à sortir les économies de leurs pays de phases difficiles, en menant une politique audacieuse de grands travaux, sont nombreux, et a contrario, c’est bien parce que nos gouvernements fauchés, incapables depuis longtemps déjà de mener une telle politique de soutien de l’activité, et qui tout au contraire ne cessent de réduire jour après jour les dépenses d’équipement qui sont normalement à leur charge, que nous ne cessons de nous enfoncer dans le marasme.
En fin de compte il apparait que pour sortir du cycle infernal de l’endettement dans lequel nous nous trouvons enfermés, il faudrait que les gouvernements puissent avoir des budgets équilibrés, pour ne pas avoir à emprunter pour compenser un déficit budgétaire. Or, pour procéder à cet équilibrage, ils ne peuvent déjà pas augmenter les recettes, c’est à dire augmenter la pression fiscale. Ceci, ni sur les entreprises ce qui leur ferait perdre encore de la compétitivité, et donc des marchés, ni sur les particuliers, ce qui leur ferait perdre du pouvoir d’achat et diminuerait d’autant l’activité. Le solde d’une telle augmentation de la pression fiscale, serait négatif, et c’est ce que nous avons pu constater toutes ces dernières années.
Cependant, ces gouvernements comme nous venons de le voir, ne peuvent pas davantage diminuer afin d’un solde positif, les dépenses de l’état, car in fine, ceci leur coûterait plus cher.
Nous sommes donc dans la situation où, pour nous libérer de l’endettement dont la charge nous coûte déjà la totalité de l’impôt sur le revenu, les gouvernements ne peuvent, ni augmenter les recettes, ni diminuer les dépenses pour pouvoir revenir à l’équilibre budgétaire, ce qui revient à dire qu’au jour d’aujourd’hui, il n’existe absolument aucune solution, quant au règlement de ce problème.
L’avantage du pacte budgétaire européen, dont certains contestent la positivité, c’est qu’obligeant les gouvernements à parvenir à l’équilibre budgétaire, ce qu’il sont totalement dans l’incapacité de faire, il va contraindre enfin tout le monde, gouvernements et citoyens, à cesser une bonne fois de se cacher encore derrière tous les mensonges et tous les simulacres de solutions, qui n’ont fait que nous enfoncer depuis une quarantaine d’années dans la difficulté, pour engager le vrai débat de fond, quant à ce qui rend cette situation inextricable.
Ainsi, même si certains se plaisent à nous sortir des statistiques pour nous prouver que la natalité française se porte bien, le taux de fécondité tout récemment obtenu de 2,1, demeure inférieur non seulement au simple renouvellement des générations, puisque en toute rigueur il devrait être de 2,2, mais surtout, il demeure très largement insuffisant pour réparer le dommage accumulé durant toutes ces années ou il était tombé aux alentours de 1,7, et qui sont la cause de nos difficultés actuelles.
Lorsque face à l’impossibilité de satisfaire aux exigences du traité, ce débat sera enfin ouvert par nécessité, il apparaitra que dans ce pays de plus en plus vieillissant, les jeunes, même sils sont de moins en moins nombreux, hantés qu’ils sont par le spectre du chômage, entreprennent des études de plus en plus longues, en demeurant ainsi à la charge des parents, ou à la charge directe de la société, et qu’à l’autre extrémité de la pyramide des âges, nous parvenons aujourd’hui au chiffre impressionnant de plus de 16 millions de retraités.
Or, il faut maintenant admettre le plus simplement du monde, que la charge de la population dite précisément “à charge”, sur les épaules de la population dite “active”, celle qui a normalement pour mission de produire les richesses nécessaires au pays, et dans laquelle on recense déjà officiellement plus de trois millions de chômeurs, est devenue littéralement “écrasante”, sur les épaules des actifs, qui n’en peuvent déjà plus, et qui en pourront encore moins demain, compte tenu de la poursuite du vieillissement de la population.
Ce qu’il convient de comprendre ici avec simplement un brin de bon sens, c’est que tout comme pour les individus, une nation ne peut manquer de fatalement “mourir”, dès lors qu’elle ne cesserait de vieillir comme c’est le cas de la nôtre, et que ce vieillissement, qui est à l’origine d’une charge insupportable pour l’appareil productif du pays, charge qui provoque leur manque de compétitivité, est à l’origine directe, à cause d’un manque de cotisations sociales et de rentrées fiscales, de tous les déficit sociaux et fiscaux, qui ont nécessité le recours à l’emprunt par les gouvernements successifs.
Deux dispositions sont à l’origine de ce drame, la dénatalité, phénomène culturel de la société matérialiste que rien n’est venu contrarier, et surtout, ce véritable crime contre la nation qu’a constitué la fermeture des frontières, sous des prétextes économiques pour masquer la réalité purement “raciste” de cette démarche, et qui n’a pas permis qu’un flux migratoire, permette de compenser cette dénatalité.
Bien sûr, certains diront qu’il fallait fermer les frontières pour éviter un accroissement du chômage. Il s’agit là d’une de ces imbécilités qui est d’autant plus “monumentale”, qu’elle est également devenue depuis plus de trente ans, “gouvernementale”.
Nous auront l’occasion d’en débattre pour préciser la totale stupidité de cette attitude, mais il faut déjà être bien conscient dès à présent, que ce sont bien ces quarante années de lâcheté raciste et de luttes acharnées et imbéciles contre les immigrés, qui jusqu’à aujourd’hui, demeurent notre seul recours possible pour pouvoir nous sortir d’une impasse économique découlant d’un incohérence démographique, dont il faut se préparer maintenant, à payer le prix exorbitant...
