samedi 20 juillet 2013

DE LA FRANCE A FRIC A LA FRANCAFRIQUE, RACHIDA CHEZ SASSOU...



Bien sûr, il s'agit officiellement alors même qu'elle n'a plus de fonction gouvernementale, d'accompagner le gouvernement congolais dans la réalisation de lycées d'excellence, et après tout, c'est peut-être cela aussi...

Mais personne ne peut être naïf au point de ne pas remarquer qu'à l'heure où son parti politique se trouve au bord de la faillite financière, celle qui du temps où elle était ministre de la justice, avait bloqué les procédures engagées contre Sassou, concernant ses "biens mal acquis", et qui vient d'être accueillie là-bas comme la reine de Saba, n'a certainement pas fait ce lointain déplacement pour seulement inaugurer quelques chrysanthèmes...

Il est plus que probable qu'il aura été question de renvoyer l'ascenseur...

Ainsi, et la dernière revue du 14 juillet l'a confirmé, la "Françafrique" ne s'est jamais aussi bien portée, que depuis que tous ont juré de l'abolir, et tous ceux qui pour combattre ce système, l'ont inscrit dans le cadre de la lutte anticolonialiste, ont totalement fait fausse route...

Car, dans le cas d'une entreprise coloniale, des hommes venus d'ailleurs s'emploient à exploiter une nation au bénéfice de la leur, avec laquelle ils sont solidaires, et au bénéfice de leurs concitoyens, et accessoirement, pour leur bénéfice particulier.

Il n'y a rien de tel ici, car ceux qui exploitent l'Afrique actuellement ne sont absolument en rien solidaires ni de leur nation, ni de leur peuple, qu'ils foulent eux-mêmes du pied en les livrant à la merci des puissances financières étrangères, et ils ne le font qu'au bénéfice d'un clan des chefs unis et solidaires, tant de l'Afrique, que de la France, laissant les peuples dont ils n'ont rien à faire ni les uns ni les autres, s'opposer, au nom de la lutte contre la colonisation pour les uns, et de la lutte contre l'immigration pour les autres...

Tout cela baigne dans l'huile et fonctionne parfaitement, et demeure indestructible parce que les peuples s'affrontent et s'affaiblissent, alors que les chefs eux, s'unissent, et se renforcent...

Il est temps de comprendre que dans ce monde de totale et fatale "interdépendance", la Françafrique ne sera vaincue, ni par le néant, ni par la rupture, mais par une autre institution, honnête et civilisée, que par leur coopération, les peuples parviendront à lui substituer...

Paris, le 19 juillet 2013
Richard Pulvar