lundi 5 mars 2012

LE RETOUR DE WOTAN, LE DIEU SECRET DE L’OCCIDENT


Il est clair maintenant pour nous tous, que si “l’ombrageux” du palais dans le rôle du “clown blanc“, et “l’hébété” de la gauche dans celui de “l’auguste”, se donnent la réplique, c’est que leur opposition n’est que de la mise en scène, c’est bel et bien “pour de rire”, car ils sont dans leurs jeux, le premier sévissant et le second promettant, indissociables l’un de l’autre. La mise en scène est ainsi faite pour pouvoir nous amuser jusqu’au soir de l’élection, qui verra par la récompense de l’un de ces deux acteurs, alors placé sous les ors de la république, surtout la victoire des auteurs du scénario.

Car en réalité, ces deux hommes sont parfaitement interchangeables, tout d’abord par l’insuffisance et l’inconséquence qu’ils manifestent l’un et l’autre à un niveau qui les situent hors de toute concurrence possible. Parce qu’ensuite, ils sont les tenants d’un même système, celui de “marché”, dont tous les hommes réfléchis ont compris depuis longtemps, qu’il n’était plus adapté aux nécessités économique, ni aux réalités sociologiques de notre époque. Mais surtout, parce qu’il s’agit de deux adeptes convaincus et fervents pratiquants, du “wotanisme”, la religion effective, mais secrètement sous-jacente, de “l’occident”, et malheureusement, dans son expression négative.

Par leur victoire sur l’Allemagne nazie en 1945, et la fondation de l’organisation des Nations Unies cette même année, les occidentaux ont cru un moment s’être enfin débarrassés d’une destination à la brutalité, à laquelle les condamne depuis des siècles, leur dieu tutélaire. Mais c’était sans compter sur la ruse de celui-ci, et il est remarquable en effet, que l’illustre assemblée pensée dans le but de parvenir à un règlement pacifique des conflits, n’est parvenue justement jusqu’à ce jour, et depuis plus de soixante cinq ans, qu’à organiser des “conflits”.

Du fond de son Walhalla où il siège parmi les plus valeureux des guerriers, ceux qui, depuis les champs de bataille, y furent conduits par les Valkyries, et en attendant qu’ils se livrent enfin à l’ultime bataille, Wotan s’amuse certainement de toutes ces vaines tentatives, sachant très bien que la meute des loups ne perdra jamais le goût du sang, et que tôt ou tard, ceux-ci y reviendront. Et malheureusement, c’est bien ce que nous constatons.

Car bien sûr, les occidentaux n’ont jamais perdu leur goût irrépressible de la “guerre”, cet exercice qui demeure pour eux, l’objet d’une secrète vénération, qu’ils n’osent s’avouer à eux-mêmes, mais qui est bien celui par lequel se furent acquis chez eux, les titres de noblesse. De fait, de l’Indochine en 1945, à l’Afghanistan en 2012, nous serions bien en peine de trouver une seule année, où au-moins une puissance occidentale, et particulièrement, la France et les Etats-Unis d’Amérique, les deux nations historiquement les plus bellicistes que la Terre ait jamais portées, ne s’est pas trouvée en guerre, en un lieu quelconque de notre planète.

C’est ainsi qu’il en fut depuis l’Indochine, de la crise de Suez, de la guerre d’Algérie, des crises d’Aden, de Cuba, et de Saint Domingue, de la guerre du Viet nam, de celles des Malouines et du Liban, de l’intervention lamentable de Somalie, des intervention incessantes des Etats Unis dans les affaires des républiques d’Amérique centrale et du Sud, et jusqu’à l’invasion de l’ile antillaise de la Grenade, des quarante interventions militaires françaises, rien que cela, faites en Afrique depuis les indépendances, des guerres d’Irak, de Côte d’Ivoire, et de Libye. Et ce n’est pas tout, car il demeure alors celle d’Afghanistan, et celles pour lesquelles ils se préparent activement, contre la Syrie et contre l’Iran.

Il s’agit là notons le bien, de tout autant de théâtres situés à des milliers de kilomètres de chez eux, et pour lesquels ces occidentaux ne sauraient donc en aucune façon, invoquer la légitime défense. Il s’agit donc d’interventions faites sous les prétextes les plus fallacieux, pour masquer une raison profonde qui est leur soif de domination et leur goût de la prédation, tel qu’en ce pays de France qui compte à lui tout seul, un nombre de chasseurs équivalent à la moitié de celui de tout le reste de l’Europe réunie. Ces agressions se font donc faites, contre autant de peuples qui ne leur avaient strictement rien fait, mais contre lesquels ils ne furent pas en peine de s’inventer toutes sortes de prétextes, tels qu’un devoir de protection des civils, pour s’en aller les massacrer par milliers...

C’est d’ailleurs le spectacle lamentable de ce déchainement de brutalité imbécile, au prétexte de règlement de l’affaire libyenne, qui fera dire à la présidente de la république d’Argentine, Mme Cristina Kirchner, ne se reconnaissant pas dans ces mœurs occidentales : “je suis fière d’être sud-américaine”.

Cependant, jusqu’à il y a quelques années, cette perversité criminelle trouvait contre elle des opposants, au sein même des populations occidentales. Ceux-ci rappelaient alors la totale indignité et criminalité de ce bellicisme, et par le fait, ils en limitaient les occasions.

Mais il n’est plus rien de tout cela. Car, par delà les bellicistes d’intérêt, racistes et colonialistes patentés, ce sont également de prétendus humanistes de gauche qui, la cervelle pleine de ce racisme crasseux qui consiste à se croire en êtres supérieurs, nommés par le ciel, pour apporter les lumières de la démocratie à des races qui autrement, seraient incapables de leur salut par elles-mêmes, se sont donné celle-ci comme prétexte, pour pouvoir s’adonner en toute bonne conscience, à leur vice de domination. Ceci, après que furent utilisés pareillement des siècles durant, les prétextes à la prétention généreuse, d’évangélisation, et de civilisation, pour justifier les infamies esclavagistes et colonialistes.

Ainsi, Wotan qui n’a jamais réellement cessé d’exercer, apparait-il désormais à visage découvert, par la prétention occidentale de porter la lumière au monde, ce qui notons le bien, constitue le sens fondamental de “Luci-fer” ( lux, lucis, pour la lumière, et ferre, pour porter ).

Comprenons ici, que le but de cette critique n’est pas de culpabiliser ni d’accabler nos compatriotes, car dans certains de ses aspects, le wotanisme qui est logique de ce qu’ils sont, et auquel ils ne pourraient se dérober, sans s’envisager eux-mêmes différemment, ne constitue pas nécessairement une calamité. Ce qui pose problème, c’est sa forme actuellement retenue, c’est à dire le “bellicisme”, qu’il conviendrait de désigner comme étant sa malédiction.

C’est d’ailleurs ainsi que nous comprenons habituellement ce qu’est le “wotanisme”, tristement illustré qu’il fut souvent, au cours de cérémonies basées sur une exaltation des sens, par lesquelles dans une quête de puissance obsédée, et proclamant la supériorité nominale de leur race, des célébrants du pangermanisme, s’envisageaient en maîtres d’un “ordre nouveau”.

Car, ce qui sous-tend cette attitude, c’est une “force” de détermination des hommes, susceptible cependant de provoquer une expression positive, que bien sûr, nous n’identifions pas selon cette appellation de wotanisme si tristement connotée. Il s’agit de la formidable capacité opérationnelle qu’elle procure aux hommes qui y sont soumis, même si cette mise en “intention” leur est inconsciente. Le “travail” n’est en effet, qu’une heureuse “sublimation”, de la guerre, et de la chasse. Ceci, de sorte que relevant d’une même attraction, une grande capacité à exercer par le travail, peut se déduire d’une pareille capacité à faire la guerre.

Il faudrait alors choisir systématiquement, le travail, plutôt que la guerre, mais nous concernant, il faudrait pouvoir faire ce choix préférentiel, pour ne pas être condamné à l’autre. Mais malheureusement, comme nous pouvons le constater, ce sont précisément ces hommes qui vont infliger à la nation, plus d’un million de chômeurs supplémentaires, sur seulement cinq années, calamité accompagnée d’une faillite économique et financière totale, qui vont précisément engager celle-ci, dans une série de conflits extérieurs, tout en la préparant de la façon la plus totalement irresponsable, à des affrontements intérieurs...

Il est de fait que toutes les périodes de défaillance des responsabilités politiques, auront toujours été les occasions du réveil des plus bas instincts des citoyens abandonnés et révoltés, qui libèrent alors sans aucune retenue contre quelques victimes expiatoires, des horreurs criminelles inimaginables, issues des profondeurs insondables de leurs âmes.

Dans ces instants, il convient de rappeler fortement, que la seule véritable bataille qui vaut d’être menée, et qui constitue l’ultime bataille des guerriers de Wotan, c’est celle contre l’insuffisance et la pauvreté, et que la seule “mobilisation” qui pourrait nous valoir quelque faveur du ciel, c’est celle des forces vives de la nation, afin de ce projet. Saurons-nous nous en souvenir, lorsque sera venue l’heure prévisible, et prévue, des agacements insupportables ?

Ceci étant, vouloir canaliser les forces considérables de la malédiction wotanique, les réorienter positivement et les réhabiliter en vue de la bataille du développement et du progrès, nécessite déjà de comprendre de quoi elles procèdent, et de quoi il en retourne exactement, quant à cette affaire de “dieu tutélaire”. Ceci, d’autant que faire référence à un tel dieu, pour justifier la détermination comportementale d’une catégorie d’hommes, ne peut manquer de laisser perplexe, tous ceux qui ne sont pas accoutumés à une démarche aussi inhabituelle.

Cette question passionnante, parce qu’elle va traiter du “divin”, avec tout ce qu’un tel sujet peut soulever comme redoutables controverses, entre ceux qui envisagent le surnaturel, et ceux qui ne veulent rien en entendre dire, nécessitera comme vous pouvez facilement l’imaginer, de nombreux et très délicats développements, que je n’oserai vous proposer d’ingurgiter d’un seul trait.

Je vous propose donc, par une approche de ce en quoi consiste exactement le “divin”, détachée des sottises, des errances, et des outrances religieuses, d’établir une prochaine fois l’authenticité de ce Wotan, qui est bien comme vous le verrez, le dieux secret de l’occident.

Cependant, pour ne pas vous abandonner sans la moindre explication, et sans vous mettre quelque peu sur la voie, je vous propose d’engager ici en quelques lignes cette affaire, que nous développerons plus amplement plus tard.

Considérons alors le plus simplement du monde, qu’une “métaphysique” sous-tend forcément le fait de toute “collectivité” d’individus, en ce sens que par delà la singularité “physique”, et donc formelle, de ces individus, c’est forcément par des “liens” qui, dès lors, ne peuvent pas être physiques, d’où leur qualification de “méta-physique”, selon un préfixe grec signifiant “au delà”, que s’opère leur rassemblement en une collectivité.

Ce qui nous trompe dans cette affaire, c’est l’habitude que nous avons de réduire la notion de métaphysique, au seul domaine de “l’idée” immatérielle, qui n’en constitue qu’un aspect. Nous manquons alors d’envisager les implications paradoxalement physiques, de toute métaphysique, alors que celle-ci ne peut être précisément telle, que par sa “transcendance” d’une pluralité de réalités physiques, qu’ainsi elle met forcément en œuvre.