Paris, le 2 octobre 2012
Richard Pulvar
samedi 29 septembre 2012
DESORMAIS, LA CIVILISATION SE DEVELOPPE AILLEURS...
Admirez ces merveilles...!
Il s’agit en haut du TGV chinois, merveille technologique dont nous avons déjà parlé.
Il y a quelques années, les Chinois ont sollicité la coopération des deux géants rivaux de la construction ferroviaire européenne, le français Alsthom, devenu Alstom, et l’allemand Siemens, pour la réalisation en Chine, de lignes et de trains à grande vitesse, s’assurant ainsi de bénéficier de ce qui pouvait se faire de mieux au monde, dans ce domaine.
Compte tenu de la documentation très détaillée et de la formation des équipes qui accompagne fatalement ce genre de contrat, afin qu’ils puissent procéder à une maintenance du matériel par leur propres soins, ces Chinois n’ont pas tardé à tout connaitre des technologies avancées mises en œuvre dans ces machines.
C’est alors qu’instruits de tout cela, ils entreprirent de réaliser leur propre projet, mais ils ne se contentèrent pas de réaliser une simple copie. Ils profitèrent en effet de l’avantage considérable de ce raccourci qui par le fait, leur avait été rendu possible, pour pousser leur effort afin d’aller encore plus loin, et dépasser leur modèle.
De fait, en plus des techniques de motorisation éprouvées en Europe, ce train bénéficie de développements audacieux quant à l’utilisation des matériaux composites, à l’instar de ce qui se fait en aéronautique, abandonnant dans de nombreuses structures, les bons vieux aciers des techniques européennes.
Rendu ainsi plus léger que notre TGV, il est capable d’atteindre la vitesse de 500km/h, pour une vitesse d’exploitation commerciale de plus de 350 km/h, ce qui situe en fait celle-ci, au-dessus de la vitesse d’exploitation maximale de 320 km/h, retenue pour l’instant par la SNCF, pour le TGV Est.
Par un incroyable retournement de situation, voici que le constructeur chinois CNR, vient de conclure au mois d’août de cette année, un premier contrat pour un montant total de 11 millions d’euros, pour la fourniture de quelques uns de ces fameux éléments de structure, au constructeur allemand Siemens, qui cherche certainement en juste retour des choses, à s’épargner toute la recherche et le développement que les Chinois ont du consacrer à cela.
Mais le plus impressionnant encore dans cette affaire, au-delà même de la réalisation de ce train fantastique, c’est la réalisation des lignes à grande vitesse qu’il va emprunter.
Le réseau de voies à grande vitesse de la Chine, qui ne s’est lancée dans cette aventure qu’en 2007, totalisait déjà plus de 8 350 km de voies en 2010, constitués donc sur trois années seulement. Ceci à comparer aux 2 037 km de voies à grande vitesse du réseau français actuel, constitué sur plus de trente ans. Il devrait atteindre les 13 000 km à la fin de cette année 2012, pour atteindre finalement près de 20 000 km, soit près de dix fois le réseau français, aux alentours de 2020, pour un investissement supplémentaire d’ici là, de 226 milliards d’euros...!
C’est dire la vitesse vertigineuse à laquelle les choses progressent dans ce pays qui, de l’avis d’un expert américain, aura réalisé en dix ans ce que l’occident aura réalisé en un siècle...!
On pourrait croire a priori que cette formule est par trop exagérée, mais elle traduit pourtant bien la réalité d’un développement économique véritablement fulgurant de la Chine. En effet, ne serait-ce que concernant la réalisation de ces lignes ferroviaires, celle-ci aura été l’occasion de travaux véritablement “pharaoniques”, absolument impressionnants, dont on peut dire qu’ils défient même l’imagination, et si les médias occidentaux se passent plutôt d’en rendre compte, ils ont peut-être finalement raison. Car ils ne manqueraient pas ce faisant, de dégouter et profondément révolter, les millions de gens en Europe qui face à ce spectacle, comprendraient le mensonge qu’il y a à justifier par une prétendue situation internationale, le fait qu’ils se retrouvent désormais sans emploi, sans ressource, et voués à la résignation.
Qu’on se représente un peu ce dont il s’agit...
Une de ces lignes, celle qui doit relier Pékin à Shanghai, et qui une fois terminée sera évidemment avec ses 1400 km, la plus longue ligne à grande vitesse du monde, aura nécessité la réalisation de deux prouesses qui auraient subjugué Imhotep lui-même, le grand architecte égyptien bâtisseur de temples et de pyramides, à savoir les deux ponts qui sont de très loin, les plus longs du monde...!
La photo du bas, représente le pont le plus long du monde, le pont Danyang Kunshan, haut de 80 m, et d’une longueur de...164,8 km...! Oui, oui, vous avez bien lu...!
D’ailleurs si vous observez bien la photo, on voit bien tournant sur la droite, ce pont aller se perdre là-bas jusqu’au bout de la mer...!
Le deuxième pont le plus long du monde se trouve sur la même ligne et mesure quant à lui 144 km, bien loin lui aussi, devant tout ce qui se fait ailleurs dans le monde...!
Mais le plus invraisemblable encore, c’est que pour la réalisation de ces chantiers, les Chinois ont “mobilisé” rendez-vous compte, plus de 130 000 hommes...!
Impressionnant, pharaonique c’est bien le mot...!
Voila où devrait aller faire ses cours, notre ministre du redressement productif...!
