lundi 19 mars 2012

CETTE CAMPAGNE ELECTORALE DE “FAUSSAIRES”, SOUTENUS PAR LEURS “IDOLATRES”, SANS CONSCIENCE ET SANS DIGNITE




Quatre mille soldats français en Afghanistan...! Pourquoi, et qu’est-ce qu’ils y font ?

Il est évident qu’aucun des braves citoyens électeurs de ce pays ne saurait répondre à cette question, mais il est encore plus certain que ces citoyens s’en moquent éperdument.

Il est vrai que depuis que nous disposons d’une armée de métier, et que tout un chacun ne se sent plus menacé comme c’était le cas auparavant, dans sa propre vie où dans celle de ses proches, par les engagements aventureux de quelques responsables politiques mal inspirés, et le fait que ceux qui ont “signé”, l’on fait en toute connaissance de cause et en ont accepté les dangers, permettent à l’honnête citoyen électeur, de ne pas se sentir en charge de ces questions.

Ainsi, tous ces “idolâtres” qui bénéficient du fait que l’obtention de la carte d’électeur ne soit pas soumise à un test de cohérence intellectuelle, et qui se précipitent au devant d’estrades où leurs champions s’en viennent déblatérer les inepties dont leurs ouailles étaient déjà convaincues, avant même de les avoir jamais entendues, ne sont en rien préoccupés de considérer si les vies de nos soldats méritent d’être sacrifiées aux lubies d’un polichinelle devenu, par cette inconséquence même des citoyens de ce pays, “chef des armées”, et encore moins de savoir ce qui se trouve accompli au nom de notre république, sur ces théâtres lointains.

Que font donc nos soldats là-bas, et que nous ont fait les Afghans pour que nous soyons en guerre contre eux ?

Combien ont-ils tué de gens, qui ont-ils tué, et qu’avions nous à reprocher précisément à ceux qui ont été tués, que savions-nous de ce qu’ils étaient...?

Il est remarquable que pour ces électeurs, si tranquillement monstrueux, dans leur indifférence totale de la mort des autres, dès lors qu’elle se produit bien loin de chez-eux, sans qu’ils s’en trouvent par cela mis en danger, ces événements ne sont pas d’une importance qui justifierait que l’on vienne casser l’ambiance de la joyeuse fête électorale, avec son flon flon, sa musique, ses pom pom girls, et ses discours de promesses, de gâteries pour ceux du clan, et de beignes pour ceux du clan d’en face.

Et ceci, peu importe que nous soyons collectivement responsables devant l’histoire et la conscience des hommes, d’exactions, d’atteintes à la dignité des hommes, et de massacres, opérés par nos forces armées, parce que celles-ci sont mises dans des situations qui entrainent fatalement ce genre de désastres, c’est à dire face à des patriotes résolus, qui ne peuvent admettre que les forces armées d’un pays distant de plusieurs milliers de kilomètres, et auquel ils n’ont strictement rien fait, s’en viennent semer la mort chez-eux.

Ceci, alors même que les citoyens de la nation belliciste qui leur fait la guerre, vassalisée qu’elle se trouve à une autre nation où les responsables politiques se croient fondés à proclamer le jugement dernier, et de dire les bons et les mauvais, ne sauraient même pas dire, pourquoi leur armée se trouve là, et se moquent totalement de savoir ce qu’elle y fait.

Plus vil et détestable que cela, il n’est pas possible de le faire, et tel est pourtant bien l’état de tous ces citoyens électeurs, qui s’apprêtent à choisir entre l’homme responsable de ce malheur, et celui qui par sa totale lâcheté, l’a laissé faire.

Paris, le 18 mars 20
Richard Pulvar