C’est ainsi qu’au cœur d’une science que nous nommons pourtant bien la “physique”, parce qu’elle met en œuvre des réalités formelles physiques, se trouve le concept de “force”, que nous manquons alors de comprendre dans son opposition avec celui de “forme”. Mais il s’agit bien en cette force, d’une donnée informelle immatérielle, ou si l’on préfère, “idéale”, autrement dit, d’une réalité non matérialisée selon la physique d’une forme, et qui constitue en ce sens une donnée fondamentalement “métaphysique”.

Ainsi, dans l’opposition entre la notion immatérielle de force, et celle matérielle de forme, opposition qui ne suppose par de tierce partie qui ne soit ni l’une, ni l’autre, au-delà de la physique des formes, s’exerce la métaphysique des forces, de sorte que hors de tout lien matériel, un ensemble de formes ne peut se trouver rassemblé, que par une métaphysique.

Ainsi, à toute collectivité correspond une métaphysique qui “transcende” comme telle, la singularité de chacun de ses membres.

Cette “collectivité” qui constitue un “au-delà” de la singularité formelle des individus, correspond en fait, et fort logiquement, à la véritable, et à la seule, “dimension supérieure” de l’humain, corrélative en ce sens, à l’idée de surnaturel. Cette supériorité de l’humain n’a donc strictement rien à voir avec toutes les fantasmagories d’individus aux qualités exceptionnelles, qui furent si longtemps, dans leur délire, la quête de certains exaltés, et au cœur de doctrines, dérivées de la pensée “nietzschéenne”, qui allaient constituer les occasions des pires cruautés, offensant notre humanité.

Disons donc qu’il n’est de dimension supérieure de l’homme, que par sa dimension collective par laquelle il atteint le “divin”, et c’est ce qui explique que selon la “liturgie”, ce divin ne peut-être tenté que par le “rassemblement”, selon le sens fondamental de “l’ecclésia”, c’est à dire, “l’église”.

Nous constaterons comment un grand nombre “d’errances conceptuelles”, découlant d’interprétations totalement erronées de la “grande Tradition ésotérique”, à partir de laquelle se sont établies les différentes religions, nous auront maintenus depuis des millénaires, dans un obscurantisme dont nous ne sommes pas encore sortis...

A bientôt donc pour la suite...

Paris, le 2 mars 2012
Richard Pulvar

QU'EST-CE QUE DIEU ?



“ Dieu, c’est la disposition des choses selon laquelle celles-ci existent”

Il ne peut pas y avoir “exi-stence”, compte tenu de l’implication “ablative” de ce terme ainsi que le signifie le préfixe “ex”, d’une chose par le fait d’elle-même. Car, cette existence d’une chose nécessite un “ex-ercice”, autrement dit une “force d’extraction”, d’autres choses sur elle, pour provoquer une “ex-pression” d’elle la signifiant à ces autres choses.

Ceci, étant bien entendu que rien ne nous autorise à proclamer l’existence d’une chose qui, même si elle se pouvait comme telle, demeurerait non exprimée, donc non signifiée à quelque autre, et dont justement nul ni personne ne pourrait à tout jamais la savoir exister.

Il ne peut donc y avoir existence d’une chose, que par celles qui en font le constat, par la compréhension en elles, d’une expression de cette chose, provoquée par leur “ob-servation” de celle-ci, c’est à dire littéralement, par un “asservissement” (servation) de ce qui constitue alors leur “objet” (ob), c’est à dire la chose considérée.

Disons finalement qu’il ne peut y avoir “existence”, que par la réciprocité d’un exercice des choses les unes sur les autres, celui-là même par lequel elles tendent à n’en plus faire “qu’une”, selon le sens fondamental de “uni-versus”, que nous connaissons sous l’appellation de “gravitation universelle”, et selon lequel, une expression de chacune se trouve comprise par les autres, “par” lesquelles et “pour” lesquelles, dès lors, cette chose “existe”.

Notons au passage que, contrairement à ce que proclame une théorie très à la mode, en aucune façon il n’a pu se produire un tout “début” de notre univers, puisque celui-ci aurait donc vu l’apparition isolée d’une toute première forme, qui comme telle, n’aurait justement pas pu avoir d’existence.

Quant à une apparition “simultanée” de deux premières formes, pour qu’elles puissent ainsi avoir existence, elle n’aurait pas été davantage possible, car il ne peut y avoir strictement simultanéité, que dans l’apparition des deux formes qui résultent du partage d’une autre, les ayant donc précédées.

C’est donc ce rapport obligé des choses, étant ce par quoi elles existent, qui constitue ce que nous concevons confusément comme étant “Dieu”, qui est donc bien ce par quoi il y a “existence”.

C’est parce que la procédure selon laquelle les choses existent, s’opère par leur “compréhension mutuelle”, que Dieu à été décrit comme étant un “Dieu d’amour”.

C’est en effet du plein cœur de l’Afrique que nous sont venus les “enseignements” d’origine, relayés ensuite par les anciens Egyptiens. Ces enseignements étaient alors le fait d’hommes dont “l’investigation” ne procédait pas par “analyse”, comme c’est principalement le cas pour les peuples européens, ce qui nécessite la création de termes savants pour désigner les éléments spécifiés selon cette analyse, et par là, de tout un langage scientifique spécialisé. Ces hommes procédaient quant à eux à leur investigation, par “analogie”, et utilisaient donc des termes courants, pour un compte rendu scientifique se faisant dès lors, par “métaphores”.

C’est parce que ceux qui ont rapporté jusqu’à nous les enseignements de la grande “Tradition”, peuples sectaires versés comme tels à l’analyse, n’ont pas compris qu’il s’agissait de métaphores, et qui prenant les termes au premier degré, ont donc manqué de constater qu’il s’agissait bien en ces enseignements, de comptes-rendus scientifiques, que nous nous retrouvons aujourd’hui avec tout ce flot d’incohérences, de sottises, et de non sens, produits d’exégèses aventureuses, et que bien malheureusement les différentes doctrines religieuses, continuent de tenir fermement pour être des “vérités révélées”.

Ainsi dans la bible nous est-il dit que Dieu à créé l’homme de “terre”, ce fut “Adam”, et qu’il lui prit ensuite une “côte”, pour en faire sa compagne “Eve”.

Jusqu’à aujourd’hui, il se trouve des gens assez fragiles intellectuellement, pour prendre tout cela à la lettre, ne soupçonnant pas qu’ils se trouvent face à un enseignement par métaphores, totalement scientifique et cohérent.

En fait, le terme “terre” désigne ici le phénomène gravitationnel, que les physiciens, soupçonnant sa nature ondulatoire, et sous l’appellation “d’onde gravitationnelle ”, tentent de mettre en évidence autrement que par le seul constat des choses qui tombent. Cet exercice est bien sûr celui par lequel une pluralité de “parties”, autrement disparate, se trouve rassemblée en la singularité d’un “tout”, qui constitue alors ce que nous nommons un “entier”.

Les anciens quant à eux, qui savaient bien que notre Terre s’était constituée selon cet exercice, se contentaient pour sa mise en évidence de constater que les objet lui tombaient dessus, et désignaient donc simplement par “terre”, ce phénomène, et c’est ainsi que tout entier, et tel était bien le cas de Adam, était dit “fait de terre”, autrement dit comme un entier “indivis”, ou si l’on préfère encore un “individu”.

Bien sûr, il ne s’agissait pas de décrire par cet individu, l’émergence tout d’un bloc d’un quelconque “premier homme”, car les anciens n’étaient pas si stupides, mais de décrire ce qui est “premier” à l’homme, c’est à dire son “principe”. Et il s’agit justement en celui-ci, du fait d’être constitué comme un entier, ce par quoi il appartient dès lors aux objets de notre univers entre lesquels se trouve établi un exercice permettant leur existence, autrement dit leur soumission au “temps”. Ceci parce que lors de la compréhension mutuelle entre deux choses, de leurs expressions, afin de leur existence, il se produit le passage de significations de l’une à l’autre de leurs “formes”, qui provoque précisément une “transformation” de celles-ci, laquelle constitue la marque même du temps, auquel elle se trouvent ainsi soumises.

C’est pourquoi cet individu était dit “Adam”, de son vrai nom “ad-amon”, construit à partir de la désignation égyptienne de “l’unique”, c’est à dire, “Amon”, et qui avec le préfixe de destination “ad”, désignait finalement “ce qui conduit à l’unique”, que nous pouvons dire, “ce qui conduit à ne faire qu’un”. Dans une acception spatiale de cette expression, il s’agit de la “gravitation universelle”, et dans son acception temporelle, puisque tout dans notre univers possède une résolution “spatio-temporelle”, il s’agit du “temps”, tout simplement.

Le scribe nous signifiait ainsi que nous autres les humains, étions les “fils du temps”, que nous en procédions, ce qui est assez facile d’admettre, mais que réciproquement nous y participions, ce qui est beaucoup plus problématique.

Ceci, parce que nous possédions une “subjectivité”, autrement dit une “pensée”, qui participe de notre être. Pour signifier cette participation à nous, le scribe écrivit que Dieu l’a réalisée d’un “coté”, autrement dit d’un “aspect”, d’Adam, et certainement pas d’une “côte”, comme cela continue de se dire stupidement, les côtes étant désignées ainsi, parce que ce sont des os qui sont visibles sur le coté de l’individu.

Il la nomma “Eve”, pour signifier la “vie”, et d’une façon plus technique, “l’être” tel que selon l’inscription dans le temps, donc dans Adam, de celui ci, “il advient” et “il devient”, autrement dit “il se passe”, par cette pensée, et en fit la compagne d’Adam pour indiquer que c’est selon elle qu’il possède vie.

Ce rapport de la pensée avec le temps, tient au fait quelle se trouve alimentée par la circulation par nous, c’est à dire par le “moyen” des éléments formels de notre subjectivité, des différentes significations que nous percevons de notre univers. Ainsi, même si une pensée semble pouvoir se développer en nous de façon strictement autonome, par “réflexion”, c’est à dire par la mise en œuvre selon le principe d’un dialogue avec nous-mêmes, d’éléments consignés en notre mémoire, ces éléments ne s’y trouvaient pas à l’origine et ont donc bien nécessités d’être acquis d’une façon ou d’une autre, de notre univers.

Or, le traitement par ce “moyen” (media), que constituent les éléments formels de notre subjectivité, correspond par définition à une “médiation” de ces significations, celles par lesquelles s’opèrent les transformations qui manifestent le temps. Et c’est précisément ce qui fait que cette opération “prend du temps”, puisque étant “médiatique”, elle ne peut justement pas être “im-médiate”.

Le scribe nous faisait comprendre ainsi, que par notre pensée (Eve), nous participions au temps (Adam) qui anime notre être, et grâce auquel nous “sommes”, constat que reprendra quelque millénaires plus tard le grand Descartes en disant :

“ Je pense, donc je suis ”

Notons au passage, et c’est ce qui est tout à la fois merveilleux et subjuguant dans cette affaire, que ces métaphores selon une symbolique d’homme et une symbolique de femme, valent pour la réalité physique de l’homme et la femme, puisque cette dernière, caractérisée par la paire de chromosomes XX, ne se trouve bien constituée que d’un aspect, d’un coté, X, de l’homme caractérisé selon la pairs XY.

Tout ceci montre la grande valeur scientifique insoupçonnée de ces récits traditionnels, qui s’offrent en plus le luxe de posséder plusieurs niveaux de compréhension possibles.

Nous sommes là bien éloignés, des histoires habituelles qui alimentent les grenouilles de bénitier. Mais pour être parfaitement rigoureux dans cette affaire, je dois vous faire état du constat suivant, totalement inattendu pour ceux qui envisagent de mener une investigation sur ces sujets, dégagés des a priori religieux.

