samedi 1 septembre 2012

LE TRIOMPHE DES NON ALIGNES, FACE A LA MEDIOCRITE DES AGENOUILLES



Nous autres gens de France, nous ne sommes définitivement plus dans “l’événement”, le monde poursuit désormais sa marche sans nous...!

Jamais depuis des siècles de sa riche histoire, notre nation n’aura été rendue aussi insignifiante que par l’effroyable médiocrité et la totale inconséquence de ceux qui, profitant de notre désarroi, sont parvenus pour notre plus grand malheur, à se hisser à ses commandes.

La réunion demandée par la France qui en ce mois d’aout, assurait la présidence du conseil de sécurité des Nations Unies, n’a rassemblé que deux des cinq membres permanents de ce conseil, la France, et la Grande Bretagne, et quant aux membres non permanents, plus de la moitié d’entre eux se sont privés de se déplacer pour venir écouter le représentant français déblatérer ses sornettes et ses diatribes anti-syriennes. Ceci, sachant très bien que ni la Russie ni la Chine ne permettront la réédition du “sale coup” de Libye où, au prétexte de protéger des populations civiles qu’ils ne se priveront d’ailleurs pas d’écraser par la suite sous un tapis de bombes, des chiens occidentaux se sont autorisés à faire la guerre à une nation qui ne leur avait strictement rien fait, d’assassiner son chef et de renverser le régime, au mépris le plus total de la conscience et des lois internationales, pour pouvoir carrément faire main basse sur ses ressources pétrolières.

Le “braquage” d’un état possédant, par une bande d’états malfaiteurs rassemblés sous le sigle Nato, et parmi lesquels, honte sur nous, se trouvait le nôtre, voici ce à quoi nous avons assisté. De plus, par l’expression de nos représentants, ce gangstérisme international orchestré par les puissances d’argent et un lobby malfaisant, s’est fait en notre nom.

Aveuglés par tout le racisme dans lequel ils tiennent le reste de notre humanité, ces faussaires se sont persuadés qu’ils étaient alors parvenus à mystifier les esprits qu’ils pensent faibles, de ceux des pays dits “tiers”, par toute la litanie de formules toutes faites que répètent comme des jacquots les médias aux ordres qui leur servent de porte voix, pour nous prétendre leur goût de la démocratie, de la liberté, de la justice, de l’amitié entre les peuples, et leur engagement déterminé à lutter jusqu’au sacrifice, pour le bien-être de notre humanité. Et tout cela, pour se justifier ensuite d’avoir dévasté un pays qui jouissait du plus haut niveau de vie de toute l’Afrique, et qui malgré tout ce qu’on peut en dire, durant les quarante deux années qu’il vécut sous l’autorité de son chef, ne connu que la paix.

Il faudrait croire de ce que nous en disent ces loups déguisés en grand-mères que, selon la façon dont ils prétendent l’avoir établie en Irak, en Côte d’Ivoire, et en Afghanistan, dans sa positivité, la démocratie se mesurerait en montagnes de cadavres...

En réalité, pas même davantage les Pygmées ou les Papous que d’autres, personne à l’horizon à part les peuples médusés d’Europe occidentale et d’Amérique du nord, ne fut dupe de tout ce bobard, et la réprobation fut telle chez les peuples du sud, qu’elle conduira la présidente de la république d’Argentine, madame Christina Kirchner à déclarer :

“ Quand je vois la façon dont les européens ont traité cette affaire, je suis fière d’être sud américaine ”.

C’est ce discrédit semble-t-il durable des “atlantistes”, dans le jugement que leur porte de nombreuses nations, qui leur vaut de recevoir en ce moment une gifle magistrale...

En effet, après tant d’années de rage et d’efforts incessants et obsédés, pour tenter de discréditer la république d’Iran et son régime, par la désinformation et la propagande, et pour tenter de l’isoler par toutes espèces de manœuvres et de coups tordus, allant jusqu’aux menaces et à l’intimidation, voici que l’Iran des mollahs, vient de réussir un coup de maitre spectaculaire, en organisant avec succès chez lui, la conférence, la seizième du genre, du Mouvement des pays Non Alignés, le fameux MNA.
Ainsi, ce pays que prétendaient vouer aux gémonies quelques savates occidentales, parmi lesquelles celles qui pour notre malheur, ont dirigé ou dirigent encore notre pays, étant en cela fidèles à leur “aplatventrisme” face au lobby américano-sioniste, réussi-t-il l’exploit de rassembler sur son sol, plus de 120 nations de ce monde dont rien de moins que l’Inde et son milliard d’habitants, lesquelles pour plus d’une cinquantaine d’entre elles, se trouvent représentées directement par leurs chefs, avec en prime la présence comme invitée, de la Russie avec Wladimir Poutine en personne.

S’ajoute à cela, les présences bien surprenantes dans ces circonstances, du secrétaire général des Nations-Unies, des représentants de la ligue arabe et de ceux de l’Union Africaine, que les atlantistes se sont efforcés de dissuader de s’y rendre, mais sans succès.

Dans ces conditions, il est clair que compte tenu de sa formidable représentation, cette importante manifestation se développe en nous marginalisant quant à nous, totalement, et que la discrétion des médias occidentaux à ce sujet, mesure la violence de la gifle reçue par les bellicistes américano-sionistes. Car ceux-ci devront revoir leurs plans d’une attaque de l’Iran qui, dans ces conditions, serait l’objet d’une réprobation universelle, voire même d’une riposte, de la part de tous ceux qui refuseront de s’agenouiller devant leur impérialisme.

Dans la légende d’Œdipe, le sphinx qui barrait la route aux voyageurs, les soumettait à l’épreuve d’une énigme à laquelle ils devaient répondre, en se reconnaissant eux-mêmes à travers celle-ci, c’est-à-dire des humains, dans leur soumission aux obligations du temps. Celui-ci faisait en effet de l’homme, un animal à quatre pattes le matin, à deux pattes le midi, et à trois pattes le soir, autrement dit par son cours, un enfant, puis un adulte, puis un vieillard. Ceux qui ne savaient y répondre, le sphinx les dévorait...

Le message de cette tradition consistait finalement à dire, malheur aux hommes qui ne se savent pas soumis aux obligations du temps, autrement dit, malheur à ceux qui ne savent pas “prévoir”, car ils seront défaits pour ne pas avoir su satisfaire aux évolutions imposées par ce temps, ils seront dévorés par lui...

C’est très exactement ce qui nous arrive, malheureux de nous dans cette France d’aujourd’hui où toutes les douleurs sociales qui nous torturent, ne sont que les crocs du sphinx s’enfonçant dans nos chairs, à cause de nos “incohérences”, de notre négligence, de notre manquement de satisfaire à ses obligations, en manquant d’imaginer la tendance logique de l’évolution des choses de notre monde, telle que la nécessité d’établir désormais des relations civilisées avec les pays du sud. Et ceci, parce que depuis de nombreuses années déjà, toutes ces hordes de brêles que nous avons eu la négligence de laisser s’emparer du pouvoir, sans jamais exiger qu’elles fassent montre le moins du monde d’une capacité imaginative, et qui restant sans prospective, accrochés à leur certitudes et leurs obsessions, se sont même employées par la régression sociale, à tenter de remonter le cours du temps, n’ont jamais été en mesure de mettre nos institutions à jour, autrement dit de nous mettre en capacité selon le vent de l’histoire qui nous impose ses évolutions.

De cette imprévoyance irresponsable, qui nous fait voir le monde poursuivre la route du progrès en nous abandonnant sur le bas coté de celle-ci, en compagnie de tristes politicards néanderthaliens lâchés par le coutant de l’évolution, pour lesquels la brutalité guerrière imbécile constitue la clé du règlement des problèmes, nous devons maintenant comprendre qu’ils est temps pour nous de nous débarrasser de tous ces énarques en les mettant au bûcher, et d’astiquer pour y voir enfin clair, nos boules de cristal…


Paris, le 31 aout 2012
Richard Pulvar


ISSU D’UNE LONGUE TRADITION DE FAUTEURS DE GUERRE, VOICI DESORMAIS LE “SOCIAL IMPERIALISME”, LE DERNIER REFUGE DES LACHES



Nous sommes nous autres qui nous revendiquons d’une qualité “humaine”, qui exige de nous que nous soyons autre chose que de simple “animaux”, habités par une conviction venant du plus profond de nos âmes et faisant échos à nos dispositions affectives, qui nous fait faire parmi tous les possibles, le choix d’un ordre préférentiel des choses et de la façon de nous envisager les uns avec les autres. Ce sentiment nous fait alors l’obligation morale, de ne pas nous laisser dominer par ces inclinations naturelles qui à l’instar des autres animaux, feraient de la satisfaction égoïste et immédiate de nos seuls besoins personnels, la raison unique ou principale de nos comportements.

C’est en cette démarche qui nous fait “hommes”, et qui nous interdit d’exercer selon un archaïsme qui nous resterait de l’animal, quelque forme que ce soit de prédation envers nos semblables, et qui crée chez nous cette intuition, cette intime conviction selon laquelle notre mieux être ne peut se tenter que selon notre dimension collective, celle qui conduit au fait de notre humanité entière, que nous nous révélons à nous-mêmes comme étant des “humanistes”, et des “progressistes”, dans notre tentative déterminée d’un monde meilleur.

Dès lors, il est de notre plus haute responsabilité, lors du choix des hommes auxquels nous confions la lourde charge d’organiser pour le mieux, et selon nos convictions, la vie de la cité, de nous assurer que par-delà les étiquettes qu’ils afficheraient volontiers et avec facilité, comme étant eux aussi des humanistes et des progressistes, afin de recueillir nos suffrages, ils ne s’emploient pas en toute félonie, afin de leurs intérêts, de la poursuite de leur carrière, et de leur quête du pouvoir, à trahir tous nos idéaux, et à nous rendre complices à travers eux, de crimes abominables.

Il semble malheureusement que beaucoup d’entre nous qui en toute bonne foi, avaient fait le choix d’hommes et de partis politiques en lesquels ils avaient placés tous leurs espoirs, en faisant sur eux un énorme investissement affectif, n’ont eu, ni la vigilance de procéder à un examen rigoureux des faits, ni le courage de se faire mal pour constater dans son évidence, la trahison dont ils ont été et dont ils demeurent les victimes, par des hommes à l’esprit pervers, des racistes de la pire espèce camouflés sous les étiquettes progressistes de leurs parti, et qui depuis plus de soixante ans, ont infligé la guerre et la désolation à des peuples innocents.

Voici cette histoire.

Dans sa clairvoyance, le général de Gaulle nous avait fait sortir sans états d’âme, de l’organisation guerrière du sinistre “Nato”, et s’était attaché à ce que nous puissions disposer par nous-mêmes des ogives, des missiles, des avions et des sous-marins, pour assurer notre défense d’une façon autonome, et mener la politique d’une nation souveraine...

Brisant tous les tabous, il se rendit ensuite à Moscou en pleine guerre froide, dans un geste courageux, spectaculaire, et fondateur, qui pour la paix et le salut du monde entier, allait amorcer enfin le dégel des relations Est-Ouest jusqu’alors si tendues, et ouvrir la voie de la coexistence pacifique entre les deux-blocs...

Ainsi, selon l’adage “si tu veux la paix, prépare la guerre”, nous étions grâce à sa politique d’indépendance nationale, dotés d’une force de frappe capable d’infliger à n’importe quel ennemi, bien plus de dommages qu’il n’aurait trouvé d’intérêt à nous attaquer. Mais, parce qu’il avait su faire la guerre, ce grand patriote comprenait la nécessité de travailler activement à la paix. Et de fait, après qu’il eut mis fin au drame algérien, et pour tout le reste de sa présidence, notre nation ne fut engagée directement dans aucune guerre. De plus, par son audacieuse reconnaissance quelques années plus tôt, selon une approche visionnaire des choses, de la Chine de Mao, et l’établissement de relations avec ce pays, geste salutaire pour cette époque, notre nation ne se connaissait plus aucun ennemi à l’horizon.

La paix était donc instaurée, il ne restait qu’à la maintenir...

Mais c’était sans compter avec ceux qui ont le bellicisme chevillé à l’âme, tel que ceux qui reçurent la “francisque” des mains d’un maréchal collabo, pour les services rendus sous ce régime d’oppression, et qui se sont mués opportunément en résistant de la dernière heure, lorsque la faveur des armes changea de camp.

Par cette supercherie, ils eurent pourtant leurs heures dans l’immédiat après-guerre. Mais, en ayant fait en toute conscience le choix d’un homme brutal, l’amiral d’Argenlieu, pour traiter de la délicate affaire du Viet Nam, et en l’ayant maintenu en poste malgré son coup de force raciste et criminel contre les civils de Haiphong, faisant dix mille morts parmi ceux-ci, ils vont engager la nation dans ce qui allait devenir la désastreuse guerre d’Indochine. C’est là que notre armée qui se trouvait alors composée pour l’essentiel, d’hommes issus de l’empire, subira la pire des humiliations qui soient, puisqu’elle sera écrasée dans la cuvette de Diem Biem Phu, par un homme, le général Giap, formé à l’école militaire de Paris...!