Rien de tout ce développement de la toute puissance chinoise n’est rapporté par les médias habituels pour lesquels ce sont les cancans de la Trierweiler et de la Ségolène, ou les sornettes de la Duflot ou de la Morano, qui constituent les grands événements. Mais pour ceux qui se font un devoir de se tenir un peu informés de la marche du monde, il saute aux yeux tout le grotesque de cette situation, ou des chefs occidentaux, juchés sur les ruines des économies de leurs nations, se prennent encore pour les maitres du monde, et pensent qu’il suffirait de leur injonctions pour que les autres s’exécutent, ce qui ne marche bien sûr qu’avec les petites nations qu’ils martyrisent avec plaisir, pour se sentir encore capables et puissants.
Mais, les fameux pays du BRICS et autres pays émergents, ne se laissent plus en rien impressionner par ces roulements tant stériles que puérils des mécaniques, et désormais les critiques virulentes contre les nations occidentales fusent de toutes parts. C’est ainsi qu’après avoir dénoncé la brutalité indigne avec laquelle les occidentaux avaient traité l’affaire de Libye, la présidente argentine encore elle, madame Cristina Kirchner, vient-elle de dénoncer la brutalité de la répression des manifestations qui ont eu lieu dans l’Europe du sud.
La présidente du Brésil quant à elle, madame Dilma Rousseff, vient de dénoncer “l’islamophobie” raciste et indigne qui se développe dans les nations occidentales, un tribunal brésilien venant d’ailleurs d’interdire carrément la diffusion du film américain provocateur contre l’islam, et de poursuivre l’antenne brésilienne de Youtube, qui l’avait diffusé.
Quant aux critiques provenant d’Afrique du sud, de l’Inde, de la Chine, et de la Russie contre les nations occidentales, elles sont désormais quotidiennes et concernent tous les sujets. Car, ce qu’il faut bien considérer dans cette affaire, c’est que ce n’est pas seulement sur le plan du développement économique que ces nations s’emploient à prendre un ascendant sur celles de l’occident. En réalité, ce sont toutes les vocations du “fait de civilisation” lui-même, que ces nations décident de prendre à leur compte, estimant que les nations occidentales ne les assument plus, ce sur quoi les attitudes stupidement bellicistes et les démarches antisociales et antidémocratiques qui se développent de plus en plus par ici, semblent leur donner raison.
Pour nous autres de ce pays, il nous faut aujourd’hui être extrêmement attentifs à cette réalité si nous voulons inverser cette mauvaise tendance des choses, à savoir que désormais :
“La civilisation, selon ses principes, ne se développe plus en occident.”
Ainsi, les nations européennes, et particulièrement la France, qui depuis maintenant une quarantaine d’années, n’a cessé de mener contre le vent de l’histoire qui exerce de manière telle que dans le monde de demain, il se trouvera partout des hommes de toutes les origines et de toutes les confessions, une politique obsédée et sans issue favorable de lutte contre les étrangers, avec l’idée de jeter par dessus bord, hors du petit village gaulois, tout le reste de la planète, vont découvrir brutalement que ce sont paradoxalement elles qui ce faisant, se sont exclues elles-mêmes du reste du monde.
L’occident n’est plus le centre du monde, mais il ne le sait pas encore, et il est certain que rejeter ainsi les étrangers, c’est à dire de façon si méprisante comme des êtres inférieurs, dans un monde qui est évidemment, fait principalement d’étrangers, ne pouvait conduire que dans un mur...
Car, il est maintenant plus que l’heure de constater qu’à l’origine de ce fantastique développement de la Chine, tout comme de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du sud, il y a tout d’abord la fantastique croissance démographique de ces pays qui ont tous doublé le nombre de leurs habitants en seulement une quarantaine d’années, ce qui donne comme caractère commun à tous ces pays, le fait d’être des pays pleins de jeunesse...!
Il est temps de cesser de se voiler stupidement la face et admettre le plus simplement du monde, qu’on ne fait pas un pays plein de dynamisme et plein d’avenir, avec des vieillards, et la tare devant semble-t-il être durable des nations européennes, et qui se trouve directement à l’origine de leur régression, c’est l’effroyable et grimaçant vieillissement de leur population.
De ce point de vue, il ne faut pas se croire capable de refaire les lois de l’univers, qui prévoient tout simplement la “mort”, en bout de vieillissement, pour s’imaginer qu’une nation de plus en plus vieillissante comme la nôtre, pourrait malgré tout parvenir à s’en sortir par quelques dispositions budgétaires, ou par quelques paroles magiques sorties de la bouche de quelques énarques...
Tout cela n’est pas sérieux, et il faut tout simplement le constater, la population de notre pays est tout simplement beaucoup trop vielle, pour que nous ayons la moindre chance de nous en sortir en cet état, ce vieillissement étant la cause directe, de tous les déficits sociaux, fiscaux, et budgétaires, qui nous ont plongés dans le désastre de cet endettement qui aujourd’hui nous crucifie, et nous laisse sans solution.
Or, par delà la modification des mœurs qui à conduit à une dramatique dénatalité, et l’augmentation par ailleurs positive de l’espérance de vie, ces choses étant ainsi constatées, hors de vouloir ou de pouvoir procéder à une politique nataliste extrêmement coûteuse et au résultat incertain, la cause principale partant de là, du laisser aller à ce vieillissement, aura été la fermeture suicidaire des frontières, qui aura empêché qu’un flux migratoire ne permette de réparer ce manque rédhibitoire, comme il l’avait fait jusqu’alors des siècles durant.
S’altérer pour pouvoir demeurer, autrement dit procéder à ce qui de soi doit changer, pour que le reste essentiel puisse être préservé, est une loi qui se vérifie dans tout l’univers, où il n’y a absolument rien de tout ce qui simplement “est”, pas même la matière qui pourrait nous sembler la plus inerte, qui ne s’altère un tant soit peu dans le temps, afin de précisément “demeurer” selon ce temps...