Ces messieurs du Vatican, et ceux là précisément, qui ne procèdent pas par démarche scientifique, mais par des exégèses à partir de textes sacrés, tiennent sur certains sujets délicats tels que l’avortement et la contraception, des discours qui sont parfaitement fondés, qui ne diffère en rien de ceux auquel conduit la démarche scientifique, et que curieusement, personne ne veut entendre au nom de la modernité et de la science.

Je ne sais pas comment ils y sont parvenus, mais c’est bel et bien eux qui sur ces sujets, ont raison, et malheureusement, ils sont incapables pour nous le faire accepter, d’en fournir par un discours structuré, des raisons logiques et satisfaisantes, pour notre entendement de citoyens responsables.

Ceci étant, par-delà l’incapacité qui fut celle des exégètes, de comprendre le langage métaphorique des anciens, c’est une “bévue” aux conséquences catastrophiques, qui va nous valoir jusqu’a aujourd’hui, toutes les errances dans lesquelles se trainent encore les religions dites “du livre”, c’est à dire judaïsme et christianisme, et l’islam qui en a naturellement hérité.

Cette erreur historique qui fait que l’idée de Dieu, telle que la plupart des croyants la conçoivent encore, demeure absolument ahurissante, pour ne pas dire totalement débile, s’est produite à cause de ceux qui furent pour nous, les derniers rapporteurs de la grande “Tradition”, à laquelle visiblement ils n’ont pas compris grand chose, c’est à dire les Hébreux.

Il s’est produit en effet, selon ce qui constitue le caractère de certaines cultures et de certaines langues telles que l’anglais, où le mot “of” signifie indistinctement, “de”, ou “des”, ou le mot “people”, désigne indistinctement, un particulier ou son groupe, où le mot “you”, s’utilise pour interpeler indistinctement un individu ou une pluralité d’individus, et ou la notation “J” se prononce comme la notation “DJ” une dramatique “confusion numérale”.

Celle-ci a conduit à confondre deux aspects diamétralement opposés de ce qui ne nous est pas perceptible, à savoir, le “multiple immanent”, noté “Dja”, tel que ce terme demeure encore utilisé dans certaines régions d’Afrique pour désigner à juste titre “Dieu”, et qui est ce par quoi il se produit “existence”, et “l’unique transcendant”, noté “Ja”, que des exégètes malheureux de la bible ont systématiquement décrit comme étant Dieu, alors qu’il s’agit en réalité de la notation du caractère “intentionnel” de “l’Amon”, c’est à dire de “l’unique”, qui est ce par quoi il se produit “insistance”, et qui est justement tout le contraire de Dieu.

Il est facile de comprendre toute la pagaille que cette funeste confusion millénaire, à pu provoquer quant à la compréhension de la grande Tradition, et c’est à elle que nous devons le concept ahurissant de “dieu unique”, qui constitue une ineptie du même ordre que de dire le “devant derrière”, le “haut bas”, ou le “dehors dedans”, puisqu’il s’agit de la juxtaposition de deux contraires, qu’il faudrait alors traduire par le “multiple unique”.

Cette erreur est certainement due à la signification de leur dualité, c’est à dire le nom composé “Dieu-Unique”, où le terme unique n’a pas ici un caractère adjectif pour qualifier Dieu, mais un caractère nominal, qui désigne dans cette contradiction, ce qui s’oppose à Dieu. Cette contradiction se trouve encore désignée autrement par “Ja-awa”, terme encore utilisé dans certaines régions d’Afrique. Dans celui-ci, “Ja” désigne la constance intentionnelle de l’Amon, et “Awa”, la circonstance existentielle de Dieu, ce rapport de la circonstance à la constance, n’étant rien d’autre que la résolution du temps, puisque ce qui change, et qui manifeste le temps, ne s’apprécie que par rapport à ce qui demeure, et qui manifeste également le temps.

En conséquence de cette confusion numérale, il s’est produit également l’identification de Dieu, qui est “pluralité”, ainsi que le comprenaient bien les anciens qui le nommaient Dieux, c’est à dire “elohim”, dont le singulier est “eloha”, à une “singularité”, et qui plus est, “personnifiée”. Celle-ci serait donc descriptible, puisque possédant alors des “particularités”, lesquelles par définition, ne peuvent pourtant constituer les caractères que de parties”, et certainement pas de Dieu qui pour nous, constitue la pluralité de “tout”, ni de l’Amon qui pour nous, constitue la singularité du “Tout”.

C’est selon la même outrance qu’on à prétendu à Dieu, des préférences, des désirs, et des volontés. Mais en réalité, si c’est bien selon le contradiction de Dieu par l’Amon, autrement dit de l’existentiel par l’intentionnel, que se trouvent établie la “volonté”, cette volonté ne peut avoir pour objet de satisfaire, ni Dieu, qui est “tout”, ni l’Amon qui est le “Tout”, et qui n’ont donc rien à se vouloir d’autre pour leur satisfaction.

Tout le coté criminel de certains religieux assoiffés de pouvoir et de domination sur les autres, c’est de prétendre que leurs exigences constituent la transmission aux hommes par leur personne, des volontés de Dieu. Foutaises !

Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes, Dieu ne veut absolument rien, tout simplement parce qu’il possède déjà tout, et il ne peut avoir aucune préférence pour l’une ou l’autre de ses parties, puisque étant “tout”, celles-ci lui sont immanquables.

Il est temps de foutre la paix aux gens avec toutes ces histoires débiles ...!

C’est aux hommes et à eux seuls, qu’il appartient de trouver l’accord entre eux, par la plus large des concertations, selon la religiosité de l’Amon, et il est remarquable à ce sujet, que la “démocratie” constitue de loin, la forme la plus authentique des pratiques religieuses.

D’autre part, là ou cette confusion culmine dans l’incohérence c’est qu’elle fait de Dieu l’objet de la religion, alors que la religion n’a justement pas Dieu pour objet. La religion à pour objet l’Amon, l’unique, le “Tout” auquel nous sommes fatalement voués, et qui nous détermine à lui, afin de ne plus former “qu’un” en lui.

Ce dont Dieu constitue l’objet est tout à l’inverse de la religion, puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que du “sexe”, non pas de l’organe bien sûr, mais de la fonction, un peu comme nous parlons d’avoir la “main”, pour signifier notre maitrise des choses.

Nous ne comprendrons rien des raisons de la lutte furieuse et obsédée que les religieux et les croyants intégristes mènent contre le sexe, si nous manquons de remarquer que “sexe” et “religion” sont deux fonctions colinéaires, mais exerçant en sens opposés d’un même axe, celui de la résolution numérale de notre humanité, où la religion tendant vers l’unique, est ce par quoi notre humanité tend à ne faire “qu’un”, et que le sexe tendant vers le multiple, est ce par quoi notre humanité tend à faire “plusieurs”.

Dans cette compréhension des choses, le sexe constitue une “perversion” de la religion qui elle constitue une perversion du sexe.

Il est remarquable à ce sujet que la religion constitue souvent un refuge pour les insatisfaits du sexe, et que beaucoup parmi les délinquants sexuels, sont des gens très croyants, et à cause de cela, trop culpabilisés et contenus, et qui finissent par péter les plombs.

Il y a encore beaucoup à dire quant à cette question concernant Dieu, et la religion, au sujet de laquelle, vous pourrez trouver un autre texte parmi mes articles publiés ici. Mais tout cela prendrait des pages, alors je vous invite donc pour une prochaine fois...

Paris, le 4 septembre 2011

Richard Pulvar

vendredi 2 mars 2012

LE RETOUR DE WOTAN, LE DIEU SECRET DE L’OCCIDENT





Il est clair maintenant pour nous tous, que si “l’ombrageux” du palais dans le rôle du “clown blanc“, et “l’hébété” de la gauche dans celui de “l’auguste”, se donnent la réplique, c’est que leur opposition n’est que de la mise en scène, c’est bel et bien “pour de rire”, car ils sont dans leurs jeux, le premier sévissant et le second promettant, indissociables l’un de l’autre. La mise en scène est ainsi faite pour pouvoir nous amuser jusqu’au soir de l’élection, qui verra par la récompense de l’un de ces deux acteurs, alors placé sous les ors de la république, surtout la victoire des auteurs du scénario.

Car en réalité, ces deux hommes sont parfaitement interchangeables, tout d’abord par l’insuffisance et l’inconséquence qu’ils manifestent l’un et l’autre à un niveau qui les situent hors de toute concurrence possible. Parce qu’ensuite, ils sont les tenants d’un même système, celui de “marché”, dont tous les hommes réfléchis ont compris depuis longtemps, qu’il n’était plus adapté aux nécessités économique, ni aux réalités sociologiques de notre époque. Mais surtout, parce qu’il s’agit de deux adeptes convaincus et fervents pratiquants, du “wotanisme”, la religion effective, mais secrètement sous-jacente, de “l’occident”, et malheureusement, dans son expression négative.

Par leur victoire sur l’Allemagne nazie en 1945, et la fondation de l’organisation des Nations Unies cette même année, les occidentaux ont cru un moment s’être enfin débarrassés d’une destination à la brutalité, à laquelle les condamne depuis des siècles, leur dieu tutélaire. Mais c’était sans compter sur la ruse de celui-ci, et il est remarquable en effet, que l’illustre assemblée pensée dans le but de parvenir à un règlement pacifique des conflits, n’est parvenue justement jusqu’à ce jour, et depuis plus de soixante cinq ans, qu’à organiser des “conflits”.

Du fond de son Walhalla où il siège parmi les plus valeureux des guerriers, ceux qui, depuis les champs de bataille, y furent conduits par les Valkyries, et en attendant qu’ils se livrent enfin à l’ultime bataille, Wotan s’amuse certainement de toutes ces vaines tentatives, sachant très bien que la meute des loups ne perdra jamais le goût du sang, et que tôt ou tard, ceux-ci y reviendront. Et malheureusement, c’est bien ce que nous constatons.

Car bien sûr, les occidentaux n’ont jamais perdu leur goût irrépressible de la “guerre”, cet exercice qui demeure pour eux, l’objet d’une secrète vénération, qu’ils n’osent s’avouer à eux-mêmes, mais qui est bien celui par lequel se furent acquis chez eux, les titres de noblesse. De fait, de l’Indochine en 1945, à l’Afghanistan en 2012, nous serions bien en peine de trouver une seule année, où au-moins une puissance occidentale, et particulièrement, la France et les Etats-Unis d’Amérique, les deux nations historiquement les plus bellicistes que la Terre ait jamais portées, ne s’est pas trouvée en guerre, en un lieu quelconque de notre planète.

C’est ainsi qu’il en fut depuis l’Indochine, de la crise de Suez, de la guerre d’Algérie, des crises d’Aden, de Cuba, et de Saint Domingue, de la guerre du Viet nam, de celles des Malouines et du Liban, de l’intervention lamentable de Somalie, des intervention incessantes des Etats Unis dans les affaires des républiques d’Amérique centrale et du Sud, et jusqu’à l’invasion de l’ile antillaise de la Grenade, des quarante interventions militaires françaises, rien que cela, faites en Afrique depuis les indépendances, des guerres d’Irak, de Côte d’Ivoire, et de Libye. Et ce n’est pas tout, car il demeure alors celle d’Afghanistan, et celles pour lesquelles ils se préparent activement, contre la Syrie et contre l’Iran.