Cependant, à peine leurs épaules dégagées de ce fardeau par les accords d’Evian qui, en 1954, consacraient l’indépendance des nations de l’Indochine, après un conflit qui aura fait plus de 400 000 morts dont 4/5 de Vietnamiens, et tout en semant les germes d’un conflit à venir encore plus dévastateur, par une partition normalement provisoire du Viet Nam en deux, ces fous de guerre trouveront le prétexte d’engager la nation dans un autre drame, la guerre d’Algérie.
Suite aux graves émeutes de Sétif et de Guelma du 8 mai 1945, où à la faveur de la célébration de l’armistice et de la victoire, ceux qui avaient justement risqué leur vie et vu leur camarades tomber pour la libération de la métropole, exigeaient donc en toute légitimité de devenir des citoyens de pleins droits, le général Duval auquel des politiques irresponsables donnèrent sournoisement le feu vert en ce sens, procéda en réponse à une répression d’une sauvagerie inouïe, massacrant dans un bain de sang plus de 30 000 d’entre eux...!

Pourtant, conscient de l’extrême gravité de ce drame, il alerta ces politiques quant à l’urgence qu’il y avait à en finir avec ce système colonial indéfendable. Mais ces gens, pourtant de gauche, mais qui se moquaient pas mal de fouler aux pieds leur idéaux proclamés de liberté, d’égalité, et de fraternité, dès lors que les victimes des injustices étaient des colonisés que le statut de “l’indigénat” privait pratiquement de tout droit, se sont toujours opposés à toute réforme. Ceci, pour ne pas contrarier les colons dont le lobby était très actif, ni les indigènes de confession juive, ces derniers possédant à la différence des musulmans, le même statut que les colons, et parmi lesquels ces politiques entièrement acquis aux thèses “sionistes”, comptaient de nombreux sympathisants.

Ce fut donc la guerre, engagée par l’attaque des maquisards de la “Toussaint rouge”, au 1er novembre 1954. Celle-ci allait également durer huit longues années, et se solder dans un océan de malheurs, d’abjections, de crimes, de cruautés et de tortures, par le terrifiant bilan de 25 000 militaires français et 153 000 maquisards algériens tués, plus de 400 000 civils algériens assassinés, auxquels il faut ajouter les 80 000 harkis exécutés après cette guerre, laquelle allait cependant coûter le pouvoir sous un putsch militaire, à ces hommes indignes et irresponsables qui l’avaient engagée.

Ces gens toujours les mêmes, c’est-à-dire ceux qui s’autoproclamaient socialistes, s’offrirent même durant ce temps le luxe d’engager parallèlement la lamentable et criminelle expédition de Suez en 1956, où en quelques heures seulement, les parachutistes français assassinèrent plus de quatre mille Egyptiens. Ceci, pour s’opposer par la brutalité militaire, et dans la plus pure tradition raciste et colonialiste, à la légitime décision du colonel Nasser, de nationaliser le canal de Suez qui constituait alors une des principales ressources de son pays...

Ces gens étaient donc dans “l’opposition”, lorsque le pouvoir décida de notre sortie du Nato. Ils se trouvaient alors en bonne compagnie dans des groupes infiltrés par des activistes atlantistes, et ils se montraient totalement prêts à exercer depuis les gradins mêmes de notre assemblée nationale, contre les intérêts de notre nation, pour tirer leur bénéfice et celui de leur clan, dans un projet obsédé, toujours le même, de domination universelle américano-sioniste.

Ils tentèrent donc de contrer la décision gouvernementale par une motion de censure, mais celle-ci échoua parce que le parti communiste qui constituait en ce temps la principale force de gauche, et pour lequel Moscou, l’ennemi désigné du Nato, constituait logiquement un allié dans la lutte anticapitaliste, se félicitait quant à lui de cette sortie.

Ces hommes durent alors subir sous les présidences de Georges Pompidou et Valery Giscard d’Estaing, la frustration de ne plus pouvoir assouvir par eux-mêmes leur obsession interventionniste, étant réduits en spectateurs, obligés pour feindre leur allégeance au drapeau, d’applaudir la droite raciste et réactionnaire des affairistes et des nostalgiques d’empire, pour ses interventions devenues systématiques en Afrique. Ceci, au titre d’accords de défense et de coopération. Mais, pour être tout aussi abjectes que les guerres de leurs prédécesseurs, celles-ci n’en eurent cependant tout de même pas, et de loin, la même ampleur criminelle.

Mais, ces “sociaux impérialistes” allaient pouvoir se rattraper avec l’accession d’un des leurs, François Mitterrand, à la fonction suprême. La présidence de celui-ci fut en effet marquée, non seulement par le retour sans l’avouer, d’une étroite coopération militaire entre notre pays et les atlantistes, mais surtout par un alignement systématique et fort peu glorieux, derrière les entreprises guerrières des américano-sionistes, comme misérables supplétifs de leur barbarie.

C’est ainsi qu’au Liban, en l’année 1982, après n’avoir strictement rien dit ni rien fait pour empêcher les bombardements dévastateurs sur Beyrouth, et l’invasion totalement illégale et illégitime du sud du pays par les hordes sanguinaires de l’état sioniste malpropre, et alors que la résistance palestinienne s’organisait pour la riposte, les Américains obtinrent comme à leur habitude, c’est-a-dire par la manipulation du conseil de sécurité des Nations Unies, la proclamation d’un “cessez le feu”. Les clauses de celui-ci prévoyaient l’envoi d’une force d’interposition, et l’évacuation vers la Tunisie, des combattants palestiniens et de leur chef, dont leur présence au Liban avait servi de prétexte aux agresseurs, au nom de leur sécurité.

Il était clair que comme telle, la force d’interposition avait pour mission de s’opposer à la poursuite de l’invasion, et qu’elle avait en charge la protection des civils palestiniens demeurés dans leurs camps, essentiellement les femmes les enfants et les vieillards, dès lors que les hommes en situation de combattre et de les défendre, avaient été évacués.

Cette force d’interposition était composée pour l’essentiel de soldats français, placés en principe sous commandement onusien. Mais, on comprend bien qu’ils ont forcément reçu des responsables politiques parisiens de l’époque, des ordres pour avoir eu un comportement si lâche et si indigne pour des soldats, en trahissant totalement leur mission sacrée. Car, non seulement ils ne s’opposèrent en rien à la poursuite de l’invasion par les sionistes barbares, mais, en laissant ceux là encercler les camps palestiniens pour qu’aucun secours ne puisse leur parvenir, ils ont permis à des hordes de phalangistes criminels, tristes exécuteurs de basse besogne, de massacrer sans retenue des civils sans plus aucune défense.

Durant cette nuit des longs couteaux, près de 3500 de ces malheureux furent assassinés dans les camps de Sabra et de Chatila, et sur les bateaux qu’ils avaient acceptés de prendre en direction de la Tunisie, afin qu’en faisant par ce geste baisser les tensions, soit favorisé un règlement pacifique de ce conflit, les partisans apprirent que dans leur dos, leur fils et leurs compagnes furent sauvagement égorgés, sans qu’ils n’aient pu tirer au moins une seule cartouche, pour tenter de protéger au moins un seul d’entre eux.

Mais, n’ayant en rien la conscience chahutée par les injustices et les cruautés infligées à ceux des autres cultures qui ne leur ressemblent pas, tout en récitant leur bréviaire sur l’amitié entre les peuples et l’égalité des races, la félonie des sociaux impérialistes, qui s’honorent sans cesse de s’offrir pour soulager les américano-sionistes, ne s’arrêta pas là.

Elle va culminer en effet, à l’occasion de la guerre d’Irak, dont l’objectif non avoué mais évident, était de détruire totalement une nation dont le développement et la puissance grandissante, risquait de menacer ceux qui depuis soixante ans, martyrisent en toute impunité et avec une brutalité bestiale, le peuple palestinien pour le déposséder de sa terre.

Toute l’intelligence de ces sociaux impérialistes sera donc mise au service de leur plus totale mauvaise foi, pour donner à leur agression des prétextes aussi fallacieux que la défense d’un droit international qui ne fut jamais écrit nul part, dans une région où il n’y eut jamais de frontières qu’issues d’un partage colonial ou de lignes de cessez-le-feu, lesquelles étaient par conséquent toutes contestables et contestée, et en évoquant également la défense de la liberté, et bien sûr la défense de la veuve et de l’orphelin.

Ceci, pour pouvoir écraser sous un tapis de bombes en y faisant plusieurs centaines de milliers de morts, tout un peuple et toute une nation qu’ils ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam et qui, à l’heure même où ces salopards s’en venaient d’au-delà des mers pour les massacrer avec une évidente délectation, ne leur avaient strictement rien fait.

Tout ceci, comme si dans le conflit qui opposait alors l’Irak à ce pays au régime féodal qu’était et que demeure le Koweït, le premier n’avait pas de légitimité à s’en prendre au second qui en toute déloyauté, sous l’influence des américano-sionistes, en ne respectant pas les accords de l’OPEP quant à la régulation de la production de pétrole, avait pris des mesures de nature à faire baisser les cours pour porter ainsi très gravement atteinte aux intérêts économiques de l’Irak, qui sortait d’une guerre qui l’avait épuisée, afin de la mettre à genou. Or partout ailleurs une telle manœuvre aurait bel et bien été considérée comme un “casus belli”.

S’inventer un droit de tuer des gens qu’on ne connait pas, qui ne vous ont strictement rien fait, mais qui règlent un différent avec ceux qui leurs sont hostiles et leur portent atteinte, et ce, en se prétendant désigné par le ciel pour prononcer le jugement dernier sur notre Terre, et dire les bon et les mauvais, voici quelle fut l’attitude infâme des criminels à la rose.

Cette première guerre criminelle qui fut déjà dévastatrice, fut suivi de douze longues années d’un embargo qui constitua une véritable insulte à la conscience humaine, tant ses conséquences sur la population civile furent dramatiques, en lui infligeant des souffrances du spectacle desquelles se délectaient les monstres américano-sionistes, et entraina une seconde guerre, engagée sur des mensonges encore plus cyniques et grotesques. Ceci, pour finalement abandonner ce pays autrefois si prospère, si dynamique, et si prometteur, dans un état de délabrement physique et social total, en proie aux affrontements ethniques et religieux, avec leurs attentats et leurs cortèges de morts, et selon un bilan final totalement accablant, que certains observateurs estiment à plus d’un million de morts...!

Tout cela pourquoi ?

On ne saurait dire, mais quant à savoir par quoi, par qui, et pour qui, là les éléments de ce malheur intégral sont parfaitement identifiés, et parmi eux se trouvent les criminels à la rose, tels qu’ils se plaisent de ce que la volonté de leurs comparses casseurs de Palestiniens, s’est trouvée exaucée...

Ils trouveront une autre occasion d’exercer leur malfaisance, en Somalie, même si la vigueur contre eux des patriotes locaux, a eu tôt fait de les contraindre à un repli stratégique. Mais c’est bien au Ruanda que leur infamie se révéla à son comble, avec l’incroyable bilan de plus de huit cent mille morts, dont ils ont armé et soutenu jusqu’au bout, leurs exécuteurs...

Viendra ensuite l’heure où, toujours en supplétifs honteux des américano-sionistes, qui par la manipulation médiatique étaient parvenu à installer un des leurs sur le fauteuil élyséens, ils vont soutenir avec la même malhonnêteté crasse, c’est à dire en prétendant une fois encore défendre le droit, la démocratie, et les populations civiles, des opérations d’une brutalité sans pareille qui en fait, massacreront de ces civils par dizaines de milliers, en Côte d’Ivoire et en Libye.

Ceci, pour abandonner là encore ces nations agressées et martyrisées, auparavant les plus prospères, les plus développées et les plus prometteuses du continent africain, dans une dévastation totale, en proie aux pires exactions et aux pires atteintes à la dignité humaine, dans des règlements de comptes interethniques sans fin, avec en plus l’établissement de régimes de terreur, en lieu de la démocratie promise, et jusqu’à l’instauration en Libye, d’un régime établi selon un obscurantisme religieux sorti du fond des âges, totalitaire, et attentatoire à la liberté des femmes.

Bien sûr, tout cela au profit des puissances d’argent, toujours les mêmes, qui depuis s’emploient avec la complicité de ceux qu’elles y ont placé à leur tête, à dépouiller ces nations de leurs richesses naturelles...

Aujourd’hui, s’est révélée aux yeux de tous et dans toute sa laideur, la duplicité malfaisante de ces faussaires à la rose qui en ces occasions, n’ont de cesse de trahir sans retenue et sans honte tous leurs idéaux progressistes et humanistes proclamés, dont ils n’ont par ailleurs de cesse d’en faire leçon au reste de la planète.

