samedi 1 juin 2013

DIEU EXISTE-T-IL ? NON, MAIS IL PEUT TOUT, ET IL SE PEUT DANS TOUT


DIEU EXISTE-T-IL ?

NON, MAIS IL PEUT TOUT, ET IL SE PEUT DANS TOUT

En toute rigueur, par delà l’acception qui nous est habituelle de ce mot, c’est-à-dire selon une implication “extractive” fondamentale telle que l’exprime directement le terme “exi-stence”, mais à laquelle nous ne prêtons jamais attention, comprenons une bonne fois que “Dieu n’existe pas”, en ce sens qu’il n’a précisément pas “d’existence” stricto sensu.

Cependant, ce n’est pas pour autant que nous ne devons pas le “considérer”...

Observons en effet que le terme “existence”, qui vient du latin “existantia”, dont la forme plus ancienne “exsistantia” procède du verbe “exsistere”, signifie bien par lui-même, qu’il se produit “exi-stence” selon la modalité extractive de, “ce qui se tient (sistere), hors (ex)”. Il ne peut donc se produire existence que selon un fait “d’extraction”, ce qui revient à dire qu’il ne peut se produire cette existence qu’à partir de ce dont celle-ci se trouve extraite, et qui par le fait quant à lui, “n’existe pas”.

Ce que nous apercevons ainsi, c’est qu’il n’y a pas que la seule étendue de l’existence qui doit renter dans le champ de notre considération, mais qu’il faut également y mettre un logique “au-delà” de cette existence qui comme tel, ne relève pas des faits existants, mais qui la contient, qui la “peut”, dont celle-ci se “réalise”, et qui n’est rien d’autre que ce que nous concevons habituellement comme étant justement “l’au-delà”. Il s’agit alors en celui-ci, du lieu où rien “n’est”, mais cependant d’où tout “se peut”, celui donc de la “toute puissance”, dont nous désignons précisément le principe de son exercice, comme étant le “tout puissant”.

Ceci, étant bien entendu qu’il ne pourrait en aucune façon se produire l’émergence à un moment donné d’une chose quelconque, et par là son existence, si cette chose n’était déjà rendue “possible”, préalablement à cette existence. Il existe donc bien ainsi, à “l’antériorité” même de leur fait, un lieu des choses telles que celles-ci ne “sont” pas encore, mais d’où elles “se peuvent”, celui de leur “potentialité”, qui se trouve donc “au-delà” du lieu de leur existence, lequel est celui de leur “réalité”, et corrélativement, de leur “actualité”.

Toute la faiblesse de certains esprits, réside dans le fait que ceux-ci n’envisagent dans leur champ de considération, que le domaine de l’existence, qui est celui de la “physique” des choses, sans jamais prendre conscience que celui-ci se réalise de manière extractive, ou si l’on préfère, “soustractive”, d’un domaine d’au-delà de cette existence, celui d’où elle “se peut”, qui est alors comme tel, le domaine de la “métaphysique”.

Observons cependant que c’est bel et bien de cette métaphysique, de ce lieu où il n’est rien, et que pour cela nous notons “0”, que tout se réalise par paires d’éléments contraires...

En effet, lorsque nous posons l’opération : 0-1, ceci revient en toute rigueur à extraire curieusement, mais effectivement, quelque chose de 0, et donc à la “réaliser” ainsi. Il s’agit alors d’une réalité spécifiée positivement, par le fait qu’elle possède un caractère particulier, et qui se trouve pour cela notée (+1), selon une opération qui devient alors : 0-(+1). Or, cette opération par laquelle ce (+1) se trouve extrait de 0, en devenant ainsi une réalité, a pour effet de réaliser conjointement, une réalité spécifiée négativement par le fait qu’elle ne possède pas quant à elle, le caractère précédent de (+1), et qui se trouve pour cela notée (-1). Ceci, selon donc l’opération : 0-(+1) = (-1).