Il s’agit là notons le bien, de tout autant de théâtres situés à des milliers de kilomètres de chez eux, et pour lesquels ces occidentaux ne sauraient donc en aucune façon, invoquer la légitime défense. Il s’agit donc d’interventions faites sous les prétextes les plus fallacieux, pour masquer une raison profonde qui est leur soif de domination et leur goût de la prédation, tel qu’en ce pays de France qui compte à lui tout seul, un nombre de chasseurs équivalent à la moitié de celui de tout le reste de l’Europe réunie. Ces agressions se font donc faites, contre autant de peuples qui ne leur avaient strictement rien fait, mais contre lesquels ils ne furent pas en peine de s’inventer toutes sortes de prétextes, tels qu’un devoir de protection des civils, pour s’en aller les massacrer par milliers...

C’est d’ailleurs le spectacle lamentable de ce déchainement de brutalité imbécile, au prétexte de règlement de l’affaire libyenne, qui fera dire à la présidente de la république d’Argentine, Mme Cristina Kirchner, ne se reconnaissant pas dans ces mœurs occidentales : “je suis fière d’être sud-américaine”.

Cependant, jusqu’à il y a quelques années, cette perversité criminelle trouvait contre elle des opposants, au sein même des populations occidentales. Ceux-ci rappelaient alors la totale indignité et criminalité de ce bellicisme, et par le fait, ils en limitaient les occasions.

Mais il n’est plus rien de tout cela. Car, par delà les bellicistes d’intérêt, racistes et colonialistes patentés, ce sont également de prétendus humanistes de gauche qui, la cervelle pleine de ce racisme crasseux qui consiste à se croire en êtres supérieurs, nommés par le ciel, pour apporter les lumières de la démocratie à des races qui autrement, seraient incapables de leur salut par elles-mêmes, se sont donné celle-ci comme prétexte, pour pouvoir s’adonner en toute bonne conscience, à leur vice de domination. Ceci, après que furent utilisés pareillement des siècles durant, les prétextes à la prétention généreuse, d’évangélisation, et de civilisation, pour justifier les infamies esclavagistes et colonialistes.

Ainsi, Wotan qui n’a jamais réellement cessé d’exercer, apparait-il désormais à visage découvert, par la prétention occidentale de porter la lumière au monde, ce qui notons le bien, constitue le sens fondamental de “Luci-fer” ( lux, lucis, pour la lumière, et ferre, pour porter ).

Comprenons ici, que le but de cette critique n’est pas de culpabiliser ni d’accabler nos compatriotes, car dans certains de ses aspects, le wotanisme qui est logique de ce qu’ils sont, et auquel ils ne pourraient se dérober, sans s’envisager eux-mêmes différemment, ne constitue pas nécessairement une calamité. Ce qui pose problème, c’est sa forme actuellement retenue, c’est à dire le “bellicisme”, qu’il conviendrait de désigner comme étant sa malédiction.

C’est d’ailleurs ainsi que nous comprenons habituellement ce qu’est le “wotanisme”, tristement illustré qu’il fut souvent, au cours de cérémonies basées sur une exaltation des sens, par lesquelles dans une quête de puissance obsédée, et proclamant la supériorité nominale de leur race, des célébrants du pangermanisme, s’envisageaient en maîtres d’un “ordre nouveau”.

Car, ce qui sous-tend cette attitude, c’est une “force” de détermination des hommes, susceptible cependant de provoquer une expression positive, que bien sûr, nous n’identifions pas selon cette appellation de wotanisme si tristement connotée. Il s’agit de la formidable capacité opérationnelle qu’elle procure aux hommes qui y sont soumis, même si cette mise en “intention” leur est inconsciente. Le “travail” n’est en effet, qu’une heureuse “sublimation”, de la guerre, et de la chasse. Ceci, de sorte que relevant d’une même attraction, une grande capacité à exercer par le travail, peut se déduire d’une pareille capacité à faire la guerre.

Il faudrait alors choisir systématiquement, le travail, plutôt que la guerre, mais nous concernant, il faudrait pouvoir faire ce choix préférentiel, pour ne pas être condamné à l’autre. Mais malheureusement, comme nous pouvons le constater, ce sont précisément ces hommes qui vont infliger à la nation, plus d’un million de chômeurs supplémentaires, sur seulement cinq années, calamité accompagnée d’une faillite économique et financière totale, qui vont précisément engager celle-ci, dans une série de conflits extérieurs, tout en la préparant de la façon la plus totalement irresponsable, à des affrontements intérieurs...

Il est de fait que toutes les périodes de défaillance des responsabilités politiques, auront toujours été les occasions du réveil des plus bas instincts des citoyens abandonnés et révoltés, qui libèrent alors sans aucune retenue contre quelques victimes expiatoires, des horreurs criminelles inimaginables, issues des profondeurs insondables de leurs âmes.

Dans ces instants, il convient de rappeler fortement, que la seule véritable bataille qui vaut d’être menée, et qui constitue l’ultime bataille des guerriers de Wotan, c’est celle contre l’insuffisance et la pauvreté, et que la seule “mobilisation” qui pourrait nous valoir quelque faveur du ciel, c’est celle des forces vives de la nation, afin de ce projet. Saurons-nous nous en souvenir, lorsque sera venue l’heure prévisible, et prévue, des agacements insupportables ?

Ceci étant, vouloir canaliser les forces considérables de la malédiction wotanique, les réorienter positivement et les réhabiliter en vue de la bataille du développement et du progrès, nécessite déjà de comprendre de quoi elles procèdent, et de quoi il en retourne exactement, quant à cette affaire de “dieu tutélaire”. Ceci, d’autant que faire référence à un tel dieu, pour justifier la détermination comportementale d’une catégorie d’hommes, ne peut manquer de laisser perplexe, tous ceux qui ne sont pas accoutumés à une démarche aussi inhabituelle.

Cette question passionnante, parce qu’elle va traiter du “divin”, avec tout ce qu’un tel sujet peut soulever comme redoutables controverses, entre ceux qui envisagent le surnaturel, et ceux qui ne veulent rien en entendre dire, nécessitera comme vous pouvez facilement l’imaginer, de nombreux et très délicats développements, que je n’oserai vous proposer d’ingurgiter d’un seul trait.

Je vous propose donc, par une approche de ce en quoi consiste exactement le “divin”, détachée des sottises, des errances, et des outrances religieuses, d’établir une prochaine fois l’authenticité de ce Wotan, qui est bien comme vous le verrez, le dieux secret de l’occident.

Cependant, pour ne pas vous abandonner sans la moindre explication, et sans vous mettre quelque peu sur la voie, je vous propose d’engager ici en quelques lignes cette affaire, que nous développerons plus amplement plus tard.

Considérons alors le plus simplement du monde, qu’une “métaphysique” sous-tend forcément le fait de toute “collectivité” d’individus, en ce sens que par delà la singularité “physique”, et donc formelle, de ces individus, c’est forcément par des “liens” qui, dès lors, ne peuvent pas être physiques, d’où leur qualification de “méta-physique”, selon un préfixe grec signifiant “au delà”, que s’opère leur rassemblement en une collectivité.

Ce qui nous trompe dans cette affaire, c’est l’habitude que nous avons de réduire la notion de métaphysique, au seul domaine de “l’idée” immatérielle, qui n’en constitue qu’un aspect. Nous manquons alors d’envisager les implications paradoxalement physiques, de toute métaphysique, alors que celle-ci ne peut être précisément telle, que par sa “transcendance” d’une pluralité de réalités physiques, qu’ainsi elle met forcément en œuvre.

C’est ainsi qu’au cœur d’une science que nous nommons pourtant bien la “physique”, parce qu’elle met en œuvre des réalités formelles physiques, se trouve le concept de “force”, que nous manquons alors de comprendre dans son opposition avec celui de “forme”. Mais il s’agit bien en cette force, d’une donnée informelle immatérielle, ou si l’on préfère, “idéale”, autrement dit, d’une réalité non matérialisée selon la physique d’une forme, et qui constitue en ce sens une donnée fondamentalement “métaphysique”.

Ainsi, dans l’opposition entre la notion immatérielle de force, et celle matérielle de forme, opposition qui ne suppose par de tierce partie qui ne soit ni l’une, ni l’autre, au-delà de la physique des formes, s’exerce la métaphysique des forces, de sorte que hors de tout lien matériel, un ensemble de formes ne peut se trouver rassemblé, que par une métaphysique.

Ainsi, à toute collectivité correspond une métaphysique qui “transcende” comme telle, la singularité de chacun de ses membres.

Cette “collectivité” qui constitue un “au-delà” de la singularité formelle des individus, correspond en fait, et fort logiquement, à la véritable, et à la seule, “dimension supérieure” de l’humain, corrélative en ce sens, à l’idée de surnaturel. Cette supériorité de l’humain n’a donc strictement rien à voir avec toutes les fantasmagories d’individus aux qualités exceptionnelles, qui furent si longtemps, dans leur délire, la quête de certains exaltés, et au cœur de doctrines, dérivées de la pensée “nietzschéenne”, qui allaient constituer les occasions des pires cruautés, offensant notre humanité.

Disons donc qu’il n’est de dimension supérieure de l’homme, que par sa dimension collective par laquelle il atteint le “divin”, et c’est ce qui explique que selon la “liturgie”, ce divin ne peut-être tenté que par le “rassemblement”, selon le sens fondamental de “l’ecclésia”, c’est à dire, “l’église”.

Nous constaterons comment un grand nombre “d’errances conceptuelles”, découlant d’interprétations totalement erronées de la “grande Tradition ésotérique”, à partir de laquelle se sont établies les différentes religions, nous auront maintenus depuis des millénaires, dans un obscurantisme dont nous ne sommes pas encore sortis...

A bientôt donc pour la suite...

Paris, le 2 mars 2012
Richard Pulvar

vendredi 24 février 2012

LA SOTTISE DES RACISTES, OU L’IMCOMPREHENSION DU FAIT METAPHYSIQUE






La rude controverse qui vient d’opposer un ministre de ce gouvernement de défiance, à un député de l’outre-mer, est venu nous rappeler la persistance totalement anachronique, et en ce sens assez désespérante, de la pire des tares qui affectent notre société, c’est à dire ce “racisme” rampant, encore plus stupide qu’abjecte, et qui justement, semble si fortement coller à la peau de ceux qui en sont atteints, qu’on ne voit pas comment ils pourraient enfin parvenir à s’en débarrasser.

Pouvons-nous alors faire appel à “l’intelligence” et au simple bon sens de ces gens, pour les tirer de leur égarement ?

C’est justement en cela que réside la difficulté de cette question, car la raison première du racisme, c’est la conviction de personnes mal inspirées, établie à partir d’une connaissance extrêmement sommaire de la si dense histoire de notre humanité, et d’une ignorance totale de sa paradoxale “diversité unitaire”, d’appartenir à une catégorie d’hommes dotés par la nature, d’une capacité intellectuelle supérieure à celle d’autres catégories.

L’aspect grotesque de cette situation, c’est que ce sont précisément ces hommes qui se prétendent d’une intelligence supérieure à celle de certains autres, qui de toute évidence, ont le moins poussé leur réflexion, quant à savoir exactement en quoi consiste très précisément, ce que nous appelons “l’intelligence”, ce qui les rend incapables de comprendre à quel point leur a priori intuitif, relève ironiquement de la plus totale incohérence.

Il nous faut dire à leur décharge, qu’ils n’ont en rien été aidés dans ce sens, par ce qui fut des siècles durant, le courant de pensée largement majoritaire dans ce pays. Ceci, depuis l’époque des premiers explorateurs et missionnaires, pour lesquels la rencontre de peuples au mode de vie apparemment rudimentaire, semblait révéler, non pas une autre option culturelle, que l’option européenne de soumission de l’environnement, mais une incapacité fondamentale à pouvoir exercer comme eux. Et ce, jusqu’à la période coloniale, et même bien après celle-ci, où fut créé pour la nécessité de l’exploitation abusive de celui-ci, le “mythe du nègre”, avec tous les stéréotypes chargés de mépris, qui malheureusement perdurent jusqu’à aujourd’hui.