Ces gens, parvenus eux aussi par la manipulation médiatique, et grâce à leur soutien par les américano-sionistes, à se hisser aux commandes de notre nation, loin de s’attacher avec acharnement à régler les problèmes sans fin et de tous ordres qui nous étreignent aujourd’hui, c’est à nouveau en vue d’aventures guerrières malpropres et criminelles qu’ils mobilisent toute leur énergie. Ceci, pour nous entrainer dans un conflit contre la Syrie et l’Iran, pays qui pas davantage que le Liban, la Somalie, le Ruanda, l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, ou la Libye, qu’ils s’en sont déjà allés dévaster, ne nous ont absolument rien fait, et contre lesquels ils s’acharnent à s’inventer des raisons pour que nous leur fassions absolument la guerre.

Et tout cela, pour mettre les capacités militaires de notre nation au service de nations étrangères racistes et prédatrices...

Il nous faut donc absolument barrer la route à ces crapules traitresses à notre nation, avant qu’elles ne parviennent à nous entrainer une fois de plus, dans les enfers de la guerre, des dévastations, des massacres, et de l’indignité...


Paris, le 30 août 2012
Richard Pulvar

mardi 28 août 2012

SEDUIRE OU SE FAIRE DETESTER, LE GRAND ART DE LA DOMINATION




Il est reconnu que la séduction est un redoutable instrument de domination, celui-là même qui selon les écritures, nous vaut la rudesse de notre vie terrestre, et tous les hommes qui malgré eux, se sont trouvés un jour totalement subjugués par le charme d’une intrigante, l’ont très durement expérimenté en se faisant alors “tout petits devant une poupée”, selon la mésaventure de Georges Brassens.

On suggère souvent mais sans jamais très précisément les décrire dans leur historicité, le fait de quelques furieuses batailles, déséquilibrées à cause de la différence des armements, pour rendre compte de l’incroyable facilité avec laquelle, quand il ne s’agissait pas de seulement quelques poignées d’aventuriers, des troupes ont pu soumettre presque tout un continent, alors qu’il est vérifié que leurs effectifs furent extrêmement faibles, eu égard à ce qui se trouvait mis en œuvre dans les conflits européens à cette même époque.

Bien sûr, l’affaiblissement du continent fut opéré pendant des siècles, principalement à cause de la traite esclavagiste et tous les déséquilibres sociologiques que celle-ci a entrainés. D’autre part, la lente pénétration s’est faite également à la faveur du recrutement de supplétifs locaux, et grâce à une très habile politique d’exploitation des rivalités, empêchant que puisse se constituer un front uni contre le colonisateur.

Cependant si, concernant l’empire colonial français par exemple, il y eut bien quelques hauts faits d’armes, principalement au cours des conquêtes de l’Algérie, de Madagascar, et de l’Indochine, ils ne suffisent pas pour autant à expliquer comment un pays comme la France a-t-il pu se tailler aussi facilement, c’est-à-dire en ne mobilisant qu’une infime partie de ses forces armées, un gigantesque empire vingt cinq fois plus étendu que lui...!

En réalité, il est clair que celle-ci intervenant bien après que le terrain eut été préparé par les explorateurs subjuguant, venant d’au-delà des mers avec leurs curieux équipages, et les missionnaires avec leurs curieux enseignements, c’est bien la fantastique “fascination” qu’ont exercée les nations européennes sur les peuples d’Afrique, et particulièrement sur leurs chefs, et qu’à leur corps défendant les uns et les autres éprouvent encore jusqu’à aujourd’hui, qui a facilité leur prise d’autorité sur ces territoires...

En effet, comment les chefs n’auraient-ils pas rêvé au moins un instant, d’étendre et de renforcer leur puissance avec les moyens dont disposaient ces étrangers, et dont ils faisaient étalage, au prix de quelques accords avec eux, avant de comprendre mais bien trop tard, qu’on ne peut se mettre à table avec le diable, que si l’on dispose d’une longue fourchette pour demeurer hors de sa portée ? Et comment les autres quant à eux, auraient-ils pu combattre avec détermination ceux qu’ils constataient faits à l’image du nouveau et puissant dieu qui leur avait été révélé, et qui devaient donc posséder par leur nature un peu de sa puissance, ces hommes dont la richesse, la technicité, la science, l’industrie, le savoir faire, leurs tenues et la puissance de leurs armes, tout autant de dispositions auxquels ils désiraient eux aussi accéder, les avaient éblouis...?

La beauté, la force, la richesse et la science, fascinent les peuples sous toutes les latitudes, et les Africains furent donc fascinés, et par le fait infériorisés à leurs propres yeux. Ceci, bien avant de succomber par la brutalité au joug colonial qu’ils mettront alors longtemps à s’imaginer, non seulement capables, mais de plus autorisés par le ciel et par la logique de la destinée, à faire vaciller.

Vint donc l’heure des indépendances. Mais si l’intimidation militaire avait grandement perdu de sa force, après que l’orgueilleuse métropole ait subi de lourds revers en Indochine et en Algérie, la force de séduction qu’exerçait encore celle-ci par la qualité de ses réalisations, et par le fait que les colonisés s’étant fait de sa culture, pensaient et jugeaient désormais tout comme elle de la valeur des choses, entraina chez eux alors devenus des ex-colonisés, le sentiment confus que même s’ils s’étaient formellement séparés d’elle, la voie du progrès demeurait malgré tout située pour eux, dans le sillage de cette ex-métropole.

Cependant, si par un exercice de séduction culturelle vantant les avantages de sociétés auxquelles les autres se voyaient désormais fermé l’accès, allié à des opérations militaires pour supprimer ceux qui par la conscientisation, voulaient libérer leur peuples de ce tropisme, les métropoles on pu continuer à exercer leur domination, elles ont de façon inattendue et totalement cynique, utilisé le stratagème du développement d’un sentiment diamétralement opposé, mais relevant chez les individus de la même disposition affective, pour asservir d’autres peuples.

En effet, ces puissances occidentales ont eu tôt fait de constater qu’après qu’ils aient été fortement séduits, loin de demeurer simplement subjugués par eux et ainsi soumis, certains peuples se sont attachés à bien trop leur ressembler, au point qu’après s’être établis selon leur modèle de société, et après s’être faits de toute leur science et de toute leur technicité, ils sont parvenus à devenir pour eux de redoutables concurrents, mettant en cause leur suprématie.
L’option nouvelle, concoctée par des services qui n’ont précisément pas vocation à faire de la publicité quant à l’objet et les résultats de leurs travaux, de sorte qu’avant la mise en œuvre de cette option, nul ne soupçonne son effroyable machiavélisme, fut pour eux de se faire cette fois tout au contraire copieusement “détester”. Ceci, avec un double objectif. Tout d’abord dissuader en leur rendant ce système moralement condamnable, certains peuples disposant de ressources naturelles telles que le pétrole, d’accéder à un modèle de société de type occidental selon lequel ces richesses pourraient faire merveille.

Selon cette option, les puissances dominantes vont d’abord s’attacher à détruire ceux qui avaient déjà emprunté la voie de la modernité, c’est-à-dire l’Iran du Shah, et surtout l’Irak laïque de Saddam, nations qui autrement seraient déjà devenues aujourd’hui, grâce à leur ressource pétrolière, des puissances irréductibles. Ceci, en provoquant ou en favorisant la venue en cette région de crise dévastatrices telles que la révolution islamique qui l’espéraient-elles, aurait du freiner durablement le développement de l’Iran.

Il y aura ensuite le meurtrier conflit Iran-Irak, où elles vont alimenter en armes jour après jour huit années durant, les deux camps, la mise en place des conditions devant entrainer l’invasion du Koweït par Saddam, pour avoir une première occasion de détruire l’Irak, l’entretien d’un soupçon d’armes interdites pour infliger à ce pays douze années d’un terrible embargo, et finalement son invasion sous ce même prétexte.

Il est remarquable que rien des grosses ficelles de toutes ces manipulations, ne fut caché, et qu’il n’y eut aucune retenue dans les outrances guerrières criminelles faites contre ces nations, parallèlement aux prises de position de la plus totale injustice, concernant l’affaire de Palestine. Le but est de laisser clairement entendre à ces croyants martyrisés, que l’occident constitue un système de société qui offense Dieu, et que ce serait une grave faute d’en emprunter les mœurs sociales, telles que la laïcité, la démocratie, et l’égalité des sexes...

C’est donc tout à fait logiquement que l’on retrouve ces mêmes service occidentaux, derrière ce que, faisant écho à la propagande, beaucoup se sont naïvement précipité d’appeler avec optimisme le “printemps arabe”, qui n’avait d’arabe que ses acteurs, mais certainement pas le metteur en scène, et dont nous voyons bien aujourd’hui par la tournure que prennent ces événements, ce qui les sous-tendait, c’est à dire une volonté de ramener des nations autrement vouées à devenir puissantes, dans les ténèbres d’un obscurantisme religieux.

Partant de là, l’autre aspect de ce stratagème, consiste à créer chez ces peuples un tel ressentiment contre l’occident, une telle haine, que les plus engagés des hommes dans la lutte contre ce système, vont se montrer prêt à contraindre par tous les moyens même les plus ignobles, ceux des leurs qui sembleraient malgré cela continuer de s’accorder avec les mœurs occidentales.

Ainsi, la haine féroce d’un occident totalement discrédité, est-elle devenue de façon surprenante, l’élément par lequel les occidentaux vont se garantir de ne plus se trouver en concurrence par davantage de peuples, surtout ceux qui disposant de ressources naturelles, pourraient aisément les mettre en difficulté, en condamnant ces pays à leur “autodestruction”.

Ceci, tout d’abord par les affrontements meurtriers auxquels leurs citoyens se livreront entre eux, et par les régimes autoritaires qui découleront fatalement de ces situations, lesquels comme les Chinois qui en sont heureusement sortis, en ont fait l’expérience, sont totalement stérilisants quant aux initiatives personnelles qui font le dynamisme des nations. Mais cette malédiction exercera surtout par le fait que ces peuples tourneront durablement le dos, à toutes les avancées sociales qui, pour avoir été un temps promues par l’occident, ne lui sont en rien spécifiques parce qu’elles sont en réalité de portée universelle, et qui sont absolument incontournables dans la quête d’une nation dans la voie de sa félicité...

C’est d’ailleurs parce qu’au bout de toutes ces années, l’Iran semble sortir peu à peu des carcans dogmatiques qui l’empêchaient, en manifestant grâce à l’action de modérés, voire de contestataires du régime, des évolutions sociales et idéologiques de nature à la faire renouer avec la grandeur et l’efficacité, que l’occident s’acharne à exercer sur ce pays une pression sans pareille, pour l’enfermer dans un autoritarisme et une rigidité que justifierait un état de guerre...

Il semble cependant qu’il soit trop tard, l’Iran est déjà trop forte, et de plus, elle n’est pas seule...


Paris, le 27 aout 2012
Richard Pulvar

Pour information. ( Wikipedia )


Événements de Sétif (8 mai 1945)

Article principal : Massacres de Sétif et Guelma

Sur instruction du général de Gaulle, du gouverneur général d'Algérie Yves Chataigneau, du sous préfet André Achiary et sous la responsabilité du général Duval, l'armée a mené une action sanglante pour réprimer cette insurrection, qui sonna la fin de la cohabitation pacifique entre pieds noirs et Algériens et la naissance du sentiment national algérien.

Bien qu'ayant pour objectif officiel de rétablir l'ordre, cette répression aveugle eu pour conséquence de cristalliser un profond sentiment d'injustice déjà latent dans la population. Estimant que l'on juge une action par ses conséquences et non par ses intentions, plusieurs analystes stratégiques estiment que la France métropolitaine avait l'intention non avouée de se débarrasser des départements d'Algérie pour préserver son potentiel de développement.

- L'occasion fut donnée d'identifier et de liquider les réseaux financiers nazis qui soutinrent la frange radicale et indépendantiste du mouvement national algérien. Les autorités françaises n'en firent rien.

- Si une majorité de pieds noirs aurait fini par accepter, de gré ou de force, l'indépendance de l'Algérie, il n'en était pas de même pour la population musulmane qui était majoritairement pro-française, ou du moins avait objectivement intérêt à obtenir les mêmes droits que les citoyens français de la métropole (droit de vote, protection sociale, etc.) Ce mouvement de normalisation de la société algérienne était inévitable et était inscrit dans les luttes naissantes pour l'égalité et les droits civiques, en métropole mais aussi en Inde, aux États-Unis, et ailleurs encore. Cela aurait été un sérieux handicap pour la reconstruction de l'économie française. Il fallait à tout prix trouver le moyen de pousser ces Algériens à haïr la France.

- Le mouvement nationaliste algérien naissant avait besoin d'un sérieux coup de pouce et les massacres de Sétif y contribuèrent. Cela mis un coup d'arrêt à l'évolution de la société algérienne et cristallisa les antagonismes, ce qui déboucha sur la guerre d'indépendance.

- Les communistes furent un temps divisés sur la question de savoir s'il fallait soutenir les luttes sociales et les droits civiques des travailleurs algériens plutôt que la lutte pour l'indépendance pure et simple, puis finalement optèrent pour le soutien au F.L.N., sans doute sous la pression de Moscou qui voulait élargir son influence dans la région. L'ampleur du massacre de Sétif acheva de convaincre les hésitants.