La situation qui est actuellement la nôtre, n’est finalement que le prix redoutable à payer, pour celles qui furent des années de lâcheté et de délectation d’un racisme alors devenu étatique. Tout n’est pas perdu, mais il doit être bien clair que ce n’est certainement pas avec ceux qui, par l’astuce de combinaisons politiques et par la manipulation médiatique, ont véritablement “usurpé” le pouvoir en notre pays, que nous serons placés dans la voie du redressement...
Il est manifeste à ce train que dans très peu d’années, la Chine se présentera comme étant la toute première puissance mondiale, qui imposera alors son rythme à toute la planète. Car, il n’y a pas que dans ces affaires ferroviaires qu’elle est en tête, puisque toutes ses grandes réalisations deviennent en leurs différents domaines, les plus grandes du monde.
Ainsi en est-il du plus grand barrage hydraulique, de la plus grande gare, de la plus grande aérogare, du plus grand port, de la plus grande avenue, tous records mondiaux…
Pour couronner tout cela, notons que si les américains construisent actuellement la tour “Liberté”, à l’endroit même où se trouvaient les fameuses tours du World Trade Center, et qui avec ses 560m de hauteur dépassera largement les 400m des anciennes tours, celle-ci demeurera nettement inférieure aux 632m de la tour “Shanghai” actuellement en finition, et surtout à cette tour cyclopéenne, le “Sky City Center”, d’une hauteur de 838m, dont les Chinois viennent d’entreprendre la construction dans la ville de Changsa, prolongée pour pouvoir dépasser les 828m de la tour “Burdj Dubaï”, qui est actuellement la plus haute du monde.
La puissance de la Chine réside bien sûr dans le fait qu’à l’instar de ce qui fit le succès des Etats Unis auparavant, son économie florissante lui permet de drainer tout autour de la planète, les plus grands architectes, les plus grands scientifiques et ingénieurs, les services des laboratoires et les sociétés d’engineering les plus performants, mais également dans le fait que cette puissance va se trouver pérennisée par la formation de 800 000 ingénieurs par ans, sortant des écoles d’ingénieurs chinoises, chiffre absolument ahurissant par rapport à ce qui se fait ailleurs... !
Il semble alors avec ces affaires de Syrie et d’Iran, qu’en s’en prenant maintenant à un monde arabe qui tout comme le monde africain, sont voués à devenir ses partenaires, ses fournisseurs, et surtout ses clients, certains stratèges occidentaux envisagent d’affronter une bonne fois cette Chine dominatrice, tant qu’il en est encore temps pour eux.
Mais, toute la question se situe justement là, en est-il encore temps...?
Paris, le 27 septembre 2012
Richard Pulvar
jeudi 20 septembre 2012
DIEU A TOUTES LES SAUCES ( Première partie )
S’il fallait que nous en jugions par les comportements de ceux qui se disent en être les fidèles serviteurs et les défenseurs de sa parole, et de ceux qui se revendiquent sans complexe, comme étant ses fils préférés, nous devrions conclure que Dieu est marchand d’armes, et que sa grande préoccupation est de voir se maintenir sous tous les cieux, son chiffre d’affaire.
Il est manifeste en effet que, par delà les louanges de Dieu auxquelles ils s’adonnent, ce sont bien les pires atteintes à la conscience humaine, les pires cruautés et les pires crimes, qui se trouvent accomplis tranquillement et constamment par ces gens, en son nom.
Il est temps aujourd’hui de démasquer tous ces faussaires criminels, dans la prétention qui est la leur d’être les mandataires attitrés du père éternel, et leur détermination à bafouer la liberté, la légitimité, et le droit des autres, c’est-à-dire de ceux qui ne sont pas de leur “clan”, ou de ceux du clan qui ne reconnaissent pas leur titre.
Et ceci, non pas seulement au nom de la morale civile, laïque et républicaine, dont ils se moquent éperdument (problématique qui constitue l’objet de cette première partie), mais surtout en allant les contrer au cœur même de leur croyance, pour démolir les arguments fallacieux qui sont liés à celle-ci, et par lesquels ils se justifient sans cesse dans leur malfaisance (ce qui constituera l’objet d’une deuxième partie).
Par cette mise au point, nous verrons qu’il n’y a plus lieu pour nous de tolérer encore, que Dieu soit mis à toutes les sauces par certains, pour justifier leur prétention sur les autres, que rien des différents intervenants entre les hommes ne peut avoir de justification en son nom, puisque seule la fraternité peut justement s’en réclamer, et que la volonté de contraindre, qu’il s’agisse d’obliger à des comportements pour les uns, ou de s’accaparer une terre pour les autres, au nom de Dieu, n’est qu’une vaste escroquerie...
Suite à la publication faite sur Facebook, d’un article intitulé “Ne soyons pas dupes...”, j’ai été assez violemment interpelé par un individu qui d’entrée de jeu, m’a traité “d’antisémite”, selon la démarche habituelle de ceux qui n’ont de cesse de nous dire que “judaïsme” et “sionisme” sont deux choses différentes, mais qui s’empressent de traiter sitôt d’antisémites, selon la plus totale malhonnêteté intellectuelle, tout ceux qui se révèlent “antisionistes”.
La duplicité consiste donc à dire :
“ Les attaques contre les sionistes ne nous concernent pas, puisque nous n’en sommes pas, mais si cependant vous les formulez quand même contre eux, c’est qu’en réalité vous êtes contre nous ”.