D’autre part, un des pires “conditionnements” qui vont renforcer la pensée raciste, fut l’erreur totale d’aiguillage que commirent dès le départ, les fondateurs de la “psychométrie”. Ceci, avec leur ambition de mesurer “l’intelligence”, comme s’il s’agissait d’un “contenu” en l’individu, autrement dit, d’un caractère réductible à sa stricte singularité, permettant ainsi d’établir un classement des individus comme étant dans l’absolu, plus ou moins “intelligents”.

Soyons conscients qu’en réalité, ce concept ne signifie strictement rien, compte tenu qu’il existe un nombre indéterminé de formes d’intelligence, qui ne peuvent être rapportées à une échelle commune de mesure, mais surtout parce que ce en quoi consiste précisément “l’intelligence”, dans le sens fondamental de la locution verbale “inter ligere”, littéralement, “entre lier”, à l’origine du terme, et désignant le fait d’établir des “liens entre” les choses, constitue un phénomène “relationnel”, à savoir la relation plus ou moins adaptée d’un “sujet”, avec son “objet”. Ceci, qu’il s’agisse alors d’un objet “formel” de son environnement, tels que tous les problèmes matériels de la vie courante qu’un individu se doit de régler pour sa survie, ou d’un objet “conceptuel”, et il s’agit alors dans ce cas pour l’individu, d’établir des liens, tels que les relations de causalité ou d’affinité, entre différents objets.

Ce qu’il nous faut comprendre dès cet instant, c’est qu’il est possible de constater la plus ou moins grande compétence d’un individu, face à un objet particulier, autrement dit, d’établir le degré d’intelligence qui se trouve alors établi entre lui et cet objet. Mais, prétendre mesurer d’une façon non spécifique à un objet particulier, ce qui serait alors une intelligence “tout objet”, autrement dit une curieuse intelligence “absolue”, qui demeurerait malgré tout de l’intelligence, même si elle ne se trouvait pas établie selon la spécificité du rapport d’un sujet et son objet, relève d’un amusant manque d’intelligence, trompant nombre de professionnels. Ceux-ci prétendent en effet jusqu’à aujourd’hui, mesurer l’intelligence d’un individu comme on mesurerait son poids sur une balance, à l’aide de cet instrument totalement ahurissant, que constitue le pourtant renommé test de “quotient intellectuel”, couramment dit le “Q.I.”.

Insistons bien ici sur le fait que la procédure de test par laquelle on prétend mesurer une intelligence “absolue”, n’est de façon totalement risible, qu’une monumentale “sottise”. Ceci, tout simplement parce qu’il n’y a justement pas “d’objet” d’intelligence, dans l’absolu. Tout cela ne signifie rien, et dès lors, prétendre qu’une panoplie de tests, est susceptible d’être équivalente à un “tout objet”, autrement dit à un “sans limite” d’objet, relève de la déraison.

Soyons clairs. Depuis que ce malheur nous est tombé dessus, il y a maintenant plus de trente années que, défiant l’intelligence des plus hautes sommités dans des laboratoires du monde entier, disposant pourtant d’une logistique impressionnante, un virus sème la mort, en utilisant des procédures de destruction de la défense immunitaire des humains, selon une intelligence dont à ce jour nous ne sommes pas encore parvenus à comprendre les procédures, ce qui nous abandonne sans défense contre lui. Devrions-nous alors dire du VIH, qu’il est plus intelligent que l’humain ? Il est facile de comprendre que cela ne signifie rien, et que le VIH opère dans un milieu où il met en œuvre une forme d’intelligence propre à sa nature, et qui nous échappe, tout comme celles que mettent en œuvre, la fourmi, la termite, ou l’abeille...

En fait, dire simplement d’un individu qu’il a de “l’intelligence”, ne possède pas davantage de sens que de dire de lui qu’il a de la “distance”, et il est clair que cette dernière proposition sous-tend immédiatement la question : distance par rapport à quoi ? Ainsi lorsque nous disons d’un individu qu’il est intelligent, c’est parce que nous constatons sa compétence quant au règlement d’un certain nombre de problèmes habituels, ce qui ne défini en rien une intelligence absolue, et ce qui, quant aux procédures mises en œuvre pour tenter de l’évaluer, ne peut manquer de s’inscrire dans un cadre culturel bien précis, quoique prétendent certains.

Comprenons bien que le vice fondamental de la procédure de mesure de l’intelligence, réside dans le fait qu’elle consiste à mesurer, non pas une “quantité”, ce qui est normalement l’objet de toute mesure, mais à établir par la mesure, une “qualité”, dont la reconnaissance comme telle, relève de son appréciation, donc d’un arbitraire, comme le beau, le sympathique, ou le séduisant. Tenterait-on ainsi de faire une mesure absolue du “beau” ?

De toutes les façons, si cette procédure de mesure de l’intelligence avait réellement un sens, elle nécessiterait de rapporter à la qualité mesurée, une qualité équivalente pour pouvoir l’étalonner. Toute la question serait alors de savoir au nom de quoi cette qualité étalon, serait-elle équivalente à celle mesurée, et supérieure ou inférieure à d’autres, autrement dit comment cette qualité étalon, a-t-elle elle même été étalonnée, si ce n’est par le narcissisme des concepteurs de tests qui ce faisant, notons le bien, se proclament par le fait capables de mesurer toutes les formes d’intelligence, et quelque soit leur niveau. On est chez les fous...!

Disons donc encore une fois, que par définition, il n’existe pas d’intelligence non spécifiée d’un individu, qui serait une intelligence absolue, et dont on pourrait ainsi faire la mesure, et que celui-ci ne peut que se trouver dans une plus ou moins grande intelligence, avec ce qui constitue alors son objet. Il existe ainsi des individus manifestant dans leur relation à l’autre, une fragilité psychique, et dont certains sont dit “autistes de haut niveau”, parce qu’ils sont en leur état, capables de prouesses intellectuelles, mais qui seraient totalement incapables de planter un clou. Ils ne sont ni plus ni moins intelligents que les autres, mais ils manifestent prioritairement, et c’est là leur problème, une forme d’intelligence “réflexive”, au détriment d’une intelligence “pratique”, leur permettant d’être socialisés...

A l’origine, cette tentative de mesure de l’intelligence partait d’un bon sentiment. Ainsi, Alfred Binet (1857-1911), ce psychologue élève de Charcot, et précurseur de ces méthodes d’évaluation, se proposait-il au départ, afin de leur bonne orientation, de mesurer les aptitudes de jeunes élèves, à faire face selon leurs dispositions, aux difficultés qu’ils auraient à affronter au cours de leur existence.

Pour totalement arbitraire, et par la force des choses, que soient les sujets retenus pour les tests d’évaluation, jusque là, la notion d’intelligence demeurait malgré tout liée à un “objet”. Le péché est venu d’une déviation totale de la finalité des tests Binet, par les Américains, pour prétendre bien quant à eux, classifier les individus selon différents degrés d’intelligence, ce qui va conduire aux tests de “quotient intellectuel”. La volonté inavouable de cette démarche, s’est pourtant clairement révélée lorsque sur la base de test, dont on prétend maladroitement, qu’ils ne sont pas liés au cadre culturel, comme s’il était possible au concepteur du test d’échapper au sien, pour conclure, et tel était bien le but de la manœuvre, que les nègres étaient globalement moins intelligents que les blancs.

Notons à cette occasion, que le professeur Albert Jacquart, le célèbre généticien, recommande que soit abandonnée la pratique de mesure de l’intelligence par le QI, constatant qu’il n’existe pas de marqueur génétique de l’intelligence, tel qu’il suffirait de faire passer un test ADN à un individu, pour pouvoir établir son niveau d’intelligence.

Ceci étant, les tests demeurent parfaitement utiles aux professionnels, pour des tas d’autres considérations quant au psychisme des individus, mais la prétention de mesurer leur intelligence, demeure une chimère.

Si donc comme nous le constatons, il ne peut exister d’intelligence absolue mesurable, précisément parce qu’absolue, ce qui revient à dire non référencée, ni de marqueur génétique de celle-ci, comment hors de mesure possible, et de justification formelle, certains peuvent-ils prétendre que ceux de leur race sont plus intelligents que ceux d’autres races ?

Il faudrait qu’ils puissent d’abord établir, que les hommes sur la surface de cette Terre, ont tous eu le même projet, puis ont bénéficié des mêmes occasions locales et historiques, pour la mise en œuvre de ce projet. Or, nous savons bien que ce n’est justement pas le cas. Et, même si tel avait été le cas, la seule conclusion qui aurait pu être tirée d’une différence de résultats, c’est que les uns se sont montrés plus efficaces que les autres, pour ce projet précis, sans pouvoir pour autant préjuger, de ce qu’il en aurait été pour un tout autre projet...

Admettons d’autre part, que ce n’est pas parce que certains, selon leur inspiration, ont mis toute leur intelligence à concevoir les armes qui leur permettraient de soumettre d’autres, lesquels ont quant à eux, mobilisé leur intelligence pour seulement pouvoir vivre sereinement, que l’écrasement des seconds par les premiers, constitue la manifestation d’une intelligence supérieure.

Toute la balourdise des racistes, qui tentent avec des théories adaptatives ahurissantes, de nous montrer que des conditions environnementales particulières auraient, au cours de l’évolution, doté l’homme blanc d’une capacité intellectuelle supérieure aux autres races, c’est de confondre stupidement ce qui relève de la physique, et ce qui relève de la métaphysique, et d’attribuer des raisons physiques, à une métaphysique, ce qui n’a absolument aucun sens.

Ainsi, toute la démarche des Européens depuis des siècles, fut de prétendre comme raison au fait de leur civilisation qui dominait alors outrageusement le reste du monde, et que pour l’occasion ils se passaient de comprendre dans la logique des enchainements historiques et culturels qui seuls, en constituent la véritable raison, une capacité supérieure de l’homme blanc par rapport aux autres races, considérations qui bien sûr aujourd’hui, prêtent à sourire, démenties qu’elles sont actuellement quotidiennement, par le développement spectaculaire de certains pays dit “émergents”, et pourtant non blancs.

C’est ainsi qu’avec une fébrilité maladive, ils se sont acharnés à mesurer des capacités crâniennes, des angles faciaux, à y aller dans tous les domaines de l’anthropométrie, à étudier les groupes sanguins, les tissus, la neurologie, la génétique, à établir des classifications, à échafauder des théories de l’influence du milieu, tout comme celle de traditions culturelles, sur le développement de l’intelligence, et ce, jusqu’à prétendre à la race blanche par certains, une lignée différente de celle des autres races de l’espèce “homo”.

Et tout cela, avec la détermination obsessionnelle de parvenir à montrer que si la civilisation occidentale dominait le monde, c’est parce qu’il se trouvait dans la physiologie même de l’homme blanc, des éléments formels le pourvoyant d’une capacité conceptuelle bien supérieure à celle des autres hommes, que cet homme blanc était donc fondamentalement supérieur à ces autres, et que partant de là, il était dans la logique des choses, pour le meilleur du devenir de notre humanité, qu’il s’impose à ces autres, et ce, pour leur bien à eux-mêmes. De plus, il convenait qu’il évite surtout de se corrompre par mésalliance, avec ceux-ci.

Et le pire dans tout cela, c’est que ces “chercheurs” ont trouvé et publié des résultats...!

Combien de notables et de sommités, du monde des sciences et de la philosophie, ont ainsi mêlé leur nom et leur réputation, à tout ce florilège de “couillonnades”.