Voir l'article massacre de Sétif pour plus de détails. Raymond Duval jeta un regard lucide sur ces événements car il écrivit à sa femme : « Depuis le 8 mai, un fossé s'est creusé entre les deux communautés. Un fait est certain : il n'est pas possible que le maintien de la souveraineté française soit exclusivement basé sur la force. »




mercredi 15 août 2012

FACE A L’EMPIRE MORIBOND, L’ANEANTIR, OU LE RETABLIR ?



Sur la carte ci-dessus, sont représentés en vert foncé, le premier empire colonial français, qui fut perdu tout d’abord par les déboires de la guerre de sept ans, mais surtout par le manque total de vison d’avenir et donc d’intérêt pour ces terres, de Louis XV, Louis XVI, et Napoléon, et en vert clair, le second empire colonial qui quant à lui, n’a pu se maintenir que dans cette forme moribonde de lui qu’on appelle désormais, la “Françafrique”.

Le premier était constitué par d’immenses territoires d’Amérique du nord, une grande partie du Canada, et près de la moitié des Etats Unis actuels. Ceci, grâce à l’action des premiers explorateurs et colons français tel que Cartier, Champlain, Cavelier de la Salle, et d’autres. Ils se situaient alors dans le sillage de Verrazano, ce navigateur italien que François premier, contestant le traité de Tordesillas par lequel, sous l’autorité du pape, Espagnols et Portugais s’étaient partagé les terres déjà découvertes et à découvrir aux Amériques, envoya en mission pour découvrir des terres au bénéfice de la France. Verrazano sera ainsi le premier à découvrir l’embouchure de l’Hudson, sur les bords de laquelle va s’édifier la future Nouvelle Amsterdam, qui deviendra encore plus tard la ville de New York. C’est pourquoi son nom sera donné au pont impressionnant qui à New York, franchi actuellement ce fleuve.

Il faut rappeler à ce sujet que les explorateurs et colons français sont parvenus en ces endroits plus d’un siècle avant les colons britanniques, mais pour des gens comme Louis XV, il ne s’agissait en ces terres lointaines du Canada que de “quelques arpents de neige”, et la métropole ne se donnera jamais les moyens de protéger son empire qui tombera presque d’un coup, sous la coupe des Anglais.

S’ajoutait à cet empire, l’ile de Saint Domingue, la plupart des petites Antilles, bien avant que les Anglais ne s’emparent de certaines, et près d’un tiers de l’Inde où là encore, les Français y sont parvenus avant les Anglais, mais n’ont pas su d’avantage qu’aux Amériques, défendre leurs possessions.

Le second empire colonial était plus essentiellement africain, mais encore plus étendu que le premier. Qu’on y songe bien, il était absolument gigantesque et s’étendait à son apogée en 1939, sur rien de moins que 13 500 000 km², soit vingt cinq fois la France, plus de trois fois la totalité de l’Union Européenne, et plus d’une fois et demi les Etats Unis d’Amérique...!

En fait, il n’y eut guère de plus étendu que lui tout au long de l’histoire, que l’empire britannique, et l’empire russe, et s’il s’était maintenu, il serait fort aujourd’hui de 400 à 500 millions d’hommes, et c’est toute la situation actuelle de la France qui en aurait été modifiée !

Dans les causes multiples de la chute de cet empire, il y eut pour les plus importantes, tout d’abord la défaite humiliante en 1940, de la France face à l’Allemagne, qui allait briser l’image de toute puissance de l’orgueilleuse métropole. Elle allait aussi être l’occasion de la prise de fonction dans les colonies, de gouverneurs aux idées pétainistes et de fait totalement rejetés par les “indigènes”, d’une inversion des rôles où c’était l’empire qui désormais, allait se porter au secours de la métropole, et également, de l’abandon total par cette métropole, des colonies lointaines de l’Indochine dans les mains d’un redoutable occupant japonais. C’est d’ailleurs de ces dernières que viendront les premières luttes de contestation de la prétention tutélaire d’une métropole, qui avait totalement manqué à sa charge protectrice, luttes dont la répression stupide entrainera la première guerre de libération qui, perdue par la métropole, sera le prélude à la destruction de l’empire...

Mais, la raison la plus fondamentale de la chute de l’empire, fut le refus stupide et borné de la métropole, sous l’influence des racistes et des colons, d’accorder enfin l’égalité des droits aux colonisés pour en faire des citoyens à part entière, cette métropole craignant de voir par le jeu démocratique, l’un d’eux se hisser aux plus hautes responsabilités de l’empire. Ceci, alors même qu’elle ne devait justement qu’à ces colonisés venus à son secours, en constituant après la défaite l’essentiel de son armée demeurée au combat, d’avoir pu s’assoir à la table des vainqueurs aux cotés de ses autres libérateurs, et se maintenir ainsi dans son statut de grande puissance. En refusant de la sorte, non seulement de se conformer une bonne fois à son discours humaniste de liberté, d’égalité, et de fraternité, mais de plus, d’honorer le prix du sang versés par les colonisés pour son salut, elle se condamnait.

A aucun moment et nulle part dans l’empire, l’indépendance n’a été réclamée pour elle-même par les colonisés. Elle n’a été exigée par ceux-là, que comme unique façon, face au refus obstiné et malhonnête de l’égalité des droits, de se soustraire à la condition humiliante et pénalisante de citoyens de seconde catégorie. Et c’est bien parce que cette égalité des droits fut exigée et curieusement, obtenue par les Antillais, dont l’histoire il est vrai est sensiblement différente de celle des autres colonisés, puisqu’ils ne l’ont au sens stricte du terme jamais été, que ceux-ci sont demeurés français jusqu’à aujourd’hui...

Du point de vue de la France, les choses sont bien claires.

La crise économique et monétaire européenne vient en effet de montrer d’une part, toute la limite de la positivité de cette construction, qui a garanti à ces nations des années de paix et de prospérité, mais qui risque tout aussi certainement de toutes les plonger dans le même désastre, sans plus qu’aucune ne puisse jouer une carte nationale, pour espérer en sortir. Dans ces conditions, la France apparait comme condamnée à être réduite au rang de simple province européenne parmi les autres, et si en tant que nation initiatrice et fondatrice de l’union européenne, et deuxième puissance économique de celle-ci, son influence y demeure très grande, il ne s’agit pas en cette union européenne technocratique, mais politiquement et diplomatiquement inexistante, d’un espace possible de sa réalisation et de son affirmation. Ceci, d’autant que c’est désormais l’Allemagne qui par sa puissance économique, y détient le véritable leadership.

Ainsi, l’intégration graduelle de la France dans une union européenne qu’elle ne peut plus dominer comme par le passé pour se la rendre familière, et par laquelle elle se trouve soumise à des lois et des règlements que souvent ses citoyens réprouvent, la condamne-t-elle à voir son identité nationale diluée, dans la construction d’une identité européenne artificielle, et de fait fatalement incertaine.

Car par définition, il n’existe bien sûr pas d’identité supranationale, et une identité européenne ne pourrait valoir que si cette Europe constituait une seule et même nation. Or, les trois éléments principaux d’une identité nationale sont, l’appartenance sous une même autorité, à un même territoire, le partage d’une même langue, et celui d’une même croyance. Mais, si l’espace Schengen, peut donner l’illusion de continuité territoriale, cette étendue n’est pas soumise à une seule et même autorité, et d’autre part, il n’existe ni une langue, ni une croyance européenne, mais une pluralité diverse de celles-ci.

Les Américains qui ont du faire face à la même difficulté, c’est à dire la très grande diversité de leur population, ont non seulement subordonné pour les choses essentielles, l’autorité des différents états à une autorité fédérale, mais ils ont de plus mené des décennies durant, une guerre impitoyable contre les minorités linguistiques, pour faire de la langue anglaise, le lien principal et identitaire entre les citoyens américains. En ce sens, ils n’ont pas fait autrement que les Romains, avec le Latin.

Croire qu’à l’instar des Etats Unis d’Amérique, il pourrait se constituer des Etats Unis d’Europe, avec la diversité actuelle des nations européennes, n’est qu’une douce illusion, et la crise actuelle à l’occasion de laquelle les gens de l’Europe du nord ont exprimé sans la moindre précaution, tout le mépris dans lequel ils tenaient ceux de l’Europe du sud, montre qu’il n’existe précisément pas, hors de la notion de race, d’identité européenne. Ceci signifie qu’il n’existe pas d’autre caractère qui leur étant commun, serait spécifique à ces européens et en lequel ils se reconnaitraient tous. En tout état de cause, se dire “Européen”, revient tout simplement à se dire “homme blanc”. Car ce qui jusqu’alors faisait une véritable spécificité européenne, c’est à dire le caractère bien plus développé qu’ailleurs des nations européennes, avec leur fantastique héritage culturel, se trouve infirmé jour après jour par les succès des pays dit émergents, et avant très peu, l’Europe n’apparaitra plus comme ce lieu exceptionnel du développement de la civilisation, et sera privée pour les siens de ce caractère identitaire.

Ce n’est qu’à la faveur de l’impasse économique dans laquelle se trouve l’Europe, laquelle a révélé l’impuissance individuelle des nations, que par delà la mouvance d’extrême droite ou cette intégration a toujours été combattue au nom de l’identité nationale, de nombreux Français ont soudainement pris conscience que l’avenir de l’Europe se paierait fatalement, au prix d’une disparition graduelle de ce qui constitue strictement la spécificité Française. Ceci, à l’heure où l’usage de la langue française se trouve de plus en plus contesté, même au sein d’institutions européennes pourtant sises dans des villes francophones.

Cependant, ce danger de disparition de l’identité française, par une dilution de celle-ci consécutive à l’intégration du pays dans une Europe désormais sous domination allemande, et par une marginalisation grandissante de l’influence la France dans le reste du monde qui dans une large mesure, demeure sous une domination anglo-saxonne, a été parfaitement compris par certaines élites française. Celles-ci sont conscientes que la situation actuelle de la France dans le monde, laquelle demeure malgré tout exceptionnelle, tant sur le plan économique comme cinquième puissance mondiale, que sur le plan culturel avec la francophonie, de même que sur le plan diplomatique avec la possession si jalousée, d’un siège de membre permanent au conseil de sécurité, n’est qu’un héritage issu de sa toute puissance impériale.

Ceux qui s’intéressent à cette question comprennent que la France n’a évidemment aucune chance de pouvoir renouer un jour avec les fastes, la magnificence, et les avantages considérables liés à sa grandeur passée, sans l’empire qui l’avait rendu encore plus puissante, avant la révolution, et qui a continué jusqu’à en faire à l’aube de la première guerre mondiale, le pays le plus riche du monde, et un des plus puissants. Mais ils savent surtout, qu’elle n’a aucune chance de pouvoir se maintenir même au niveau actuel, sans ce même empire pourtant devenu depuis, moribond, qui s’est maintenu malgré tout, mais qui n’ose plus dire son nom.

La difficulté c’est que ces questions quant au devenir et à la grandeur de la France, ne font plus du tout recette auprès des Français eux-mêmes, qui semblent avoir par rapport à leurs vaillants ancêtres, la même distance qu’ont les Egyptiens, les Athéniens, et les Romains d’aujourd’hui, par rapport à Ramsès, Périclès, ou Cicéron. Désormais seul l’immédiat compte, c’est à dire de quoi sera faite la fin du mois...

Les élites elles, ont décidé que pour sauvegarder les intérêts supérieurs de la nation, même si tout cela devait se faire par la brutalité, l’illégalité, et le crime, il fallait se garantir de pouvoir exploiter les ressources et les hommes de l’empire, en leur concédant afin de leur fierté et en les renvoyant à eux-mêmes en cas de difficultés, les apparences de l’indépendance. Et de fait, depuis plus de soixante ans, alors même qu’il n’y eut pas moins de quarante interventions militaires de la part de la métropole sur leur continent, afin de la préservation de ses intérêts, et alors que ceux-ci n’ont même pas l’autorité sur l’émission de la monnaie qu’ils utilisent, les Africains de l’ex-empire colonial français, croient encore fermement qu’ils sont devenus un jour, indépendants.

En réalité, l’empire n’a jamais été totalement détruit, il a survécu, mais dans la forme minable, indécente et criminelle que nous lui connaissons aujourd’hui où, tant du coté de la métropole que du coté des colonies, ce sont des associations de malfaiteurs qui constituent son aristocratie. Le pire c’est que toute cette malfaisance a été révélée, exposée, explicitée avec de nombreux témoignages de la part des acteurs eux-mêmes des faits, dans une récente série télévisée, sans provoquer le moindre mouvement d’indignation, ni en France, ni en Afrique.

C’est justement dans cette attitude surprenante qu’il nous faut comprendre la fatalité de la “Françafrique“, c’est à dire de l’empire colonial français déchu, gangrené, et gangstérisé, lieu de tous les coups fourrés, de toutes les malhonnêtetés, de tous les crimes et de tous les abus, que tout le monde proclame condamner et se dit prêt à y renoncer, mais qui cependant se maintien, tout simplement parce que rien ne le remplace et ne peut le remplacer, les nations africaines étant censées être indépendantes.