Tout ceci montre que c’est bien de ce lieu où rien n’existe encore, que tout “se peut”, c’est-à-dire que l’ensemble des réalités qui constituent globalement la “physique”, se réalise de manière soustractive d’un au-delà d’elle qui la contient, c’est-à-dire la “métaphysique”. Ceci notons le bien, par paires d’éléments de qualités opposées, notées (+1) et (-1), et c’est précisément cette modalité de réalisation par “paires”, autrement dit, d’éléments “appariés”, que nous désignons par le mot “apparition”.

Nous apercevons ainsi que l’apparition occasionnelle d’une réalité dont la qualité est d’être “formelle”, s’accompagne corrélativement de l’apparition d’une réalité dont la qualité inverse est d’être quant à elle “informelle”, ce qui revient à dire clairement que d’une façon insoupçonnée, une “idée”, accompagne forcément le fait de toute “matière”.

Ceci étant, comprenons maintenant que si Dieu n’existe pas, et qu’il est donc logique de 0, c’est qu’il n’a tout simplement pas “lieu” d’exister, puisque son lieu est précisément celui où rien n’est, mais d’ou “tout se peut”, 0. C’est d’ailleurs ainsi que le comprenaient les grands sages de l’Egypte ancienne qui le représentaient comme étant “ce qui peut tout”, autrement dit le “pouvoir” absolu, par un cercle, un zéro qu’ils identifiaient au soleil, et qu’ils nommaient “Re”, nom qu’ils donnaient également à leur “Roi”, qui était le lieu d’exercice de ce pouvoir sur Terre, ce que Louis XIV avait quant à lui, parfaitement compris.

Pour comprendre ce dont il s’agit ici, observons que si la “gravitation” constitue une disposition des choses selon laquelle celles-ci “chutent”, cette gravitation quant à elle, n’a évidemment pas lieu de chuter, ce qui, comme on le comprend facilement, n’a aucun sens.

Comprenons alors de la même façon et aussi simplement que cela, que “Dieu” constitue la disposition des choses selon laquelle celles-ci “existent”, mais que Dieu quant à lui ne peut être réduit à ce qui constituerait un objet de lui, pour avoir nécessité et occasion d’exister. Il est donc ce par quoi les choses existent, mais qui n’existe pas lui-même, tout comme la gravitation est ce par quoi les choses chutent, mais qui ne chute pas elle-même.

Notons que ce rapprochement explicatif avec la gravitation n’a rien de fortuit, car il s’agit en celle-ci de la manifestation “physique”, telle qu’elle est observable par la course des objets célestes, d’une “métaphysique” qui est bel et bien quant à elle, ce que nous concevons habituellement comme étant Dieu.

Ajoutons qu’il s’agit en cette disposition des choses selon laquelle celles-ci “existent”, de leur “disparité”, telle qu’elle se trouve opposée à leur “intégrité”, qui est la disposition des choses selon laquelle celles-ci “résistent”. Dieu est ainsi le pouvoir de la disparité des choses, dont la représentation la plus spectaculaire est bien sûr la disparité des objets célestes, et il est logiquement en ce sens, le pouvoir aussi de tous les êtres “disparus”, c’est-à-dire réduits selon la disparité de leurs parties, et qui sont donc dits logiquement “a Dieu”, puisqu’ils participent tous ainsi de cette disparité “divine”, c’est-à-dire logique de la résolution “divise” des choses, celle de leur “potentialité”, et non de leur constitution “entière”, qui est celle de leur “réalité”.

Bien sûr, il faudrait en dire beaucoup plus, pour explorer et découvrir des choses encore plus passionnantes, mais cela prendrait des pages, et comme les facebookiens ne lisent guère au-delà de deux pages, je m’en arrêterai donc là pour l’instant...

Retenons donc que dire comme certains, “Dieu n’existe pas”, ce qui est parfaitement vrai, et croire ainsi qu’ils en ont fini avec cela, est l’attitude logique de ceux qui bien sûr, ne mesurent pas un seul instant, l’étendue considérable de tout ce qu’ils ignorent encore...


Paris, le 8 mai 2013
Richard Pulvar