lundi 23 septembre 2013

POUR CERTAINS, NOUS EN SOMMES DEJA AU POINT OU L'ARMEE CONSTITUERAIT LE SEUL RECOURS POSSIBLE...





Que deviendrons-nous dans ces temps à venir ?

Il est clair que les conditions de la procédure électorale elle-même, avec son dispositif de barrage constitué par les signatures d'élus nécessaires pour être recevable comme candidat, et la formidable machine financière et médiatique qui se trouve mise au service exclusif des partis gouvernementaux, ne laisse aucune chance pour qu'un homme des petits partis, et encore moins un homme neuf qui ne serait pas du sérail, puisse accéder à la présidence...

Ainsi, même si nous patientions jusque là, l'horizon de 2017 est d'ores et déjà sans espoir...

Or, il est clair qu'il y a urgence à nous défaire au plus vite de cette articulation entre deux partis gouvernementaux, qui ont été investis par les mêmes groupes d'activistes, qui feignent de constituer une alternative l'un pour l'autre, et dont la politique ainsi que nous le constatons tous, ne consiste qu'à trahir notre nation pour la soumettre à ne devoir satisfaire que les intérêts de puissances étatiques ou financières étrangères...

Contre cela, une révolution n'est désormais plus possible, car la population de ce pays est bien trop divisée, des haines tenaces et qui n'ont cessé d'être ravivées à toutes les occasions, selon toutes les lignes de fracture, qu'elles soient sociales, raciales, confessionnelles ou idéologiques, et selon un plan prévu justement pour cela, rendent tout à fait illusoire la constitution d'un front commun pour pouvoir bouter hors des manettes du pouvoir, les traitres qui sont parvenus à y accéder...

D'autre part, il est clair qu'à l'instar de ce qui s'est passé en Russie en 1917, ou les bolchéviks qui constituaient l'organisation la mieux structurée, ont fait une révolution dans la révolution, en supprimant les tout premiers leaders, et imposer à la masse un pouvoir totalitaire, alors même qu'ils étaient extrêmement minoritaires, il y a toutes les chances qu'un tel schéma se reproduise ici, avec un parti extrémiste qui s'est déjà préparé pour cela.

Il n'y a donc pas d'issue révolutionnaire...

Reste alors le pire tel qu'il se prépare en ce moment, où chacun commence à se crisper sur ses positions, où les tensions sociales sont au comble, où la population n'en peut plus, et où faute de pouvoir s'en prendre à ceux du pouvoir, elle se trouvera des coupables plus pratiques parmi les siens, c'est à dire la guerre civile qui se profile, et qui compte tenu des nombreuses lignes de fractures qui blessent cette société, ne manquera pas d'être un affrontement furieux, aux conséquences inimaginables...

Face à cette perspective à laquelle aucun citoyen responsable et digne de ce nom ne peut se résigner, ni pour lui-même, et surtout pas pour ses enfants auxquels il est tenu dans sa fierté et sa dignité de citoyen, de céder la nation dans un meilleur état que celui dans lequel il l'a trouvée, et nous comprenons tous que les adultes d'aujourd'hui auront toutes les peines du monde à assumer cette obligation sacrée, doit s'interroger quant au moyen d'éviter ce pire, ce moyen serait-il porteur lui aussi d'inconvénients que l'on pourrait alors juger mineurs, par rapport à la terrible perspective d'une guerre civile...

Ainsi, certains pensent que si conscients de la réalité du pays, et de constituer son dernier recours, des militaires décidaient d'assumer une responsabilité qui leur échoie par les circonstances, ils pourraient nous débarrasser des traitres, sans que le peuple s'en vienne à se déchirer dans de sanglants affrontements, et sans permettre que des extrémistes déjà aux aguets, profitent des désordres pour s'emparer du pouvoir, et infliger à tous une terrible dictature...

Bien sûr ce n'est pas quelque chose qu'on pourrait envisager avec joie, mais dans la circonstance, c'est-à-dire en cet instant où la démocratie ne fonctionne plus, et où un président se permet de dire qu'il connait l'opposition du peuple à son projet, mais qu'il a l'intention de passer outre, il nous faudrait une sorte de général Sissi, et peut-être en avons nous un...

Paris, le 22 septembre 2013
Richard Pulvar