Car, il doit être enfin bien entendu aujourd’hui, que cette démarche en elle-même, c’est à dire celle qui consiste à vouloir trouver dans un fait de “singularité”, c’est à dire la “physique” de l’individu, la raison d’un fait de “collectivité”, c’est à dire la “métaphysique” qui sous-tend la formation de son groupe, en considérant ainsi implicitement, que la seconde pourrait être contingentée par la première, alors que par définition même, la métaphysique de leur groupe, “transcende”, la physique de ces individus, et ne saurait donc être conditionnée par celle-ci, constitue là encore, une amusante et monumentale “sottise”.

Ceci signifie que, contrairement à ce que s’imaginent encore beaucoup de ces éblouis, ce n’est certainement pas dans des capacités intellectuelles différentes de leurs “individus”, spécifiques à la pluralité des races, qu’il faut chercher les raisons de la plus ou moins grande félicité des sociétés qu’ils ont constituées. Disons encore autrement, que ce n’est certainement pas, parce que leurs individus possédaient des “neurones athlétiques”, que certaines sociétés ont produit des civilisations plus brillantes que d’autres. Car, il doit être bien clair que la très énigmatique intelligence qui régit l’organisation de la fourmilière, de la termitière, ou de la ruche, ne s’explique pas par des capacités intellectuelles exceptionnelles, que posséderaient la fourmi, la termite, ou l’abeille.

Disons donc que l’intelligence mise en œuvre dans un fait de collectivité, et qui est une intelligence établie “entre” les individus, demeure totalement indifférente à l’intelligence “conceptuelle” mise en œuvre “dans” ces individus. Il s’agit en fait d’une intelligence qu’il conviendrait de dire “sociale”, logique de la perception que possèdent ces individus de leur environnement, autrement dit, logique de leur “sensibilité”, de sorte qu’ainsi que nous le constatons, des sensibilités différentes, conduisent logiquement à des civilisations différentes.

Pour bien comprendre ce dont il s’agit ici, prenons l’exemple de l’organisation du travail dans la grande société de construction aéronautique américaine Boeing. Il s’agit clairement d’une organisation faite pour des “idiots disciplinés”, auxquels on ne laisse même pas la liberté de serrer deux vis d’égale importance, selon leur seule initiative. Les deux vis sont numérotées, 1, et 2, et le manuel sans la spécification duquel, ces ouvriers disciplinés ne se risquent pas à faire le moindre geste, dit clairement, “commencez par serrer la vis 1, puis serrez la vis 2”. Et ce, même si cela ne changerait strictement rien, au fait de commencer par serrer la vis 2, puis la 1.

Le résultat de cette organisation draconienne du travail, c’est que des ouvriers sans absolument aucune qualification, sont en mesure de démonter jusqu’à la moindre vis, puis de remonter entièrement, un avion, sans jamais savoir comment ça marche ni pourquoi ça vole, et en s’en moquant éperdument de le savoir, et de fait, ça marche, et ça vole, correctement.

Ce bon résultat est donc celui d’une très bonne organisation de la collectivité, qui ne doit strictement rien à une qualité exceptionnelle des individus ainsi organisés, et croire que la civilisation occidentale s’est montrée dominante, parce que les européens étaient des hommes plus intelligents que les autres, est aussi stupide que de croire que si les avions Boeing volent, c’est grâce au génie exceptionnel des ouvriers qui serrent les boulons...

Disons donc une bonne fois que dans la qualité de sa “loi”, une métaphysique ne doit rien à la physique des éléments qu’elle transcende, précisément parce qu’elle les transcende...
Soyons maintenant bien attentif au fait que cette intelligence structurante du groupe, qui constitue comme telle une “métaphysique” de ses individus, demeure susceptible d’être modifiée, selon son “vécu historique”, par les éléments d’une métaphysique qu’il conviendrait alors de dire “acquise”, c’est à dire dont le groupe déciderait de faire sienne, en modifiant par cela sa structure sociale, sans que cela ne provoque une quelconque “évolution” des individus.

Ce qu’il convient de comprendre alors une bonne fois, c’est qu’à l’origine de toutes les grandes civilisations, se trouve, non pas une physique, mais une métaphysique exceptionnelle. Celle-ci se trouve généralement induite en la collectivité d’un peuple qui la fait sienne, par un “enseignement”, qui débouche sur une croyance, une espérance, une règle et une exigence, et par-là, sur une détermination exceptionnelle des individus, à exercer “positivement”, c’est à dire dans le sens d’un “mieux collectif”, à partir duquel se peut le “mieux individuel”.

C’est donc tout simplement, et sans aucune surprise, une métaphysique exceptionnelle, que nous reconnaissons habituellement selon certains des mécanismes de sa mise en œuvre, sous le terme de “religion”, et dont il nous reste alors à établir l’origine de son enseignement, et les circonstances historiques selon lesquelles les peuples en font l’acquisition à leur heure, qui se trouve à l’origine de toutes les grandes civilisations.

Ceci revient à dire tout simplement, que la félicité des différentes civilisations, est une question de “culture”, et certainement pas une question liée à la “nature” des individus. Ceci, étant bien entendu que “l’acte de culture”, demeure dans tous les cas un acte “contre nature”, qu’il s’agisse alors de “réprimer” cette nature, pour ses aspects négatifs, ou tout au contraire de “l’exploiter” au delà de ses capacités initiales, pour ses aspects positifs.

Cette contradiction fondamentale chez les humains, de leur nature, selon ses caractères initiaux, par une culture qui va la réprimer ou l’exploiter, ne permet donc justement pas, de prétendre qu’une grande culture, telle qu’elle a donc nécessairement fortement contrarié leur nature, pourrait être le résultat d’une disposition naturelle exceptionnelle de certains hommes. Nous sommes, avec ce concept de supériorité naturelle afin de culture, dans un non sens total.

D’autre part, comme toutes les autres réalités de notre univers, et quelle qu’elle soit, une civilisation possède nécessairement une résolution “spatio-temporelle” de son fait. Ceci revient à dire qu’elle ne peut être le fait en un “endroit” donné, qu’à un “moment” donné.

Ceci signifie que, tel que nous le savons par l’histoire, le fait majeur d’une civilisation, n’a pu se situer en un lieu donné tel que l’Europe, que pour une période elle aussi donnée, et nous sommes déjà face au constat de la désertion de cette faveur, du continent européen. Or, il est clair que la race européenne, à précédé quant à elle en ce lieu, cette faveur, et qu’elle va succéder à sa désertion, ce qui montre bien que la félicité de cette civilisation européenne, ne doit strictement rien à la nature des individus.

Nous pouvons d’ailleurs constater à ce sujet, qu’aucune des bases conceptuelles fondamentales, c’est à dire religieuses et scientifiques, de la civilisation européenne, ne le sont. Ceci montre ainsi que même si les Européens l’ont bien sûr considérablement enrichie, cette civilisation européenne n’a justement pas été initiée par des Européens, alors que c’est par une nature exceptionnelle de ceux-ci, que certains prétendent encore établir sa raison.

En fait, les grandes civilisations sont tout simplement celles dont des circonstances historiques, qui furent généralement la rencontre le plus souvent conflictuelle, entre différents peuples, ont permis l’enrichissement. Ceci, de sorte qu’aucun peuple de race dite pure, n’aura jamais été à l’origine du développement d’une grande civilisation, et il est manifeste chez les européens, que ce ne sont justement pas des races nordiques constituant leur archétype, qui furent les pionnières de cette grande aventure, mais bel et bien des races méditerranéennes, aux contact de peuples méridionaux.

Comprenons ici que cette conditions de “conjugaison” entre au moins deux peuples, afin qu’il puisse se produire l’émergence d’une civilisation, correspond tout simplement à la nécessité de son “apparition”.

En effet, telle que précisément elle est dite, la procédure “d’apparition”, est celle de la constitution d’un “fait”, selon une “paire” d’éléments, lesquels individuellement sont bien sûr, insuffisants à la réalité de ce fait, mais qui par leur combinaison occasionnelle, “constituent”, ce fait.

Si donc la dualité d’éléments nécessaires pour qu’il puisse se produire “l’apparition”, d’un fait de civilisation, se trouvaient en la possession d’un seul et même peuple, cette civilisation n’aurait pas lieu d’apparaitre, puisqu’elle serait déjà. Ceci, compte tenu que ces éléments constitutifs se trouveraient déjà rassemblés en ce seul peuple. Il n’y a donc aucune occasion pour qu’il puisse se produire, hors de circonstance, l’apparition d’une civilisation, selon un peuple unique, et il n’y a que lorsque celui-ci se trouvera confronté à un autre, que des combinaisons de leurs caractères provoqueront l’apparition d’une nouvelle civilisation.

Il est facile partant de là, de comprendre que plus ces deux peuples seront différents, plus ils posséderont d’occasions de combinaisons de caractères, et plus la civilisation résultant de leur confrontation possèdera d’axes d’expériences nouvelles, pour le nouveau peuple ainsi constitué. Et, il est de fait que toutes les grandes civilisations, sont des civilisations de grand métissage. L’idée de la race pure ayant produit une brillante civilisation, est une lubie de racistes, qu’absolument rien dans l’histoire des peuples de notre humanité, ne vient confirmer.

Soyons alors bien attentifs au constat fondamental auquel nous accédons ici, à savoir que, par la nécessité même de son “apparition”, toute civilisation procède nécessairement d’au moins une dualité d’autres, l’ayant précédée. Ceci, pour en finir une bonne fois avec la querelle stupide des antériorités, où les uns et les autres revendiquent pour leur race, le fait d’avoir été les premiers civilisés. Tout cela n’a aucun sens, car quelle que soit la civilisation considérée, y compris même celle des vaillants Egyptiens, nous sommes certains qu’elle a été précédée d’au moins une dualité d’autres, de sorte qu’à ce jour, aucune origine de la civilisation ne peut nous être identifiable...

Je me propose de vous entretenir dans un prochain article, de ces grandes civilisations africaines ayant précédé l’égyptienne, qui en a hérité, et dont l’une d’elles a vu ses hommes s’en aller dans des temps immémoriaux, jusqu’en Europe pour y établir ses sanctuaires, sur ces lieux mêmes ou siègent aujourd’hui, d’orgueilleuses cathédrales catholiques...

Observons également que les civilisations se déduisant les unes des autres, elles ne peuvent pas toutes être, au même “moment” de leur histoire.

Ainsi, les Européens se rendant en Afrique, trouvent-ils des peuples établis selon un mode de vie sommaire, et ne comprennent pas que c’est parce que ces peuples ne sont plus dans leur gloire passée, et pas encore dans leur gloire à venir, et que leur affaiblissement tient tout simplement au fait qu’ils ont “transmis” leur métaphysique à d’autres, qui en ont fait de grandes civilisations. Ces Européens qui sont alors à des années lumières de se savoir les lointains héritiers de ces peuples qu’ils méprisent, concluent que c’est à cause d’une insuffisance intellectuelle, qu’ils ont adopté ce mode de vie. Ils sont alors bien éloignés de la vérité...

Nous sommes en mesure de comprendre maintenant, qu’alliée au brassage de peuples et de civilisations dont l'apparition de cette civilisation fut l’occasion, c’est tout simplement la métaphysique du “christianisme”, qui, à partir de celle issue d’un héritage gréco-latin déjà considérable, constitué lui-même à partir d’héritages encore plus lointains et plus exotiques, explique la félicité occidentale, qui d’ailleurs décline, depuis que la religion n’a plus cours en ces endroits. Cette civilisation n’est donc certainement pas, le résultat d’un gène du “génie blanc”, dont on ne voit d’ailleurs pas pourquoi il manquerait alors de produire toujours le même effet, puisque malgré tout, les Européens demeurent encore très majoritairement, des blancs.