Bien sûr, il est difficile de faire la part des choses dans une telle affaire, quant à savoir ce qui relève de la simple malhonnêteté, ou ce qui relève de la psychiatrie...
Ainsi ai-je appris à cette occasion et selon les dires même de cet individu, que je serais formellement identifié sur une liste dont j’ignore quel est le service qui l’a établie, comme étant un antisémite notoire. Je me suis alors laissé à penser quel aurait été le tollé, s’il s’était révélé que d’aucuns s’employaient à dresser selon des critères forcément discutables, une liste de reconnaissance des sionistes dans ce pays, ce qui existe probablement, mais dont à ma connaissance, personne n’a la mauvaise idée d’en faire grande publicité, et encore moins celle malsaine de s’en servir ouvertement, malgré son inévitable fragilité, afin de dénonciation.
J’ai donc été pris à partie, pour avoir une fois de plus, probablement celle de trop pour certains, dénoncé comme je le fais depuis plusieurs semaines déjà ici, ce que je considère comme étant la malfaisance d’un lobby “américano-sioniste”.
L’honnêteté intellectuelle aurait consisté pour cet intervenant, à contester point par point cette assertion, et non pas de se lancer dans des diatribes qui n’avaient aucune chance d’établir le bien fondé de sa position. Mais il est évident que tel n’était pas sa préoccupation, et si je suis parfaitement à même de comprendre que la critique d’un pays avec lequel certains ont des attaches “charnelles”, et auquel ils s’identifient volontiers, est de nature à leur causer un grand malaise, leur plaidoirie en sa faveur ne peut pas prendre la forme d’insultes, de mensonges, ou de négation obscène des évidences. Ce qu’il conviendrait dans ce cas, ce serait plutôt de nous expliquer comment les tourments de l’histoire ont-ils amené des hommes qui au départ étaient certainement de bonne fois, à une entreprise bien malheureuse, telle que les événements l’ont révélée, dans leur quête d’une patrie qui ne les persécuterait plus, et les difficultés qui sont les leurs à sortir de l’adversité, après qu’ils se soient créé à cause de cela, des haines irréductibles. Car cela, nous sommes bien tous capables de le comprendre, étant cependant bien entendu que cette compréhension ne peut être sollicitée, que pour autant qu’elle soit accompagnée d’une reconnaissance courageuse du mal qui a été fait aux autres.
Ceci étant, en ce qui concerne l’accusation que je porte de façon récurrente ici, c’est-à-dire celle du fait d’un lobby “américano-sioniste”, que de plus je dis “malfaisant”, est-il vraiment nécessaire, avec toute la documentation dont nous disposons déjà tous les uns et les autres à ce sujet, d’en faire la démonstration détaillée ?
Qui n’est encore informé en effet, des relations tout à fait particulières d’institutions telles que “l’AIPAC”, chargée précisément de défendre les intérêts israéliens auprès d’elle, avec l’administration américaine ? Les dirigeants des rangs les plus élevés des Etats Unis, s’empressent alors de se rendre dans des galas tenus par cette institution, pour tenir des discours rassurants pour leurs ouailles, c’est-à-dire des discours favorables à l’état sioniste, exactement de la même façon, et pour les mêmes raisons, que nos propres dirigeants se font devoir eux aussi, de sacrifier au rite d’un repas, dans une association du même genre et aux mêmes objectifs.
Feindre d’ignorer, ou pire encore, nier stupidement le fait d’un puissant lobby sioniste, constitué et exerçant aux Etats Unis dans les classes politiques, médiatiques, et économiques, de ce pays, c’est carrément nous prendre pour des imbéciles...!
Aux parlementaires américains de quelque bord qu’ils soient, il est soumis sitôt leur élection, un document par lequel ils s’engagent à défendre à travers la politique qu’ils entendent voir mener par leur pays, les intérêts de l’état sioniste. Ils n’ont alors bien sûr, aucune obligation constitutionnelle de signer ce document, mais simplement tout à fait intérêt personnellement à le faire. En effet, les “contrevenants” constatent rapidement qu’ils n’ont aucune chance de voir leurs propositions, surtout celles devant être favorables à la région dans laquelle ils se font élire, arriver à l’ordre du jour. Des cabales médiatiques cruelles, parce que injurieuses et mensongères, sont immédiatement montées contre eux, et il devient rapidement évident, qu’ils ne disposeront pas à l’avenir de la moindre subvention de quelque institution que ce soit, pour pouvoir mener leur prochaine campagne électorale. De fait, n’ayant pas l’étoffe des héros, la plupart d’entre eux, signe, et ainsi va la démocratie américaine...
L’autre volet de l’accusation, c’est de dire que ce lobby est malfaisant, et il l’est...
L’aspect le plus grave de sa malfaisance, c’est la perte totale et semble-t-il définitive, dans l’esprit d’une large part des citoyens de ce monde, de la confiance qui aurait été pourtant absolument nécessaire à son bon fonctionnement, dans l’Organisation des Nations Unies, comme étant une institution susceptible de permettre un règlement pacifique des conflit. Ceci, parce que la manigance de ce lobby a fait apparaitre très clairement, et non sans une certaine obscénité, qu’en réalité il en demeure en cet endroit comme partout ailleurs et depuis toujours, à savoir que c’est tout simplement la “loi du plus fort” qui s’impose dans les différents entre les nations, et ceci, dans le déni total de toute justice.