C’est devenu aujourd’hui un amusement de constater que depuis quarante ans, à la veille de leur élection, tous les candidats au fauteuil élyséen jurent autant qu’ils le peuvent, qu’ils mettront fin à cette comédie, et de constater sans surprise, qu’au lendemain même de cette élection, les tout premiers invités au Palais, bien avant les puissants de ce monde, ne sont rien d’autre que les “barons“ de la Françafrique. Ceux-ci viennent prendre contact avec le nouveau “boss”, rôle logiquement dévolu au président de la république française, dont par leur financement à l’aide des désormais célèbres rétro commissions, ils ont permis l’élection. En recevant ainsi en grandes pompes le président du Gabon que quelques années plus tôt, en échange de facilités à venir, les services secrets français avaient installé dans son fauteuil, le nouveau locataire du Palais n’a nullement fait injure à la grande “tradition”, et les affaires continuent...

Il n’y a pas un homme de bonne fois qui ne comprend qu’il faut en finir avec ce système qui a fait le malheur des deux parties. En effet, si dégagés des a priori racistes, et en ayant le sens du partenariat, au lieu de ne penser qu’à piller purement et simplement les richesses des anciennes colonies, les responsables français avaient joué la carte du développement, les nations africaines devenues riches et prospères, auraient constitué une vaste clientèle pour les produits français, ce qui aujourd’hui rapporterait bien plus que le pillage, et aurait maintenu à un très haut niveau, l’appareil productif français et les emplois dans ce pays. C’est d’ailleurs exactement ce à quoi s’emploient actuellement les Chinois. Ils participent à grands frais et pour leur intérêt, au développement de l’Afrique, avec un succès tel que dans plusieurs pays de l’ancien empire, ils ont déjà supplanté les Français comme principal partenaire économique.

Pourquoi alors la Françafrique perdure-t-elle ?

Parce que ses opposants ne veulent rien d’autre que l’anéantir, et ne la remplacer par rien. Or, l’interpénétration entre ces deux parties du monde fut telle, que les liens entre la France et l’Afrique ne peuvent plus, sans dommage pour les uns et les autres, être anéantis.

Tout le monde en France saura dire les noms de plusieurs chefs d’état, de sportifs ou d’artistes africains. Mais personne ne saura rien dire des noms des premiers ministres danois ou suédois, des présidents slovène ou slovaques, d’artistes bulgares ou finlandais, alors qu’il s’agit là de pays de l’Union européenne, auxquels la France est plus particulièrement liée.

C’est dire à quel point tous les regards en France demeurent pleins de nostalgie, dirigés vers le “grand Sud”, là ou s’est exprimée la grandeur impériale de ce pays, car c’est là qu’aujourd’hui, les Français qui tendent à ne plus devenir que de simples provinciaux de l’Europe, se sentent encore grands, et le deviennent.

Il est clair que l’exploitation abusive des ressources des nations africaines à la tête desquelles elle a placé ses “préfets”, constitue un élément indispensable à l’économie de la France telle qu’elle demeure malheureusement pensée, c’est-à-dire sans le sens du partenariat. D’autre part; une telle prise de contrôle tout à la fois des ressources africaines, afin de garantir ses approvisionnements, et des administrations africaines, afin de ses desseins géopolitiques, est nécessaire par delà les interdits étiques et constitutionnels, à un pays qui entend jouer encore dans la cour des grands. Mais il n’y a pas que cela.

Ce serait une erreur de sous-estimer dans la persistance de cette liaison perverse, le poids des liens historiques et culturels, et leurs implications psychologiques, identitaires, et même affectives.

Il n’est qu’à voir tout le cérémoniel et toute la mise en scène de ces grandes messe du sommet franco-africain, et du sommet de la francophonie, pour comprendre à quel point la France a besoin pour la représentation d’elle-même, de se voir importante, ce qu’elle ne peut être, qu’avec les nations africaines de l’ex-empire, et comprendre qu’elle ne peut se résigner à n’être qu’une province européenne parmi les autres ce qui pour une nation à l’histoire aussi dense, et qui a toujours dominé cette Europe, correspond à ne plus rien être du tout...

C’est d’ailleurs cette même préoccupation qui fait que la Grande Bretagne s’applique constamment à maintenir une distance entre elle et une Union Européenne à laquelle elle a tenu malgré tout à participer, puisqu’il lui faut être partout, selon sa propre légende...

Ainsi, dans la récente entreprise criminelle de “néo colonisation”, qui a provoqué la mort de plusieurs dizaines de milliers d’hommes en Côte d’Ivoire et en Libye, si la défense des intérêts pétroliers de la métropole fut manifeste, il est tout aussi manifeste que de ne plus se sentir “redoutée”, ce qui pour cette métropole constitue le spectre de sa relégation du statut de grande puissance, à celui d’une nation quelconque, et par là, le prélude à une contestation encore plus forte de son statut de membre permanent du conseil de sécurité, à visiblement justifié la nécessité de faire à cette occasion, une “démonstration de force”.

Le message fut reçu, mais ce sont les malheureux Ivoiriens et les Libyens qui ont fait les frais de la démonstration, et il est remarquable d’ailleurs qu’ils n’ont guère été soutenus, bien au contraire, par les autres Africains. Car pour ceux-ci également, et bien sûr sans que jamais ils ne le confessent, compte tenu des simulacres stériles de l’Union Africaine, qui n’a pas eu les “tripes” pour prendre en charge ces dossiers, et qui manifeste aux yeux du monde entier son inconsistance, l’empire demeure paradoxalement, en seraient-ils même les victimes, leur seul espace de grandeur, et parce que hors de lui, il n’y a rien, et c’est bien ce néant qui établit la pérennité de l’empire moribond.

Symétriquement, il est amusant aussi de remarquer qu’il n’y a pas d’Africain plus acharné contre la France, que ceux qui s’y sont installés, et on comprend que ce rejet traduit bien sûr une souffrance due à tous les crimes commis depuis des siècles par la métropole sur le continent, selon sa volonté farouche de domination. Mais cette animosité traduit également pour ces hommes désirant malgré d’énormes difficultés, se trouver là où les choses se peuvent et là où elles se passent, la frustration due à un manque de reconnaissance et de considération par cette métropole, et au refus ahurissant de celle-ci de prendre tout simplement acte de son altération durable par l’Afrique, de façon à établir les Africains qui vivent chez elle, dans une normalité...
Tout cela, parce qu’il reste malgré bien des griefs des colonisés envers la métropole, un lien indéfectible, constitué par un héritage historique commun, et le partage de la langue...

C’est ainsi que beaucoup d’Africains de l’ex-empire continuent de faire le siège des consulats, afin d’obtenir un visas pour la métropole, parce qu’il ressentent confusément pour les uns, même s’il se trompent souvent, que c’est là que se trouvent pour eux les moyens et les occasions de réussir quelque chose, et pour les autres, que c’est là que se développent les principaux “événements” de la culture qu’ils partagent, et il se trouve même des artistes qui, ayant eu le succès chez eux, viennent ici pour recevoir leur couronnement.

En fait, la France, et particulièrement la ville de Paris, constituent selon un paradoxe qui n’est finalement qu’apparent, pour les élites africaines francophones en quête d’excellence dans leur art, un passage obligé. Ceci, parce qu’en plus des écoles, des universités, des instituts de recherche et bien d’autres commodités logistiques indispensables, c’est là que se développe une production intellectuelle considérable sur des questions concernant l’Afrique, et que peuvent se nouer des contacts intéressants avec des gens venus de tous les horizons, sans avoir à parcourir le monde entier.

C’est d’ailleurs là que se trouvent de véritables Africains, c’est à dire des gens dégagés du sectarisme ethnique qui fait tant de dégâts sur le continent, dans un lieu ou ces différences deviennent ridicules face à tout ce qui les oppose au Français. D’autre part, nous sommes là dans une ville où l’on trouve davantage de documents sur l’Afrique dans le seul quartier latin, que dans toute l’Afrique francophone réunie. C’est ainsi que les géologues français, après avoir procédé à un recensement des nappes d’eau souterraines de la zone sahélienne, avaient consignés leurs résultats dans un document dont l’original fut conservé au BRGM, mais dont la copie qu’ils avaient transmise aux gens du Burkina qui en étaient demandeurs, avait à l’époque où je m’occupais de ces questions, tout simplement été perdue par ceux-là...!

En réalité, il se produit dans la communauté africaine de ce qui tend de plus en plus à devenir “Paris la noire”, un bouillonnement intellectuel sans précédent, par rapport auquel les belles heures de Saint-Germain des prés ne sont que babillage futile. Tout cela se passe à dix mille mètres au-dessus de la tête des Parisiens français qui n’en soupçonnent rien, et qui ne comprennent pas que si tant d’Africains viennent ici, c’est tout simplement parce que c’est là que se situe cet “événement”.

Tout ceci montre que les liens tissés selon l’empire ne sont pas à la veille d’être rompus, et que si l’on veut en finir avec l’empire moribond, ce n’est pas par le néant qu’on y parviendra, mais bien par son remplacement par un autre, par un empire fondé cette fois sur la base d’une appartenance culturelle. Ceci, en étant conscient que tôt ou tard, le centre culturel de cet empire se déplacera fatalement de la métropole parisienne, vers une de ces grandes métropoles africaines comme Kinshasa qui, avec ses quatorze millions d’habitants, constitue d’ores et déjà et de très loin, la plus grande ville francophone du monde.

Il est clair qu’après tant de déconvenues économiques, et sa perte d’influence graduelle en Afrique au bénéfice de la Chine, de l’Inde et du Brésil, il ne pourrait rien arriver de pire et de plus grotesque à la France, que de se trouver en plus marginalisée au sein même de la sphère francophone, à l’heure où toute l’Europe se met à l’anglais.

Tout ceci montre l’urgence qu’il y a à ce qu’il se produise un changement radical dans la mentalité des Français concernant leur rapport à l’Afrique et symétriquement, la nécessité que les Africains renoncent à cette vielle chimère d’un grand règlement de compte historique où ils s’en viendraient venger des siècles d’une oppression subie par la métropole. Car, jusqu’à présent, celle-ci constitue curieusement par ses différentes institutions coloniales, et comme un pied de nez fait à ses détracteurs, le seul facteur véritablement efficace de rassemblement entre les nations africaines francophones, même si ce n’est pas toujours pour une bonne cause, et il est clair que pour ces nations qui autrement trouveraient difficilement la voie d’une coopération entre elles, ce facteur de rassemblement est vital.

En fait, ce qu’il nous faut comprendre de tout cela, c’est que les individus tout comme les nations de notre époque, doivent se préparer à assumer un caractère “multidimensionnel”, qui leur sera de plus en plus imposé par la logique des temps.

Ceci signifie que les Français doivent s’assumer pleinement dans leur dimension européenne, au sein d’une Union Européenne à laquelle ils ne sont cependant pas réductibles, que les Africains doivent s’assumer sereinement dans leur dimension africaine, au sein d’une Union Africaine à laquelle pareillement, ils ne sont pas réductibles, et que les uns et les autres doivent s’assumer pleinement dans leur dimension francophone, au sein d’un empire culturel qui s’en viendra remplacer l’empire moribond...

Bien sûr je vous le concède, c’est plus facile à dire qu’à faire...


Paris, le 15 août 2012
Richard Pulvar


BRAVO ET MERCI MESSIEURS LES “BRITISH”, POUR CETTE GRANDE MESSE DE LA FRATERNITE...!




Tout cela a été parfaitement organisé...

Ce fut grandiose, passionnant, beau et émouvant, et cette grande manifestation nous a rappelé que nous autres les humains, nous pouvons faire de belles choses sur notre bonne vielle Terre, et que c’est précisément pour cela que nous nous y trouvons...

Même la surprenante concurrente saoudienne, jeune enfant otage d’une situation qui la dépassait, où un interdit prétendument religieux s’est trouvé réaffirmé avec force par les siens, afin que puisse en être aboli un autre bien plus pénalisant et tout aussi irrationnel, qui ne lui aurait même par permis de participer, s’est déclarée heureuse d’avoir été là, et de fait pour une fois, toute notre humanité était là...

Tout ceci confère aux jeux, il ne faut pas se le cacher, par le fait qu’ils permettent d’atteindre un “au-delà” des choses habituelles et des singularités réductrices, et qu’ils sont l’occasion d’une humanité rassemblée communiant dans un même idéal, un caractère “sacré”. C’est ce que traduit d’ailleurs bien, tout le cérémoniel parfaitement réglé qui conduit cet événement. Il s’agit d’une véritable “liturgie” qui va jusqu’à un engagement d’excellence selon une prestation de serment, des concurrents et des arbitres, laquelle sans bien sûr le dire, suppose qu’une autorité suprême sera juge de leur accomplissement...

