lundi 23 septembre 2013

QUAND UN PEUPLE QUI SE DIT, LATIN, GAULOIS, ET FRANCAIS, MARCHE TOTALEMENT A COTE DE SES POMPES HISTORIQUES...



C’est en ces instants dramatiques où cette nation se précipite corps et âmes dans une désespérante régression, non seulement économique, mais également culturelle, ce qui est bien plus grave encore, qu’un parti qui a établi sa notoriété dans sa lutte farouche contre les immigrés, semble quant à lui avoir le vent en poupe...

Il ne faudrait pas croire que concernant cette question de l’immigration, il ne s’agirait là que d’une coïncidence et que ce qui fait la faveur actuelle de ce parti, ne seraient que les circonstances économiques et sociologiques du moment. Car, c’est d’une incompréhension de ce qui constitue depuis toujours une “vocation” logique de ce pays, incompréhension qui se trouve précisément exprimée par ce parti dans son objet qui est de lutter contre l’immigration, que découle la régression sociale et économique qui le frappe. En réalité, ce n’est pas l’un qui entraine l’autre, ces deux phénomènes étant parallèlement les conséquences d’un même mal.

Le Sphinx qui sur la route de Delphes, soumettait les voyageurs à une énigme dans laquelle ils devaient se reconnaitre eux-mêmes selon leur soumission au temps, dévorait ceux qui manquaient à cela, en signifiant ainsi :

“Malheur à ceux qui s’ignorent selon leur soumission au temps”.

Dans une compréhension plus approfondie, ceci revenait à dire en fait :

“Malheur à ceux qui ignorent les obligations de leur vocation”.

C’est justement là, en ce grave manquement, que se situe le malheur d’un peuple qui se dit lui-même, Latin, Gaulois, et Français, c’est d’ignorer totalement ce qu’implique pour lui fondamentalement, ces trois vocations.

Le terme “latus” désigne en latin, “l’étendue”, et par extension, le “lointain”. Quant au sémantème “in”, il évoque en préfixe, “l’introduction”, et également “l’inversion”, dans la mesure où l’introduction constitue la contradiction de ce qui autrement se trouve exprimé. Mais en suffixe il évoque “l’extraction” et par là, “l’origine”.

Cet “in” se trouve alors utilisé de façon redondante avec un autre suffixe “us” qui quant à lui forme en plus une unité nominale dans le terme “Latinus”. Celui-ci désigne ainsi clairement, “celui qui vient du lointain”, autrement dit, le “migrant”...

Le “Latin” est donc à l’origine un migrant, et ceux qui se reconnaissent selon ce terme ne doivent surtout pas “l’injurier”, comme cela se fait maladroitement dans ce pays de France.

Ce rapport du fait “latin” au fait “migratoire”, se retrouve dans le nom d’une des plus anciennes cités latines, “Albe la longue”, dont la fondation remonterait au 12eme siècle avant J.C., et dont selon la tradition, des descendants de citoyens de celle-ci, Romulus et Remus, seront les fondateurs de Rome, au 8eme siècle avant J.C.

Le sémantème “al” dans sa forme active, et “el” dans sa forme évolutive, évoque également l’étendue, et se retrouve précisément dans le mot “éloignement”. Dans la construction “ali” ou “eli”, il désigne le fait de “l’ailleurs” qui résulte justement de " l’aller "

Ainsi, le terme “alibi”, dans lequel “bi” à la même valeur que dans l’anglais “be”, désigne celui qui “se trouvait ailleurs”, et qui ne peut donc pas être incriminé pour un délit s’étant accompli ici...

Partant de là, “Albioni” désigne ceux qui sont venus d’ailleurs, et ce terme sera retenu surtout pour les migrants qui vont aller peupler l’Angleterre, la perfide Albion.

L’expression “la longue”, vient de l’homogénéité des mots long, et loin, et désigne non pas une ville allongée, mais une ville située dans le lointain.

Albe la Longue est donc une ville qui fut crée au loin, par des gens venus d’ailleurs, par des migrants qui établiront ainsi le fait “latin”, un fait migratoire d’où naitra une des plus brillantes civilisations. Et il faut remarquer que celles-ci découlent toutes à leur origine, qu’il s’agisse alors de l’arrivée des Erythréens, des Nubiens, des Hellènes, des Latins ou des Olmèques, dans des endroits éloignés de chez eux, d’un fait migratoire, comme celui qui se produit actuellement en France, et qui aura la même finalité, la construction d’une nouvelle et brillante civilisation.