Ne permettre qu’en aucune circonstance la mission fondamentale, le fonctionnement, et les résolutions des nations unies, soient l’objet de suspicion, aurait du être la toute première des préoccupations des membres permanents du conseil de sécurité, qui exercent en véritables patrons de l’organisation, pour que les décisions soient à la fois bien accueillies et accomplies, en ouvrant par cela la voie à une authentique fraternité universelle. Mais toutes ces belles intentions ont pris l’eau, à cause de l’attitude bornée, irrationnelle, provocatrice et injurieuse par rapport aux autres nations, des Etats Unis d’Amérique et de l’état sioniste, au sein de l’illustre assemblée. Et cette défaite morale totale dont souffre en fait aujourd’hui toute notre humanité, privée qu’elle se trouve d’une organisation qui ne soit pas l’objet de manipulations, est bel et bien à mettre au compte de l’exercice malfaisant de ce lobby américano-sioniste.
Car, ces manipulations totalement déviantes concernant une organisation normalement vouée au règlement pacifique des conflits, ont commencé à partir d’un problème précis, dès les premières années de l’organisation. C’est ainsi qu’en septembre 1947, sous proposition de l’UNSCOP, c’est-à-dire le “comité spécial des nations unies pour la Palestine”, un plan de partage de cette Palestine qui, suite au démantèlement de l’Empire Ottoman qui s’est trouvé “défait” à l’issue de la première guerre mondiale, avait été placée sous mandat britannique par la Société Des Nations, est soumis à un vote aux Nations Unies.
Ce plan de partage qui prévoyait la création d’un état juif et d’un état palestinien, et d’une zone internationale des lieux saints comprenant Jérusalem et Bethléem, placée sous l’autorité des Nations Unies, fut fortement critiqué par le mouvement sioniste international. Ceci, parce qu’il prévoyait la création sur 14 000 km², comprenant une large partie désertique, d’un état juif comprenant 560 000 juifs et 400 000 arabes, et d’un état palestinien sur environ 11 000 km², comprenant 800 000 arabes et seulement 10 000 juifs. Cependant, il fut accepté par les juifs qui résidaient déjà en Palestine.
Il fut totalement refusé par les Palestiniens, qui ne voyaient absolument pas au nom de quoi leur souveraineté ne s’établirait pas sur toute la Palestine, leur terre depuis toujours, laquelle à leurs dépens avait déjà été dépossédée de ce qui devint la Jordanie. Et ceci, même s’il se trouvait déjà de nombreux juifs en Palestine, et la Ligue Arabe avait d’ailleurs proposé en ce sens, dès 1946, la création d’un “état unique multiconfessionnel”, ce qui, comme il est facile de le comprendre pour nous maintenant avec le recul, relevait du bon sens. Mais les juifs traumatisés par les événements de la deuxième guerre mondiale, voulaient quant à eux, un état rien qu’à eux.
Ce qu’il faut bien noter ici, c’est qu’il était d’autant plus difficile pour les Palestiniens d’accepter ce plan que, afin de rassembler toutes les communautés juives qui se trouvaient alors dispersées sur le territoire, et qu’on n’envisageait pas de déplacer pour les rassembler, pour qu’elles intègrent ainsi une même entité, le contour fait autour d’elles pour constituer le futur état juif, englobait fatalement des zones de peuplement palestiniennes. D’où le nombre considérable de 400 000 Palestiniens, condamnés à devenir des citoyens de seconde zone dans cet état à statut juif, et surtout, à être séparés physiquement et civilement, de leurs proches et du reste des Palestiniens...
Le vote donna pour résultat, 25 voix pour, 13 voix contre, et 19 abstentions. Or, pour être adoptée, la résolution nécessitait d’obtenir les deux tiers des voix.
C’est alors que les Etats Unis entrèrent en scène pour fausser selon leur projet sioniste, la procédure démocratique de l’organisation prévoyant l’expression du libre choix de chacun. Ils vont faire un forcing impitoyable sur les petites nations opposées au projet, en maniant tantôt la carotte, comme avec la république d’Haïti à laquelle ils promettront des crédits pour son développement, tantôt le bâton comme avec le Liberia, qu’ils menaceront d’un embargo commercial. Ils s’emploieront ensuite sans la moindre honte, à tenter carrément de corrompre certains délégués pour qu’ils ne suivent pas les recommandations de leurs gouvernements, et ils travailleront enfin la France au corps, pour qu’elle ne s’abstienne pas, tout comme la Grande Bretagne qui avait clairement annoncé son intention de le faire.
Lorsque à l’issue des débats, arriva tard dans la nuit du 29 novembre 1947, l’heure du vote historique, les positions des uns et des autres étant connues, les sionistes se sont aperçus qu’il leur manquerait une voix pour que le projet puisse être adopté. Or, la seule nation qui n’avait pas encore fait clairement part de sa décision, c’était la France. C’est alors que David Ben Gourion prit contact en France avec son ami Léon Blum, pour le presser d’user de toute son influence possible auprès du gouvernement socialiste de l’époque, pour obtenir la voix de la France. C’est ainsi que la dernière voix absolument nécessaire pour que la résolution soit adoptée, fut celle de la France que Léon Blum était parvenu à arracher tout à fait in-extrémis, au gouvernement français qui jusque là refusait encore de s’engager.
Ceci pour dire qu’il ne faut absolument pas s’imaginer que l’adoption finale de cette résolution, fut le résultat d’une réflexion patiemment murie de la part de sages responsables, issus de toutes les contrées du monde et réunis en assemblée, mais en réalité le résultat d’un lobbying extravagant, comme savent si bien le faire soit par séduction, soit par intimidation, les américains.
La résolution fut donc adoptée avec 33 voix pour, 13 contre, et 10 abstentions. Mais il faut d’autant moins voir dans ce vote, une expression de la communauté des nations, que les trois quarts de celles que compte actuellement les Nations Unies, n’y étaient pas représentées.