Toute cette mise en scène montre bien, qu’il ne s’agit plus en cet événement, d’une simple manifestation sportive...

Il est remarquable en effet à ce sujet, qu’en plus des exploits sportifs qui constituent l’objet premier des jeux, et des exploits techniques que nécessite leur organisation par la nation d’accueil, les grandioses cérémonies d’ouverture et de clôture de ces jeux, constituent de magnifiques catalogues culturels disant tout à la fois “l’héritage” dont dispose cette nation, et la force créatrice de son génie artistique.

Observons bien maintenant que c’est à ses frais, lesquels sont devenus considérables, que la nation organisatrice se met entièrement au service des autres nations de notre humanité, pour les accueillir et les rassembler chez elle. Or, il s’agit là en ce don de soi aux autres, d’un geste dont la recommandation constitue un des principaux enseignements religieux, et qui, concernant les relations habituelles existantes entre les nations, est absolument exceptionnel. Car on ne le trouve qu’à l’occasion de ces jeux, et de cet autre événement de même dimension que constitue la coupe du monde de football.

Tout ceci signifie que par delà ces prétextes sportifs, ce à quoi nous assistons en ces événements, c’est à des actes de “rédemption”, dans le sens christique même du terme, c’est à dire des actes par lesquels le bien se trouve rendu pour le mal, et par lesquels finalement, toute l’agressivité naturelle des humains, toutes les rivalités et toutes les volontés de capture et de domination des uns sur les autres, se trouvent “sublimées” au travers d’exploits sportifs.

En ce sens, le caractère “religieux” de ces manifestations est indéniable. Les rages s’expriment alors contre le chronomètre, les dominations se traduisent simplement par la plus haute marche du podium, et après les applaudissements fournis, ce sont quelques médailles, des émotions, de la fierté et de la gloire, lesquelles valent bien mieux que l’or, quant à la félicité des nations, qui constituent les gains des vainqueurs.

Ailleurs qu’en ces espaces, ce sont des guerres qui traduisent la rivalité entre les nations, la soumission de peuples entiers qui traduit les volontés de domination, et le pillage des ressources naturelles des pays vaincus, qui traduit la volonté de capture des nations prédatrices. Nous pouvons mesurer ainsi tout le bonheur que nous avons par tout ce que cela nous épargne, dans l’existence des jeux olympiques qui, dans l’antiquité déjà, sonnaient précisément une période de trêve guerrière. Il en est de même pour et cette autre grande messe de la paix, par codification d’une expression pacifique et apaisée des rivalités, que constitue la coupe du monde de football.

Pour la plupart d’entre nous, nous demeurons persuadés a priori, qu’il ne s’agit en ces événements, que de simples manifestations sportives “civiles”, issues d’une concertation entre les humains. Ceci, parce qu’à cause de la déviation sémantique qu’à subie au cours des siècles le terme traduisant ce fait, et à cause de tous les crimes et tous les abus qui furent commis sous couvert de celle-ci, nous manquons d’observer que la concertation entre les humains, quel qu’en soit l’objet, constitue en elle-même par définition, un fait de “religion”.

Cependant, ceux qui s’intéressent à ces questions ne manqueront pas de remarquer que ces grands rassemblements qu’il convient bien de dire religieux, se font forcément comme tels selon des “dieux“, c’est-à-dire selon des faits de “transcendance” de la singularité des individus et des peuples, mais que ces dieux ne sont jamais “nommés”. Personne ne viendra dire en effet, que l’établissement des règlements des jeux olympiques, et la fervente participation, en acteurs ou en spectateurs, de tous à ceux-ci, se font “au nom” d’un dieu.

Or, un des tout premiers enseignements de la grande tradition ésotérique, qui se trouve à l’origine de l’invention du “tétragramme”, le fameux “JWHW”, c’est qu’il est justement interdit de “nommer” le dieu, celui selon lequel s’exerce la concertation entre les humains, et qui n’est bien sûr “unique”, que si cette concertation concerne notre humanité tout entière...

Par cette interdiction qui était faite de nommer le dieu, les rédacteurs de la grande tradition ésotérique rappelaient ainsi que rien ne peut se prétendre au nom d’un dieu, et encore moins au nom du dieu “un”, qui ne procède de la libre concertation entre les humains, et qu’en conséquence, rien de ce qu’ils n’agréent librement, ne peut leur être imposé comme étant la volonté d’un dieu, puisqu’il n’existe justement de dieu, que selon cette concertation.

Il est clair de ce point de vue que pour la plupart d’entre elles, par leur prétention à dire le “convenable” hors de toute “convention” établie entre les humains, et parlant au nom d’une “transcendance” de ces humains en se passant de consulter leur avis, voire en les contraignant, comme si cette transcendance pouvait manquer d’être “la leur”, autrement dit, comme si elle se pouvait dégagée d’eux et exprimer des volontés sans rapport avec leur souhaits, les religions d’aujourd’hui constituent autant de “trahisons” de l’idée religieuse authentique...

On surprendra alors beaucoup en disant que curieusement, c’est à travers le sport, certaines institutions humanitaires, ou encore certaines manifestations culturelles, que se réinvente aujourd’hui la véritable religion, et qu’en ce sens, les jeux olympiques constituent bien une manifestation religieuse, dans le sens fondamental du terme…

Bien sûr il faudrait développer davantage...

Une prochaine fois peut-être...


Paris, le 13 août 2012
Richard Pulvar

lundi 13 août 2012

VIVENT LES JEUX, GLOIRE AU BARON, ET BRAVO A NOTRE BELLE EQUIPE DE FRANCE DE TOUTES LES COULEURS...!




En ce lieu, personne n’est venu parler de quotas, personne n’a été obligé de faire la queue devant des préfectures pour avoir le droit de “participer“, et de “représenter”.

Il suffisait tout simplement de se vouloir vainqueurs et d’être bons, et ils l’ont été...

Ceux qui dirigent la nation avec le total insuccès que nous savons, pourraient prendre exemple sur ceux qui dirigent le sport avec bien plus de talent, et qui savent faire avec le principal atout du pays, c’est-à-dire sa belle diversité, celle grâce à laquelle il a triomphé.

Nous avons vu la France dans son plus bel aspect, celui où elle gagne dans la fraternité, et n’en déplaise aux racistes attardés et démentis par la magnificence universaliste de ces jeux, c’est bien cette France là, oui bien celle là, qu’il va désormais falloir considérer comme étant la vraie France, puisque c’est tout simplement bien comme cela qu’elle est, comme cela qu’elle réussi, et que ce n’est qu’en cessant de se nier comme étant telle, qu’elle possèdera la seule chance de parvenir enfin...

Merci à tous ceux qui ont sacrifié tant d’heures d’efforts des années durant, pour pouvoir nous offrir ce si beau spectacle, nous permettre de nous bomber un peu le torse, après que nous ayons du si souvent baisser honteusement la tête, face à la débâcle sociale et économique qui nous étreint et nous humilie, et surtout, pour nous redonner quelques temps, et avant que de sinistres gnomes de la politique ne s’emploient à nous faire douter, confiance en notre “appartenance”. Et même si cela n’aura été que quinze jours d’illusion, ce que je ne crois pas, ces merveilleux instants auront quand même été bons à prendre...

Paris, le 12 août 2012
Richard Pulvar

dimanche 5 août 2012

ET MAINTENANT…?




Trois cents soixante douze mille emplois sont actuellement menacés en France, et il est clair que, selon la logique économique implacable d’un système dans lequel ce sont pour l’essentiel, les dépenses des uns qui font les revenus des autres, ces nouveaux chômeurs ne tarderont pas à faire de nombreux petits...

Ceci, parce que ces hommes et ces femmes frappés par ce mal se trouvent disqualifiés, non seulement comme producteurs, ce qui alourdit encore une charge publique qui d’une façon indirecte, se trouve fatalement reportée sur les entreprises en grevant leur compétitivité, mais également comme consommateurs, ce qui par une baisse de la demande, ralentit d’autant l’activité...

Cette spirale vicieuse dans laquelle nous sommes engagés depuis déjà bien des années, va maintenant s’accélérer de façon vertigineuse, par le mécanisme lui-même d’un système qui produit d’autant plus un poisson qui l’affecte, qu’il se trouve déjà atteint par celui-ci, et étant entendu qu’on ne peut espérer que ce système puisse se trouver épargné par quoi que ce soit, alors qu’il se trouve en fragilité partout.

Il est toujours possible de prendre des mesures pour sortir d’une faiblesse économique, dès lors que pour le moins on possède des finances publiques saines, et symétriquement, une économie florissante peut s’accommoder quelques temps du manque d’orthodoxie budgétaire. Mais, bien malin celui qui nous expliquera comment, hors de procéder à cette véritable révolution qui consisterait à faire défaut sur la dette plutôt que de tout sacrifier à son entretien, il nous sera possible d’enrayer un processus de récession économique déjà bien engagé, autrement dit de procéder à un audacieux plan de relance économique, en partant d’un déficit budgétaire qui met déjà en péril l’édifice monétaire, et d’un endettement public écrasant, dont le seul entretien engloutit l’essentiel des ressources fiscales de la nation.

Il sera toujours temps de dire quelles sont les responsabilités des uns et des autres dans cette situation, mais pour l’heure ce qui compte, c’est d’envisager de quelle façon il nous sera possible d’éviter la lente et sinistre agonie de la nation, sans avoir à emprunter l’une des deux voies traditionnelles qui ont toujours permis de sortir de telles situations de crise, celle d’initiative populaire, la “révolution”, ou celle d’initiative gouvernementale, la “guerre”.

Une révolution sanctionne fatalement tôt ou tard, une incapacité politique persistante, comme celle qui se donne actuellement en spectacle.

D’autre part, si le “travail” est bien sûr une activité qui nous est imposée afin de pourvoir à nos nécessités, il s’agit également dans notre actuelle civilisation, d’une activité que l’école freudienne identifie curieusement à “l’instinct de mort”, et qui s’est graduellement supplantée au cours des siècles, à ces autres activités que sont la “chasse”, et la “guerre”. Il fallait donc s’attendre, même si cet enseignement se trouve désormais contesté par certains, à ce qu’une raréfaction du travail implique des risques de plus en plus grand de voir revenir les tentations guerrières, et s’il y eut bien d’autres raisons dans la complexité de ce qui en fut la cause, la deuxième guerre mondiale fut bien également une conséquence de la terrible crise des années trente...

Que peuvent et que vont donc faire nos responsables politiques, pour éviter d’être confrontés à cette redoutable alternative ?

Prendre des mesures afin de nous permettre d’enrayer la régression économique, et de nous faire renouer avec une croissance qui permettrait à terme, d’en finir avec ces redoutables questions du chômage, du déficit budgétaire, et de l’endettement public ?

Qui peut sans vouloir délibérément continuer à se mentir, croire cela encore possible ?

Tout se passe dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens, comme s’il était possible de lutter contre un piège, alors qu’on était déjà tombé dedans, et tous ceux qui se sont réjouis à juste titre, du départ du sinistre “agité” du Palais, mais qui s’imaginent que la nouvelle équipe pourra mettre en œuvre des mesures salutaires pour nous éviter la débâcle économique et sociale, n’ont pas pris conscience que nous étions déjà bel et bien tombés dans le piège, celui de la “tentation” du fruit défendu, de l’arbre des facilités financières.

Un des aspects de ce piège réside dans le fait qu’il nous faudrait réduire les dépenses publiques, pour réduire le déficit budgétaire, et nous libérer un peu de la charge écrasante du service de la dette. Or, toute réduction de ces dépenses publiques, se traduit fatalement par la mise à pied des gens qui rendaient les services qu’elles rémunéraient. Ceci revient à dire clairement que, dans la situation d’un marché de l’emploi déjà gravement déficitaire, réduire les dépenses publiques implique mécaniquement une augmentation du chômage, ce qui n’est évidemment pas l’objectif poursuivi, et que la baisse de rentrées fiscales liée à cette perte d’activité, laquelle se trouvera décuplée selon le facteur multiplicateur, a toutes les chances d’être in fine, beaucoup plus coûteuse que l’économie escomptée...

C’est le piège, qu’on aille dans un sens ou dans l’autre, on n’en sort pas...!

Nous venons d’avoir une illustration parfaite de cette contradiction, avec cette lamentable affaire de la délocalisation vers le Maroc du centre d’appels du STIF, ce qui va tout à fait dans le sens d’une réduction des dépenses publiques, puisque le prestataire marocain est beaucoup moins cher que le prestataire français, mais qui a l’inconvénient logique de mettre au chômage, sur un marché de l’emploi qui leur laisse peu de chance d’en retrouver un, une partie des employés de ce dernier...

En fait, il aurait fallu réduire les dépenses publiques bien avant de tomber dans le piège bancaire, pour justement éviter de tomber dedans. Mais maintenant que nous y sommes, croire que c’est tout bénéfice de réduire la dépense publique, et qu’il existe ainsi une voie pour nous sortir des difficultés, n’est qu’une douce illusion.