Or, c’est jusque dans la Terre lointaine d’Afrique, et plus précisément jusqu’en Ethiopie, qu’il faut s’en aller chercher les racines identifiables les plus lointaines, de ce qui va devenir le christianisme, plus de mille trois cents ans, avant la venue du Christ.

Dans un prochain article, je vous montrerai que non seulement toutes les civilisations, mais également toutes les langues, toutes les croyances, et mêmes toutes les races, procèdent les unes des autres, et ceci, du fait de la nécessité dualiste de la procédure d’apparition, et de telle sorte que quelle que soit la civilisation, elle ne peut manquer d’emporter du fait de sa généalogie, et surtout si elle est grande, des éléments culturels originaires de très nombreuses contrées. Ceci, de sorte qu’une large partie de notre humanité peut se trouver représentée, même dans une civilisation dite occidentale, mais dont on ne reconnait habituellement la participation à son fait, qu’aux seuls hommes européens.

Tout ceci montre que la volonté manifestée par certains, d’établir une hiérarchie entre les civilisations, et au travers de cela, entre les races, ne signifie absolument rien du tout, parce que du fait de leur généalogie par constitution de paire, et de proche en proche, elles sont en fait immanquables les unes des autres, le fait de l’une n’ayant aucune explication sans le fait d’autres, ce qui a pour effet de solidariser notre humanité toute entière comme étant bel et bien “une”.

Dans une approche convenable et intelligente des choses, il n’y a de place pour aucun racisme...

Ce qui entraine beaucoup d’Européens dans l’erreur, c’est cette fâcheuse tendance à considérer que rien n’est censé avoir existé, de tout ce qu’ils ignorent encore. Ainsi pensent-ils de l’Afrique, qu’il s’agit d’un continent vierge de toute histoire, et qui par le fait, n’a pas été le siège de brillantes civilisations telles que les seules auxquelles ils font référence, parce qu’à l’échelle de l’histoire, elles sont les plus récentes, et celles sur lesquelles ils sont les plus documentés.

Concernant les civilisations, l’horizon de leur champ d’investigation ne s’étend donc guère au-delà de dix mille ans avant nous. Or, le “sapiens” quant à lui, est vieux de deux cents mille ans, et il serait tout à fait stupide de considérer qu’il n’a fait que se tourner les pouces, pendant “cent quatre vingt dix mille ans”. Nous verrons ce qu’il en est, une prochaine fois...

Enfin, pour conclure, et en attendant là également de pouvoir développer cette passionnante question une prochaine fois, laissez-moi vous faire part d’un principe, qui doit suffire à clore le bec une bonne fois pour toutes, à tous les racistes, mais vous me pardonnerez pour la circonstance, son aspect pour l’instant un peu abrupte.

Est-il possible qu’une certaine race d’homme puisse posséder une capacité “conceptuelle”, supérieure à celle des autres races ?

Non, absolument non. Et ceci, pour une raison qu’il vous sera peut-être un peu difficile d’avaler d’un seul coup, à savoir que la “capacité conceptuelle” des humains, ne peut manquer d’être “universelle”. Et ceci pour la raison toute bête, mais qu’il faut prendre le temps de digérer sans rien chercher de compliqué, à savoir que “concevoir”, c’est précisément constituer “comme un”, et qu’il ne peut y avoir plusieurs façons de “un”, tel que certains seraient capables d’un “un”, qui le serait plus et mieux que celui des autres...

Constituer “comme un”, c’est justement cela la base de “l’universalité”, dans le sens fondamental de ce terme qui rappelons le, signifie selon “uni-versus”, la tendance à ne former “qu’un”.

Nous en reparleront, et vous verrez, qu’il y en a des tas de choses surprenantes à dire la dessus...

A bientôt…

Paris, le 24 février 2012
Richard Pulvar

lundi 20 février 2012

CET ULTRA-LIBERALISME, QUI N’EST QUE LE PIRE DU TOTALITARISME



Nous commettrons toujours les mêmes erreurs, et nous retrouverons toujours dans les mêmes difficultés, tant que nous ne tiendrons pas compte du fait qu’il n’existe pas de résolution “linéaire” du temps, et qu’il n’existe que des résolutions “périodiques” de celui-ci.

Il existe ainsi, par le seul fait de leur inévitable “inscription dans le temps”, qui fait d’elles des “réalités”, une périodicité obligée de certains caractères de l’évolution des choses. Ceci signifie qu’il se produira fatalement tôt ou tard, un “retournement” de la logique opérationnelle de tout exercice, autrement dit une “perversion” de son principe, si cet exercice se trouve prolongé au-delà d’une limite qui constitue pour nous, celle de sa “décence”.

Or, c’est à nous autres les “humains”, qu’il appartient de fixer, à notre convenance, quelles doivent être ces limites. Ceci, selon cet “arbitraire affectif” particulier qui est le nôtre, qui est ce qui nous différencie principalement de l’animal, qui nous fonde en tant qu’humains, et qui nous détermine à nous établir selon un “ordre préférentiel des choses”, que la seule objectivité de celles-ci ne justifie pas, et qui fait naitre en nous la notion de “scrupule”.

Il est clair que le désir d’un ordre préférentiel des choses, tout comme les scrupules liés à la nécessité de réalisation de celui-ci, ne sont pas des considérations de l’animal.

Deux mensonges doivent donc être dénoncés ici :

Tout d’abord cette idée constamment colportée par tous ces prétendus “spécialistes”, donneurs de leçon patentés, qui depuis les plateaux de télévision, s’en viennent faire la morale au peuple. Ils s’emploient alors à le culpabiliser, pour qu’il accepte de se soumettre à leurs injonctions, qu’ils prétendent n’être justifiées, que par la seule nécessité objective des choses. Car, s’il faut bien sûr en tenir compte, pour autant, la stricte objectivité des choses, ne suffit absolument pas à justifier les dispositions devant régler la vie sociale des humains. En effet, une société qui serait constituée selon deux castes, une des maitres, et une des esclaves, pourrait parfaitement satisfaire aux nécessités de la seule objectivité des choses, c’est à dire les nécessités matérielles de notre survie physique, mais certainement pas aux nécessités affectives du fait social, constamment négligées, pour ne pas dire carrément ignorées, par les responsables politiques, mais sans la satisfaction desquelles nous ne redevenons que des animaux.

C’est donc une totale imbécilité, que de prétendre imposer au peuple, un mode de développement qui s’en viendrait contrecarrer ses options affectives, et froisser ses scrupules. Ceci, en ne se préoccupant, par paresse intellectuelle, ou par intérêt de classe, que de satisfaire au plus simple, aux seules nécessités matérielles. Ceci signifie que les voies de l’efficacité productiviste, doivent être recherchées à l’intérieur du cadre des exigences affectives de “bien être”, formulées par le peuple, et certainement pas contre celles-ci, et il n’y a que les fumistes et les charlatans, pour proclamer par avance, qu’elles sont introuvables en cet endroit.

La deuxième sottise colportée par bien des dirigeants, et dont il nous faut nous libérer, c’est l’idée selon laquelle un exercice reconnu favorable dans certaines circonstances, pourrait dès lors être développé, sans aucune limite, ni dans son amplitude, ni dans sa durée. Car, cette idée de “libre entreprise”, qui constitue la base idéologique du “libéralisme”, et qui au départ, est très positive, car elle permet l’expression d’un maximum d’initiatives et de talents, ne peut pour autant demeurer telle, que si elle se trouve malgré tout encadrée par un règlement, qui en établit les limites “décentes”. Ceci, étant entendu que son expression sans contraintes ne peut que se traduire par la liberté d’une minorité des plus puissants, à faire tout ce qu’ils veulent, même les pires abominations, au prix de la soumission à leur entreprise, d’une majorité des citoyens. Or, c’est malheureusement dans ce travers que nous sommes tombés.

C’est en effet l’expression sans limite du libéralisme, que nous continuons d’appeler “ultra-libéralisme”, en maquant de comprendre qu’il s’agit au-delà des limites de sa décence, d’une perversion totale de l’idée libérale, et qui n’est en fait que le pire des “totalitarismes”. Ceci, parce qu’en exerçant afin de leurs intérêts, contre toutes les règlementations étatiques, différents “regroupements” de puissants, se prétendent d’une démarche libérale, en se plaçant ainsi aux yeux des moins alertés d’entre nous, à l’abri d’une accusation d’autoritarisme. Et ce, alors qu’étant parvenus à placer leurs “agents”, aux plus hautes responsabilités des nations, par la mystification médiatique des électeurs, et par l’infiltration des plus hautes instances, c’est à travers les actes de gouvernements à la légitimité incontestable, parce qu’issue des urnes, qu’ils exercent leur “dictature”. Ils sont dans cette situation quasiment inexpugnables, en dehors d’une révolution qui viendrait jeter à bas, leurs dévoués “agents démocratiques”.

Certains d’entre nous pensent en toute sincérité, pouvoir se défaire de cette “pieuvre”, en votant pour un farouche candidat se déclarant opposé à l’équipe dirigeante actuelle. Mais, ils se trompent lourdement en ne prenant pas conscience une bonne fois, que c’est bel et bien toute la procédure électorale elle-même, qui a été prise en otage par les puissants. Ceux-ci ne manqueront certainement pas de “fournir”, à destination des différentes catégories d’électeurs, autant de candidats spécifiques, distillant à chacune selon sa sensibilité, le discours qu’elle a envie d’entendre. Ceci, étant bien entendu que c’est après cette formalité démocratique, qui ne sert plus qu’à faire taire le peuple, lequel ne peut plus se dédire après avoir librement choisi, que la mise en place des véritables dispositions qui vont conduire à sa soumission, s’opère.

L’image ci-dessus, montre la mainmise totale des puissances financières sur l’Europe, laquelle s’est opérée grâce à la complicité des gens que ces Européens avaient eux-mêmes portés au pouvoir...

Quel curieux spectacle que celui de cette Europe de peuples colonisateurs, et qui se trouve à son tour totalement “colonisée”, par cette émanation supranationale d’elle même que constitue la haute finance internationale, et contre laquelle la lutte sera rude, parce que celle-ci ne se trouve, ni clairement identifiée, et encore moins localisée...!

Ce nouveau “colon” de notre temps, ne sera pas plus tendre que les anciens, avec ceux qu’après avoir “achetés”, pour le prix de quelques campagnes électorales, et seraient-ils mêmes blancs ceux là, il va maintenant soumettre à la servitude. Les Européens colonisés, et même d’une certaine façon, esclavagés, ne vont pas tarder à comprendre que la finalité de leur effort, ne sera pas de développer leur pays, ni d’améliorer leurs conditions de vie, mais bel et bien tout simplement, d’enrichir les colons financiers...


Paris, le 2à février 2012
Richard Pulvar

jeudi 16 février 2012

L’INCERTITUDE FRANCAISE




Nous le pressentons tous, et nous comprenons tous, même si c’est confusément, que nous nous trouvons avant quelque chose de déterminant, avant quelque chose qui se passera, et qui fera que justement, plus rien ne sera comme en cet avant où nous nous trouvons encore.

Cette probabilité est due au fait que, réfugiée dans les derniers retranchements de son inconséquence, toute une classe politique qui s’est faite méchamment castrer par une logique implacable des choses, dont elle prétendu se moquer, et qui par les projets les plus cyniques, tente de faire croire qu’elle en possède encore, ne sait désormais plus qu’insulter à toutes les occasions, un peuple dont la charge l’écrase. Ce lamentable spectacle de notre vie publique, où des dirigeants s’en viennent contester leur peuple ne peut plus nous laisser aucun doute, quant au fait que nous nous trouvons à la veille d’un événement du niveau de 1789, de 1914, ou de 1939.