Il n’est pas sans intérêt non plus de noter que parmi les pays s’étant déclarés contre ce projet, il y avait au hasard, l’Iran, l’Irak, le Liban, la Syrie, l’Afghanistan, et le Pakistan, coïncidence bien sûr, mais il semble bien que les célébrants du talion, aient de la mémoire...
Ce qu’il faut bien noter maintenant, c’est que cette résolution qui fut votée dans le mépris le plus total des principaux intéressés, c’est-à-dire les Palestiniens puisque c’est en fait de leur terre dont on disposait, résolution sur laquelle certains s’appuient pour proclamer la légitimité de l’état d’Israël, n’a en réalité telle que dans ses termes, jamais été appliquée et qu’on ne voit pas dès lors, comment on peut honnêtement s’en réclamer pour justifier quoi que ce soit. Ainsi, et contrairement à ce que beaucoup prétendent encore, ce n’est absolument pas de cette résolution que l’état d’Israël tient son existence.
Jamais les Nations Unies n’ont donné naissance à un état d’Israël tel qu’il s’est réalisé, et cette résolution qui ne fut jamais appliquée, n’a été que la cause d’un affrontement guerrier qui, ayant tourné en leur faveur, à permis aux sionistes en la personne de David Ben Gourion, de proclamer unilatéralement dès la fin du mandant britannique sur la Palestine, c’est-à-dire le 14 mai 1948, l’état d’Israël.
Ce n’est donc absolument pas, insistons bien là dessus, de la résolution des Nations Unies, qu’est né, ni dans son statut qui prévoyait qu’il soit constitué pour presque par moitié, de Palestiniens, ni surtout dans les frontières qu’il conservera jusqu’en 1967, qui sont nées quant à elles, des différentes lignes de cessez-le-feu qui, sous la pression des Nations Unies, qui n’exigeront d’ailleurs jamais l’installation de ce pays dans les frontières définies par la résolution, intervinrent entre Israël et ses différents voisins.
L’état d’Israël est donc né tout simplement d’une guerre, menée et gagnée contre les Palestiniens et d’autres nations arabes, il est un pur produit de la violence et de la guerre, et on ne comprendra rien de tout ce qu’aura été son histoire jusqu’ici, ni de l’impasse totale dans laquelle il se trouve aujourd’hui, si on manque de remarquer ce fait, en se souvenant bien par ailleurs que l’adage dit que :
“ Celui qui vit par le sabre, périra par le sabre ”
C’est précisément dans les conditions de cette fondation, c’est à dire le coup de force, que se trouve le germe du mal, et qui fait que cet état se trouve définitivement “mal fondé”. Car, ceci va condamner les américano-sionistes qui, ayant établi leur projet sur des concepts mystico-religieux, se passaient totalement de considérer la légitimité des autres au nom d’une prétendue volonté de Dieu, et qui dans cet état d’esprit se sont privés de rechercher âprement et patiemment une solution acceptable pour toutes les parties, à ne pouvoir envisager pour garantir la pérennité de leur état, que la terreur militaire, pour contraindre par la crainte et l’espèrent-ils jusque dans la nuit des temps, les autres à la “résignation”.
Tout leur malheur, c’est que par le poids considérable sur les consciences et dans la mémoire des victimes de tous les crimes qu’ils ont été condamné à accomplir selon cette option, et qu’ils ont commis, c’est justement en cette résignation qu’ils espèrent obtenir ainsi, ce qui ne se produira jamais, tout simplement parce que cela ne peut pas se produire...
Ainsi, toute la politique de ce pays “maudit”, terme qu’il nous faut considérer ici dans sa signification fondamentale que nous expliciterons plus loin, politique qu’il sera condamné selon la logique des choses à poursuivre sans répit, s’est-elle trouvée tracée pour lui dès le jour malheureux de sa fondation, et elle se résume à tenter d’anéantir au maximum ses ennemis, pour tenter de repousser le plus lointainement possible, le jour de leur riposte fatale.
Car ce qu’il nous faut bien remarquer à cet instant, c’est que compte tenu de son statut, à savoir “ état juif ”, celui-ci voudrait-il la paix, que celle-ci le détruirait aussi certainement que la guerre. En effet, qui ne comprend que dans le monde ouvert d’aujourd’hui, dans lequel la tendance forte est telle que dans un proche avenir, il se trouvera dans tous les pays, des gens de toutes les origines, de toutes les races, et de toutes les confessions, que cette position exclusive autour d’une race et d’une religion uniques, est indéfendable dans la durée...
Et ceci, d’autant que la paix ne peut s’établir, sans l’application des résolutions des nations unies qui, outre la restitution des terres annexées depuis 1967, prévoient surtout le retour chez eux des 750 000 réfugiés Palestiniens qui avaient fuit les zones de combat.
Comme on le voit, les dispositions permettant véritablement l’instauration de la paix dans cette région, ne laissent aucune chance de survie, tel qu’il se définit lui-même, à un état dont le statut est basé sur une exclusivité raciale et confessionnelle, totalement grotesque et anachronique, résumée par la formule “ état juif ”. Et c’est bien cette sottise conceptuelle des origines, ce “péché originel”, qui découle de la mise en œuvre de lubies mystico-religieuses, et qui se proposant maladroitement comme réponse au drame de la Shoa, se trouve à l’origine de toute cette situation inextricable.
Disons le clairement tout de suite, il n’y a aucune possibilité pour qu’un état d’Israël établit comme étant un état juif, puisse exister dans la paix, et c’est bien ce qu’ont compris depuis longtemps les américano-sionistes qui n’ont fait que s’opposer farouchement depuis toujours, à l’application de toutes les dispositions devant logiquement conduire à celle-ci.