Le budget s’établissant selon des recettes et des dépenses, on pourrait alors espérer qu’à défaut de pouvoir diminuer les dépenses, il serait possible d’augmenter les recettes. Mais il ne peut y avoir sainement une augmentation des recettes, que si celle-ci correspond à une augmentation de l’activité, augmentation dont il est clair que notre actuelle situation ne nous laisse aucun espoir, la tendance étant clairement à la délocalisation. Car, nous avons atteint la limite de la pression fiscale au-delà de laquelle toute augmentation du taux d’imposition, se traduit in fine, par la diminution du pouvoir d’achat qu’elle provoque, et selon l’intervention là aussi du facteur multiplicateur, par une diminution de la recette globale.

Tous les gouvernements qui ont tenté cette opération d’augmentation de la pression fiscale, semblant relever du bon sens, ont fait l’amère expérience de cette réalité physique qui les a démentis.

Ainsi, le gouvernement de monsieur “normal”, même épaulé par ses talentueux “redresseurs de la productivité”, ne pourra, ni réduire sensiblement la dépense publique, ni augmenter la recette fiscale, pour nous sortir, piégés que nous sommes, du cycle infernal du déficit et de l’endettement.

Comme il ne faut pas compter sur eux, puisqu’ils ne sont justement pas là pour cela, pour oser le “défaut sur la dette”, la seule solution qui, comme cela à été fait avec succès en Argentine, en Equateur, et en Islande, permet de sortir de ce genre d’impasse, que feront-ils ?

Nous n’en savons rien, et eux, encore moins que nous...

Il est remarquable à ce sujet, qu’alors même que jamais les menaces les plus graves de révolution et de guerre n’ont autant pesé sur leur société, les citoyens de ce pays, convaincus qu’ils sont depuis quelques temps déjà, qu’il n’existe qu’une voie individuelle pour leur salut, demeurent tout à leurs projets personnels, uniquement préoccupés de nécessités immédiates. Ils n’opposent alors à ces perspectives terrifiantes, qu’une magnifique indifférence, en étant intimement persuadés que finalement, les choses n’iront pas jusque là.

Ceux de 1788 et ceux de 1913, voyaient bien eux aussi les menaces se profiler à l’horizon, mais ils n’imaginaient pas davantage que les choses iraient jusque là, et nous savons malheureusement ce qu’il en a été. Si donc la peur n’évite pas le danger, l’indifférence ne constitue pas davantage le moyen de s’en mettre à l’abri, et il faudra bien davantage que quelques protestations, déjà si rapidement essoufflées, concernant la fermeture d’une usine de construction d’automobiles, pour conjurer le mauvais sort qui s’annonce...

En fait, il apparait de plus en plus clairement que dans notre actuelle situation, vouloir éviter la perspective il est vrai, terriblement angoissante et incertaine, d’une salvatrice “révolution” qui fera voltiger tout ce système devenu malfaisant, c’est se résigner à la régression sociale et notre soumission définitive aux puissances d’argent, réduits en esclavage dans les “champs“ du service permanent de la dette. Ou pire encore, c’est se préparer à la guerre terrifiante, échappatoire traditionnel des politiciens sans solution pour le règlement des crises qui frappent leur nation, dont les détonateurs sont mis en place jour après jour au proche orient et concernant laquelle, qu’il ait été partisan de sa provocation, ou qu’il l’ait laissé provoquer, nul n’aura de pardon...


Paris, le 3 août 2012
Richard Pulvar

mercredi 18 juillet 2012

EN ROUTE VERS LE TROISIEME GRAND CHAMBARDEMENT




“ Les hommes sont comme les arbres, ils appartiennent à la terre qui les nourrit. ”

Si la problématique et redoutable question de la “race”, concept explosif par rapport auquel certains prétendent l’inconvenance de la présence de ceux d’une autre race que la leur, en ce lieu qu’ils voudraient exclusif pour leur fait, est devenue aussi obsédante dans la France d’aujourd’hui, sans qu’elle ne se trouve pour autant jamais franchement abordée et débattue, c’est parce qu’il y a bien longtemps que la France évite de se regarder dans une glace. Ceci, pour ne pas avoir à se voir telle que désormais elle est, à se constater telle qu’elle est devenue et sans doute pour longtemps, en l’espace de seulement quelques décennies, et se résoudre au fait que c’est bien telle qu’elle est qu’il va falloir maintenant qu’elle fasse, et pour le mieux.

Il est clair que c’est la brutalité de ce profond changement, et la période inévitable de désordres qui l’accompagnent, parce qu’à cette occasion se trouvent fatalement détruits tout à la fois, le cadre des “familiarités” et celui des “civilités”, avant que ne s’opère précisément à travers cette épreuve, leur nécessaire et nouvelle “fondation”, qui pose problème.

Ainsi, même parmi ceux de bonne foi, certains ont la maladresse de croire qu’il s’agit en ces désordres, dont le difficile traitement se moque de l’éphémère humain, des formes définitives d’une nouvelle société à laquelle ils seront désormais condamnés, et qui se trouvent forcément impliquées par la présence non désirée des autres à leur cotés. Ceci, alors qu’en réalité, les formes de la nouvelle société dont tout ce remue-ménage doit forcément tôt ou tard accoucher, n’ont justement pas encore été établies, et il nous tarde qu’elles le soient.

Nous sommes en fait, dans une de ces périodes ingrates de l’histoire des nations, qui nous échoit parce qu’il faut bien que certains hommes en assument la charge, et parce que nous avons quant à nous eu l’idée de naitre à son heure, qui voit la destruction d’une société, par la mise en place des éléments à partir desquels va s’édifier celle qui lui succédera.

Beaucoup seront alors surpris si on leur dit que les désordres consécutifs au profond et rapide changement démographique auquel nous assistons, lequel confine à une représentation raciale très diversifiée de la nation, sont strictement cohérents aux autres désordres, chômage, récession économique et autres, qui crucifient notre société.

Ceci, non pas que les premiers entrainent les seconds, ce qui reviendrait à dire comme ne se privent par de le faire certains, que le fait migratoire se trouve à l’origine de tous nos maux, mais parce qu’ils résultent d’un même mal, “l’insuffisance” historique de cette société, laquelle n’a pas démérité, mais n’a pas davantage qu’aucune autre institution humaine, vocation à l’éternité, et qui se trouve aujourd’hui condamnée à disparaitre tout simplement par la logique des temps.

C’est bien à un bouleversement total et nécessaire de la société française, auquel nous assistons. Celui-ci la modifiera, tant dans sa structure démographique que dans son entreprise. Et ceci, parce que la “détermination” d’un peuple, s’établit de ce qu’il “est” à ce qu’il “fait”, étant bien entendu qu’il ne saurait être voué à ce dont il ne serait pas capable, et que c’est bien sa “nature” qui établit sa “vocation”. Dès lors, il était tout à fait illusoire d’espérer qu’il puisse se produire une profonde modification de cette vocation, donc de “ce pour quoi il est fait”, afin de s’adapter aux nouvelles nécessités de notre époque, sans une modification corrélative de “ce par quoi il est fait”, sa structure démographique, qui établit sa nature.

C’est cette impérative nécessité, généralement insoupçonnée, d’un changement de la nature elle-même des français, afin qu’ils acquièrent une nouvelle détermination leur offrant un nouvel “objet”, et leur permettant de s’inscrire correctement dans la nouvelle époque, qui va entrainer ces deux phénomènes totalement cohérents que sont, la dénatalité des nationaux, et la compensation de celle-ci par un flux migratoire, entrainant une profonde modification de la représentation raciale de la nation. Mais à cause d’un véritable refus de la savoir nécessaire, cette modification se trouve à l’origine de bien des difficultés sociales que nous connaissons.

En effet, la question de la race, qui est au demeurant fort passionnante, tant elle est descriptive d’un génie qu’on aimerait pouvoir dire par contre sens, “surnaturel”, de la nature, mais qui à constitué le prétexte à tant d’outrances et de crimes indicibles, ayant conduit par précaution certains à en contester l’existence même, est empoisonnée depuis toujours par l’approche totalement stupide qu’en font certains esprits limités.

Ceux-ci n’ont toujours pas compris, malgré l’abondante documentation dont nous disposons aujourd’hui sur le sujet, que la notion de “hiérarchie” établie entre les différentes races d’une même espèce, contredite aussi simplement que cela, par “l’interfécondité” parfaite qui existe entre elles, ne veux strictement rien dire. En fait, les races humaines s’étant tour à tour constituées les unes des autres et déduites les unes des autres, elles sont tout simplement immanquables les unes des autres, et dans cette compréhension des choses, une race dite “pure”, n’est en fait qu’une race de métis, dont par la durée et l’isolement, les caractères se sont trouvés uniformisés et stabilisés.

Pour donner une justification à leur sectarisme, ces racistes s’emploient alors à faire, pour ce qu’ils en savent, un recensement des brillantes civilisations et de leurs réalisations, constituées par les uns et les autres tout autour de ce monde, à les évaluer selon ce qui bien sûr, demeure leur arbitraire, et à établir en y rapportant leurs auteurs, une classification de ceux-ci selon ce qu’ils pensent alors être leur degré de capacité.

Concernant ceux auxquels ils contestent de posséder une capacité égale à la leur, tels que les nègres, leur raisonnement est alors le suivant :

“ Si les nègres étaient aussi capables et intelligents que les blancs, ils auraient produit des civilisations et des réalisations de la même qualité et de la même importance qu’eux.”

Sans même tenir compte d’une incohérence quant au passé, par rapport aux brillantes civilisations négroïdes de Méroé et de Napata entre autres, dont ces gens semblent ignorer le fait, et qui infirmerait cette sentence, c’est par rapport à une incertitude totale quant à l’avenir, que ce raisonnement devient complètement idiot.

Au nom de quoi les nègres auraient-ils du “déjà”, établir leurs grandes civilisations ?

Si demain, selon la logique de l’histoire qui veut que tout comme les races, les civilisations se constituent d’autres, pour finalement céder à d’autres, ce qui a pour effet de les “obliger” dans le temps, à un moment donné et bien sûr pas avant ni après celui-là, un chef fougueux s’en vient fédérer le continent africain tout entier en un puissant empire, conduisant à la réalisation d’une société négroïde exceptionnelle, qu’en savons-nous à partir d’aujourd’hui, et qui peut dire et sur la base de quoi, qu’un tel événement ne se produira pas ?

Tout se passe avec le raisonnement de ces racistes qui comparent sans recul historique, une société de nègres et une société de blancs, pour conclure à la supériorité nominale des seconds sur les premiers, comme si nous étions parvenus déjà, par delà les millénaires, à la fin de l’aventure humaine, et que nous étions donc à l’heure et en situation d’en faire le bilan, selon un jugement dernier qui établirait les bons et les mauvais...

Tout cela n’a aucun sens, et il est clair que les grandes civilisations ont forcément leur “heure”, dans l’histoire de notre humanité et que par rapport à nous, cette heure est, soit de notre passé, soit de notre avenir, et que l’ignorance de ce dernier doit inciter à la prudence et à la modestie. Dès lors, la seule histoire connue des hommes à ce jour, ne permet absolument pas d’établir une hiérarchie entre les races humaines. Et ceci, d’autant que le “sapiens” datant d’après les spécialistes d’au moins 140 000 ans, nous ignorons encore tout des neuf dixièmes de l’histoire de notre actuelle humanité, lesquels nous réserveraient peut-être bien des surprises, selon le sentiment de l’historienne Suzana Caron, pour laquelle il est évident qu’il existe une antiquité de l’antiquité...

Il est certain qu’ignorant tout comme nous l’avenir, et par ce qu’il pouvait connaitre des Grecs de l’époque qui sortaient à peine du néolithique, autrement dit, qui vivaient encore comme des hommes des cavernes, un Egyptien de la quatrième dynastie, celle des grands bâtisseurs de pyramides, pouvait avoir un compréhensible sentiment de supériorité. Mais nous comprenons bien aujourd’hui que ce n’est pas parce que les Grecs constituaient une race inférieure à celle des Egyptiens, qu’ils ne parviendront à leur félicité, que plus de vingt longs siècles après ces vaillants bâtisseurs Egyptiens. C’est tout simplement parce que leur “heure” n’était pas venue, et nous savons que celle-ci viendra car encore quelques siècles plus tard, un de ces Grecs s’en viendra soumettre l’Egypte, et son successeur ira jusqu’à se proclamer “pharaon” d’Egypte.

De la même façon, et contrairement à ce que pensait Caton, ce n’est pas parce que la race des Germains constituait une race inférieure à celle des Latins, que les uns conservaient un mode de vie rudimentaire dans des forêts brumeuses, à l’heure où à Rome on érigeait déjà, nombre de temples et des palais. C’est tout simplement parce que leur heure n’était pas encore venue, mais celle-ci viendra car quelques siècles plus tard, un de ces Germains s’en viendra soumettre Rome et ira jusqu’à se faire sacrer, “empereur des Romains”.