La tournure que prennent les événements en Grèce, où certains prétendent infliger encore davantage à ce pays, ces mêmes solutions qui depuis plus de deux ans ont démontré leur totale nocivité, tout simplement parce qu’ils ne savent absolument pas quoi faire d’autre, et qu’ils sont sous la coupe de profiteurs cherchant encore à tirer un avantage de ce malheur, doit nous faire comprendre le caractère totalement inattendu de la situation dans laquelle nous nous trouvons, qui est “l’abolition” définitive du pouvoir gouvernemental et parlementaire.

Le “pouvoir”, celui dévolu en principe à certains hommes, ayant à charge de conduire pour le mieux les affaires de la nation, ce pouvoir a disparu, il n’est plus !

Quand nous parlons de pouvoir ici, il ne s’agit évidemment pas de “l’autoritarisme” minable et nuisible, exercé par des parasites incapables, ayant infecté notre démocratie, et qui n’ont que l’injure, le mépris, et l’exclusion à la bouche, mais du pouvoir, du vrai, de celui qui, exercé par des hommes dignes de cette charge, fait qu’à partir d’une situation donnée, et aussi défavorable soit-elle au départ, nous accédons logiquement à un “mieux”. Il s’agit d’ailleurs en cette acquisition d’un mieux, par delà toutes les procédures formelles du jeu démocratique, de la seule et véritable légitimité à son exercice du pouvoir, que peut s’offrir un gouvernant.

Or, à cette heure du bilan de cette désespérante mandature, il apparait avec cruauté, que dans tous les domaines, absolument tous les domaines, les hommes qui ont eu en charge de conduire les affaires du pays, bien loin de le faire parvenir à un mieux, l’ont amené dans des situations encore pires que celles qui étaient les siennes, quant ils ont accédé aux affaires.

Et qu’on ne viennent pas nous chanter que c’est à cause de la crise internationale, car ce qui est demandé à un gouvernement dans une telle situation, ce n’est non pas de nous éviter l’épreuve, mais de placer le pays dans les meilleures conditions pour pouvoir y faire face, et de ne surtout pas faire comme se sont délectés dans toute leur perversité, à le faire ces chiens, c’est à dire de semer la discorde entre les citoyens de ce pays, au moment ou plus que jamais, il était nécessaire de fédérer toutes ses âmes, dans le projet de sauvetage, puis de renaissance.

En réalité, ces eunuques agités n’ont jamais rien pu, ils n’ont jamais eu aucun pouvoir, parce que même au-delà de l’élection, celui-ci ne peut provenir que du peuple qu’il convient alors de s’acquérir, pour qu’il soit disposé à exercer avec confiance et enthousiasme, dans la voie qui lui est proposée.

L’idée totalement archaïque qui a sous tendu la politique menée dans ce pays depuis cinq ans, c’est qu’une classe restreinte de crâneurs fortunés, persuadés d’être parce que tels, des “élus” du ciel, pour avoir détourné les mécanismes de la solidarité nationale à leur profit, suffirait par leur entreprise, à donner matière à exercer efficacement à des hordes de “gueux”, pour la plus grande félicité de la nation.

Il est évident pour n’importe qui sain d’esprit, mais malheureusement tel ne fut pas le cas des dirigeants de ce pays, qu’une nation moderne ne peut absolument pas fonctionner de cette façon, compte tenu de sa complexité, et du besoin énorme d’initiatives de toutes sortes, devant être prises dans une multitude de domaines, ce qui nécessite de nombreux intervenants, et pour la mise en œuvre desquelles, il convient d’avoir un minimum de moyens.

Ainsi, au lieu de la concentration des cartes financières qui fut opérée dans les mains de quelques-uns, c’est justement tout au contraire, à une large redistribution de celles-ci, afin qu’un maximum de nos concitoyens puissent participer au jeu économique, qu’il aurait fallu procéder.

Ceci, étant bien entendu qu’aussi génial que soit réellement ou supposé tel, un intervenant quelconque, il n’aura jamais ni les occasions, ni la compétence professionnelle, ni la capacité intellectuelle, et ni tout simplement le temps, de prendre toutes les initiatives et de mobiliser toute la compétence, de plusieurs milliers de professionnels, au fait des spécificités de leurs secteurs, mais privés de moyens et par là, de toute espérance d’entreprise.

Cette option “élitiste” totalement anachronique, pour la gouvernance d’une nation, traduit bien la pauvreté d’esprit de ces gens, qui n’ont pas fait le moindre effort documentaire, pas même quant aux règles les plus élémentaires de la dynamique sociale, qui veulent que les membres d’une société ne peuvent être efficacement mobilisés, que s’ils sont “déterminés” selon un projet social de “mieux-être”, dans la quête d’une “utopie” qui comme telle, n’a pas à être atteinte, mais dont la poursuite ne doit absolument pas être dissuadée.

D’autre part, ils doivent se savoir des “acteurs” du projet commun, et trouver par cela les occasions de faire valoir leur talent, et en obtenir une gratification, et certainement pas se voir considérés comme des “serfs”, soumis aux caprices, à l’incompétence, et à la nuisance, de quelques puissants.

Notre malheur c’est que ces malades mentaux, dont “l’ego” hypertrophié, n’est que la traduction de leurs efforts obsédés, dans la quête d’une notoriété qu’ils savent pourtant bien, ne pas devoir naturellement leur échoir, et dont “l’avidité”, ne traduit quant à elle, que la “vacuité” de leur esprit, c’est à dire le fait qu’ils se trouvent totalement “ à vide” d’originalité, sont parvenu malgré tout à se hisser au plus hautes fonctions de l’état. Ceci, par l’exploitation totalement malhonnête de ce qu’il peut y avoir de pire dans l’âme des citoyens d’une nation, c’est à dire ce “sectarisme” détestable, qui constitue pour ceux fragilisés par les événements, et qui ne peuvent plus dire positivement, “voici ce que je suis”, de sauver les apparences en disant, “voici ce que je ne suis pas”. Et dans ce cas, il leur convient de se décrire un “autre”, comme étant moins que rien, et la cause des difficultés de la société.

C’est donc en instrumentalisant le malaise d’une société atteinte, et qui va conduire à tous les racismes, de race, de classe, de sexe, d’opinion, et de religion, que ces gens vont accéder au pouvoir. Or, c’est justement cette exploitation du sectarisme, constituant la faveur de leur élection, qui va rendre ensuite ces gens totalement incapables de gouverner. Car, dans les temps difficiles qui sont les nôtres, il faut être en mesure de s’adresser, d’être compris, et d’être suivis, par toute la nation, comme étant un seul homme, ce que ces gens sont par le fait, totalement incapables de faire...

Dès le départ, et par la dynamique même qu’ils ont mis en œuvre pour se hisser au pouvoir, ces gens n’avaient aucune chance de réussir, et c’est là que nous arrivons au constat de ce qui rend la situation de ce pays inextricable, à savoir que dans l’état actuel des choses :

“ C’est précisément ce qui permet à un individu d’accéder au pouvoir, qui le rend par la suite incapable de gouverner...”

Bien sûr, ne s’adressant pas à la même clientèle, ceux de gauche n’utiliseront pas les mêmes bobards, mais ils ne sont pas en peine de trouver toutes espèces d’autres saloperies, pour pouvoir se remplir les urnes, comme satisfaire à ce courant de pensée de tristes “bobos”, et d’un lobby malfaisant, qui consiste à destiner des enfants orphelins, à “égayer” des couples d’homosexuels. De plus, tous les idéaux proclamés, de lutte contre l’impérialisme, contre le colonialisme, contre le racisme et pour la paix, passent-ils à la trappe les uns après les autres, sous le coup d’arguments éculés, tels que porter la démocratie à travers le monde, racolés chez ceux d’en face, au fur et à mesure qu’approche l’échéance électorale.

C’est donc jusqu’au fond des tinettes, que tous ces candidats sont déterminés à aller à la chasse aux votes en leur faveur, pour se rendre par la suite incapables de gouverner.

Il est clair que ce pays n’est plus gouverné depuis des années déjà, et qu’une telle situation dans laquelle rien ne trouve de solution, ne pourra s’éterniser, et ceci, d’autant que pour parvenir à leurs fins, des apprentis sorciers se sont employés à exploiter sans limite, les antagonismes au sein de la population.

Il est facile maintenant de comprendre qu’en aucune façon cette société ne pourra durablement continuer ce train de fausse démocratie, dans un pays aux tensions grandissantes, et que de cette situation, qui ne possède aucune issue favorable possible par la voie des urnes, seules trois catégories d’événements, peuvent se trouver en conséquence de son insupportable prolongement, une “révolution”, un “coup d’état”, ou une “guerre étrangère”. Et le pire, c’est que nous ne sommes pas à l’abri d’avoir à faire à un cocktail infernal de ces trois drames.

Tous les gouvernements occidentaux ont la “tentation de la guerre”, puisque c’est la seule façon pour eux, d’espérer se maintenir, en exigeant alors une union-sacrée les mettant à l’abri de se faire renverser, et en tentant de relancer la machine économique par l’effort de guerre. Il est à remarquer qu’ils disposent pour cela, de la lâche complicité de leurs opposants, et s’il n’était la détermination des Russes et des Chinois, à ne pas laisser faire, il est plus que probable que nous serions déjà en guerre, contre la Syrie et l’Iran, dans un conflit des plus dangereux, et des plus incertains qui soient.

Une “révolution” pourra peut-être se faire en Grèce, en Italie, et au Portugal sans trop de problèmes, mais certainement pas dans un pays qui possède l’arme nucléaire, et une des plus puissantes armées au monde, ce qui constituerait un cauchemar pour les gens du Nato, et pour les Israéliens, surtout si des musulmans se trouvaient, comme cela semble inévitable, dans les rangs des révolutionnaires parvenant au pouvoir. Il faut donc s’attendre à ce que soit fomenté par des puissances étrangères, un “coup d’état”, dans la foulée même du mouvement révolutionnaire, comme cela vient de se passer sous nos yeux, en Egypte, sous la belle appellation fallacieuse de “printemps arabe”.

Qu’en sera-t-il exactement ? Seuls les Mayas pourraient peut-être répondre, pour qui saurait les interroger. Mais ce drame, parfaitement prévisible et dont il est remarquable que personne dans ce pays ne tente quoi que ce soit pour l’empêcher, ne constituera donc pas en ce sens un malheur tombé du ciel, mais une sorte de suicide collectif, de la part de citoyens qui n’attendent plus rien de cette société, et qui plutôt que de s’employer à l’abattre, attendent qu’elle meurt de sa belle mort...

C’est là qu’ils se trompent d’une façon dramatique, car ils se privent ainsi d’avoir quelque prise sur l’événement, qui peut alors nous conduire, à la plus totalitaire et archaïque des sociétés. Il aurait fallu, pour assumer pleinement sa responsabilité de citoyen, poser la contestation de cette société, tout d’abord en refusant de se prêter au simulacre de démocratie qui se tiendra dans deux mois. Mais l’attitude bornée des partisans d’un tel ou d’un tel, qui ne rêvent stupidement que de satisfaire leur égo en se disant “on a gagné”, sans être pour autant capable de dire “gagné quoi”, nous fera manquer ce rendez-vous du peuple avec lui-même, de sorte qu’il a désormais rendez-vous, avec d’autres assoiffés de pouvoir...


Paris, le 16 février 2012
Richard Pulvar