C’est ainsi que depuis la fondation de cet état, prétendument par les Nations Unies, et dont on aurait pu croire qu’en toute logique, il se montrerait reconnaissant et respectueux de l’illustre assemblée censée lui avoir donné naissance, c’est par plus de “soixante fois” que les Etats Unis vont faire usage de leur droit de véto, chiffre absolument ahurissant par rapport à ce qui est d’usage par les autres nations, pour faire échec à toutes les condamnations de l’état d’Israël, lequel ne cesse par ses attitudes constantes de défiance, de vomir sur cette assemblée, pour ses crimes et ses outrances.
Tout ce passe comme s’il s’agissait de faire comprendre au commun des mortels du reste des nations que, quels que seraient les crimes et les outrances de cet état d’Israël, et quels que seraient les griefs accumulés par de nombreuses nations contre lui, qu’ils n’ont pas qualité, parce qu’ils n’appartiennent pas quant à eux aux “élus”, de faire reproche à ceux qui ne font qu’usage d’un droit divin, à assouvir les autres.
Et dire qu’il se trouve des hommes, aux Etats Unis et en Israël, pour croire que cette position et cette philosophie seront durablement défendables, et pour ignorer dans leur totale folie, qu’un jour, tout cela ne manquera pas tôt ou tard de leur coûter très cher...
Soyons clairs :
Du mur des lamentations à la grande muraille de Chine, sur plus de 12 000 km et en survolant plus de trois milliards d’hommes, le sioniste ne se connait que des ennemis..! De l’autre coté, et jusqu’aux colonnes d’Hercule, là aussi il ne se connait que des ennemis...!
S’en fera-t-il un jour des amis ?
Non, parce qu’il n’en a cure, il n’a que mépris pour ces nations, et il n’a comme unique préoccupation, que de se trouver toujours en position de les écraser, seul ou à l’aide de ses alliés américains, toute sa politique n’étant engagée que dans ce sens, la paix, la vraie, lui étant impossible...
Tentera-t-il de diminuer par quelques gestes, la haine que lui portent ses ennemis ?
C’est également là, le cadet de ses soucis...
Les vaincra-t-il toujours ?
C’est ce dont, dans le délire mystico-religieux dévastateur auquel il est la proie, il demeure persuadé, alors que nous savons tous qu’il n’existe pas une seule loi de notre univers, qui pourrait rendre cela possible, et certainement pas davantage la loi divine, à laquelle, comme nous le constaterons plus loin, son fait constitue une offense permanente.
Ceci signifie clairement que chaque année, chaque mois, chaque journée et chaque heure, le rapproche de sa fatalité...
Les Européens qui ont persécuté les juifs durant deux millénaires, en prenant ainsi le relais de ceux qui les ont persécutés des siècles auparavant, pour une raison “cosmologique” insoupçonnée que nous comprendrons plus loin, et qui ont fini par les faire brutalement périr par millions, ont retiré de ces épreuves qui les ont révélés à leur propres yeux, comme étant des enfants de la bête immonde, une logique et écrasante culpabilité.
Tout le malheur c’est que la seule façon bien peu digne et bien peu courageuse, qu’ils ont trouvé pour se dédouaner, aura été d’une part, d’accorder aux juifs en quelque sorte une “jouissance réparatrice” par le fait de reproduire à leur tour et pour leur compte, des outrances comme celles dont ils furent les victimes, en fermant les yeux sur celles-ci, et surtout, ils se sont arrangés pour faire payer l’essentiel du prix de leur crime, par le peuple Palestinien.
C’est précisément autour de ce dernier point qu’il nous faut maintenant débattre. Car, il se révèle qu’un grand malheur s’est abattu sur les juifs au vingtième siècle, mais que sans que nous en ayons pris conscience, ce malheur à pris deux aspects cohérents et immanquables l’un de l’autre, et nous sommes à la veille de vérifier que le second constitue bel et bien l’autre aspect d’un même malheur, la continuité de sa fatalité.
En effet, il s’agit en ces deux aspects du malheur s’étant abattu sur les juifs, de la Shoa d’une part, et de la création de l’état d’Israël d’autre part, qui lui a fait logiquement suite, et dont bien peu de gens prennent conscience du fait qu’en tant que “représentation du mal”, puisque la justification fondamentale de la création de cet état est bien le mal qui fut fait aux juifs, un tel état qui se prétend une réalisation de son vœu, est en réalité condamné par le ciel, ce que les événements démontreront.
Ceci étant, si nous voulons avoir une discussion approfondie quant à la malfaisance du sionisme, tel que celui-ci se trouve renforcé par le délire mystico-religieux des américains, nous sommes bien obligés maintenant de pousser notre investigation jusque dans les arcanes de la religion et de la haute métaphysique, pour montrer que les notions issues de la falsification lointaine de la “grande tradition ésotérique”, telles que celles de “peuple élu”, et de “terre promise”, qui servent de justification au crime sioniste, ne sont que de la foutaise...
C’est ce que je me propose de voir avec vous dans une seconde partie prochaine de cet exposé, que je vous invite à lire même si vous êtes des athées convaincus, parce qu’il vous faut bien comprendre ce qui se passe dans la cervelle des autres. Mais, je vous préviens tout de suite, pour que vous n’ayez pas de surprises trop désagréables, si vous avez des convictions bien établies et bétonnées concernant toutes ces choses, “attachez vos ceintures”, parce que celles-ci risquent d’être très sérieusement chahutées...
A bientôt donc...
Paris, le 18 septembre 2012
Richard Pulvar
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