Tout ceci pour dire que même si on veut ignorer celles du passé, tout au plus pourrait-on dire que l’heure des grandes civilisations africaines n’est pas encore venue, mais que celle-ci viendra, et pour tous ceux qui s’intéressent un peu à cette question, bien des signes nous font déjà comprendre que nous allons bel et bien vers des temps africains.

En effet, depuis le “temps béni des colonies”, en cette année 1950, où le continent qui n’était encore peuplé que de 220 millions d’habitants, se trouvait presque entièrement soumis à une Europe qui était alors deux fois plus peuplée que lui, voici que par une croissance démographique absolument ahurissante, dont il faut bien prendre conscience de tout ce dont elle est porteuse de nouveauté pour l’avenir, celui-ci a atteint le milliard d’habitant, au second semestre de l’année 2009, multipliant ainsi sa population par 4,5, en seulement soixante ans !

D’autre part, selon la dynamique spectaculaire des pays dits “émergents”, il se trouve déjà que sur les dix pays qui au monde possèdent les taux de croissance économique les plus élevés, six de ceux-là sont des nations africaines...

Qui ne comprend qu’il est temps désormais, de changer le regard volontiers méprisant, qui demeure jeté sur ce continent et sur les hommes qui en sont issus ?

Or, c’est bien à cause d’un grave déficit de notoriété, lié à un a priori raciste frappant les hommes issus de ce continent, et qui confine à vivre comme une altération dévalorisante, leur installation dans ce pays, qui empêche de tirer parti de l’énorme potentialité de l’actuel fantastique kaléidoscope démographique français, en vue de la réalisation de ce qui est bel et bien appelé à constituer, la “nouvelle civilisation française”.

Car, il est temps d’en prendre conscience, nous sommes bien à l’heure du troisième “grand chambardement” devant se produire dans ce pays, le premier ayant été provoqué lors de l’invasion de la Gaule par les légions romaines. C’est alors que tout à changé, la société gauloise ayant été détruite pour donner naissance à une brillante civilisation gallo-romaine, dont nous avons hérité.

Le deuxième grand chambardement s’est produit lors de l’invasion de la Gaule gallo-romaines, par les hordes de barbares germaniques, et la tourmente que ceci à provoqué dans cette société, n’avait certainement rien de plus aimable, que tous les désordres que nous pouvons constater actuellement dans les banlieues, suite à un flux migratoire dont nous ne percevons pas qu’il a la même “raison”, c’est-à-dire provoquer le changement, et surtout, “potentialiser” cette société, lui redonner de la capacité, afin qu’elle puisse continuer à vivre.

Car, l’autre illusion des racistes mal inspirés, consiste à croire que puisque la race des Français, issue principalement mais pas exclusivement, de ces deux chambardements, a fait la preuve de sa grande qualité et de sa grande capacité, par le développement d’une brillante civilisation avec toutes ses merveilleuses réalisations, il convient de préserver de toute altération, et la race de ce peuple, afin de lui conserver intacte cette grande capacité, qu’ils pensent alors être liée à la génétique, et ses us et coutumes, afin de pérenniser sa civilisation...

Erreur totale, zéro pointé !

Pour comprendre ce qui ne tient pas la route dans ce raisonnement, il faut simplement constater que c’est précisément lorsqu’elles parviennent au fait de leur accomplissement, à l’heure de leur magnificence, et qu’elles disposent alors du maximum de moyens afin de se garantir que paradoxalement, les civilisations entament leur irrémédiable et désespérante décadence, et à ce jour, pas une, aussi magnifique qu’elle ait été, n’a échappé à cette fatalité.

Si donc il suffisait aux hommes de se montrer vigilants, de ne pas s’accepter dans la régression en laissant les désordres gagner de plus en plus leur société, comme c’est notre cas en ce moment, et de ne pas se laisser altérer par d’autres populations, comme ont forcément évité de l’être, des sociétés isolées comme celle de l’ile de Pâques, les civilisations éviteraient le déclin. Or, ce n’est justement pas ce que nous constatons. Quelque chose d’autre intervient donc d’évidence, dans cette affaire.

En fait, l’erreur fondamentale vient d’un “non sens” conceptuel tranquillement assumé par bien des gens qui n’en prennent jamais conscience, et selon lequel il serait possible pour une société d’hommes, “d’user” d’une capacité “inusable”, parce que liée à leur génétique, et dont ils disposeraient aussi longtemps qu’ils demeureraient tels qu’eux-mêmes. Ainsi certains pensent-ils que puisque les hommes blancs de ce pays se sont montrés efficaces, il faut qu’ils demeurent blancs pour demeurer efficace...

Cependant, il doit être bien entendu pour nous tous ici, qu’en aucune circonstance, nous ne pourrons jamais user de quoi que ce soit “d’inusable”, que tout ce dont nous usons, et c’est le cas de notre capacité collective à exercer, “s’use” tout simplement, qu’une capacité est un contenu “fini”, et que si nous en usons beaucoup, elle s’use alors jusqu’à son épuisement, et c’est justement ce qui s’est produit pour le peuple français, qui est tout simplement tombé en “panne sèche”, de capacité à exercer positivement.

Ainsi, tout comme c’est la très forte exploitation des mines de fer et de charbon, qui a fait l’efficacité des “trente glorieuses”, mais qui a causé aujourd’hui l’épuisement de ces mines, et entrainé par leur fermeture, la régression de toutes ces régions autrefois fortement industrialisées, c’est bien parce que le peuple français à développé au cours des siècles, une très brillante civilisation, en usant alors très fortement de sa capacité à créer et à exercer, qu’il se trouve aujourd’hui réduit à l’état d’incapacité.

Pour la plupart d’entre eux, les Français sont demeurés des hommes blancs, mais il est manifeste qu’ils n’exercent plus aujourd’hui avec la même efficacité que leurs vaillants ancêtres. Ne comprenant absolument rien à ce qui leur arrive, ils se cherchent des explications ailleurs et bien sûr, ils s’en trouvent dans la présence chez eux, d’hommes d’autres races, pourtant minoritaires, mais dont pour l’occasion ils majorent l’influence, en les rendant responsables de leur empêchement. Ce faisant, ils sont alors à des années lumière de supposer un seul instant, qu’il s’agit en la présence de ces hommes chez eux, de leur “secours”, de ceux avec lesquels ils vont pouvoir récupérer de la “capacité”.

Ce n’est pas le lieu ici, pour développer dans le détail ce passionnant phénomène, car cela nécessiterait de trop nombreuses pages, mais nous pouvons déjà nous faire une idée de ce dont il s’agit, en observant que dans une corrélation physique de celui-ci, nous mesurons une capacité électrique par exemple, entre deux potentiels de valeurs différentes. Il en est de même pour une capacité hydraulique, établie entre une haute et une basse pression, ou pour une capacité thermique, établie entre une haute et une basse température.

Cette corrélation physique de ce en quoi consiste une capacité, montre que d’une façon générale, ce contenu se trouve logiquement établi selon une “différence” entre des éléments, correspondant en fait à une “disposition” de l’un par rapport à l’autre, dans le sens tout à la fois spatial et temporel, et par cela “intentionnel” de ce terme, et par le fait que selon cette détermination, il peut “se passer”, de l’un à l’autre de ces éléments.

C’est donc dans tous les cas, forcément selon une différence, que se trouve établie la capacité à ce “qu’il se passe” quelque chose, et comme le dit le sage Egyptien :

“ Rien n’agit qui ne soit composé...”

Sur le plan sociologique, ce sont les différences existantes entre les individus d’une société, dont la plus fondamentale de celle-ci est évidemment la différence de sexe, qui permet qu’il se passe entre eux et qu’il y ait “suite” selon ce passage, autrement dit, inscription de cette société durablement dans le “temps”.

Or, s’il est évident que la finalité de la différence de sexe, c’est de permettre que s’établisse selon leur rencontre, une large diversité des individus qui autrement, ne seraient qu’une longue suite monotone de “clones”, susceptibles d’être tous anéantis par la rencontre d’un germe pathogène, moins évident, mais tout aussi vrai, est le fait que la différence de race procède de la même nécessité de diversité. Celle-ci garantit tout à la fois, la sécurité d’un groupe d’individus parce qu’ils ne sont pas pareillement fragiles face à une attaque spécifique, et le dynamisme de leur groupe, et contrairement à ce que beaucoup pensent, une société sera d’autant plus dynamique qu’elle sera diversifiée.

Il est manifeste à ce sujet que, tout comme les Etats Unis d’il y a seulement quelques années, les puissances les plus dynamiques d’aujourd’hui, Du Brésil à la Chine, de la Russie à l’Afrique du sud en passant par l’Inde, sont des puissances qui rassemblent en leur sein, une très grande diversité d’ethnies, et que toutes les grandes civilisations recensées à ce jour, furent le résultat d’un brassage de populations différentes.

Bien sûr ceci ne vaut qu’à condition qu’une société soit précisément bien “constituée” comme telle, c’est-à-dire selon des règles rigoureuses qui obligent les citoyens les uns envers les autres, et qui les obligent à s’accepter les uns les autres, et c’est justement là ou se situe le défaut actuel de la nôtre, dont il nous faut prendre conscience, qu’elle ne constitue plus depuis bien longtemps déjà, une véritable société.

Telle est notre charge d’aujourd’hui, constituer enfin la nouvelle société française, à partir de la très large et très riche diversité d’éléments humains et culturels, qui se trouvent rassemblés sur son sol, mais malheureusement sans encore pour cela, faire “corps”. Car se trouve ainsi rassemblé en ce pays, tout ce qui est nécessaire à l’établissement d’une nouvelle et très brillante civilisation.

En fait, la capacité d’un peuple se trouve établie, lors de la constitution de celui-ci, laquelle s’opère la plupart des fois par la rencontre souvent conflictuelle d’au moins deux autres peuples dont il procède nécessairement. Ceci, étant entendu qu’il ne s’est produit en aucun endroit de notre Terre, la génération spontanée comme sorti du néant, d’aucun peuple. Selon une conjugaison de leurs différences, il se passe alors du “plus” des uns vers le “moins” des autres, et n’en déplaise aux tenants de la pureté de la race, un peuple procède forcément d’une pluralité d’autres qui au départ sont différents.

Dès lors, pour ceux d’un peuple déjà uniformisé et dont la capacité se trouve “usée”, parce qu’il a beaucoup puisé dans celle-ci afin de réaliser, et tel est le cas du peuple français, refuser cette diversité, c’est refuser de “s’altérer” afin de paradoxalement pouvoir demeurer, selon une nouvelle fondation. Car, ce que nous comprenons comme étant le “temps”, est un phénomène qui se réalise d’un rapport de la “circonstance” des choses, “ce qui change”, à la “constance” de celles-ci, “ce qui demeure”. Ceci implique qu’il faut nécessairement que dans les caractères d’un fait, afin du maintien de celui-ci selon le temps, quelque chose change, pour que le reste puisse être conservé, puisque tel est le tribut à payer au temps.

Si donc il doit demeurer par delà les âges un peuple français, cela ne sera possible qu’au prix d’un changement corrélatif et graduel de sa nature, comme cela s’est d’ailleurs passé depuis toujours, et ce n’est que l’accélération actuelle de ce phénomène d’altération, et le fait de nouveaux éléments d’origine plus lointaine, qui nous font croire à sa nouveauté.

Pour que la société soit constituée, il faut donc que dans leur diversité d’aujourd’hui, les français s’acceptent et se reconnaissent comme étant tous français, ceux d’implantation ancienne dits “de souche”, comme les nouveaux arrivants qui participant à la réalité de la France, ne peuvent manquer d’être français eux aussi. Ceci, parce qu’il ne peut pas y avoir incohérence, entre ceux qui sont français, et ceux qui font la réalité de la France.

Bien sûr, cette reconnaissance des uns par les autres, afin de se fondre en un même peuple, n’a jamais rien eu de spontané, et elle n’a été due en France, qu’à la terrible coercition qui fut des siècles durant, exercée sur les uns et les autres par les rois de France tout d’abord, comme par les empereurs et les chefs républicains ensuite.

Il appartient donc à l’autorité politique d’énoncer et de veiller à leur stricte application, les règles obligeant sans aucune distinction, les uns envers les autres, et il convient par dessus tout, qu’elle mette fin à ce détestable “racisme d’état”, symbolisé qu’il fut par le “Karcher”.

Car, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les “civilités”, dont le manque total empoisonne actuellement nos existences, n’ont aucune possibilité d’être rétablies, mettrait-on une moitié des citoyens à surveiller l’autre, avant que soit constituée la société.

Soyons conscients en effet, que ce qui procure à un individu sa capacité à “s’obliger”, ou à “s’empêcher”, vis à vis des autres, autrement dit sa “disposition” vis-à-vis de ces autres, selon ce que nous nommons des civilités, ne peut résulter que de l’établissement selon les structures même de la société qui les lui impose, de rapports favorables entre lui et ces autres.

Il faut donc commencer par le commencement, c’est à dire fonder la société et ensuite, “qu’on y aille” enfin, car à cette heure, nous avons déjà perdu inutilement bien trop de temps.


Paris, le 18 juillet 2012
Richard Pulvar