Le terme “gal”, dérivé de “wal”, lui-même issu de “awa”, désigne le “vent”, et les vents dominants étant en Europe, des vents d’ouest venant de l’Atlantique, les pays de l’ouest européen étaient dit de “Gal(les)” sous l’attraction de l’anglais “Walles”, ou les pays “Gaule”, selon une forme déclinée de gal, autrement dit les “pays du vent” où pays “venteux”. Ceci, selon la même description qu’on viendra plus tard à désigner par “Vendée”, le pays de l’ouest. Ce n’est d’ailleurs rien d’autre que désigne le terme “ouest” lui-même, provenant de l’anglais “west”, signifiant le lieu d’où vient le vent, selon la forme évolutive “ewe”.

Par extension, le vent “gal”, que l’on retrouve décliné dans “goéland”, l’oiseau qui se sert du vent pour voler, servira à décrire le mouvement et le voyage, celui de ceux qui partent précisément à “l’aventure”, et se retrouvera dans des mots relatifs au moyens du voyage tels que galère, ou galion. Il servira donc à décrire également ce par quoi il “advient”, et telle est précisément l’origine du mot “vent” lui-même qui vient du latin “ventus”, lequel est une forme participe du verbe “venire”, qui signifie “venir”.

Celui qui voyage et qui advient ainsi selon le vent, sera donc dit le “issu du vent”, ou encore “fils du vent”. Il s’agit autrement du “migrant”, et c’est exactement ce que signifie selon gal, le mot “galus”, désignant le “gaulois”. Les Gaulois étaient donc ainsi dits, parce qu’il s’agissait de migrants qui sont eux aussi venus d’ailleurs, pour s’installer dans ce pays Gaule, pays de migrants, selon une vocation qui se vérifiera pendant des siècles, et tous ceux qui se reconnaissent selon ce terme, là aussi ne doivent surtout pas l’injurier, comme cela se fait bien trop souvent dans ce pays de France.

Notons au passage que chez les Bretons, le nom “le Gall” désigne l’étranger, lequel fut pendant longtemps, le Français provenant d’une autre région de France...

C’est alors qu’après qu’il fut envahi par les hordes gauloises, puis par les légions romaines, ce pays fut progressivement soumis par un peuple de féroces barbares germaniques, qui fut désigné comme étant “les Francs”, et qui donneront finalement son nom, mais notons le bien, par la même occasion, sa “vocation” à ce pays, laquelle demeurera la sienne tant qu’il portera ce nom...

Les migrants furent traditionnellement dit “fils du vent” ou encore “enfants du voyage”, et telle est en cette dernière, la façon dont nous désignons jusqu’à aujourd’hui dans une évocation poétique, les Roms et les Gitans. C’est la même description qui se retrouve dans “enfants de la balle”, par laquelle nous décrivons les gens du spectacle, selon une activité qui était souvent celle de nomades s’en allant proposer leur spectacle de ville en ville, “balle” étant alors une rotation de “wall” signifiant le mouvement, et que l’on retrouve jusque dans le mot “ballet”.

Ces Francs étaient un peuple germanique et il est remarquable que jusque de nos jours, le fait de se déplacer en allemand se dit “fahren”. Le sémantème “ki” est un collectif décrivant les hommes dans leur quête, la forme singulière étant "ke". Or, poussés qu’ils étaient par Attila que Mérovée allié à Aetius finirent par vaincre, ces gens se déplaçaient dans la quête d’un meilleur endroit pour séjourner, et en tant que gens se déplaçant selon leur quête, ils furent dit “Farhen-ki”, terme qui sera latinisé en “ Franci”, avec la prononciation k pour le c latin, correspondant à un nominatif pluriel, et dont on tirera un nominatif singulier “Francus”, qui donnera le Franc, et les Francs.

Les “Francs” étaient donc ainsi dit, parce qu’ils étaient des migrants, et tous ceux qui à travers le mot Français, s’en font les héritiers, ne doivent absolument pas injurier ce terme, comme cela se fait si souvent dans ce pays de France, qui est ainsi nominalement, un pays de migrants, et dans lequel tout un courant de pensée de citoyens totalement ignorants d’eux-mêmes et de leur pays, à pour objet le refus et le dénigrement de l’immigré parce que tel.

S’il y a donc tant d’immigrés en France, c’est tout simplement parce que telle est la vocation de ce pays tel qu’il s’appelle précisément France, ce qui en fait nominalement un pays de migrants, ce qu’il est, ce qu’il a toujours été, et ce qu’il restera, tant qu’il portera ce nom.

En résumé, quant on se dit Français, qu’on se réclame de la France, qu’on se dit descendant des Gaulois, et héritiers de la culture des Latins, et qu’on se déclare contre l’immigré, c’est que sans le savoir, on marche totalement à coté de ses pompes historiques...


Paris, le 17 septembre 2013
Richard Pulvar